Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2025
Informations sur le parcours à la date du : 31/08/2025
Dessiner la mémoire : résistance !
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean Vilar
- Ville : VILLETANEUSE
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Ivan Gros est un auteur de bande dessinée, artiste graveur et chercheur en sciences humaines. Après avoir enseigné l’histoire pendant quatre ans au Collège Rosa Luxembourg (2003-2007) dans le secondaire, où il a monté de nombreux projets avec l’association L’Oeil à l’écoute et Citoyenneté Jeunesse, il a poursuivi sa carrière académique en tant que maître de conférence dans plusieurs universités internationales, dont l’Université Fu-jen et l’Université Nationale Centrale de Taïwan, où il a exercé de 2008 à 2022. Son dernier ouvrage académique portait sur le concept de "procès de civilisation à Taïwan" et a fait l’objet d’une publication dans Le Monde Chinois.
Parallèlement à ses activités universitaires, Ivan Gros a consacré près de vingt ans à la pratique de la gravure, participant à de nombreux ateliers à Paris et à Taïwan. Il a publié une monographie intitulée Un trait d’esprit, deux traits de pinceaux, un recueil de ses œuvres gravées, et a présenté ses travaux dans diverses expositions, notamment à Taïwan.
Son œuvre graphique prend un tournant important en 2013, lorsqu’il décide d’adapter le roman Kinderzimmer de Valentine Goby en bande dessinée. Ce roman, qui raconte l’histoire d’une femme enceinte déportée à Ravensbrück, le principal camp de concentration pour femmes du Troisième Reich, devient l’un de ses projets majeurs. Cette adaptation, publiée fin août 2024, a remporté le prix Publicis-Les Échos dans la catégorie Roman Graphic News. À travers ce projet, Ivan Gros s’engage profondément dans la représentation de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et des expériences des femmes déportées, notamment en s’inspirant des dessins réalisés par ces dernières pendant leur captivité.
Le projet suivant d’Ivan Gros s’inscrit dans la continuité de Kinderzimmer et adapte le roman Je suis ici pour vaincre la nuit de Marie Charrel. Cette nouvelle bande dessinée raconte l’histoire de Yo Laur, une peintre déportée à Ravensbrück, et s’appuie également sur les œuvres graphiques de femmes internées dans les camps.
Liens vers les projets :
Site personnel : https://grosoeuvres.art
FB : https://www.facebook.com/ivan.gros.7
Instagram : @i.grosoeuvres
Kinderzimmer (Actes Sud) : https://www.actes-sud.fr/catalogue/actes-sud-bd/kinderzimmer
Revue Le Monde Chinois : https://www.cairn.info/revue-monde-chinois-2022-2-page-10.htm
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le parcours proposé mobilisera plusieurs dimensions du travail d’Ivan Gros. Depuis de nombreuses années, il développe une pratique à la croisée du dessin in situ, de la recherche d’archives et du récit historique. Il transmettra cette approche aux élèves à travers une série d’ateliers mêlant observation lors des visites culturelles, création graphique sur le vif ou à partir de documents d’archive, et écriture sensible nourrie de souvenirs personnels, d’émotions ressenties et d’imaginaires mobilisés pour pallier les silences et les absences de la grande Histoire.
Ivan Gros partagera son expérience du croquis-reportage et de la bande dessinée documentaire, en initiant les élèves à une démarche fondée sur l’immersion sur le terrain (visites, prise de notes graphiques, recueil de ressentis) et l’exploration des sources historiques. L’articulation entre mémoire vécue et mémoire transmise constituera le cœur de cette démarche pédagogique.
Les élèves seront invité·es à concevoir un livret collectif prenant la forme d’un coffret de cartes postales. Ce livret est inspiré du format d’un autre projet d’Ivan Gros, Évocation de Ravensbrück, petit coffret réalisé à partir d’archives visuelles et textuelles. Chaque carte comportera une création graphique originale (dessin, collage ou photographie annotée), accompagnée d’un texte personnel ou fictif retraçant la trajectoire de figures de résistantes et/ou évoquant des lieux de mémoire. Les thématiques abordées s’ancreront dans les recherches menées en atelier et dans les archives aussi bien que dans les émotions et représentations suscitées par les visites et les réflexions.
Ce travail sollicitera chez les élèves leur capacité d’expression artistique, leur regard critique sur les représentations de l’histoire, ainsi que leur engagement subjectif dans un récit collectif. À travers la transmission de son savoir-faire en narration visuelle, en enquête de terrain et en interprétation d’archives, Ivan Gros proposera une approche incarnée, sensible et réflexive de la mémoire, à hauteur d’élève.
