Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2025

Informations sur le parcours à la date du : 31/08/2025

Clichés singuliers

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean Jaurès
  • Ville : MONTFERMEIL
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Laurent Demartini est un photojournaliste autodidacte qui a construit son parcours en dehors des formations traditionnelles. Très tôt, il a développé une pratique personnelle de la photographie, d'abord comme une mémoire visuelle de son quotidien, puis comme un outil d’expression politique et sociale dans l’espace public. Longtemps passionné par la street photographie, son approche, à la fois sensible et intuitive, a été renforcée par une formation spécialisée en photojournalisme, où il a obtenu la mention très bien lors de la session « Professionnalisation au photojournalisme » de Transmission Photo, affiliée à Hans Lucas, en février 2024. Actuellement basé à Paris, il documente l’actualité sociale et politique avec un regard à la fois engagé et poétique. Son travail #Dosomethingfornothing, une série sur les solidarités de rue, a été sélectionné lors des lectures de portfolios de Visa Pour l’Image et salué par l’Association Nationale des Iconographes, ce qui lui a valu le Prix Lumière au Festival Face à la Mer de Tanger en 2024. Il poursuit parallèlement une actualité éditoriale dense, avec des reportages photographiques sur des événements marquants tels que le Festival International du Film Politique, le Salon de l’Agriculture ou encore la Journée du 8 mars pour les droits des femmes, diffusés sur la plateforme Hans Lucas et repris par la presse. En 2025, son travail a reçu le prix ANI Pixtrakk, et il est pressenti pour une sélection au festival Visa pour l’Image à Perpignan. Ses photographies, publiées et exposées, s’inscrivent dans une écriture visuelle exigeante et profondément humaine, où se mêlent narration sociale, attention au réel et quête de beauté dans le banal. Nourri par son propre cheminement autodidacte, il transmet aux jeunes une vision libre et incarnée du photojournalisme, en prise directe avec les réalités contemporaines à l’occasion de workshops et ateliers, dans une démarche d’ouverture à la diversité. Pour Laurent Demartini, chacun·e peut apporter un regard singulier sur le monde et donner à voir ses dysfonctionnements ou sa poésie.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le parcours proposé s'inscrit dans une démarche de photojournalisme sensible, où l’objectif est de donner une voix à ceux souvent invisibles dans les récits médiatiques. Dans le prolongement de son projet Do Something for Nothing, qui valorise la dignité des personnes marginalisées, Laurent Demartini accompagnera les élèves dans la découverte de la photographie comme outil de narration, d’expression personnelle et d’engagement. Loin d’un simple exercice documentaire, il s’agira de développer une conscience du témoignage visuel, de l’éthique du regard, et du lien que l’on tisse avec les sujets photographiés. Laurent Demartini adopte une approche du photojournalisme d’immersion, qui va bien au-delà de la simple maîtrise technique de l’image. Il s’agit ici de comprendre la photographie comme un outil d’engagement, un moyen de témoigner des réalités humaines avec respect et bienveillance. Lors des ateliers avec les élèves de l’ULIS du collège Jean Jaurès, de Montfermeil, cette approche sera au cœur du travail. Laurent Demartini mettra l’accent sur la rencontre authentique avec l'autre, le respect de l’intimité du sujet et l’importance de capter un moment partagé. Il s’agira bien sûr d’enseigner comment cadrer ou gérer la lumière, mais aussi de guider les élèves dans l’utilisation de la photographie comme un moyen d’expression personnelle et sociale, qui met en lumière des enjeux de solidarité et d’inclusion. À travers des exercices immersifs, tels que la prise en main des appareils, la réalisation de portraits, et des séances sur le terrain, les élèves seront invités à développer une série d’images autour d’un thème spécifique, qu'ils choisiront en lien avec les enjeux sociaux ou culturels qui les touchent. Cette série permettra non seulement d’expérimenter la technique, mais aussi de mettre en œuvre un regard documentaire sensible, et d’apprendre à raconter des histoires humaines à travers l’image. Des thèmes tels que l’égalité, la lutte contre les discriminations et la place de chacun dans la société