Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

LE PORTRAIT SOUS TOUTES SES FORMES

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Victor Hugo
  • Ville : NOISY-LE-GRAND
  • Classe : 6ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Cinémas 93
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Anouk Brossollet

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Après des études de cinéma à l'université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et aux Beaux-Arts d'Angoulême pour étudier la bande dessinée, il co-réalise son premier documentaire avec Dorine Brun, « La Cause et l'Usage ». Il dépeint les relations complexes des habitants de Corbeil-Essonnes avec leur maire, le milliardaire Serge Dassault, durant la campagne municipale de 2009. Le film obtient le Prix des Bibliothèques et la mention du Jury Jeune au festival Cinéma du Réel en 2012. Lors de cette même édition du festival, Julien Meunier présente également son deuxième film, co-réalisé avec Guillaume Massart, « Découverte d'un principe en case 3 », qui observe le travail collectif et sous contraintes d’artistes de bande-dessinée en résidence. Il co-signe avec Guillaume Massart « Le Centre » en 2015, film d’observation géographique autour d’un grand centre commercial. En 2018, il retrouve Dorine Brun pour co-réaliser « Projections » qui portraiture un groupe de lycéens et leur découverte du cinéma documentaire. Le film est présenté au Cinéma du Réel en 2018. Son dernier film, « En formation », co-réalisé avec Sébastien Magnier en 2021, se penche sur la formation de jeunes étudiants dans une grande école de journalisme. Julien Meunier, qui vit en Seine-Saint-Denis, travaille actuellement sur son prochain documentaire, qui travaille la mémoire et les archives des villes nouvelles conçues en région parisienne dans les années 1970. Il est membre de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), conférencier à la Cinémathèque Française et mène de nombreux ateliers de réalisation en tant que pédagogue du cinéma avec différents publics de Seine-Saint-Denis.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Dans le cadre de ce parcours, les élèves expérimenteront le travail documentaire ainsi que le processus créatif et collectif qui lui est associé. Julien Meunier mène régulièrement des projets de documentaires et de films collectifs avec des publics variés. Son expérience, en tant que réalisateur, preneur de son, cadreur et pédagogue, lui permettra d’animer l’atelier tant sur le plan conceptuel que pratique. En s’appuyant à la fois sur son propre travail, notamment sur les films “En formation”, qui ouvrira la réflexion sur les différences entre documentaire et reportage, et “Urbanistes”, qui dresse le portrait de celles et ceux qui pensent l’urbanisme en Seine-Saint-Denis, ainsi que sur des extraits de films documentaires classiques, il partagera avec les élèves son processus de création et de recherche. Les thématiques abordées, à travers les notions de portrait et d’autoportrait ainsi que l’espace des villes nouvelles sont au cœur de son travail documentaire. Cet ancrage favorisera la rencontre entre sa démarche et le regard des élèves, les invitant à interroger leurs propres représentations du portrait, ainsi que leur perception des personnes, des lieux et des réalités qui les entourent. Les élèves travailleront la notion de portrait, en abordant l’idée que les choix de mise en scène et d’écriture participent aussi d’une forme d’autoportrait. On habite toujours un peu le portrait que l’on fait de l’autre. Le travail se fera simultanément sur deux axes, un axe de recherche personnelle et de documentation qui permettra de dégager des idées de sujets à filmer (personnes, lieu, objet) et des manières singulières et expressives de le faire ; et un autre axe de pratique du matériel où les élèves apprendront à utiliser une caméra, un micro, un enregistreur, un trépied, puis à organiser et préparer un tournage et à collaborer en équipe. La classe réalisera ainsi plusieurs courts métrages documentaires sur des sujets différents, où l’on pensera l’exercice de la description, la question du regard et du lien entre filmeur et filmé. La mise en scène sera à chaque fois réfléchie pour qu’elle soit la mise en forme d’un regard et d’une sensibilité propre à ceux qui la font. Cela pourra aussi passer par un travail d’écriture de voix off, d’entretiens, de reconstitution, d’utilisation de dessins ou de musiques. Dans un dernier temps, les élèves réfléchiront au moment du montage, quels rushs choisir, quelle structure et quel rythme envisager, quelle narration utiliser afin que le film soit le plus fidèle à ce qu’ils avaient imaginé, et comment inventer aussi à cette étape-là la conception d’un film.