Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

L'APPARITION DE LA VENUS D'ILLE A BONDY

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Pierre Brossolette
  • Ville : BONDY
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Cinémas 93
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Anouk Brossollet

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Yohann Kouam est un cinéaste nomade basé à Paris. Adolescent, il passe ses étés entre New-York et Washington D.C. Après un passage à l’IAD, école de cinéma en Belgique, il étudie les langues étrangères et part vivre à Berlin, Barcelone et Séville. Ces expériences lui inspirent des récits souvent polyglottes filmant des âmes errantes. Il a réalisé cinq courts métrages primés et présentés dans des festivals tels que Clermont-Ferrand, Côté Court (Pantin), le New York Film Festival ou Palm Springs : “Fragments de vies” (2007), “Les dimanches de Léa” (2010), “Le Retour” (2013), “From San Francisco with Love” (2016) et “Après l’aurore” (2023). Il développe actuellement l’écriture de deux longs métrages. En parallèle de son activité de cinéaste, Yohann Kouam est photographe et travaille en tant qu’intervenant artistique d’éducation à l’image, deux pratiques faisant partie intégrante de son travail cinématographique. Il collabore ainsi avec de nombreuses années avec l’ACAP, pôle régional image des Hauts-de-France, pour des ateliers avec tous types de publics.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Yohann Kouam : « Ce qui m’a vite frappé lors de mes interventions dans des zones défavorisées est ce sentiment systématique que le cinéma est inaccessible. Venant moi-même d’un quartier de banlieue, je me bats pour que les jeunes que je rencontre chassent vite ces idées reçues de leurs têtes. On entend souvent que la banlieue a besoin d’une “autre image” au cinéma. Ce dont elle a besoin avant tout, c’est d’un nouvel imaginaire. Avec ce parcours CAC, je souhaite pousser les jeunes à se ré-approprier l’imaginaire des quartiers en passant par la création d’un court métrage. En essayant de les encourager à sortir des carcans sociologiques. Ré-inventer l’imaginaire du territoire pour mieux révéler sa beauté et son mystère. Le jeune public est très souvent friand de films de genre. Les possibles d’imaginaire y sont infinis. Les films dits “de banlieue” n’ont pas à être confinés au film social ». Yohann Kouam et la classe visionneront des courts et longs métrages ainsi que des extraits de films de genre fantastique qui seront analysés ensemble. Yohann leur montrera également des films de genre réalisés par des jeunes qu’il a encadré en ateliers. Cela leur permettra à la fois d’explorer les possibilités thématiques et cinématographiques qu’offrent le cinéma de genre, mais aussi de leur apprendre à décoder les images et les partis pris de mise en scène au cinéma. La classe travaillera ensuite autour de l’écriture du film. Le cinéaste leur enseignera les bases de la dramaturgie pour écrire une histoire en collectif. Pour ce faire, les élèves partiront de leurs propositions d’idées, de sujets d’actualités qui pourraient potentiellement faire écho au récit et verront comment les croiser avec le cinéma de genre fantastique. Ensuite, les élèves mettront en pratique des notions de mise en scène évoquées lors des séances d’analyse. Yohann Kouam les invitera à réfléchir à la manière d’utiliser les outils du cinéma pour raconter une histoire. Ils et elles seront également chargé.e.s de la partie technique, après une prise en main du matériel audiovisuel (caméra, perche, moniteur, etc…) et une initiation aux différents postes sur un plateau de cinéma (scripte, cadreur.se, décorateur.se, etc…).

