Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2025

Informations sur le parcours à la date du : 31/08/2025

Rap et mémoire : résistance !

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Pierre-André Houël
  • Ville : ROMAINVILLE
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Lémofil est un artiste musical pluridisciplinaire dont l’œuvre se situe au croisement du rap poétique, de la performance scénique et d’une écriture profondément ancrée dans les récits de territoire. Ayant grandi entre les “arbres silencieux” de son village natal marqué par une forte histoire de résistance, il est monté à Paris pour transmettre, à travers la musique et la parole, les légendes qui l’ont façonné. Sa langue puise à la fois dans l’imaginaire des poètes classiques (Baudelaire, Desnos, Césaire) et dans l’énergie contemporaine des plumes du rap français (Gaël Faye, Diam’s, Disiz). Il est accompagné par le pianiste et beatmaker Martin Vigne (collaborateur de George Ka, Eesah Yasuke), dont les compositions mêlent valse, 2-step et orchestrations modernes. Ensemble, ils donnent vie à des récits où chaque mot est incarné pour proposer une performance à la frontière du théâtre musical. Repéré par Gaël Faye en 2022, Lémofil a été lauréat de nombreux tremplins : Give Me Five (Réseau MAP), RADAR (La Cave – Argenteuil), Icart Sessions, Muzikcasting (Crédit Agricole), Fresh Talents (Spotify x Mentos). Ces reconnaissances lui ont permis de se produire dans des lieux prestigieux : le Trianon, le Zénith de Paris, le festival Lollapalooza à Paris. Actuellement, Lémofil poursuit plusieurs projets d’envergure qui témoignent de la richesse de sa démarche artistique. Il termine une version orchestrale de ses titres emblématiques Pétrole et Ceux qui restent, en collaboration avec l’Orchestre Curieux, afin d’en approfondir la dimension émotionnelle et scénique. Parallèlement, Lémofil entame une nouvelle phase de diffusion, avec ses premiers concerts en tête d’affiche, notamment aux Étoiles à Paris en avril et à Lyon en mai 2025. Il travaille en parallèle à l’écriture de son premier album, pensé comme une fresque narrative autour de son village natal et de son histoire forte de résistance, où s’entrelacent attachement au territoire, mémoire, rejet, fierté blessée et deuil. Son travail, salué par France Culture, France Info, TV5 Monde, Zone Critique ou encore Les Trois Baudets, est unanimement reconnu pour sa sincérité, son intensité et son audace poétique.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le projet proposé s’inscrit dans le parcours artistique et personnel de Lémofil puisqu’il entre en résonance avec son premier album, actuellement en préparation. Ce dernier prend place dans un village fictif inspiré de Chambon-sur-Lignon, où l’artiste a grandi. Ce lieu singulier, niché dans les forêts du Velay, est porteur d’une histoire forte de résistance et d’accueil. Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que l'Etat Français du Maréchal Pétain invite à collaborer, les pasteurs Theis et Trocmé officiant au Chambon-sur-Lignon décident de résister. Le 23 juin 1940, ils encouragent les Chambonnais à se battre avec les "armes de l'esprit". Les maisons d'enfants deviennent alors des lieux de refuge pour les enfants juifs, républicains espagnols et autres minorités pourchassées. Des organismes organisent le transfert de ces enfants vers la Suisse pour échapper aux déportations. « Marqué par ce village si spécial, j'ai la volonté que mon premier album plante son décor entre ses arbres silencieux. Il sera un prétexte pour aller explorer des thèmes comme l'isolement à la campagne, le racisme latent mais aussi la fierté de venir de ses coins perdus, la solidarité de ces petites communautés et la connexion essentielle avec la nature » confie Lémofil. L’artiste propose ainsi d’interroger, avec les élèves, leur propre rapport à leur territoire et à son histoire. Bien que la Seine-Saint-Denis soit un espace urbain, elle partage avec les zones rurales certains enjeux d’attachement ambivalent, de marginalisation, de désir de départ ou de retour. À travers la création de récits sensibles, l’artiste encouragera les élèves à poser un regard personnel sur leur environnement et son histoire, en exprimant les tensions, contradictions ou formes de fierté qu’il peut susciter. En tant qu’auteur-interprète, Lémofil mettra à profit son expérience de l’écriture poétique en rimes pour accompagner les élèves dans la création de textes porteurs d’une voix singulière. Il partagera les différentes étapes