Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

TREMBLE

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Romain Rolland
  • Ville : TREMBLAY-EN-FRANCE
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Festival Côté Court
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Delphine Verron

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Je suis une réalisatrice de fiction, née à Paris où j’ai grandi et vis aujourd’hui. J’ai fait des études de littérature, de théâtre, de philosophie et d’histoire des arts en hypokhâgne, khâgne, puis à l’université de Nanterre et enfin à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) dont je suis sortie diplômée en 2013. Durant ces années de formations, je réalisais des petits films et clips auto-produits. En 2014, j’ai écrit et réalisé mon premier court-métrage, Kiss Me Not, produit par le G.R.E.C. Puis j’ai réalisé 4 courts-métrages : Cape Cod (Aurora Films, France 2, 2016), Tous les garçons (les Films de la Chapelle, 2018), Armstrong, un teen-movie sixties pour les 50 ans du GREC produit par France 2 (2019) ; enfin Tifs, une comédie chagrine (Vertical production, France 2) en 2021. Trois de ces films ont été sélectionnés au festival Côté Court de Pantin. Je travaille depuis une dizaine d’années sur l’adolescence, période trouble qui me fascine, m’interroge, m’obsède. Je développe mon premier long-métrage, Trompe La Mort (Vertical production), en cours de financement, ainsi qu’un prochain court-métrage qui propose une suite à Tifs, Volume. J’ai également mené un atelier de réalisation d’un court-métrage, Bluff, dans le cadre des Enfants des Lumières du CNC, en 2022-2023, ainsi que le film, Lick the star remake, avec les 5ème du collège Jolliot Marie Curie de Pantin avec Côté Court (2024). En parallèle de mon travail de cinéaste, je donne des cours d’initiation à la réalisation à des L1 cinéma de l’Université d’Amiens. Et cette année, je suis également lectrice pour la commission d’Aide à l’écriture Deuxième collège du CNC.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • L’idée de créer un film d’atelier avec des adolescents collégiens se love assez naturellement dans mon parcours et ma pratique de cinéaste. J’ai beaucoup mis en scène des adolescents dont la plupart étaient des acteurs non professionnels (Kiss Me not, Cape Cod, Armstrong…). Cet atelier mené avec des collégiens prolongera mon travail sur l’adolescence. Tout comme dans mes films, Kiss Me Not, Cape Cod ou encore Armstrong, filmer cet âge crysalide continue de hanter mon envie de cinéma. Mes courts-métrages s’intéressent à des moments où l’émotion, la pulsion, le désir mobilisent l’être humain et le déplace vers un inconnu. Et ce déplacement lui échappe. Je m’intéresse à l’adolescence parce que dans ce passage entre l’enfance et l’âge adulte, c’est le moment des premières fois qui libèrent de l’encadrement des adultes, et des parents notamment. C’est un espace d’émancipation que je trouve passionnant d’incarner au cinéma, à travers des étapes clés de cette période trouble : le premier baiser dans Kiss Me Not ; la première fête dans Cape Cod, notamment. Cet atelier s’articulera autour d’une thématique choisie, développée en classe à partir du cinéma. Il proposera à termes l’expérience d’un tournage et la réalisation d’un court-métrage. En proposant cette année le vaste thème de l’autoportrait , via des choses de la vie très concrètes (mais dessinant déjà une certaine stylistique de l’existence) : les objets, le langage, la chambre, les habits, je souhaite approfondir et développer la perception de soi de ces adolescents. L’idée est de travailler sur le vaste thème de l'autoportrait via des angles créatifs, parfois plus modestes ou davantage pudiques que l’autoportrait frontal explicite: un objet autobiographique, sorte de métonymie de l’adolescent; un paysage; un vêtement; une émotion… En effet, c’est le rapport à soi, à la présentation et à l’image de soi de ces adolescents que j’aimerais interroger. De même que Barthes l’a fait dans ses séminaires passionnants sur le Comment vivre ensemble (1976-1977) ou sur Le Neutre (1977-1978). Recueillir leur expérience d’eux-mêmes, leur pratique du style, dessinant un mimétisme de groupe ou au contraire une voie d’individuation, m’intéresse également. Après un temps passé à visionner ensemble des extraits de films que j’aurais préalablement choisis, je récolterai la parole des élèves via des discussions collectives sur le sujet. Puis, nous réfléchirons ensemble au scénario et à la forme du film : fiction ou docufiction, le plus propice au sujet. Nous lierons cette thématique à la question du Dire l’amour, travaillée en classe de français par les collégiens avec leur professeure de français, Clarisse Achard. En nous concentrant ici sur un “dire l’intimité” que suppose l’autoportrait.