Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Mémoires rejouées : du récit à l'installation immersive.
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean Moulin
- Ville : MONTREUIL
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Compagnie Kolokol
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Monsieur Romain Scheiner
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- 1) Romain Scheiner est comédien, metteur-en-scène et pédagogue, formé à l'École nationale supérieure d’art dramatique du TNB (promotion 2018). Installé à Montreuil, il développe des projets artistiques mêlant création théâtrale et transmission auprès des jeunes publics.
Il travaille notamment sous la direction de Julie Bérès dans le spectacle "La Tendresse", diffusé en France et à l’international. Cette expérience -une longue écriture de plateau et plus de 300 représentations- l’amène à mener de nombreux ateliers de création et de sensibilisation en milieu scolaire et carcéral autour de questions de société touchant particulièrement les adolescent·e·s et les jeunes adultes.
Parmi ces projets, "Prince.sse.s des Villes", mené avec La Villette et le lycée professionnel Voilin de Puteaux, accompagne des élèves dans un travail artistique sur deux ans dans le cadre du projet "Chef d'oeuvre" présenté pour le baccalauréat 2022. (https://www.youtube.com/watch?v=TztYO1mHYbA&t=4s)
En parallèle, il met en scène Janice Szczypawka dans "Les Gosses", qui sera présenté en octobre 2026 au Théâtre des 3T à Saint-Denis, et joue dans "Dom Juan", adapté par Tigran Mekhitarian, en tournée scolaire et tout public.
Il fonde la Compagnie Kolokol en 2025 afin de développer des créations contemporaines et des actions culturelles à destination de la jeunesse. La compagnie porte notamment le projet "Si tu ne vas pas à Leonardo", un spectacle à partir de 13 ans, dont la création est prévue pour 2027/28. À travers une forme mêlant théâtre, vidéo et création scénographique, le spectacle aborde des thématiques contemporaines susceptibles de toucher les adolescent·e·s, comme le rapport aux écrans et à l'IA, l’isolement, la construction de soi et les liens entre réel et virtuel.
Grâce aux expériences d'ateliers de Romain Scheiner menées en collèges et lycées à Bar-le-Duc, Rennes, Saint-Denis, Marseille, la compagnie Kolokol a pour projet de développer de nombreuses actions autour du spectacle "Si tu ne vas pas à Leonardo".
https://romainscheiner-wujed.wordpress.com/spectacles/
https://www.youtube.com/watch?v=megkk5UC0XA - teaser du spectacle
2) Nawelle Aïnèche est une artiste formée au costume de scène à Lyon. Dans une nécessité de donner un passé à la matière qu’elle travaille, elle part apprendre le tissage à Dakar, en 2015, grâce à la Fondation Culture et Diversité et la Fondation Daniel et Nina Carasso.
En 2017, dans le cadre de la résidence « Création en cours » mise en place par le ministère de la Culture et de la Communication et en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et piloté par l’établissement public de coopération culturelle Ateliers Médicis, Nawelle Aïnèche a crée avec la classe de CM1 et CM2 de l’école de Balsac des costumes et des textiles de matériaux recyclés autour de la figure du Monstre, celui qui dévoile les émotions.
Elle présente pour la Fête des Lumières de Lyon en 2024 "OUTSIDE", un projet hybride qui tente de matérialiser la phénoménologie de l’amnésie traumatique. Nawelle Aïnèche est soutenue par la DRAC AURA, Aide Individuelle à la Création (2024) pour son projet "OUTSIDE". La performance "OUTSIDE" a été présentée en mai 2025 aux Subs à Lyon.
Elle est scénographe pour le projet "Si tu ne vas pas à Leonardo" de la compagnie Kolokol, où le glanage de bandes magnétiques de cassettes VHS ainsi que la projection vidéo seront les principaux outils. Elle a également dispensé un atelier de tissage de bandes magnétiques de cassettes VHS à la Maison des Métallos, en janvier 2026 pour la compagnie Kolokol, à destination d'enfants/adolescents.
https://youtu.be/-wPnEbt6n0g?si=lS8mnc0vogL7Of2I - OUTSIDE
https://nawelleaineche.com/2025/03/14/outside/ - site de l'artiste
https://nawelleaineche.com/2020/06/01/residence-creation-en-cours/
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- En s'appuyant sur l'œuvre OUTSIDE de Nawelle Aïnèche, ainsi que sur ses propres recherches artistiques, Romain Scheiner propose un projet mêlant transmission de témoignages, écriture et jeu, mais aussi glanage et création plastique.