de conception d’une fiction rappée, de l’émergence de l’idée à sa mise en scène, et transmettra des repères issus de sa pratique scénique en vue d’une restitution publique sous forme de concert. Cette dimension permettra aux élèves d’entamer un travail autour du devoir de mémoire à travers l’interprétation, la diction, le rythme, et la présence corporelle, tout en s’initiant à l’engagement émotionnel qu’exige une performance. Le projet se déroulera à Romainville, un territoire situé à la croisée de plusieurs villes inscrites dans le réseau "Mémoire" du département. Cette proximité permet une résonance particulière avec la démarche artistique de Lémofil, qui s’appuie sur la mémoire territoriale comme matière de création. Les élèves pourront ainsi tisser des liens entre leur vécu et l’histoire collective. Des séances d’exploration in situ seront envisagées en lien avec des lieux emblématiques de la mémoire locale — tels que le Fort de Romainville, principal camp d’internement de femmes résistantes, la gare de Bobigny, ancien point de départ des convois vers les camps de la mort ou encore le mémorial de Drancy. Ces visites nourriront une réflexion sur les traces visibles ou invisibles du passé, et sur les manières de les réactiver par l’art. L’objectif sera de guider les élèves dans une démarche de création sensible ancrée dans l’observation, l’émotion. En les accompagnant dans ce processus de transformation de la mémoire en matière poétique, Lémofil souhaite leur transmettre une manière de relier intimement expression artistique et conscience du lieu.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet de Lémofil invite les élèves du collège Pierre-André Houël de Romainville à explorer leur lien intime avec l’histoire de leur territoire à travers l’écriture poétique et musicale. En s’inspirant de son propre parcours et de l’histoire de son village d’origine, il les guidera dans la création de récits personnels, entre mémoire et réalité actuelle. L’objectif est de les amener à transformer leur vécu en matière artistique, tout en explorant les lieux historiques et la mémoire collective pour nourrir leur propre inspiration artistique.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. Dans le cadre de ce parcours nous avons déjà travaillé sur la thématique de la mémoire avec l 'équipe enseignante dans le cadre d’un parcours CAC durant l’année scolaire écoulée. Le présent projet s’inscrit donc pleinement dans une démarche de co-construction à partir de liens que nous avons eu envie de tisser et poursuivre ensemble dans nos façons de travailler sur la thématique de la mémoire.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Nous accordons une attention particulière à l’accompagnement des intervenant·es, en particulier lorsqu’ils·elles sont émergents·es ou peu expérimenté·es. Nous privilégions des profils sensibles aux enjeux de la transmission, qui portent une attention particulière aux publics scolaires et au territoire de la Seine-Saint-Denis. L’accompagnement commence dès leur sélection. La responsable des partenariats identifie des intervenant·es à travers ses réseaux professionnels, des associations ou des rencontres collectives. Elle organise ensuite des rendez-vous individuels pour les aider à adapter leur démarche artistique/journalistique à un cadre scolaire. Elle accompagne les intervenant·es dans la formalisation des contenus des ateliers. Un questionnaire détaillé est rempli ensemble, permettant de faire émerger le déroulé des ateliers, et les objectifs EAC et EMI. Ce travail est poursuivi lors de la présentation des propositions aux 6 chargé·e·s de projets de l’association. Les intervenant·es y exposent leur approche, ce qui permet de peaufiner les aspects pratiques du projet : les étapes des ateliers, les enjeux pédagogiques en fonction des niveaux et des typologies de classe, le rythme des séances, etc. Une fois le projet validé, il est mis à l’épreuve de la réalité. Chaque intervenant·e est suivi·e par un·e chargé·e de projet. Le.la chargé·e de projet met en place une première rencontre avec l’artiste/journaliste en amont du rdv inaugural avec l’équipe pédagogique. Ce premier temps permet de préciser intentions et déroulé des ateliers, d’affiner les contenus, de revenir au détail des séquences et de rappeler le rôle de chacun.e dans le projet. Cette étape essentielle permet aussi de rappeler que le chemin parcouru par les élèves est plus important que la production finale. L’enjeu est d’ajuster l’envie de transmission de le.la journaliste ou artiste à la réalité et aux contraintes du terrain. En lien avec la démarche de CJ, il s’agit alors de co-construire et de faire concorder des objectifs éducatifs, pédagogiques, culturels et artistiques au sein d’un même projet. Le. la chargé.e assure ensuite l’accompagnement par une présence régulière sur les séances, un contact permanent avec toustes permettant de débriefer, de réajuster et de garantir le respect des objectifs fixés ensemble préalablement. Le bilan réalisé avec la chargée de projet, après la restitution, permet un retour d’expériences partagé.