Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Le cuir usé d'une valise
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Travail Langevin
- Ville : BAGNOLET
- Classe : 4ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Périphérie CRCC
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Monsieur Julien Pornet
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Audrey Gallet est autrice et réalisatrice. Formée à la danse contemporaine puis à la prise de vue, elle développe une pratique du cinéma fondée sur l’attention au corps, au geste et aux récits en marge, entre documentaire, performance et fiction.
Lauréate du Prix Albert Londres 2012 pour Zambie, à qui profite le cuivre ? (co-réalisé avec Alice Odiot), elle construit depuis plus de quinze ans un travail documentaire immersif, au plus près des dynamiques sociales et politiques contemporaines, notamment sur le continent africain.
Elle a réalisé plusieurs films, dont Boy Saloum, consacré au mouvement citoyen sénégalais Y’en a Marre. Son travail explore les zones de tension entre intime et politique, ainsi que les formes de résistance et de vulnérabilité dans les sociétés contemporaines.
Parallèlement, elle développe une pratique artistique au croisement du cinéma, de la danse et du théâtre, en collaboration avec des artistes comme Catherine Baÿ ou Lazare, avec des œuvres présentées dans divers centres d’art en France et à l’international.
Elle est actuellement formatrice en direction d’acteurs aux côtés du réalisateur Frédéric Fonteyne, au sein d’un atelier de recherche et d’expérimentation du jeu.
Elle développe plusieurs projets en cours :
— un long métrage documentaire, Sofia (Les Films de l’Oeil Sauvage), portrait d’une femme de 43 ans, musulmane et célibataire, militante à Dakar au sein du mouvement Y’en a Marre, qui interroge les normes sociales, religieuses et de genre à travers son désir de maternité hors mariage ; (sortie fin 2026)
— un court métrage documentaire à Belle-Île-en-Mer, consacré à deux frères pêcheurs de pouce-pied, plongés dans un univers de travail extrême entre mer, danger et transmission d’un savoir-faire menacé ; (sortie fin 2026)
— une création vidéo pour le prochain spectacle de Julie Bérès, autour de la thématique de l’exil, construite à partir d’archives personnelles des artistes en exil.
Son travail actuel prolonge une recherche autour des récits du réel, de l’intime et de leurs zones de porosité avec la fiction, en explorant les liens entre corps, mémoire et territoire.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le parcours Le cuir usé d’une valise est en résonance directe avec la démarche d’Audrey Gallet, dont le travail documentaire s’attache depuis plus de quinze ans aux circulations entre intime et politique, et à la construction de récits à partir de situations réelles, vécues et partagées.
Sa pratique du cinéma immersif, fondée sur l’écoute, le temps long et la co-construction des récits, nourrit directement le dispositif proposé aux élèves : cartes sensibles, objets/archives et paroles croisées. Ces outils prolongent son intérêt pour les formes narratives non hiérarchisées, où chacun·e devient auteur·ice de son propre récit et de ses propres images.
Son expérience du cinéma direct et de la direction de non-professionnel·les lui permet d’accompagner les élèves dans l’apprentissage du regard et de la prise de parole filmée, en articulant exigence artistique et attention éthique aux personnes filmées. Son travail actuel de formation à la direction d’acteurs avec Frédéric Fonteyne renforce cette dimension pédagogique et de transmission.
Ses collaborations avec des artistes et des univers liés au hip-hop lui permettent également d’introduire des formes d’expression proches des élèves, notamment autour de textes portant sur les migrations et les héritages postcoloniaux.
Les thématiques explorées dans ses projets en cours — notamment les questions de migration, d’appartenance, de construction de soi et de récits féminins — entrent en résonance avec les enjeux du parcours. Le projet Sofia, tourné à Dakar, interroge par exemple les normes sociales et les trajectoires individuelles dans un contexte urbain contemporain, en donnant toute leur place aux contradictions, aux débats et aux zones d’incertitude.