En mettant l’accent sur les voix oubliées, les traces fragmentaires et la puissance du dessin à rendre visible l’indicible, ce parcours permettra aux participant·es de devenir, à leur tour, auteur·es et passeur·ses de mémoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le parcours propose aux élèves d’explorer la mémoire (et l’oubli) de la Résistance des femmes à travers la bande dessinée documentaire. En mêlant dessin in situ, archives et écriture sensible, iels réaliseront un coffret de cartes postales inspiré du travail d’Ivan Gros. Ce projet vise à éveiller leur regard critique sur l’Histoire, à développer leur expression artistique et à les rendre acteurs d’une mémoire vivante et incarnée.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
Dans le cadre de ce parcours, c’est la troisième année que nous travaillons avec Marion Icard, professeure d’histoire-géo et référente du projet après une pause de deux ans. Mme Icard a précédemment été professeure secondaire dans les projets de résidence de journaliste AGORA menés ensemble. C’est donc la première fois qu’elle est référente et que nous menons un CAC. Nous avons cependant déjà pris des habitudes de travail solides ensemble nous permettant de réaliser ce nouveau projet dans les meilleures conditions.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois qu'Ivan Gros et Citoyenneté Jeunesse déposent un parcours CAC. Le projet a été imaginé en fonction de l’actualité de l'artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- At.1 – (2h) Les élèves sont invité.es à pratiquer le dessin d’observation à partir de leur environnement proche : dans la cour, en salle, ou aux abords du collège. Il s'agit de poser un regard sensible sur le réel, de sélectionner les éléments marquants, puis de les représenter de manière stylisée.
AT.2 – (2h) Le travail se prolonge par une approche pédagogique du dessin comme outil de schématisation : comment expliquer visuellement un processus, une idée ou un espace ? Les élèves réalisent des dessins légendés à partir d’un lieu observé ou d’une situation vécue.
AT.3 – (2h) Exploration de la portée symbolique du dessin. Chaque élève choisit un objet ou un évènement historique marquant étudié en classe précédemment. Ce dernier devra avoir une valeur affective et/ou politique, et le représente en le mettant en scène graphiquement. Le dessin est accompagné d’un commentaire ou d’un titre, révélant l’intention ou l’émotion associée.
At.4 – (2h) Introduction à la narration séquentielle par l’image. Les élèves apprennent à organiser une histoire en plusieurs cases (strip), avec un début, un développement et une chute.
At. 5 – (2h) À partir de documents d’archives (photos, lettres, extraits de journaux...), les élèves apprennent à puiser dans des sources historiques pour les réinterpréter graphiquement : reproduction, calque, détournement, annotation. L’atelier est pensé en lien avec une sortie aux Archives nationales, aux archives municipales ou à la BNF.
At. 6 – (3h) À l’occasion d’une visite au Fort de Romainville, les élèves découvrent les cellules dans lesquelles étaient enfermées des résistantes avant leur déportation. Un travail d’observation et de collecte graphique est proposé autour des graffitis laissés sur les murs de la casemate 17. Les élèves réalisent des croquis sur le vif, à partir de ce lieu chargé d’Histoire.
At. 7 – (3h) Cette séance permet de mettre en lien les émotions vécues lors des visites et les recherches historiques menées en amont. Chaque élève ou petit groupe construit un schéma narratif : parcours d’une personne, moment charnière, lien entre intime et Histoire. Ces éléments constitueront le socle de la carte postale à venir.
At. 8 et 9 – (2 x 2h) Les deux dernières séances créatives sont consacrées à la réalisation d’une carte postale recto-verso : une face dessinée, une face textuelle. Chaque carte est conçue comme un hommage, une transmission d’un récit. Les élèves mobilisent l’ensemble des techniques abordées : observation, symbolisation, narration, mise en page.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- 1. Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine
Cette visite permettra une première sensibilisation à la notion d’archives comme matériau de récit et de mémoire. À travers la découverte de documents originaux (correspondances, photographies, affiches...), les élèves exploreront la manière dont le passé se conserve, se classe et peut être réinterprété graphiquement. L’atelier intégré proposera un travail d’observation, de reproduction ou de réécriture graphique à partir de documents choisis. Une visite complémentaire aux archives municipales de Romainville de pourrait être organisée.