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Nous élaborerons une enquête sur l’autoportrait adolescent, à travers une série de films d’adolescents de toutes nationalités, des 400 Coups à Tomboy, puis les élèves réaliseront leurs propres autoportraits ou portraits croisés. Ils pourront se décrire ou s’inventer, entre introspection et invention, ce qui me semble à la fois intime, universel et créatif.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Nous envisageons une préparation concrète des séances en amont avec Clarisse Achard et Delphine Verron, au printemps / été 2026. Delphine Verron viendra lors de la première séance rencontrer la classe pour leur présenter le festival et l'obejectif de fin d'année (séance au festival Côté court). La constitution de groupe de travail se fera naturellement au gré des séances et selon les affinités qui se créent. Les autres enseignants de la classes seront informés du projet dès la rentrée et pourront y participer, le mode de participation étant très libre et ouvert.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • J'ai mené un parcours CAC au collège Joliot Curie (Pantin) il y a deux ans. D'aute part, je mène une pratique pédagogique dans le cadre de mon activité d’enseignante du cinéma à l’université d’Amiens, et ce CAC prolongerait mon travail mené pendant 2 ans au collège La République de Bobigny pour le programme pédagogique des Enfants des Lumières du CNC (promotion 2022-2023). Ces deux expériences pédagogiques et créatives me plaisent énormément. Elles nourrissent mon écriture et ma pratique de cinéaste. Elle me confronte à de nouvelles choses et déplace des lignes dans mon parcours artistique. C’est devenu pour moi une façon naturelle et nécessaire de pratiquer mon métier et une autre approche de la jeunesse d’aujourd’hui.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Dans un premier temps, lors de la première séance, ce sera une rencontre élèves/professeure, réalisatrice ainsi qu’une présentation de courts extraits de films et de courts-métrages : Petite fille de Sébastien Lifshitz, La cour de Babel de Julie Bertucelli, Y a du foutage dans l’air de Djamel Bensalah, Lick the stars de Sofia Coppola. On introduira les élèves au format du court-métrage, et comment cette durée courte génère des contraintes créatives et des nouvelles formes de cinéma. Delphine Verron présentera par ailleurs le festival Côté Court de Pantin. On écoutera les retours des élèves sur ces films montrés : qu’est-ce qui les accroche ? Un plan, une ambiance, une impression. En les initiant ainsi à des questions de mise en scène : image, son, casting, décor, rythme de montage… Je montrerai également aux élèves l’un de mes films, en l’articulant à une présentation de mon métier. La deuxième séance sera une présentation des thèmes choisis de l’adolescence et de l’autoportrait autour de la question : comment je me vois ? Comment décomposer cette introspection en identifiant également le point de vue. La troisième séance sera consacrée à une réflexion sur le genre du film. Quel genre choisir pour ce que qu’on veut raconter ? (comédie dramatique, comédie musicale, chronique adolescente, docufiction…) Quel fil narratif envisage-t-on ? Comment le raconter ? Comment la question du genre participe déjà à un premier choix de mise en scène. La quatrième séance prolongera l’entrée concrète dans la fabrication d’un film à travers la question spatiale du décor : (quel(s) lieu(x) ?), puis de l’incarnation : quels personnages ? Film de bande, film choral ou film à un point de vue incarné par une héroïne ou un héros ? La cinquième séance se concentrera sur la découverte du matériel technique nécessaire à la réalisation d’un film et notamment, dans le cas de notre court-métrage, le matériel