Ainsi, son intervention permettra aux élèves de s’initier à un cinéma du réel pensé comme espace de création collective, où le film devient un lieu de circulation des récits, de réflexion critique et de transformation du regard.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le parcours Le cuir usé d’une valise propose la réalisation d’un film documentaire collectif autour des parcours migratoires, à partir de cartes sensibles, d’objets/archives et de paroles d’élèves. Il vise à développer l’esprit critique face aux médias, et à valoriser des récits individuels dans une création collective ancrée à Bagnolet.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Le parcours est co-construit avec le professeur d’HGEMC, la professeure de français UPE2A et la professeure-documentaliste, en articulation étroite avec les programmes (“Informer, s’informer, déformer” et les chapitres sur les migrations).
Une réunion préparatoire permet de définir les objectifs communs, d’adapter le projet au profil de la classe et de construire un calendrier précis (ateliers, sorties, temps de restitution). Une réunion intermédiaire permet d’ajuster les contenus selon les dynamiques observées.
Les enseignant·es participent activement à chaque étape : préparation des élèves aux projections, accompagnement à l’écriture, mise en perspective historique et géographique, suivi des productions.
Les intervenant·es (dont Audrey Gallet et Thomas Bornot) sont présenté·es en début de parcours. Des ressources sont mises à disposition : extraits de films, corpus de textes, outils méthodologiques.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Non mais Audrey Gallet a mené plusieurs projets pédagogiques en Seine-Saint-Denis (Noisy-le-Grand, Aubervilliers, Clichy sous Bois, en collaboration avec la chorégraphe Marion Faure. Ces projets, centrés sur la vidéo-danse, ont permis aux élèves de découvrir le processus de création et de participer à des œuvres collectives.
Elle souhaite aujourd’hui prolonger cette expérience par un atelier de réalisation documentaire, en lien étroit avec un territoire où elle est engagée depuis de nombreuses années.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Faire connaissance - découverte
Séance 1 (2h) – Introduction au documentaire
Présentation du projet et découverte du cinéma documentaire à partir d’extraits de Boy Saloum et Sofia d’Audrey Gallet. Discussion autour des notions de point de vue, de récit et de parole filmée. Présentation du matériel (caméra, prise de son, lumière)
Thématique du parcours: Diffusion du clip de La Rumeur « Le cuir usé d’une valise ».
Séance 2 (2h) – Initiation technique
Prise en main du matériel (caméra, son), exercices de cadrage et d’entretien. Mise en situation.
Le dispositif “Conversation croisée”: les élèves s’interviewent entre eux… mais les réponses se répondent
C’est quoi partir ?
Qu’est-ce que tu laisses derrière toi ?
Qu’est-ce que ça veut dire arriver ?
On filme des entretiens, puis on croise les paroles en visionnage.
Pour une question les réponses diffèrent. Les élèves dialoguent à l’écran. Ils voient immédiatement le résultat en visionnage.
Comprendre et analyser
Séance 3 (2h) – Médias et désinformation
Projection de Welcome to Europe suivie d’un échange avec Thomas Bornot (le réalisateur). Analyse critique des représentations médiatiques des migrations et introduction aux enjeux de l’information.
Séance 4 (2h) – Récits migratoires
Projection d’extraits dont L’histoire de Souleymane, Spartacus et Cassandra.
Discussion sur les récits, les stéréotypes et la diversité des parcours. Premiers échanges entre élèves.
Projection clip La rumeur 365 cicatrices
Projection d’un extrait du spectacle du slameur libanais Marc Nammour et Serge Teyssoguet qui interprètent Cahier d’un retour au pays natal à la maison de la poésie.
Écriture collective
Séance 5 (2h) – Construction du dispositif artistique
Présentation du dispositif (cartes sensibles, objets/archives, paroles croisées). Brainstorming collectif et définition des axes du film. Élaboration des questions d’entretien et préparation des prises de parole.
Séance 6 (2h) – Écriture et préparation des tournages
Réalisation de cartes (trajets réels, imaginés ou hérités), choix d’objets, d’archives ou de photographies. Début des prises de voix.