Chez Romain Scheiner, l'écriture se nourrit du réel et de la parole intime. Comme dans le spectacle "La Tendresse" et les ateliers qu’il mène en milieu scolaire, il place au centre la question des récits personnels et de leur mise en partage. Le dispositif de collecte de témoignages s’inscrit dans cette continuité : il s’agit d’apprendre à faire émerger une parole, à l’écouter et à la transformer en matière dramaturgique. L’étape d’écriture collective, puis son passage au scénario et au tournage, prolongent sa pratique de metteur en scène et de pédagogue : accompagner des non-professionnel·les dans l’incarnation d’un récit, structurer une forme vivante à partir de matériaux documentaires et s’initier aux conditions de création cinématographique. Ce processus fait également écho à son travail d’écriture et de recherche scénographique (glanage, création vidéo) pour sa pièce "Si tu ne vas pas à Leonardo". Enfin, l’ancrage du projet dans un réseau de partenaires culturels, ainsi que la création d’une exposition éphémère au sein du collège, reflètent son engagement à créer des passerelles entre les élèves et toutes les pratiques artistiques/réseaux qu'il cotoie.
Le travail de Nawelle Aïnèche est quant à lui lié à la question de la mémoire et de sa fragmentation. L’installation immersive "OUTSIDE" consiste en un tissage de bandes magnétiques sur lequel sont projetés des enregistrements personnels de sa grand-mère, datant de la période correspondant à une amnésie vécue par l’artiste à la suite de violences intrafamiliales. Ce processus de création permet de remettre au centre cette petite fille dont l’artiste est dissociée et prend la forme d'une nébuleuse. La mémoire prend alors forme sur elle-même, sur la matière tissée.
Le CAC prolonge directement cette recherche plastique autour de la mémoire : les élèves collectent des récits qui deviendront vidéo, et glanent des matériaux avant de les transformer par le tissage. Comme dans "OUTSIDE", il s'agit de faire émerger une mémoire à partir de fragments, de donner forme à ce qui est dispersé. La projection vidéo sur cette surface textile reprend le principe central de l’œuvre de Nawelle Aïnèche, créer une superposition du support et du contenu.
Le travail des deux artistes se déploie dans la forme finale : une installation immersive où les récits glanés et incarnés sont projetés sur une structure tissée. Cette rencontre entre dramaturgie et plasticité prolonge leurs recherches respectives — chez Romain Scheiner, le passage de la parole au texte, puis au jeu ; chez Nawelle Aïnèche, la transformation de la mémoire en matière. Les élèves expérimentent ainsi une chaîne de création complète, pour donner forme à une création collective sur le thème de la mémoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Romain Scheiner et Nawelle Aïnèche proposent aux élèves de 3eme un projet d'installation immersive autour de la mémoire et de sa transmission. Avec pour ambition d'aboutir à la création d'une mini-exposition au sein du collège, ce processus veut initier les élèves aux techniques de création d'art contemporain.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Genèse : Ce projet est né du lien réunissant Anaïs Schneider (professeure d'arts plastiques au collège Jean Moulin) et Romain Scheiner. Alors que celui-ci collabore activement avec l'artiste Nawelle Aïnèche pour un projet d'initiation au tissage à la Maison des Métallos, Mme Schneider découvre le travail de cette artiste. Elle propose alors à la compagnie Kolokol de développer un projet qui permettrait à ses élèves de découvrir la pratique artistique de Nawelle Aïnèche.
