Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Jardin-Pays : le monde de Pepinia
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean Jaurès
- Ville : MONTFERMEIL
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Ateliers Médicis
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Monsieur Ivan Altieri
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- L’association Zéra a été créée en 2023 par Alice Quillet et Waren Boyeau. Habitant.es de Rosny-sous-Bois et animé.es par l’envie d’agir concrètement et localement, iels ne se reconnaissent pas dans les espaces d’écologie existants, leurs codes et leurs pratiques. Zéra conçoit des actions capables d’élargir ces codes pour y intégrer toutes celles et ceux qui ne s’y sentent pas légitimes. Selon le rapport 2024 de Ghett’up, 70 % des jeunes interrogé.es vivant en quartier populaire disent ne pas se sentir représenté.es par le mouvement écologique. L’association s’est construite autour de ce rêve de villes où tout le monde a accès à la terre, à une alimentation de qualité et au pouvoir d’agir sur son environnement. Elle défend une écologie populaire, antiraciste, féministe et joyeuse. Zéra mêle pratique concrète et imagination. À travers l’éducation populaire, l’organisation collective et les arts visuels, l’association agit à la fois sur le réel : planter et produire des arbres fruitiers, partager et transmettre les savoir-faire agricoles ; et sur les imaginaires : se projeter, créer, se sentir légitime et s’approprier les sujets écologiques.
Instagram : @zera_rosny
- Résidence de recherche-action (2025-2027) aux Ateliers Médicis – Clichy-sous-bois, Montfermeil (93) -
Cette résidence prend la forme d’une recherche-action autour des enjeux de nature en ville et des imaginaires qui accompagnent la transformation écologique des territoires populaires. Zéra développe une réflexion sur l’héritage colonial des jardins afin d’explorer de nouveaux imaginaires de l’agriculture urbaine, dans une perspective antiraciste et décoloniale. Articulant recherche et mise en pratique, le projet a pour horizon l’ouverture du nouveau bâtiment et l’activation, avec les habitants d’un verger dans son enceinte.
- Expérimenter l’Oasis (93) -
Projet mené depuis 2 ans, dans 6 collèges de Seine-Saint-Denis. Les élèves analysent, observent et cartographient les cours nouvellement végétalisées pour se placer en tant qu’expert.es de ces lieux et proposer des améliorations ((mesures, dessins d’observation, photographie, enquête auprès des autres élèves)
- Worshop de création - Urban Farm core (93) -
En partenariat avec l’association OURSUMMIT de vêtements outdoors et de jardiniers axés sur le style et la photo : conception, fabrication et randonnée photo, en équipes mixtes de novices et expérimentés pour concevoir un look esthétique, pour des photos inspirantes, plutôt que pour la performance technique. L’intention est de questionner les représentations de notre relation à la nature cultivée et aux grands espaces en tant que jeunes urbains, en y projetant nos corps, imaginaires et références.
- MADE IN MRND – Rosny-sous-bois (93) -
En septembre 2025, Zéra a organisé une exposition à Rosny-sous-Bois, sur la parcelle municipale mise à la disposition de l’association pour y planter un verger pédagogique. L’exposition mêle histoire agricole locale, projets photographiques, témoignages d’habitant.es, ateliers de transformation alimentaire et de worldbuilding. 300 personnes ont participé aux différents temps, des publics n’ayant que peu l’occasion de se côtoyer : jeunes du quartier des Marnaudes, militant.es écologistes, seniors, enfants, La parcelle fait se recouper l’aspect patrimonial d’une pratique et le côté politique de la réappropriation de la terre et des codes de l’agriculture urbaine. Elle amène une rencontre et une réflexion précieuse de personnes qui sont parfois très opposées. C’est cette rencontre que Zéra souhaite poursuivre dans ces futurs projets.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Dans la continuité thématique des recherches et actions menés par les intervenants sur l’écologie populaire dans les quartiers, le parcours mobilisera plus précisément les aspects suivants
La pratique du jardinage et de la multiplication végétale :
- Analyse de terrain
- Préparation du sol
- Entretien (arrosage, paillage, désherbage) et aménagement de l’espace (clôtures, jardinière signalétique, assises… )
- Greffage d’arbres fruitiers, semis de plantes médicinales, bouturage de petits fruitiers
- Plantation et suivi
- Apports scientifiques tout au long des ateliers pour comprendre chaques gestes : sur le sol, le développement du végétale, la pollinisation, …
Word Building et cartographie sensible :
- Initiation à la cartographie
- Création d’une carte sensible de cours et de la pépinière
- Invention de récits d’une pépinière du multivers
- Travaille de relevé cartographique et appropriation des codes de la carte
Design de mode :
- Analyse des besoins en terme d’usage pour le jardinage en collège
- Réalisation d’un moodboard
- Création d’un look de collégien/jardinier
- Développement d’une pièce vestimentaire
Photographie et édition :
- Initiation à l'image de mode
- Shooting photo des pièces vestimentaires
- Travaille éditorial
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Dans une démarche d’écologie populaire, le projet mobilise les héritages arboricoles locaux, les savoir-faire en agriculture urbaine et les récits des habitant·es des quartiers. Il cultive l’attachement au territoire par la création d’une pépinière déployée du collège à l’espace urbain. Cet espace co-créé par une communauté d’élèves constitue un levier de transmission, d’exploration artistique, d’action culturelle collective autour du rapport à la terre et de la production alimentaire en ville.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Au cours de l’année scolaire 2025-2026, l’équipe d’action culturelle, sociale et territoriale des Ateliers Médicis a organisé la rencontre d’un groupe d’élèves éco-délégués avec l’équipe artistique de Zéra autour d’ateliers introductifs (exploration de l’imaginaire du jardin, initiation à la greffe). Cela a permis d’identifier avec l’équipe enseignante des envies communes de collaboration en lien avec le projet d’établissement autour de cette thématique de travail. Cette phase introductive a créé une adhésion de qualité à la perspective d’un projet au plus long cours.