Réalisation
Séances 7 et 8 (4h) – Tournages
Captation des cartes en cours de réalisation, filmage des objets/archives, réalisation des entretiens entre élèves. Début de captation d’images dans l’environnement proche.
Séance 9 (2h) – Visionnage, dérushage et écriture du film à Périphérie
Visionnage collectif des images, sélection des séquences, discussion sur la narration et construction de la structure du film (articulation cartes / objets / voix).
Séance 10 (2h) – Montage et finalisation
Finalisation du film avec participation des élèves.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Trois sorties en lien direct avec le projet permettent d’enrichir la réflexion artistique et critique des élèves :
Sortie théâtre (4h) : représentation ou répétition du spectacle de Julie Bérès autour de l’exil, de l’accueil en France et des parcours d’artistes en migration. Travail préparatoire et retour critique en classe.
Initiation au montage lors d'un atelier à la cinémathèque française.(3H)
Séance de cinéma à la cinémathèque du cinéma documentaire (3H)
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion sont intégrés tout au long du parcours et co-animés par les enseignant·es et l’intervenante.
Ils permettent de préparer les sorties (contextualisation historique et médiatique), d’analyser les œuvres vues (cinéma, théâtre) et de prendre du recul sur les images produites par les élèves.
Des débats sont organisés après les projections et les tournages afin de développer l’esprit critique, questionner les représentations des migrations et accompagner les élèves dans une prise de parole respectueuse et construite.
L’intervention de Thomas Bornot permet d’approfondir les enjeux liés à la désinformation. Les enseignant·es assurent la mise en perspective avec les contenus disciplinaires (géographie des migrations, éducation aux médias, récits de soi).
Ces temps favorisent la construction d’une réflexion collective et la mise en relation entre expériences personnelles, savoirs scolaires et pratiques artistiques.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le projet aboutit à la réalisation d’un film documentaire collectif d’environ 15 minutes.
Une projection est organisée au sein du collège Travail Langevin, ouverte aux élèves, aux familles et à l’équipe éducative. Elle est accompagnée d’un temps d’échange animé par les élèves, favorisant leur prise de parole et la valorisation de leur travail.
Une restitution complémentaire pourra être envisagée dans un lieu partenaire (médiathèque ou cinéma de proximité). Les cartes, objets et archives utilisés dans le film pourront faire l’objet d’une exposition, permettant de rendre visible le processus de création.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- L’atelier démarre par l’écoute et la reconnaissance des centres d’intérêts, de la culture, des sensibilités de chacun.e. Il permettra aux participantes de s’approprier un langage sonore et visuel, tout d’abord par l’apprentissage d’un vocabulaire, d’une grammaire filmique, en proposant d’explorer différentes écritures et de chercher les formes d’expression les plus appropriées. L’objectif de cet espace de fabrication est de permettre aux collegien.ne.s de composer d’autres possibles, l’atelier permettant de construire des passerelles entre soi et les autres, entre le regard singulier et la création collective. Il s’agit de faire de la création partagée, d’explorer le mouvement qui rend en capacité d’aller là où l’on ne va pas tout seul, de se déplacer et de se libérer d’une place assignée. Chaque participant.e est donc invitée à construire et partager son propre regard à travers la création d’un film.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La démarche de l'intervenante s’inscrit dans une volonté de déconstruction des représentations dominantes sur les migrations et sur les rapports Homme-femme. En devenant auteur·ices de leurs propres images, les élèves expérimentent une autre manière de produire et de transmettre des expériences, plus nuancée, plus incarnée. À chaque étapes du parcours l'intervenante sera vigilante à l'égalité : des prises de parole, de l'accès aux outils, et à la représentation de chacune et chacun.