Dans une dynamique d'étroite collaboration, Romain Scheiner et Anaïs Schneider mettent alors leurs compétences en commun pour imaginer ce parcours CAC. Alors que M. Scheiner va à la rencontre des potentiels parteneraires sur le territoire (Centre Tignous, Ressourcerie Saint Antoine, Musée de l'Histoire Vivante), et propose à Nawelle Aïnèche ainsi qu'à d'autres éventuels intervenant.e.s ponctuels une implication dans le projet; de son côté, Anaïs Schneider propose à Mme Thouzeau-Corpel, professeure de français, de se joindre au projet.
Ainsi, ils construisent un dossier avec un parcours et des partenaires solides, qui proposera aux élèves de 3eme de créer une oeuvre collective et immersive, en partenariat avec le Musée de l'Histoire Vivante, avec pour finalité une exposition au sein du collège.
Mme Schneider fait part de son expérience du terrain en tant que professeure pour adapter les propositions faites par les artistes, construire une médiation, et assure qu'elle sera impliqué de la conception à l'évaluation du projet. Des réunions et des brief/debriefs seront mis en place avant et après les séances pour adapter la progression aux besoins réels des élèves et aux dynamiques observées.
Romain Scheiner, Anaïs Schneider, Nawelle Aïnèche ainsi que le Musée d'Histoire Vivante co-construisent les différentes étapes du projet : choix des thématiques (“mémoire”, “luttes”), organisation des rencontres, articulation entre pratique artistique et apprentissages scolaires.
1. Présentation des intervenant·es
En début de projet, un temps de présentation permet aux élèves et à l’équipe pédagogique de découvrir les intervenant·es, leurs démarches artistiques et les thématiques (tissage, création vidéo, mémoire et transmission de récit). Ces échanges facilitent l’appropriation du projet par les élèves et permettent de clarifier les objectifs pédagogiques, le calendrier des ateliers et les contraintes matérielles.
2. Des ressources pédagogiques et artistiques mises à disposition
Le projet s’appuie sur une diversité de ressources proposées conjointement par Romain Scheiner et Anaïs Schneider :
des ressources artistiques et vivantes (œuvres de référence, pratiques de tissage, écriture de récits), des ressources culturelles (visites du Musée de l’Histoire Vivante, du Centre Tignous, projections au cinéma Le Méliès), des supports méthodologiques (outils de collecte de témoignages, de scénarisation).
3. Une co-construction au service d’un projet inclusif et évolutif
Enfin, la méthodologie repose sur une logique d’adaptation continue : le projet évolue en fonction des retours des enseignant·es et de l’implication des élèves. La collaboration étroite entre Romain Scheiner et Anaïs Schneider garantit une cohérence entre exigences artistiques et pédagogiques, tout en laissant une place centrale à l’expression des élèves.
Les artistes et enseignant·es s'engagent à élaborer un parcours sur mesure, pour que les élèves puissent s'approprier des pratiques artistiques contemporaines avec le minimum de contraintes.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Non, il s'agit du premier CAC pour la compagnie Kolokol et Romain Scheiner. Nawelle Aïnèche a mené un projet de CLéA avec la ville de Massy en 2026.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- 19h d'ateliers de médiation et de création au collège:
- 1h de rencontre/présentation globale du projet par Anaïs Schneider et Romain Scheiner : détailler.
- 2h de rencontre avec Nawelle Aïnèche et Romain Scheiner en cours d'art plastique de Mme Schneider. Présentation de la pratique artistique de Nawelle (projection vidéo). Pratique : initiation au tissage de bandes magnétiques de cassettes VHS.
- 2h de glanage de cassettes VHS et matériaux de réemploi à la Collecterie Saint Antoine.
- 4h de tissage et assemblage de bandes magnétiques et matériaux récupérés, construction de l’armature et préparation du support de projection avec Anaïs Schneider et Nawelle Aïnèche, en classe.
- 2h d'installation des oeuvres et de la vidéo-projection dans une salle du collège, création de cartels et fabrication de "bibles" avec Anaïs Schneider et Romain Scheiner.
- 2h d'atelier d'écriture, autour de la mise en scénario des témoignages glanés, avec Romain Scheiner et Mme Thouzeau-Corpel, professeure de français.