2. Fort de Romainville (Les Lilas)
Lieu historique chargé d’émotion, le fort de Romainville a servi de camp de détention pour les résistantes françaises avant leur déportation en Allemagne. La visite de la casemate 17, qui conserve encore des graffitis laissés par ces femmes, permettra de relier des trajectoires individuelles à la grande Histoire. Ce lieu deviendra une source directe d’inspiration graphique pour les élèves, dans une logique de transmission mémorielle. L’atelier sur place comprendra des croquis, prises de notes et esquisses préparatoires.
3. Bibliothèque nationale de France
Les élèves découvriront Gallica (bibliothèque numérique), exploreront des fonds patrimoniaux, et réfléchiront aux formes possibles de transmission des récits par l’image et le texte. Si la visite physique ne peut avoir lieu, une séance équivalente sera menée au collège à partir de ressources en ligne et de fac-similés.
4. Une visite atelier au mémorial de la Shoah de Drancy. L’atelier « En Quête d’indice » : À partir de l’œuvre de Georges Horan et d’extraits de son journal, les élèves découvrent les conditions de vie des internés du camp de Drancy. Il s’agit d’interroger les différentes formes de témoignages et leur importance pour retracer l’histoire de ce camp d’internement
5. Spectacle Inconnu à cette adresse en novembre 2025 au théâtre Jacques Prevet d’Aulnay-sous-Bois Dix-neuf lettres entre deux amis, un Allemand et un Juif américain, à l'heure de la montée du nazisme. Un texte bouleversant interprété par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon. Au fil de la correspondance, le ton s'assèche entre les deux amis.On assiste à l'idéologie fasciste qui s'infiltre, à l'horreur qui arrive. Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu'aurions nous fait à leur place ? Le courage suffit-il à contrer le courant ? Quand l'horreur advient, le pardon est-il préférable à la vengeance ?
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à :
- La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse.
- La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique.
- La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet et les photographies des élèves. Chacun.e s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet.
- Un bilan en fin de projet
- D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier :
- Nous tenterons autant que possible de solliciter une rencontre avec un grand.e témoine de la Seconde Guerre mondiale. Cette rencontre pourra se faire au collège et nous pourrons inviter d’autres classes à y participer ou lors d’une conférence ou rencontre organisée dans l’un des lieux de mémoire que les élèves visiteront.
- Un débat-philosophique de 2h sur la question mémorielle et du souvenir.
- Spectacle Décodage (hors les murs) : Comment enseigner l’histoire aujourd’hui ? Une conférencière pose la question à une classe et leur propose de tester un jeu 3.0, immersif et personnalisé. Confrontée aux zones d’ombre de sa propre histoire, elle retrouve un souvenir fondateur : la lecture du journal d’Anne Frank. Décodage interroge la façon dont les jeunes perçoivent la vérité historique à l’ère des réseaux sociaux et des fake news.
- Une intervention d’une historienne experte de nazisme et question de genre proposera une conference en classe. Nous pensons à Elissa Mailänder, historienne, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, Associate Professor au département d’histoire de Sciences Po. Ses recherches portent sur l’histoire du nazisme et l'histoire de la violence, qu’elle approche par le prisme de l’histoire du genre et de la sexualité, et par l'histoire de la vie quotidienne.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Une restitution sera organisée à la Médiathèque Annie Ernaux, dans la mesure du possible. Les cartes seront rassemblées dans un coffret commun, pensé comme un objet de mémoire. Il sera laissé à disposition dans la médiathèque pour en faire profiter les usager.eres. Chacun.e revient sur son parcours personnel, ses apprentissages, les émotions traversées. Un temps d’échange est prévu avec les équipes pédagogiques et, si possible, des familles et/ou partenaires.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu.
OU
Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Dans le cadre de ce projet, les élèves seront acteur.ices dans toutes les étapes de création : de la recherche documentaire à la réalisation de l’objet artistique à visée mémorielle. Ils.elles choisiront les personnes ou familles auxquelles ils.elles souhaiteront rendre hommage en partagaeant une partie de leur histoire notamment. Leur création sera singuilière et mêlera à la fois intime et collectif.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Dans le cadre de ce parcours nous aurons une attention particulière à la place des femmes qui seront mises en avant dans les propositions de recherches documentaires. Aussi, Ivan Gros ayant travaillé essentiellement sur des femmes déportées ou résistantes, une place importante leur sera accordée tout au long du projet pour rappeler aux élèves que les femmes ont joué un rôle essentiel dans la résistance et qu’elles ont tout aussi été victimes des déportations.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Ecogestes au quotidien
Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, ..