Le film final, d’une durée d’environ 15 minutes, sera ainsi conçu comme un espace d’écoute et de circulation des récits : un objet collectif, sensible et politique, où les élèves ne sont pas seulement témoins, mais pleinement créateur·ices de savoirs et d’images.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Nous sommes très sensibles à ces questions au sein de notre structure et dans notre pratique cinématographique. Les ateliers sont l'occasion de sensibiliser les élèves à l'impact écologique de l'usage du numérique, notamment en ce qui concerne la consultation de vidéo en streaming. Nous valorisons aussi la réutilisation de matériel d'occasion et privilégions des outils de travail réparables.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents seront conviés à la présentation du projet, à certaines sorties, ainsi qu'à la soirée de restitution. Ils pourront ainsi discuter avec les élèves pour comprendre leurs attentes, leur perception de leur travail.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les familles seront amenées à participer car les élèves devront les interroger pour avoir accès à des archives familiales. Le but de ce projet est aussi de recréer du lien entre les générations et de permettre aux élèves de comprendre le devoir de mémoire et l’importance de la transmission.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le Collège Travail Langevin s’engage depuis de nombreuses années dans l’accès à la culture pour ses élèves. Le collège est, en effet, partenaire de la Comédie-Française et travaille en relation étroite avec de nombreux lieux culturels franciliens et bagnoletais (Théâtres de l’Échangeur, du Colombier, Cin’hoche). Tous les élèves sont également initié·es à la Médiation Culturelle, méthode pensée par le pédagogue Serge Boimare pour développer l’imagination à travers la lecture de textes du patrimoine mondial culturel. Enfin, les élèves ont la possibilité de présenter un dossier sur l’Histoire des arts à l’oral du brevet. Cette option est proposée par le collège. Ce projet de documentaire les initiera non seulement à cette matière mais leur permettra également de présenter leur travail et de valoriser ce projet lors de leur oral en 3ème.
Le projet se faisant en collaboration avec l’UPE2A et une classe de quatrième, il nourrira la vie collective de l’établissement et participera à l’intégration de chacun·e dans le collectif.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Oui. Un journal de bord sera tenu par les élèves sur l'espace numérique du collège : Web Collège. Par ailleurs, un Digipad propre au projet, permettant d’héberger des fichiers plus lourds et notamment des vidéos, sera créé et relié à l’ENT afin de présenter et mettre en valeur le travail des élèves.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- En français, les compétences linguistiques comme les compétences littéraires seront mobilisées via ce projet, les élèves passant par la forme du documentaire pour "dire, lire et écrire" : l'oral aura évidemment une place prépondérante dans la réalisation du documentaire, qu'il s'agisse d'échanger avec autrui lors des témoignages à recueillir (selon la méthodologie propre au travail documentaire), ou même de raconter sa propre histoire. L'écriture sera également importante dans la réalisation du documentaire, et ce dernier permettra de travailler d'autres formes écritures (prises de notes, retranscriptions, "script" du documentaire...) que celles habituellement approfondies en classe. Enfin, la lecture des textes évoquant un parcours migratoire nourrira la réflexion et le recul nécessaires au travail médiatique demandé par ce projet documentaire, et permettra de lier différents types de témoignages, écrits et oraux, anciens ou contemporains, autour de l'immigration.
En géographie, le parcours s'inscrit pleinement dans le chapitre consacré aux migrations, mais il permettra également de croiser ce chapitre avec ceux portant sur la mondialisation ou encore sur les colonisations. Il permettra donc véritablement de combiner les connaissances et les approches autour d'un cas d'étude sensible, en prise directe avec le quotidien des élèves.
En HGEMC, une des principales compétences est l'acquisition d'une maîtrise solide de différents langages, notamment graphiques. La réalisation du documentaire permettra de combiner plusieurs de ces langages, en veillant à l'articulation du discours des témoins et des catégories émiques avec un discours analytique mobilisant les catégories scientifiques au programme en classe de quatrième. En plus de cela, elle initiera efficacement les élèves à un langage particulier, qu'est celui du film documentaire. Enfin, la conduite collective et au long cours de ce travail documentaire sera une excellente formation à la discussion, à l'élaboration collective d'idées, à la répartition et à la réalisation des tâches au sein d'un groupe ; autant de compétences qui doivent être acquises au collège.
Application MICACO | Date : 01/07/2026