- 2h de rencontre et d'initiation au tournage et au jeu d'acteur avec Mathieu Cayrou, vidéaste montreuillois, et Romain Scheiner.
- 4h de tournage, réalisation d'une oeuvre cinématographique à partir des scénarios élaborés par les élèves, avec Romain Scheiner. détailler.
TOTAUX : Romain Scheiner 11h / Nawelle Aïnèche 6h / Mathieu Cayrou 3h.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Visite guidée au Musée de l'Histoire Vivante - 1h30. Exposition "Couleurs, histoire du travail et des luttes, saison 2". Le Musée de l'Histoire vivante est partenaire du projet et en accueillera un temps fort (détaillé plus loin).
Visite de la Collecterie Saint-Antoine 1h30, centre de récupération et triage de vêtements et objets pour le réemploi, ateliers de réparation/création et lieu de réinsertion professionnel.
La compagnie Kolokol est en lien avec la Collecterie pour la préparation de cette visite.
Visite d'une exposition au Centre d'art contemporain Tignous - 2h, pour l'exposition "Où sont nos thunes ?". La compagnie Kolokol est en lien avec Gilles Baudry pour la préparation de cette visite.
Sortie au cinéma Le Méliès - 2h, selon les programmations proposées en lien avec les thématiques "la création plastique/cinématographique" ou "la mémoire et sa transmission". La compagnie Kolokol est déjà en lien avec les services du Méliès pour une proposition d'oeuvre.
Sortie au théâtre Berthelot - 2h, selon les programmations proposées par le théâtre. La compagnie Kolokol est déjà en lien avec Herman Delikayan pour une proposition.
Option - Visite de la ressourcerie du cinéma (usine Mozinor - 1h30) visite d'un lieu important du réemploi de décors de cinéma, à Montreuil.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- - 2h de recherches et discussions en classe autour de la représentation de la mémoire. Planches de projets, croquis préparatoires, recherche iconographique, références artistiques…Quelle forme donner à l’idée de mémoire ? Une forme nébuleuse ? Conceptualiser une forme collectivement, en lien avec l’idée de mémoire. Avec Anaïs Schneider.
- Temps fort : le Musée de l'histoire Vivante propose d'accueillir, après ou avant la visite de son exposition "Couleurs
histoire du travail et des luttes", 3h de rencontre entre les élèves et d'anciens travailleurs sans papiers, dans le cadre du projet national du musée de la Porte Dorée de collecte sur la mémoire des foyers de travailleurs migrants. Le MHV propose également de convier Evelyne Vanderheym, animatrice de l'historique lutte des Grandins (1975), ainsi que des délégués de la CGT Montreuil à cette rencontre (selon la disponibilité des personnes citées et le calendrier du parcours). Des parents d'élèves seront également conviés à partager des récits de combats personnels. Ce temps fort sera l'occasion d'une transmission de récits à plusieurs petits groupes d'élèves qui les enregistreront et les retranscriront dans un second temps.
- 1h de discussions et réflexions autour de la scénographie d'exposition avec Anaïs Schneider et Zoé Terouinard journaliste indépendante, spécialisée dans l'art contemporain et la pop-culture.
- Un temps de "vernissage" de l'exposition en conclusion du projet sera proposé. Temps festif et moment ritualisé avec discours des élèves et déambulation : 2h.
- Un temps de conclusion avec les élèves pour échanger sur le parcours, les questions qui les auraient traversées au cours du processus, et autour des questions de mémoires vivantes, de l'oralité des récits, leurs rémanences, le "réemploi" sous toutes ses formes et l'art comme moyen de faire revivre des souvenirs. 2h.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le temps de restitution prendra la forme d'une exposition temporaire au sein d'une salle du collège Jean Moulin. Celle-ci se composera de l'oeuvre créée par les élèves, ainsi que d'une oeuvre prêtée par Nawelle Aïnèche et éventuellement d'une troisième oeuvre prêtée par Manon Pretto ou Luz Blanco, exposées au centre d'art contemporain Tignous pour l'exposition "Amnesia" autour de la mémoire lors de la saison 2025/26. A noter que certains élèves, en 4e l'année scolaire précédente, auront pu voir l'exposition en sortie avec Mme Schneider.