seront abordés pour trouver le terrain de prise de vue et de reportage adéquat avec les élèves. Ce parcours permettra ainsi aux élèves de développer leur capacité à observer le monde, à en saisir la réalité avec leur propre sensibilité, tout en découvrant comment le photojournalisme peut être un outil de compréhension et de représentation du réel. Ce travail permettra aux élèves de comprendre que chaque image peut être une invitation à voir autrement, à écouter le monde et ses habitants, en s’appuyant sur une pratique du récit photographique incarné, loin des clichés et des stéréotypes. Cette articulation entre sensibilité sociale et attention portée à l’humain trouvera une résonance particulière dans le cadre d’un travail avec des élèves en situation de handicap. À travers des exercices progressifs et des temps de partage, Laurent Demartini guidera les élèves vers une pratique incarnée, leur permettant d’exprimer leur perception du monde, d’explorer leur environnement proche, et de construire une parole visuelle qui leur ressemble.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet avec Laurent Demartini explore le photojournalisme à travers une démarche de témoignage et d’engagement social. Les élèves apprendront à utiliser la photographie pour exprimer leur perception du monde, développer leur regard critique et sensibiliser à des thématiques comme l’égalité, l’inclusion et la lutte contre les discriminations sur leur territoire. L’objectif est de permettre aux élèves de raconter des histoires humaines à travers l’image.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. En 2024-2025, nous avons entamé avec l’équipe pédagogique de l’ULIS une démarche d’éducations aux médias et à l’information qui a abouti à la rédaction d’une gazette. Au cours du projet, l’intérêt des élèves pour la photographie est apparu de manière assez nette. C’est pourquoi les enseignantes et la chargée de projets ont proposé de se focaliser en 2025-2026 sur le photojournalisme. Le travail de Laurent Demartini, à la fois reporter du monde et porteur d’un regard sensible sur les humains qui l’habitent permettra d’emmener dans le projet des élèves qui pourront affirmer leur place dans la communauté en tant que photographes, témoins du monde qui les entoure.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • C’est la première année que Laurent Demartini est en partenariat avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité du journaliste et des objectifs de l’équipe pédagogique.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le projet se déroulera sur une dizaine de séances de 2h, réparties ainsi : Séquence 1 : Se découvrir à travers l’image Objectif : Prendre conscience du pouvoir de l’image pour raconter une histoire personnelle. Séance 1 : Introduction. Présentation de Laurent Demartini et de l’atelier. Présentation de la série #Dosomethingfornothing pour comprendre qu’est ce que la photographie sociale. Partage d’expériences personnelles avec la photographie. Premier exercice : prise de vue spontanée sur une émotion ou un souvenir. En binôme une personne se souvient d’une anecdote qui a suscité une émotion et l’autre prend en photo son camarade. Séance 2 : Approfondissement autour de l’autoportrait et de la représentation de soi. Expérimentation avec la lumière, le cadrage et l’expression corporelle. Séquence 2 : Explorer et témoigner Objectif : Observer son environnement et documenter une réalité sociale par l’image. • Séance 3 : Sortie photographique dans Montfermeil : capturer des scènes du quotidien et expérimenter la narration en trois images. • Séance 4 : Visionnage et analyse collective des images. Travail sur l’importance du choix des plans et des cadrages. • Séance 5 : Rencontre avec une personne engagé·e (à définir avec la classe, les enseignant.e.s et chargé.e de projet : élu·e , responsable ou bénévole d’une association, etc.) . Exercice de prise de vue du portrait. Séquence 3 : Engager un Regard Critique et Construire un Récit Collectif Objectif : Utiliser la photographie pour questionner les stéréotypes, représenter les enjeux d’égalité et construire un récit visuel engagé. • Séance 6 : Déconstruire les stéréotypes à travers l’image. Discussion sur la représentation des femmes, des hommes et des identités dans les médias et la photographie. Exercice en binôme : mise en scène photographique inversant les rôles et les attentes sociales. • Séance 7 : Témoigner et dénoncer