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • At.1 (2h) : Exercices de présentation créative de chacun·e et introduction à l’écriture poétique en groupe Lectures de poèmes et écoute de musiques en lien avec le thème Exercice d’écriture libre pour amorcer une première exploration du territoire personnelle. At. 2 (2h) : Présentation des différentes formes poétiques et de leur lien avec l’expression personnelle. Écriture libre sur des thèmes généraux tels que l’identité, les origines, les souvenirs. Les élèves commencent à se familiariser avec les outils d’écriture poétique, sans encore se plonger dans la mémoire historique. Exercice de nuages de mots pour développer le champ lexical, les images qui seront utiles. At. 3 (2h) : Exploration du lien entre mémoire personnelle et mémoire historique. Exercices pratiques : formation de groupes et création d’une trame narrative collective en lien avec l’histoire du territoire et des lieux symboliques. Exploration des enjeux de mémoire, d’identités partagées et des luttes qui ont façonné ce territoire à travers des jeux d’écriture. At. 4, 5 et 6 (6h): Retour sur les outils poétiques : versification, rimes et figures de style. Les élèves commencent à intégrer des éléments de la poésie dans la construction de leur récit, tout en continuant d'explorer les liens entre mémoire historique et personnelle. Ils travailleront sur la manière d’utiliser des figures de style pour rendre leur récit plus percutant. Ils et elles peaufinent leurs textes. Enrichissement de leur écriture avec des éléments comme les punchlines et les refrains, qui permettent de capter l’attention du lecteur et du spectateur. Discussion sur la manière de transmettre les tensions, les contradictions et la mémoire du lieu à travers la poésie, tout en maintenant l’impact émotionnel. At. 7 (2h) : Les élèves réfléchissent à la mise en scène et à la mise en musique de leurs textes. Introduction aux techniques pour adapter leur texte à la scène, en réfléchissant à l’impact visuel et sonore de la performance. At. 8 (2h) : Atelier d’éloquence et de projection vocale pour apprendre à exprimer leur texte avec puissance et émotion. Travail sur la respiration, la diction et l’intonation pour transmettre la charge émotionnelle et historique des textes. Les élèves pratiqueront également l’écoute attentive, en s’interrogeant sur la manière de rendre les silences significatifs, pour renforcer le message. Astuces pour apprendre le texte par cœur At. 9 (2h) : Travail sur la gestion de l’espace scénique, en affinant leur posture, leurs déplacements et leur gestuelle. At. 10 (2h) : Répétition générale.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours : - Une visite atelier au mémorial de la Shoah de Drancy. Deux ateliers au choix sont pressentis : « En Quête d’indice » : À partir de l’œuvre de Georges Horan et d’extraits de son journal, les élèves découvrent les conditions de vie des internés du camp de Drancy. Il s’agit d’interroger les différentes formes de témoignages et leur importance pour retracer l’histoire de ce camp d’internement. OU « être juif en Seine-Saint-Denis pendant la seconde guerre mondiale » : Le département de la Seine-Saint-Denis a toujours été une terre d’accueil et de diversité. Alors que débute la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses familles juives y vivent. Engagés volontaires, déportés, résistants ou protégés par des « Justes » : les parcours de ces hommes, femmes et enfants sont variés. Le temps d’un atelier, les élèves découvrent le métier d’historien et, à partir de documents d’archives, retracent leurs destins. - Visite guidée suivi d’un atelier d’écriture In-situ avec l’artiste Lémofil au mémorial de l’ancienne gare de Bobigny. Sur plusieurs hectares, depuis son entrée historique jusqu’au lieu de leur embarquement dans des wagons plombés dans la cour aux marchandises, le site propose un chemin de visite retraçant, à partir de témoignages et du paysage ferroviaire