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Les élèves, accompagné·es par Yohann Kouam, réaliseront un court métrage de fiction inspiré des codes du genre fantastique, tels qu’on les retrouve au cinéma et en littérature. À partir d’un environnement familier, ils et elles seront invité·es à imaginer l’irruption d’un événement étrange, puis à en explorer les répercussions.Le projet les conduira à mettre en scène, par une approche d’enquête filmique, la construction du doute et de l’ambiguïté; ainsi que les tension entre le réel et l’imaginaire.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours a été amorcée dès le mois d’avril par une première rencontre entre Yohann Kouam, Cinémas 93 et les enseignant·es participant·es au projet. Ce premier rendez-vous a eu lieu au collège Pierre Brossolette à Bondy, afin de permettre à l’intervenant de découvrir les lieux. Cette rencontre avait pour objectif de réunir les différents partenaires du projet, mais aussi de faire émerger les envies de chacun·e, ainsi que de poser les premières bases du projet, tant dans sa forme que dans les thématiques abordées. Ce premier rendez-vous est suivi d’autres rencontres, d’abord une en septembre, puis tout au long de l’année, réunissant les trois partenaires du projet : l’intervenant, les enseignant·es et la coordination. Le parcours se construit donc progressivement, au fil des échanges entre le réalisateur, l'équipe enseignante et Cinémas 93. De plus, l'association met à disposition des ressources matérielles et éducatives et ses compétences de soutien et d'expertise. La structure s'assure également du partage des enjeux et des objectifs lors de l'élaboration du planning et de la progression des séances. Cinémas 93, enfin, accompagne et valorise la progression et la clôture du projet. L'artiste et les enseignant.es échangent régulièrement au fur et à mesure des séances afin d'ajuster ou réajuster la progression du projet en fonction des avancées.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Yohann Kouam a déjà mené un parcours CAC avec Cinémas 93 en 2025/2026 au collège Politzer de La Courneuve. Riche de cette expérience, au cours de laquelle il a accompagné les élèves dans une réflexion approfondie sur les films de genre ainsi que dans leur travail créatif, Yohann Kouam souhaite continuer à s’investir auprès du jeune public afin de créer des espaces de transmission et d'échange autour de la pratique cinématographique. Il développe, aux côtés des élèves, une pratique à la fois pédagogique et artistique qui nous semble particulièrement pertinente. Son approche s’accompagne d’une véritable réflexion, non seulement sur les films de genre, mais aussi sur les manières de transmettre la pratique cinématographique à des jeunes, en tenant pleinement compte de leurs références, de leurs préférences culturelles et de leur rapport personnel au cinéma.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1 (2h) : Rencontre avec Yohann Kouam qui présentera son parcours et le projet. Visionnage de court-métrages de genre réalisés par des jeunes en ateliers encadrés par Yohann Kouam. Projection d’extraits de films de genre (horreur, fantastique, thriller, etc.), suivie d’une discussion collective autour des codes du genre : narration, ambiance, mise en scène, personnages, effets visuels et sonores. Séance 2 (2h) : Séance d’écriture collective pour faire émerger des idées d’histoires à partir des codes explorés lors de la première séance. Séance 3 (3h) : Dernière séance d’écriture (peaufinement). Repérages des lieux de tournage. Introduction aux bases du découpage technique, et organisation logistique en vue du tournage. Répartition des rôles des comédiens et des techniciens Séances 4 et 5 (2 x 6h) : Tournage sur deux jours pour capturer l'intégralité des séquences planifiées. Séance 6 (1h) : Visionnage des rushs, analyse collective du travail réalisé, choix du montage final et bilan global du projet.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • 1er sortie : Projection d'un film de genre fantastique au CinéMalraux à Bondy, suivi d’une discussion avec le médiateur jeune public Marius Descuringue 2e sortie: Atelier pratique “Pleins feu sur la peur” à la Cinémathèque Française. Cet atelier pratique permettera de travailler autour de la mise en place de dispositif visuels utilisés au cinéma pour créer des effets de peur et de suspens. Ce temps de découverte et de discussion avec des spécialistes du cinéma de genre alimentera le travail créatif des élèves. 3e sortie : Exposition en lien avec le genre fantastique 4e sortie : Atelier de bruitage :Accompagné d’Eléonore Mallo, bruiteuse professionnelle, ils.elles découvriront le travail du bruitage, et pourront créer eux-même l’ambiance sonore de leur court-métrage, en plus de découvrir le métier et les techniques de bruitage au cinéma.