les discriminations Travail en petits groupes pour concevoir et réaliser une série d’images engagées sur l’égalité et les discriminations. Approche documentaire ou mise en scène selon les intentions des élèves. • Séance 8 et 9 : Construire un récit photographique collectif et approfondissement Analyse et sélection des images produites précédemment. Création d’un fil narratif collectif en associant les séries et en structurant un message visuel. Réflexion sur la mise en espace des images. Choix des formats, de l’ordre de présentation et des dispositifs d’accrochage pour engager le dialogue avec le public. Séance 10 : Exposition et restitution Objectif : Partager le travail accompli et valoriser les productions des élèves. • Présentation des séries photographiques sous forme d’une exposition ouverte à la communauté.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Le parcours culturel emmènera les élèves à la découverte du journalisme et d’œuvres d’art qui, tout comme les photojournalistes, donnent à voir le monde de manière à la fois documentée et sensible : Le journalisme et ses diverses disciplines sera abordé à l’occasion d’une sortie à la rédaction de Playbac press. L’atelier « Les p’tits journalistes » offre aux élèves l’occasion de créer leur édition spéciale de Mon quotidien, à partir d’informations récentes sélectionnées pour elleux. Exposition « Luc Delahaye. Le bruit du monde » à l’automne au Jeu de Paume Né à Tours en 1962, grand photoreporter de guerre dans les années 1990 et membre un temps de l’agence Magnum, Luc Delahaye fait partie d’une génération de photographes qui a retravaillé l’articulation entre pratiques documentaires et dimension artistique. Après avoir diffusé́ ses images essentiellement par la presse et le livre d’auteur, il s’est tourné, à partir des années 2000, vers le grand format et le mur de la galerie, tout en conservant à ses images un ancrage documentaire et en continuant de traiter le plus souvent de sujets liés à l’actualité. Ses photographies, généralement de grande dimension et en couleurs, traitent d’un certain chaos du monde contemporain : de la guerre d’Irak à celle d’Ukraine, d’Haïti à la Lybie, des conférences de l’OPEP à celles de la COP, Delahaye met en parallèle le bruit du monde et le calme des instances censées le réguler. Exposition « Couleurs, une histoire du travail et des luttes » au Musée de l’Histoire vivante Bleu de travail, drapeau rouge, gilets jaunes, "gueules noires” des mines de charbon… À la manière de l’historien Michel Pastoureau qui s’emploie à révéler les significations et usages des couleurs dans le temps long, le Musée de l’Histoire vivante proposera d’octobre 2025 à août 2026 une exposition présentant l’univers chromatique des mondes ouvriers et populaires dans leurs dimensions sociales et politiques sur deux longs siècles (XIXe-XXIe siècles). Fidèle à la collection documentaire du musée, l’exposition présentera de nombreuses photos et Unes de presse, ainsi que des affiches et documents issus des mouvements ouvriers. Selon la programmation, un spectacle jeune public autour de la représentation du monde dans sa réalité sociale complexe, en fonction de la thématique privilégiée au sein de l’atelier : climat et écologie, discriminations sexistes ou racistes, place à la parole des enfants, etc.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré : - La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel où chaque élève pourra s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un temps de bilan D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées : - Une intervention en classe sur le thème : débusquer les fake news par le journaliste Basile de Bure. Comment distinguer une information d’une opinion ? Qu’est ce qui rend une information fiable ? Comment repérer une fausse nouvelle ? Le journaliste donnera les clés de la transmission d’une information sérieuse aux élèves de l’ULIS. - Une intervention en classe sur le thème : Racisme et sexisme sur les réseaux. La journaliste Pauline Ferrari proposera de réfléchir comment les médias en ligne participent à véhiculer des stéréotypes et discriminations, que ce soit dans les contenus produits ou les commentaires des internautes mis en avant par les algorithmes.