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • À travers la réalisation d’un film documentaire, les élèves exploreront la notion de portrait et d’autoportrait dans toute sa diversité : se représenter soi-même, ses camarades, rencontrer une personne extérieure, saisir un lieu de vie, un groupe ou encore une architecture. Ce projet les amènera à interroger la notion d’altérité, qu’elle soit proche ou lointaine, et expérimenter l'idée que filmer les autres, c'est aussi se filmer soi.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours a été amorcée dès le mois d’avril par une première rencontre entre Julien Meunier, Cinémas 93 et les enseignantes participantes au projet. Ce premier rendez-vous a eu lieu au collège Victor Hugo à Noisy-le-Grand. Cette rencontre avait pour objectif de réunir les différents partenaires du projet, mais aussi de faire émerger les envies de chacun·e, afin de poser les premières bases du projet, tant dans sa forme que dans les thématiques abordées. Ce premier rendez-vous est suivi d’autres rencontres, d’abord une en septembre, puis tout au long de l’année, réunissant les trois partenaires du projet : l’intervenant, les enseignantes et la coordination. Le parcours se construit donc progressivement, au fil des échanges entre le réalisateur, l'équipe enseignante et Cinémas 93. De plus, l'association met à disposition des ressources matérielles et éducatives et ses compétences de soutien et d'expertise. La structure s'assure également du partage des enjeux et des objectifs lors de l'élaboration du planning et de la progression des séances. Cinémas 93, enfin, accompagne et valorise la progression et la clôture du projet. L'artiste et les enseignantes échangent régulièrement au fur et à mesure des séances afin d'ajuster ou réajuster la progression du projet en fonction des avancées.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • L’intervenant Julien Meunier a déjà mené un parcours CAC en 2021/2022 au collège Victor Hugo de Noisy-le-Grand. Très intéressé par le territoire de Noisy-le-Grand et par son architecture atypique, il souhaite prolonger sa première expérience sur ce territoire afin d’explorer plus en profondeur les liens que les élèves entretiennent avec ce lieu. À travers une approche documentaire, tant dans sa pratique pédagogique en milieu scolaire que dans sa pratique personnelle, il porte un grand intérêt à l’urbanisme des villes nouvelles. L’envie de renouveler son expérience des parcours CAC au sein de ce même établissement est motivée par cet attachement au territoire ainsi que par la rencontre avec les élèves qui l’habite.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1 / 2h / Rencontre, présentation de Julien Meunier, de son travail et du projet de réalisation collectif. Introduction à la mise en scène documentaire et au langage cinématographique (point de vue, plan, cadre, regard, structure du récit…). Introduction aux différences entre documentaire et reportage. Séance 2 / 2h/ Discussion autour de la thématique du portrait et de l’autoportrait. Présentation du matériel, premiers exercices pratiques. Séance 3 / 2h/ Exercice pratique autour des Vues lumières, apprentissage du cadre et du point de vue à travers cette expérimentation. Séance 4 / 2h / Travail d’écriture autour de la thématique, recherche de sujets et de l'angle créatif. Séance 5 / 2h / Travail d’écriture, conception de la mise en scène Séance 6 / 2h / Finalisation du travail d’écriture et préparation des tournages (séquence, découpage, prise de parole…) Séance 7 / 3h / tournage en demi-groupe Séance 8 / 3h / tournage en demi-groupe Séance 9 / 2h/ séance de postproduction, visionnage collectif des rush et choix final de la structure du film.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • 1) Un atelier pratique à la Cinémathèque Française : “Bruiter/Monter, découverte du son au cinéma” qui permettra une initiation au bruitage et au montage du son dans les films. 2) Une projection d’un documentaire au Cinéma Le Bijou à Noisy-le-Grand. Cette séance, accompagnée d’une discussion avec la médiatrice Jeune public Rouba Saloum, permettra aux élèves de (re)découvrir les possibilités et la liberté qu’offre la forme documentaire au cinéma et ainsi de nourrir leur réflexion sur la forme du film qu’ils.elles vont réaliser. 