de l’époque, la déportation des internés du camp de Drancy essentiellement vers Auschwitz-Birkenau. - Visite atelier aux archives départementales de Seine-Saint-Denis sur les traces de familles déportées ayant habité à Romainville. - Visite guidée du musée Paul Éluard de Saint-Denis autour du fond dédié la vie du poète dionysien et de ses engagements contre le fascisme et de son célèbre poème Liberté. - Un concert de Lémofil selon la programmation (La Maroquinerie à Paris est pressentie) - Spectacle : Musiques en héritage – Mai 2026 au théâtre de La Tempête. Que l'on soit mélomane ou auditeur occasionnel, il est des musiques qui sont des soutiens, des nourritures spirituelles dans l'existence. Celles-ci sont comme une base intérieure, comme un programme qui s'enclenche dans notre mémoire. Ces musiques nous rappellent des valeurs auxquelles ont a cru, des sentiments qui nous ont habités à une époque de notre vie, un événement auquel un morceau sera éternellement lié. Une véritable bibliothèque musicale pour voyager dans le temps, partager ensemble et rendre hommage. - OU scène ouverte Les Grandes Histoires, à Paris. Les Grandes Histoires propose des scènes ouvertes de Rap, Slam et Poésie.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à : - La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet et les photographies des élèves. Chacun.e s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un bilan en fin de projet - D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier : - Nous tenterons autant que possible de solliciter une rencontre avec un grand témoin de la Seconde Guerre mondiale. Cette rencontre pourra se faire au collège et nous pourrons inviter d’autres classes à y participer ou lors d’une conférence ou rencontre organisée dans l’un des lieux de mémoire de les élèves visiteront. - Une intervention d’une ethnologue en classe sur les préjugés et le racisme. L’occasion d’initier une réflexion autour des stéréotypes et des représentations de l’altérité pour mieux mettre en évidence les mécanismes de rejet et les préjugés, qui peuvent conduire au racisme et aux discriminations. Cette intervention sera réalisée en début de projet. - Spectacle Décodage (hors les murs) : Comment enseigner l’histoire aujourd’hui ? Une conférencière pose la question à une classe et leur propose de tester un jeu 3.0, immersif et personnalisé. Confrontée aux zones d’ombre de sa propre histoire, elle retrouve un souvenir fondateur : la lecture du journal d’Anne Frank. Décodage interroge la façon dont les jeunes perçoivent la vérité historique à l’ère des réseaux sociaux et des fake news. - Un débat-philosophique en classe sur la construction de l’identité et le rapport aux espaces que l’on traverse dans ce processus.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Restitution publique des créations des élèves sous forme de concert dans un lieu de la ville (nous nous rapprocherons de la médiathèque ou du Pavillon de Romainville). Chaque groupe présente son texte mis en musique et en scène, dans une performance où se mêlent poésie, histoire et mémoire. Ce concert final permet aux élèves de partager leur vision du territoire et de la mémoire avec le public, tout en honorant les luttes et les histoires des lieux de mémoire explorés au cours du projet.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. OU Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Dans le cadre de ce projet les élèves seront acteur.ices du début à la fin du processus de création puisqu’à partir de recherches d’archives et de visites sur des lieux de mémoire, les élèves vont pouvoir écrire de manière poétique et singulière leur lien à la mémoire du territoire sur lequel ils.elles vivent. Ils et elles choisiront ensuite la musique qui accompagnera leur rap ainsi que la mise en scène de leur performance lors de la restitution.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Nous tâcherons dans le cadre de ce projet de mettre en avant des profils de femmes résistantes ou s’étant engagées sur leur territoire de Romainville afin de valoriser des profils qui sont encore trop souvent mis dans l’ombre. Aussi, Lémofil apportera une attention particulière pour prévoir autant de textes venant d’autrices que d’auteurs, que ce soit chez les poète.sses que chez les rappeur.ses pour inspirer les élèves.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Ecogestes au quotidien Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, .. 2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées. 3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité. Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties. Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant. Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés. La majeure partie des déplacements se feront en transport en commun en prenant toujours le soin d’expliquer aux élèves les raisons de ce choix pour les sensibiliser à cette démarche