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce travail vise à engager les élèves dans une réflexion préalable sur le sujet, ainsi que sur les métiers et les méthodes du cinéma de fiction, en particulier ceux du cinéma de genre fantastique. Yohann Kouam consacrera au moins une séance introductive aux notions nécessaires à l’élaboration du film avec les élèves : les relations entre réel et fiction, l’écriture et la structure d’un scénario, les partis pris de mise en scène, les notions d’objectif et de subjectif, le point de vue au cinéma, mais aussi dans d’autres formes artistiques. Ces temps de préparation et de présentation du projet seront accompagnés d’analyses d’extraits filmiques, afin d’explorer le genre fantastique au cinéma et d’enrichir la réflexion sur la mise en scène et l’écriture scénaristique. Lors de ces moments collectifs et réflexifs, les élèves seront invités à partager leurs références culturelles et cinématographiques pour nourrir les échanges. Ces séances seront complétées par des temps de réflexion en classe, menés par les enseignant·es impliqué·es dans le projet, qui aborderont les notions de fiction et de fantastique à travers leurs disciplines respectives. Cette pluralité de regards permettra aux élèves de puiser dans chaque champ disciplinaire pour enrichir leur projet. Les sorties et interventions prévues dans ce parcours sont conçues et encadrées par les enseignant·es et l’intervenant, en coordination avec Cinémas 93. Chaque sortie ou rencontre est pensée comme une opportunité d’enrichir le parcours, de développer de nouvelles compétences et de découvrir des structures ou des œuvres, en lien avec des professionnel·les. Enfin, ces temps donneront lieu à des restitutions orales et visuelles, afin de tisser des liens explicites entre les sorties, les temps de réflexion et les ateliers de réalisation. La dernière séance du projet sera organisée comme un temps bilan, qui permettra d’une part de visionner les extraits réalisés par les élèves et de choisir collectivement la structure du film, et d’autre part d’échanger sur l’expérience de chacun, chacune durant le projet.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Une restitution publique du film réalisée dans le cadre du parcours “La Culture et l’Art au Collège” sera organisée au cinéma CinéMalraux de Bondy. Les élèves de la classe, les familles, l’artiste et l’équipe éducative seront invités à cette séance festive, qui sera suivie d’un pot convivial. Ce temps permettra aux élèves d’échanger avec leur public sur leur processus créatif et sur leurs expériences de réalisation.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves de la classe seront partie prenante et acteur.rice.s du processus de création à l’œuvre, mobilisant leurs imaginaires collectif et individuel et les compétences acquises dans le cadre des enseignements disciplinaires. La démarche artistique et pédagogique de Yohann Kouam s’appuie d’abord sur les envies, les références et les pratiques culturelles et cinématographiques des élèves. Elle vise ensuite à élaborer avec eux une œuvre qui leur permette de découvrir de nouveaux horizons culturels et cinématographiques, en résonance avec leurs propres pratiques. Des temps de discussion seront aussi prévus pour échanger en classe entière et en petits groupes, afin d'amener les élèves à réfléchir à leur rapport au collectif ainsi qu'à permettre à chacun·e de trouver sa place et de faire entendre sa voix dans le groupe. Les élèves feront ainsi des choix collectifs d’écriture de scénario, mise en scène, en se confrontant aux différentes étapes de création d’un film de fiction, du choix de l’angle de réalisation, à la recherche des décors et personnages à filmer, jusqu’au tournage et choix de montage final. La dimension inclusive s'inscrit dans la conception même des dispositifs d’ateliers, pensés comme autant de modules créatifs permettant à chaque élève de trouver une place et un moyen d’expression. Le projet implique que chaque élève puisse s’exprimer en fonction de sa sensibilité et de son envie artistique.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Sur le plateau de tournage, les élèves s’essayeront tour à tour et sans restriction à tous les métiers de la création cinématographique, loin des discours genrés sur les professions dites “d’hommes” et professions dites “de femmes”. Par ailleurs, les discussions avec les élèves autour du cinéma de genre notamment fantastique, offriront l'opportunité d’aborder les rôles stéréotypés présents dans ces films, ainsi que l’évolution des personnages féminins et masculins à l’écran, en particulier dans les films de genre. À travers la projection d’extraits et l’écriture d’un film fantastique, les élèves seront amenés à réfléchir sur les représentations des rôles féminins et masculins, tout en déconstruisant les stéréotypes qui y sont associés.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Ce parcours sera mené de manière éco-responsable, afin d’engager les élèves dans une réflexion concrète sur la réduction de notre consommation collective et sur les enjeux de la transition écologique. Il s’appuiera notamment sur l’utilisation des transports en commun, le recours à du matériel de seconde main, ainsi que sur la création de décors en « Do It Yourself » à partir de matériaux de récupération.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront conviés à un temps de présentation et aux temps forts du parcours (sorties, restitution…). Comme traditionnellement, Cinémas 93 incitera les enseignant.es et les élèves à communiquer explicitement aux parents les informations principales liées au projet dès le lancement du parcours. Il sera présenté aux familles par l’équipe pédagogique à l’occasion de la première rencontre parents-professeurs de l’année. Ce sera l’occasion de répondre à leurs questions et de fédérer la classe autour d’un projet commun pluridisciplinaire.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les parents d’élèves seront régulièrement informés sur le projet par le biais du module “Actualités” de l’ENT de l’établissement. Le projet s'adressant aux collégien.nes pour accompagner leur autonomie critique et visant leur émancipation, il n’est, pour le moment, pas prévu d’autres formes d’association des parents au parcours.