Cette exposition de trois oeuvres au sein du collège permettra de composer un musée éphémère dans l'établissement pour sensibiliser les élèves à l'espace muséal. L'oeuvre créée par les élèves pourra ensuite être exposée au centre Tignous ou au Musée de l'Histoire Vivante.
Cette exposition fera l'objet d'un vernissage festif où seront conviés les parents d'élèves, les partenaires du projet ainsi que tous les élèves de l'établissement.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- L'implication des collégien.nes est placée au coeur du processus créatif que nous leur proposons. L'enjeu est pour nous qu'ils s'approprient pleinement ce processus, c'est pour cela que toutes les étapes de la création sont pensées pour les encadrer tout en leur donnant un maximum d'autonomie et de liberté de proposition, d'imagination. Il est également essentiel pour nous que les élèves s'emparent du projet pour faire l'expérience d'une création collective et pour tisser des liens de collaboration à l'intérieur du processus.
C'est pourquoi, dès le glanage de récits en petits groupes, leur autonomie est activée : rédaction du questionnaire, gestion de l'entretien, de la prise de son et de la retranscription.
Le glanage de matière se fera également de manière encadrée, mais autonome.
Nous souhaitons, dans la conception de l'oeuvre finale, laisser libre cour à leur imagination pour les croquis préparatoires et la mise en oeuvre de la construction. Ainsi la forme que prendra l'oeuvre sera entièrement dictée par l'imagination collective des collégien.nes.
Enfin, les moments de création vidéo (vidéo destinée à être projetée sur l'oeuvre) ouvriront un espace pour l'expression corporelle et orale des élèves avec du jeu d'acteur, libre et en mouvement.
Nous avons à coeur d'écouter les remarques et les mises en questions des collégien.nes à l'intérieur du projet pour le rendre malléable et moderne, au plus proche de leurs préoccupations et de leurs imaginaires.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- L'égalité homme-femme existe au sein du projet puisque Romain Scheiner et Mathieu Cayrou interviendront autant sinon moins d'heures que Nawelle Aïnèche, AnaÏs Schneider, Elisa Thouzeau-Corpel et Zoé Terouinard.
Ainsi, les femmes prendront autant, voire plus de place que des hommes à des postes décisionnaires et seront représentés au moins dans 50% des employé.es du projet.
Au cour de la rédaction des questionnaires en vue de leurs entretiens au Musée de l'Histoire Vivante, nous souhaitons les inciter à interroger -entre autre- les travailleur.se.s sur la place des femmes dans leur expérience du monde du travail.
Enfin, une attention particulière sera portée à la constitution de groupes paritaires et mixtes lors des divisions des élèves pour les parties du projets réalisées en sous groupes.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Oui, des mesures liées à la transition écologique constituent un axe structurant de ce projet.
La démarche artistique s’inscrit dans une logique écoresponsable, en s’appuyant sur la récupération de matériaux de réemploi (bandes magnétiques de cassettes VHS, objets récupérés). Ce choix, au cœur du processus de création, permet de sensibiliser les élèves aux enjeux de recyclage et de transformation de la matière, tout en donnant une portée artistique et symbolique à ces matériaux.
Le projet s’appuie également sur des partenariats locaux engagés dans l’économie circulaire, notamment avec la Collecterie Saint-Antoine, où les élèves participeront à un temps de collecte et de sélection de matériaux. Cette immersion, ainsi qu'une potentielle visite de la Ressourcerie du cinéma; favorisent une compréhension concrète des circuits de réemploi et des alternatives durables.
Enfin, une attention particulière est portée à l’ancrage territorial du projet, en privilégiant des structures culturelles de proximité, ce qui permet de limiter les déplacements et de réduire l’empreinte carbone tout en valorisant les ressources locales.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents seront informés par le biais d'une lettre sur le projet et la démarche artistique. Ils seront également invités à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
Un "point projet" sera organisé lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Les enseignant.es l'évoqueront dans les réunions avec les parents.