3) Une exposition au Petit Palais : “Visages d’artistes” : un panorama de l’art du portrait et de l’autoportrait 4) Dans le cadre de Collège au Cinéma 2026/2027, le visionnage du film documentaire The earth is blue as an orange, d’Iryna Tsilyk. Ce film explore la notion d’autofiction et de portrait de famille à travers le médium cinématographique.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Le parcours est conçu comme une progression pédagogique structurée, articulant temps de découverte, de réflexion et de pratique. En amont de son lancement, le visionnage d’un film ainsi que de plusieurs extraits de cinéma documentaire permettra d’établir une culture commune et de partager des références, point de départ des échanges. Ces temps auront lieu au cinéma et en classe, en présence de la médiatrice jeune public du cinéma, de l’intervenant Julien Meunier et des enseignantes. Ces premières séances de réflexion collective offriront à Julien Meunier l’occasion de présenter son travail, sa démarche documentaire, ainsi que les premières intentions du projet de réalisation. Une séance spécifique sera consacrée à une approche des enjeux du cinéma documentaire : choix du sujet, métiers et méthodes de travail (notion de cinéma : cadre, point de vue, montage, réel et fiction…). La notion de portrait et d’autoportrait fera également l’objet de temps réflexifs menés par l’intervenant à travers la présentation d’extrait filmique mais aussi en classe, menés par les enseignant·es à travers leurs disciplines respectives. Pensés de manière complémentaire, ces temps permettront aux élèves de croiser les approches et d’enrichir leur compréhension d’une même notion. Des sorties viendront ponctuer le parcours afin de nourrir le projet de réalisation par la découverte de lieux culturels et la rencontre avec des professionnel·les. Organisées et accompagnées par la coordination Cinémas 93, en lien avec les enseignantes et l’intervenant, elles seront préparées en amont en classe et feront l’objet de restitutions orales et visuelles. Celles-ci permettront d’établir des liens explicites entre les expériences vécues et le projet en cours. Enfin, plusieurs séances viendront compléter les interventions du réalisateur. Encadrées par les enseignant·es, seul·es ou en partenariat avec Cinémas 93, elles permettront d’approfondir la réflexion autour du récit documentaire et de la mise en scène de récits personnels et collectifs (rapport à soi, aux autres, à l’intériorité). Ces temps s’appuieront sur des analyses d’œuvres issues de la littérature et du cinéma.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Une restitution du documentaire réalisé dans le cadre du parcours CAC sera organisée au cinéma Le Bijou de Noisy-le-Grand. Les familles et équipes pédagogiques seront invitées à cette séance festive, et les élèves seront amenés à présenter leur projet, leur démarche artistique et à discuter avec le public. Enfin, ce temps sera clôturé par un pot convivial dans le hall du cinéma.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves de la classe seront partie prenante et acteurs collectifs du processus de création à l’œuvre, mobilisant leurs imaginaires collectif et individuel ainsi que les compétences acquises dans le cadre des enseignements disciplinaires. Accompagnés par l’intervenant, ils·elles choisiront eux-mêmes les sujets, les objets ou les lieux qui seront au cœur des portraits qu’ils·elles réaliseront dans leur démarche documentaire. Ces choix seront le fruit de discussions, en classe entière comme en petits groupes, afin de permettre à chacun·e de disposer d’un espace de parole. Dans un premier temps, les élèves pourront exprimer et partager leurs questionnements concernant la démarche documentaire, ainsi que leurs points de vue sur les notions de portrait et d’autoportrait, avant de définir collectivement un angle artistique. Ils feront ainsi des choix collectifs de mise en scène, en se confrontant aux différentes étapes de la création d’un film, de la préproduction à la postproduction, en passant par les répétitions et le tournage. Le tournage, qui se fera en demi-groupe, permettra à chaque élève de pouvoir prendre entièrement part au processus créatif, et être au coeur des décisions techniques et artistiques. La dimension inclusive s’inscrit dans la conception même des dispositifs d’ateliers, pensés comme autant de modules créatifs permettant à chaque élève de trouver sa place et un moyen d’expression. Le projet implique que chacun·e pourra se positionner devant ou derrière la caméra, choisir les cadres, écrire des scénarios et mettre en avant son point de vue.