spécifique mis à disposition des élèves. À travers cet atelier, les questions du choix de l’image, de son traitement, ainsi que du son seront abordées. La sixième séance s’orientera sur le scénario lui-même : quel synopsis envisagé ? On lira ensemble les synopsis de plusieurs films d’adolescence, en comparant les promesses d’un synopsis et le film final. Les septième et huitième séances seront consacrées à l’écriture du scénario. La 9ème séance sera dédiée au casting, aux repérages et aux choix des costumes. La dixième séance est consacrée aux répétitions : introduction à la direction d’acteurs, etc. La onzième séance lancera le tournage, jusqu’à la quatorzième séance. Enfin, la quinzième séance se focalisera sur le visionnage des rushes du film et l’évocation des pistes de montage à venir, amorçant la 3ème phase de l’écriture d’un film : le montage.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • La Cinémathèque française de Paris est un lieu de visite exceptionnel auquel la réalisatrice tient: "j’aimerais que les élèves puissent assister à la projection d’un film dans la grande salle Henri Langlois, afin de les initier à la question de la sauvegarde des films et au patrimoine du cinéma français." D'autre part, une visite au musée d’art moderne de la ville de Paris nous paraît également importante : "j’aimerais ouvrir le champ du regard à la peinture et la photographie outre le cinéma." Enfin nous souhaiterions amener les élèves assister à un spectacle de théâtre dans leur ville, au théâtre Louis Aragon dirigé par Emmanuelle Jouan. Nous nous sommes déjà rapprochées de l'équipe afin de choisir au mieux un spectacle correspondant au profil de notre future classe.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • La réalisatrice et l’enseignante travailleront ensemble sur le projet. L’idée est d’articuler une partie du projet à une partie du programme (cf.La question de l’autoportrait, à la plus vaste question du Dire l’intime ou dire l’amour, l’un des thèmes au programme de français des 4ème au collège cette année). Nous veillerons également à maintenir un cadre suffisamment précis pour que les élèves aient ensuite la liberté de créer et d’inventer en confiance. Maintenir une cohérence de l’ensemble des séances, par exemple, est primordiale. Ainsi que bien rappeler le lien entre chaque séance, au début de chaque nouvelle séance : on arrive de quoi, et on se dirige vers quoi ? Le déroulé devra être limpide pour les élèves. Je crois absolument au fait que la poésie et l’esthétique du désordre, l’imprévu, ne peuvent venir que dans un second temps. La préparation des sorties se fera à la fin de chaque séance d’atelier précédant la sortie culturelle. Il s’agira de contextualiser la sortie dans le cadre de l’atelier : pourquoi on a choisi d’amener le groupe à cet endroit, de leur montrer ce travail artistique là et en quoi cela est en lien avec l’atelier de cinéma en cours. Un temps de parole sera accordé après chaque sortie culturelle, en début de la séance d’atelier suivante. Afin d’encourager les élèves à prendre du recul: à aiguiser leur regard, à construire un point de vue, à acquérir un sens critique; ce temps de réflexion me paraît primordial. L’activité de spectateur est déjà créative, émancipatrice. Elle se prolonge ensuite dans l’acte de créer, mais pour moi elles constituent un même mouvement.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Lors du festival Côté court en juin 2027, tous les élèves, enseignants et cinéastes intervenants se retrouveront une demie journée au Ciné 104 (Pantin), et auront l'occasion de présenter chacun leur film. Ils pourront découvrir le travail des autres classes (CAC) ainsi que l'ambiance du festival au Ciné 104. Un programme de films du festival leur sera proposé après la découverte des films réalisés dans le cadre du CAC. Il s'agit avant tout d'un temps convivial, qui permet de valoriser les projets et leur aboutissement. Les élèves sont invités à présenter eux-même leur film et à rendre compte de leur expérience. Nous souhaitons d'autre part proposer un temps de restitution au sein de l'établissement, afin de donner à voir le film aux enseignants et élèves du collège. Les familles des élèves ayant participé au projet seront également conviées, à l'ensemble des temps de rencontre.  