Enfin, les familles seront conviées au temps de restitution final, sous la forme d’un vernissage de l’exposition immersive au sein du collège. Ce moment de partage viendra clôturer le parcours en réunissant élèves, familles, équipe pédagogique et partenaires autour de l’œuvre réalisée, et en donnant à voir le fruit de cette transmission collective.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- L’implication des familles est pensée comme un élément important du parcours, en cohérence avec la thématique du projet autour de la mémoire, et des récits de lutte.
Dès le début du projet, les parents seront invités à participer au temps fort organisé au Musée de l’Histoire Vivante, lieu partenaire. Ils y partageront des récits personnels liés à leurs parcours, engagements ou combats, qui constitueront une matière essentielle pour le travail des élèves. Ce temps favorise une transmission intergénérationnelle vivante, où la parole des familles nourrira directement la création artistique.
De même, les parents seront invités, par le biais d'un flyer décrivant le projet synthétiquement, à donner des matériaux pour la construction de l'oeuvre.
Cette implication permet également de valoriser les expériences et les mémoires des parents, en les inscrivant pleinement dans le projet pédagogique et artistique des élèves, et en créant un lien fort entre sphère familiale et espace scolaire.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- L'Axe 3 du projet d'établissement de Jean Moulin s'intitule "Engager les élèves à s’ouvrir au monde : citoyenneté, culture, sport, mobilités". Notre projet s'inscrit pleinement dans cet axe, et notamment à travers les sous-volets demandant aux enseignant.e.s de soutenir les projets CAC et AGORA, développer l’usage du PASS CULTURE, les partenariats collège au cinéma, mais aussi sensibiliser les élèves au développement durable et renforcer la liaison avec les parents.
Aussi, l'axe 1 du projet d'établissement "Assurer la réussite de tous les élèves" fait partie de ce projet, puisqu'à chaque étape du projet nous ferons attention au fait qu'il n'empiète pas sur la préparation du brevet et même, que les élèves pourront valoriser leur CAC lors de ces épreuves.
Enfin, l'exposition finale, clôturant le projet, se conjugue parfaitement avec l'ouverture à l'ensemble de l'établissement, en proposant aux autres classes de découvrir l'oeuvre produite par les élèves du projet.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- La prise de photographie tout au long du processus permettra de garder une trace de l'évolution du projet. Ces photographies et vidéos éventuelles pourront être publiées (avec l'accord des élèves et des responsables) sur l'ENT du collège et/ou exposé.es lors de l'exposition finale (temps de restitution).
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Arts plastiques :
Immersion dans un processus de création artistique complet, de la recherche à la restitution. Les élèves expérimentent une création collective à travers la conception d’une installation immersive, en travaillant les notions de matière, d’espace et de scénographie. Ils développent leur capacité à élaborer un discours artistique, à mettre en relation des œuvres autour d’un thème (mémoire, luttes, transmission) et à penser les modalités de présentation au public (vernissage, médiation). Le projet permet également d’aborder des références en histoire de l’art (installation, arts textiles, œuvres immersives, arts numériques) et de questionner le statut de l’œuvre et du spectateur.
Français :
Renforcement de la maîtrise de la langue à travers des situations concrètes : conduite et retranscription d’entretiens, travail sur la fidélité au propos et la reformulation. Les élèves développent des compétences en écriture narrative et documentaire, en passant du témoignage brut à une mise en récit construite (montage, point de vue, cohérence). Le projet mobilise également l’oralité (prise de parole, écoute active, articulation, aisance) notamment lors des rencontres et de la restitution. La rédaction d’outils de médiation (livrets, cartels) permettent de travailler l’écriture informative et synthétique.
En lien avec le programme de 3e, le projet peut aussi nourrir des axes tels que : se raconter / raconter autrui, témoigner, s’engager, donner à voir et à penser le réel, ainsi que l’analyse de récits de vie et de paroles engagées.
Application MICACO | Date : 01/07/2026