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • À travers la réalisation de ce documentaire, les élèves interrogent les notions de portrait et d’autoportrait. Dans ce cadre, ils et elles sont amené·es à dépasser les idées reçues et les préjugés liés aux personnes filmées. Ce travail les conduit à questionner les représentations de genre, ainsi que la manière dont ils et elles se perçoivent entre eux et perçoivent les autres. La démarche documentaire les invite également à réfléchir à la façon dont ils et elles se filment les uns les autres, mais aussi à la manière de filmer des personnes extérieures. Ce questionnement nourri des échanges collectifs autour de l’égalité femmes-hommes et de la manière dont la caméra participe à la représentation des individus. Enfin, durant le tournage, les élèves expérimentent tour à tour, sans restriction, les différents métiers de la création cinématographique, loin des discours genrés qui associent certaines professions à des rôles dits « masculins » ou « féminins ».

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Au-delà du portrait d’individus, les élèves seront amené·es à réaliser le portrait de leur espace de vie, c’est-à-dire de leur environnement. Ce travail les invite à questionner et à porter un regard renouvelé sur l’urbanisme et le cadre de vie qui les entourent. Dans ce cadre, des notions liées à la transition écologique seront abordées : comment rendre un habitat plus écologique ? Quels liens établir entre urbanisme et qualité de vie ? À travers le portrait de leur ville et de leur collège, ils et elles prendront part à une réflexion collective sur les besoins et les mesures nécessaires à la transition écologique.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront conviés à un temps de présentation et aux temps forts du parcours (sorties, restitution…). Comme traditionnellement, Cinémas 93 incitera les enseignant.es et les élèves à communiquer explicitement aux parents les informations principales liées au projet dès le lancement du parcours. Il sera présenté aux familles par l’équipe pédagogique à l’occasion de la première rencontre parents-professeurs de l’année. Ce sera l’occasion de répondre à leurs questions et de fédérer la classe autour d’un projet commun pluridisciplinaire.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les parents d’élèves seront régulièrement informés sur le projet par le biais du module Actualités” de l’ENT de l’établissement. En plus de l’utilisation de l’ENT, un Padlet sera créé au début du parcours afin de partager certains travaux d’élèves en lien avec celui-ci, ainsi que des photos illustrant l’avancée du projet. Il servira également de « journal de bord », où chacun·e pourra consigner ses impressions et son ressenti tout au long du parcours. Ce Padlet sera accessible aux familles. De plus, les familles et les proches des élèves seront partie prenante du projet en tant que potentiel personnage du film documentaire. Les élèves seront amenés à faire des portraits documentaires, et pourront interroger, filmer leur famille pour nourrir leur travail.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce parcours CAC est en lien avec plusieurs axes du projet d’établissement du collège Victor Hugo 2024-2027. Il peut être relié à l’Axe 1 : "un projet au service de l’ambition et de la réussite” et notamment l’idée de consolidation de la maîtrise de la langue française. En effet, des ateliers d’écriture des scénarios seront organisés avec l’artiste pour faire naître les idées des élèves en lien avec les portraits / autoportraits qu’ils voudront filmer. Ce travail permettra “d’individualiser les situations d’apprentissage” (autre lien avec le projet d’établissement). En effet, l’équipe pédagogique suivra le principe de “la pédagogie de projet” en tenant compte des envies et des compétences de chaque élève. Par exemple, en début de parcours, l’équipe pédagogique donnera la possibilité aux élèves de proposer leurs idées pour le court-métrage : quelle thématique voudront-ils présenter ? Aussi, ce projet qui implique trois matières (Français, Arts Plastiques