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • En fin d’atelier, une exposition présentant les séries réalisées par les élèves au long de l’atelier sera accrochée au collège, à destination de la communauté scolaire. Le vernissage de cette expositiion sera ouvert aux familles. Si l’agenda le permet, cette exposition sera accrochée dans un second temps à la médiathèque du Petit Prince de Montfermeil. Les habitants pourront ainis découvrir le regard journalistique et sensible des élèves de l’ULIS sur leur environnement et leurs concitoyen·nes.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. La chargée de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. Bilan partagé : En fin d’année la chargée de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Accompagné par CJ, Laurent Demartini, nourri par son propre cheminement autodidacte et par une épreuve de vie qui a profondément renouvelé son rapport au monde, développe une attention rare à l’autre, une capacité à accueillir la singularité de chacun et à tisser un lien humain avant tout. Cette sensibilité est au cœur de son approche du photojournalisme et se traduira naturellement dans son accompagnement des élèves. Il saura ainsi s’assurer régulièrement que les consignes sont comprises, mais aussi porter un regard valorisant la singularité de chaque élève lors des temps de lecture des images et d’Editing.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Dans ce projet, le travail de reportage social sera thématisé avec les élèves, on ne sait pas encore la ligne qui émergera de l’atelier. Toutefois, le parcours de réflexion abordera la question du sexisme dans les médias avec l’intervention de Pauline Ferrari, journaliste spécialisée dans la tech et les questions de genre, et qui a développé une expertise sur les masculinismes. Elle donnera aux élèves les clés pour identifier les stéréotypes sexistes en ligne, qui se doublent souvent de stéréotypes racistes.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Ecogestes au quotidien Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, .. 2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées. 3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité. Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties. Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant. Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues : • Organisation d'un temps de présentation du projet, auquel les familles seront conviées. Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet s’inscrit dans plusieurs axes du projet d’établissement : tout d’abord l’Axe « Le vivre ensemble et les valeurs de la République », en proposant des activités permettant de développer un parcours citoyen, de se questionner sur le monde et leur environnement. En encourageant les élèves à aller à la rencontre des habitant·es de la ville de Montfermeil pour leurs reportages, il renvoie aussi au « savoir vivre ensemble », un des autres leviers de cet axe du Projet d’Etablissement. Ce projet Agora permet aussi « la promotion et la valorisation des actions de la communauté scolaire » par le travail en interdisciplinarité entre l’enseignante coordonnatrice de l’ULIS et les documentalistes, mais aussi par la valorisation du travail réalisé lors de l’exposition finale. De plus il renvoie à l’Axe : « Une réussite consolidée pour Tous » , en permettant aux élèves « d’apprendre/ de comprendre pour apprendre » lors des rencontres avec le photojournaliste Laurent Demartini et la journaliste Pauline Ferrari.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L'Espace Numérique de Travail pourra être utilisé afin de communiquer sur leurs travaux et activités. Leur travail sera ainsi valorisé.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Ce projet offre la possibilité de travailler sur plusieurs objectifs: Dans leur travail, le projet leur permettra de revoir la gestion de leur matériel, l'organisation de leur travail ainsi que l'apprentissage du travail de manière autonome. Il favorise « le maintien de l'attention orientée en fonction d'un but », « d'identifier , de mémoriser des informations importantes et de mettre en relation ces informations ». Ce parcours leur permet de « construire une image positive de soi » en proposant des activités lors desquelles les élèves peuvent s'affirmer, montrer leur compétences, leur réussite aux yeux des autres. Ces ateliers favoriseront la verbalisation et l'écoute. De plus il permet de développer la curiosité, les élèves sont amenés à poser et à se poser des questions, à manifester de l'intérêt pour le monde, les autres.

Application MICACO | Date : 31/08/2025