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Nous inviterons la classe à poser toutes les questions qu’elle souhaite. Il n’y a pas de mauvaises questions ou de questions bêtes. Inès Loizillon envisage l’atelier comme un terrain de parole, de culture et de création. Les séances devront être vivantes et interactives: "je ne suis pas professeur de cinéma mais cinéaste, artiste donc il s'agit d’établir une relation féconde entre un groupe et moi. Je ne tiens pas à une relation uniquement hiérarchique et unilatérale." L’idéal serait que cette participation active et inclusive s'établisse naturellement sans besoin de mettre des notes de participation. Travailler sur un projet interdisciplinaire et artistique permet de mobiliser les élèves différemment, d’une manière nouvelle pour eux. Des élèves sont sollicités sur des tâches différentes, qui les valorisent autrement, qui mettent en valeur d’autres compétences. Ils seront impliqués en tant que créateurs et créatrices.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • On pourra interroger la répartition des personnages masculins et féminins et surtout analyser quelles différences de point de vue et de mise en scène en découlent. Inès Loizillon pense à la féminité de la mise en scène de Diabolo menthe, par exemple, réalisé par une femme Diane Kurys ou encore aux personnages féminins sur 3 générations de La Boum, réalisé par un homme, Claude Pinoteau, mais co-écrit par une femme, Danielle Thompson. À l’inverse, que dire du masculin des 400 Coups ? Il s’agira de remettre en contexte ces teen-movies réalisés à des époques où l’école n’était pas mixte (Diabolo menthe, Les 400 Coups). D'autre part, l'ensemble des rôles au sein du tournage seront ouverts à toutes et tous, et nous seront justement attentifs à casser les codes des métiers genrés sur les plateaux de cinéma.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Notre projet génèrera très peu de dépenses en énergies. Les sorties se feront en transport en commun ou à pieds et nous serons vigilants sur l'utilisation de consommables, comme le papier. En effet, les éléments seront projetés (vidéoprojecteur dans la classe) plutôt qu'imprimés et distribués. L'association Côté court est très sensible aux problématiques écologiques et a réalisé son bilan carbonne l'année dernière.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Le projet sera présenté aux parents en début d'année et ils seront tenus informés via l'ENT. Les parents sont conviés aux temps de présentation et aux temps forts du parcours (sorties, restitution…) : Une projection du film réalisé par la classe sera à priori organisée au sein du collège en fin d'année. Les familles des élèves seront invitées à y participer. Ils seront également conviés à la séance de projection à Côté court (au Ciné 104).