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet s’inscrit pleinement dans le projet d’établissement du collège Pierre Brossolette, qui a intégré le dispositif “collège en progrès”. Ce dispositif, partie prenante du projet d'établissement, met en avant l’importance de la transdisciplinarité pour faire de l’école un endroit de sens, un lieu où les disciplines entre-elles se répondent et se complètent. Le projet entre également dans le cadre des Parcours d’éducation artistique et culturelle de son volet culturel. Il contribue ainsi à l’axe 1 du projet d’établissement (“Garantir l’acquisition du “lire, écrire, parler””) par le travail mené en interdisciplinarité (Français, Arts plastiques, Éducation musicale, technologie, éducation aux médias...) en lien avec les différents domaines du socle commun, notamment le domaine 1 (“Les langages pour penser et communiquer”), avec les compétences “Comprendre et s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit” et “Comprendre et s’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps”. En faisant appel à la créativité des élèves par l’écriture et l’expression orale, ce projet sollicitera des compétences essentielles à la réussite de tou.te.s. Le parcours nourrira aussi l’axe 2 (“Conforter une école bienveillante et exigeante”) visant le bien-être des élèves et un bon climat scolaire, puisque sera pleinement mobilisé le domaine 3 du socle. En effet, la classe sera ainsi fédérée autour d’un projet commun permettant, au travers de la coopération et de l’engagement d’élèves aux profils divers, de valoriser l’expression de leurs sensibilités et opinions, au sein de l’établissement et au-delà. Il sera l’occasion d’échanges visant à construire collectivement une réflexion commune, en leur donnant les moyens d’une communication sereine et d’une meilleure compréhension de l’Autre. Le projet s’inscrira enfin dans les axes 3 (“Mettre en place une école qui coopère utilement avec les parents et les partenaires”) et 4 (“Favoriser le travail collectif de l’équipe éducative”) du projet d’établissement : les sorties et rencontres prévues dans son cadre et sa restitution, ainsi que d’éventuels temps partagés avec d’autres classes, seront autant d’occasions de travailler dans une dynamique associant l’ensemble des membres de la communauté éducative.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT de l’établissement sera utilisé comme outil de communication entre enseignant.es et élèves dans le cadre de l’interdisciplinarité du projet, mais aussi comme support de valorisation des activités et productions des élèves. Le module « Actualités » de l’ENT sera mis à contribution pour rendre compte des activités de la classe. Les élèves seront ainsi amenés à acquérir et développer des compétences liées au numérique, tant sur le plan de la maîtrise des langages et de la créativité numérique (traitement de texte, logiciels de retouche des images, de montage…) que sur celui d’un usage responsable et éclairé du numérique et d’Internet, en réfléchissant à la question du partage des données personnelles en ligne notamment. En complément, un forum pourra être créé, permettant aux membres de la communauté scolaire de réagir face aux productions des élèves.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le parcours proposé s’inscrit dans la dynamique d’interdisciplinarité et d’ouverture culturelle de l’établissement, notamment dans le cadre de “collège en progrès”. Destiné à une classe de quatrième, il prend appui sur un projet autour du cinéma articulant analyse, création et pratique collective, en lien avec l’étude de La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée. En Français, seront mobilisées les compétences liées à l’étude de “la nouvelle fantastique” : identifier les caractéristiques du genre (ambiguïté entre réel et imaginaire), interpréter une œuvre et réfléchir à sa transposition à l’image. Les élèves travailleront également l’écriture (“écrire pour réfléchir”) en produisant des récits fantastiques et en développant leur expression orale. En Arts plastiques, seront mobilisées les compétences de cycle 4, notamment “Expérimenter, produire, créer” et “Mettre en œuvre un projet”. Le questionnement “La représentation : images, réalité, fiction” sera central à travers la narration visuelle. Les élèves réaliseront décors, maquillages ou masques, et utiliseront des outils (photographie, image) pour explorer les possibilités plastiques d’une production cinématographique. En Éducation musicale, sera mobilisée la compétence “Explorer, imaginer et créer” à travers la conception et l’organisation d’éléments sonores. Les élèves réfléchiront au rôle du son et de la musique dans la création d’une atmosphère et dans l’expression des émotions au cinéma. Le projet mobilise plusieurs domaines du socle commun : “Langages pour penser et communiquer”, “Méthodes et outils pour apprendre” (notamment numériques), “Formation de la personne et du citoyen” et “Représentation du monde et de l’activité humaine”. Les compétences transversales “S’exprimer à l’oral”, “Coopérer” et “Mutualiser” y occupent une place centrale, en favorisant la cohésion de la classe et l’engagement dans une démarche collective. Il s’appuie également sur une interdisciplinarité déjà expérimentée, notamment entre le Français et la Physique-Chimie : l’enquête de La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée a servi de support pour étudier la masse volumique des matériaux afin d’identifier un coupable. Cette démarche a permis aux élèves de mieux saisir l’intérêt du croisement des savoirs. L’intervention d’un réalisateur viendra prolonger cette dynamique en renforçant le travail collectif, la réflexion et la créativité, tout en réactivant ces interactions entre disciplines dans le cadre du projet.

Application MICACO | Date : 02/07/2026