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues : • Organisation d'un temps de présentation du projet, auquel les familles seront conviées. Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques. Dans le cadre de ce projet, les familles et ami.e.s des élèves seront convié.es à la restitution. Ils et elles seront également toujours invité.es aux sorties. Nous prendrons le soin de réserver quelques places supplémentaires lors des réservations pour la classe pour les convier de manière systèmatique et qu’ils et elles se sentent pleinement invité.es à participer au projet de leurs enfants. Si des parents ou grands frères et grandes sœurs sont musicien.nes nous pourront les inviter à participer à la restitution et à certains ateliers pour accompagner les élèves à la musique lors du concert.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet est en lien avec le projet d'établissement du collège Houël à travers son axe 3 : "S’ouvrir au monde : engagement, citoyenneté, culture et sport", en particulier l'objectif 1, qui insiste sur la nécessité de mettre en oeuvre des projets pour développer l'esprit critique, la pratique artistique, les projets et les sorties pour favoriser une ouverture culturelle pour chaque élève; ainsi que l'objectif 2 qui aborde l'éducation à la citoyenneté via la "mise en place de projets autour de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la laïcité".
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Le travail mené pourra être valorisé sur l'ENT du collège, il est également l'espace privilégié pour communiquer avec les élèves et la communauté éducative (professeurs, responsables légaux, direction) tout au long du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Les objectifs pédagogiques de ce parcours sont transdisciplinaires. Ils reposent donc sur les compétences du socle commun ainsi que sur les objectifs pédagogiques du cycle 4 en français, en EMC et en histoire-géographie. Dans le Socle commun : Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre - Organisation du travail personnel (L'élève se projette dans le temps, anticipe, planifie ses tâches. Il gère les étapes d'une production) Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen - Expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres - Réflexion et discernement - Responsabilité, sens de l'engagement et de l'initiative Domaine 5 : les représentations du monde et l'activité humaine - Organisations et représentations du monde - Invention, élaboration, production En français : le cycle 4 constitue une étape importante dans la construction d'une pensée autonome appuyée sur un usage correct et précis de la langue française, le développement de l’esprit critique et de qualités de jugement. Cet enseignement s’organise autour de compétences et de connaissances qu’on peut distinguer selon trois grandes entrées : - le développement des compétences d’expression orale et écrite, en réception et en production ; - l’approfondissement des compétences linguistiques ; - la constitution d’une culture littéraire et artistique commune, faisant dialoguer les œuvres littéraires du patrimoine national, les œuvres contemporaines, les littératures francophones et les littératures de langues anciennes et de langues étrangères ou régionales, avec les autres créations artistiques. En EMC : Compétences travaillées du cycle 2 au cycle 4 : Culture de la sensibilité - Identifier et exprimer en les régulant ses émotions et ses sentiments. - S’estimer et être capable d’écoute et d’empathie. - Exprimer son opinion et respecter l’opinion des autres. - Accepter les différences. - Être capable de coopérer. - Se sentir membre d’une collectivité Histoire-géographie : - Écrire pour construire sa pensée et son savoir, pour argumenter et écrire pour communiquer et échanger. - S’exprimer à l’oral pour penser, communiquer et échanger. - Connaître les caractéristiques des récits historiques et des descriptions employées en histoire et en géographie, et en réaliser. - S’approprier et utiliser un lexique spécifique en contexte. - S’initier aux techniques d’argumentation.

Application MICACO | Date : 31/08/2025