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Inviter les parents à la projection du film final est la base. Mais la mise en scène des parents peut être intéressante dès l’écriture du film ! Écarter ou mettre en scène les parents est une question de scénario phare du film d’adolescence (Lick the star : nul parent, musique l’unité de lieu est le collège; La boum, couple des parents très important narrativement…) . Il s’agira de s’y pencher. Veut-on en faire des personnages participant à l’autoportrait de l’adolescent ou pas ? Veut-on faire jouer l’adolescent par le parent et l’inverse ? Tout cela est matière à fiction et invention.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • L’axe 3 du projet d’établissement du collège Romain Rolland de Tremblay-en-France s’intitule “Devenir un citoyen éclairé”. Il met en lumière la nécessité de développer le vivre-ensemble, l’empathie, le travail sur les émotions. Mettre en place un projet créatif tel que la réalisation d’un court métrage participe à renforcer les liens entre les élèves. Cela les encourage à vivre ensemble au-delà du cadre strictement scolaire puisqu’il s’agit pour eux de créer une œuvre ensemble. Concevoir et fabriquer un film nécessite de communiquer avec autrui sur ses émotions, ses idées. C’est un dialogue constant qui entraîne les élèves à faire classe autrement; à renforcer l’esprit du collectif en apprenant à collaborer ensemble. Ce volet lié à la citoyenneté souligne également le besoin d’ouvrir le champ des possibles des élèves en leur faisant découvrir des métiers, en les mettant en relation avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, en les faisant observer et pratiquer. Les élèves se familiariseront avec le milieu cinématographique en travaillant à la réalisation d’un film tout au long de l’année, en étant confrontés au tournage d’un film, en rencontrant une réalisatrice de cinéma et en produisant une œuvre avec elle. Ils découvriront de nouveaux métiers. Ce projet mené sur l’ensemble de leur année de 4ème pourrait également être le support de leur oral de brevet à la fin de la 3ème. Un des volets du projet d’établissement est consacré aux relations avec les responsables légaux. Au fil de l’année et de l’avancée du projet, les responsables légaux seront tenus au courant de l’avancée du projet et des sorties prévues. En fin d’année, le film réalisé pourra être présenté à certaines classes du collège. On pourra également imaginer un moment de discussion après la projection, qui laisserait aux élèves participants la possibilité de s’exprimer sur leur expérience.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Le travail mené tout au long de l’année pourra être valorisé par la mise en ligne d’articles sur l’Espace Numérique de Travail. Les responsables, les élèves du collèges comme l’ensemble de l’équipe éducative, pourront ainsi être tenus informés de l’avancée du projet. On peut aussi penser à la création d’un Padlet qui serait nourri par des écrits d’élèves, comme un journal de bord collectif et collaboratif. Ludique, visuel, il pourrait permettre aux responsables et proches des élèves de suivre l’avancée du travail.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Ce parcours en lien avec la question de l’intimité et de l’autoportrait arrivera pour les élèves au moment de leur adolescence, de leurs années de collège, années d’évolution physiques et psychiques. Ce projet les amènera à questionner ces évolutions, à les observer avec attention. Ce projet sera pour les élèves une opportunité de développer leur culture cinématographique. Comme en français, ils apprendront à faire dialoguer des œuvres entre elles, qu’elles soient cinématographiques ou littéraires. Ils apprendront à analyser un photogramme, une séquence filmique. Cette capacité à décrire et analyser des images fixes ou mobiles pourra être réemployée lors des cours d’art plastiques, de français, comme au moment du brevet de français. En français, une des compétences travaillée est d’apprendre à interpréter et à formuler un jugement personnel argumenté. Les élèves doivent se familiariser avec l’argumentation, développer leur avis en employant un vocabulaire adapté, en s’appuyant sur leur jugement, leur sensibilité, leurs réflexions. Les premières séances, plus réflexives, centrées autour de visionnages et de l’écriture, amèneront les élèves à développer une pensée personnelle. Ils devront exprimer leurs sensations après avoir visionné des extraits de films et débattre avec leurs camarades. Les élèves développeront par là leur sensibilité aux œuvres d’art. En classe de quatrième, un des objets d’étude au programme de littérature est “Dire l’amour”. Par le biais d'œuvres poétiques comme d'œuvres théâtrales, les élèves sont amenés à s’interroger sur l’expression des sentiments dans les arts. C’est en lien avec cette thématique de l’expression des sentiments que nous articulerons le projet de film. Les élèves s’interrogeront sur l’expression du moi intime, sur ce qui fait d’eux des êtres singuliers. En lien avec les programmes d’arts plastiques, les élèves seront tout au long du projet amenés à débattre autour d’œuvres artistiques comme de leur propre création artistique. Ils réfléchiront aussi aux différences entre le point de vue de l’auteur et le point de vue des spectateurs. Enfin, ce parcours s’articulera pleinement avec l’enseignement moral et civique. En effet, le respect des goûts, de la sensibilité et du jugement d’autrui sera central. Ils confronteront leurs goûts à ceux d’autrui, s’habitueront à les respecter.

Application MICACO | Date : 01/07/2026