2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées.
3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité.
Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties.
Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant.
Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets
La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues :
• Organisation d'un temps de présentation du projet, auquel les familles seront conviées. Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet d’établissement du collège Jean Vilar (Villetaneuse) s’inscrit dans la réussite des élèves et s’y engage au quotidien. Pour ce faire, l’établissement accompagne les plus fragiles à travers le Dispositif PASSERELLE visant à prévenir le décrochage scolaire (ateliers les mercredis après-midi animés par les associations de la ville). Son rôle est aussi de développer l’autonomie des apprenants tout en suscitant leur motivation et le dépassement de ces derniers.
Le collège est par ailleurs un lieu d’engagement citoyen et d’expression pour les adolescents. Son rôle est d’encourager leur prise d’initiatives tout en étant un espace de transmission des valeurs, du vivre ensemble, des gestes et attitudes du futur citoyen. Ainsi, le territoire scolaire devient un lieu de vie et d’épanouissement pour les apprenants.
Enfin, l’école permet à ces derniers de s’ouvrir aux autres et au monde tout en favorisant la curiosité et l’ouverture intellectuelles, artistique et sportive. Le collège Jean Vilar insiste tout particulièrement sur la pratique de différentes formes d’art (ateliers photographies et cinéma au sein du dispositif PASSERELLE), mais aussi sur son ouverture sur son environnement proche. En cela, le projet d’Yvan Gros répondra grandement à la volonté de notre établissement d’inscrire les apprenants dans un enseignement diversifié et accessible à tous où l’engagement côtoie l’Histoire.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- l'ENT pourra servir à partager les cartes postales des élèves après la restitution. D'autres classes pourront être conviées aux temps de rencontres avec les spécialistes au collège. L'ENT sera donc un moyen de transmettre les informations sur ces rencontres.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet répond aux objectifs ainsi qu’aux attentes pédagogiques d’une classe de 3ème, que ce soit en termes de disciplines enseignées que d'interdisciplinarité.
L’exigence du programme d’Histoire en classe de 3ème tout comme l’évaluation finale que constitue le Diplôme national du brevet (DNB) exigent une diversité de supports, donc de sources, et l’étude minutieuse de corpus d’archives. Ainsi, le projet d’Yvan Gros permettra aux apprenants d’entrer dans l’Histoire non plus simplement par ce que propose la professeure, mais par la manipulation de ces mêmes archives, par des sorties pédagogiques mais aussi par une incarnation autre que celle de l’enseignante, celle d’un auteur de bande dessiné. L'expérience de ce passeur d’Histoire offrira aux élèves la chance de devenir pleinement acteur.e.s de leur apprentissage, ce qui constitue une des clefs de compréhension des contenus enseignés.
En termes de contenus pédagogiques et didactiques, les femmes et la Résistance imaginées par Yvan Gros à travers la création de cartes postales dessinées entre dans le thème 1 d’Histoire du niveau 3ème (L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales), et plus particulièrement dans son chapitre 3, « La Seconde guerre mondiale et le régime de Vichy ». Dans ce dernier, les programmes scolaires nous invitent à étudier les mouvements de résistance au régime de Vichy, notamment sur le sol français (réseaux de résistance et Forces françaises intérieures, FFI). Enfin, ce renouvellement donnera aux élèves l'occasion de découvrir ou de redécouvrir leur environnement proche à travers un nouvel objet d’étude. L’idée de tout.e citoyen.n.e reste d’être intégré.e à un maillage territorial dont l’apprenant se doit de connaître les dédales, notamment historiques.
Concernant l'Éducation morale et civique (EMC), les femmes et la Résistance constituent une entrée essentielle de la discipline. Le projet d'Yvan Gros permettra non seulement d'étudier celles qui ont été longtemps les grandes oubliées du XXème siècle tout en travaillant sur l'égalité entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, et afin de répondre au mieux à l’exigence de l’interdisciplinarité, le collège Jean Vilar met tout en œuvre depuis huit ans afin d’organiser chaque année des Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). C’est suivant cette exigence pédagogique qu’un projet sur les femmes et la Résistance permettra de lier plusieurs disciplines, à savoir l'Histoire, les Arts Plastiques ainsi que les Lettres.
Application MICACO | Date : 31/08/2025