et Anglais) favorisera un travail sur les compétences transversales et permettra de décloisonner les trois disciplines pour donner davantage de sens aux apprentissages. L’équipe pédagogique développera par la suite les liens entre les trois disciplines. Ce projet s’inscrit pleinement dans l’Axe 3, intitulé « un projet au service de l’ouverture culturelle et humaine ». Il permettra aux élèves de favoriser et de diversifier leur ouverture culturelle et artistique grâce aux différentes sorties et aux interventions proposées tout au long du parcours. En effet, les différentes étapes du projet conduiront les élèves à découvrir diverses formes de cinéma documentaire ainsi que plusieurs lieux de diffusion culturelle. Elles leur offriront également l’occasion de mettre concrètement en pratique leurs apprentissages à travers la création d’une œuvre collective. Enfin, ce projet répond à la volonté de l’établissement de développer et de soutenir des initiatives artistiques et culturelles.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT de l’établissement sera utilisé comme outil de communication entre enseignant.es et élèves dans le cadre de l’interdisciplinarité du projet, mais aussi comme support de valorisation des activités et productions des élèves. Le module « Actualités » de l’ENT sera mis à contribution pour rendre compte des activités de la classe. Les élèves seront ainsi amenés à acquérir et développer des compétences liées au numérique, tant sur le plan de la maîtrise des langages et de la créativité numérique (traitement de texte, logiciels de retouche des images, de montage…) que sur celui d’un usage responsable et éclairé du numérique et d’Internet, en réfléchissant à la question du partage des données personnelles en ligne notamment. En complément, un forum pourra être créé, permettant aux membres de la communauté scolaire de réagir face aux productions des élèves.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Ce projet interdisciplinaire s’inscrit dans l’entrée du parcours littéraire et artistique du cycle 3 « Rencontrer des monstres : expérience de l’autre, expérience de soi ». Il articule les enseignements de français, d’arts plastiques et d’anglais autour de la réalisation d’un documentaire sur le thème du portrait et de l’autoportrait, amenant les élèves à interroger le regard sur soi et sur les autres. En français, le projet vise à développer les compétences d’écriture et d’expression orale. Les élèves produisent des textes variés (voix off, interviews, scripts, carnet de bord) et s’entraînent à des prises de parole préparées. Ils travaillent également la lecture et la compréhension de récits documentaires, en apprenant à distinguer faits et points de vue, ainsi que subjectivité et objectivité. Ce travail favorise l’appropriation des textes et stimule la créativité, notamment à travers la notion de « monstre », envisagée comme une manière de révéler, transformer ou interroger le réel. En arts plastiques, le projet s’inscrit dans l’axe « représentation plastique et dispositifs de présentation ». Les élèves explorent la question du portrait et de l’autoportrait, en s’interrogeant sur la ressemblance, les écarts expressifs et la transformation du réel pouvant mener à des figures monstrueuses. Ils expérimentent différents médiums, notamment la photographie et la vidéo, et découvrent le documentaire comme objet artistique. Ils développent ainsi des compétences de création, de mise en œuvre d’un projet, d’analyse de leur pratique et d’ouverture à l’altérité, tout en réfléchissant à la narration visuelle et aux statuts des images. En anglais, le projet mobilise plusieurs axes du programme : « personnes et personnages », « le quotidien » et « arts et expression des sentiments ». Les élèves seront amenés à décrire des personnages réels ou fictifs, découvrir leur environnement et à aborder la thématique du monstre à travers l’étude d’œuvres littéraires et filmiques notamment avec l’étude d’un conte Where the Wild Things Are de Maurice SENDAK puis nous visionnerons un extrait du film Where the Wild Things Are de Spike JONZE. Ils développeront ainsi leurs compétences linguistiques en compréhension et en expression, dans des situations concrètes et motivantes. Ce projet favorise ainsi une démarche collaborative et interdisciplinaire, contribuant au développement des compétences langagières, artistiques et culturelles des élèves.

Application MICACO | Date : 01/07/2026