Le projet (création d’une pépinière et explorations artistiques) a été présenté par l’équipe de direction, et voté, au mois d’avril, en conseil d’administration. Ces contours définitifs seront présentés à nouveau à la rentrée, permettant ainsi une bonne valorisation et identification au sein de l’équipe éducative.
Un temps d’échange entre l’équipe enseignante, l’équipe artistique et l’équipe de médiation sera prévu avant les vacances d’octobre après observation de la dynamique de classe (cohésion de groupe, trajectoires individuelles, difficultés particulières, besoins spécifiques, etc.) afin de proposer à la classe un processus d’ateliers adapté où chacun.e des élèves pourra s’épanouir individuellement dans le travail collectif.
Le projet s’inscrit dans un cadre durable de collaboration entre les Ateliers Médicis et l’établissement. Les équipes respectives sont donc bien en lien et cela facilitera la conduite du projet et les interfaces de discussion comme d’évaluation : co-construction, retours réguliers (élèves, équipe enseignante, équipe artistique, équipe de médiation, bilan d’étape, évaluation).
Le projet est porté par 3 enseignant.e.s référent.e.s :
- Mme Hyardin - professeure SVT
- Mme Morin Escudier - professeure de français
- Mme Heron - professeure documentaliste
- Mme D’Hont professeure de technologie, Mme Bochatey professeure de mathématique pourront également être ressources.
Le CDI et le Tiers Lieu constituent deux espaces ressources importants valorisés pendant le parcours.
Au CDI (référente : Mme Héron) :
- constitution d’une bibliographie et d’un fonds sur l'agriculture urbaine, la transition écologique et la biodiversité
- accès à 16 postes informatiques pour les recherches numériques
Ressources mobilisables au Tier Lieu
Le Tiers Lieu (référentes : Mme D’Hont et Mme Bochatey) accueillera notamment un atelier broderie pour la customisation d'accessoires de mode et la réalisation d’éléments de signalétique.
La co-construction du parcours avec l’équipe enseignante permet une bonne lisibilité et mise en cohérence des ressources internes.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- L’équipe artistique a une bonne expérience d’action culturelle et artistique en milieu scolaire - et notamment le second degré - mais n’a jamais mené de parcours CAC ou AGORA à ce jour.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les ateliers sont menés en binôme. Ils amènent les élèves à considérer le jardin comme un espace vivant de transmission, où se croisent mémoires familiales, savoirs agricoles, imaginaires du futur et expériences sensibles du territoire. Le projet articule dimensions écologiques, artistiques et sociales, entre pratiques concrètes et récits situés.
Héritages agricoles visibles / invisibles (oct-déc)
Atelier 1 (2h) écriture, imaginaire et cartographies
Cartographie du jardin et espaces verts du collège avec une ouverture vers le territoire (ressources locales, verger, ville). Production de récits spéculatifs : “Le collège/ le quartier dans un multivers écologique”. Les élèves inventent des formes narratives entre fiction et projection, en lien avec les transformations du vivant et du territoire.
Atelier 2 (2h) variétés du futur
Les élèves développent des plantes fictives / hybrides : nom, propriétés spécifiques, capacités d’adaptation face aux enjeux climatiques. La biodiversité devient un support de narration et spéculation. Les élèves mobilisent leurs souvenirs, leurs références et les récits familiaux pour les mettre en relation avec une mémoire plus collective du vivant et des pratiques de culture.
Atelier 3 (2h) Choix des variétés à greffer - Dégustation de pommes
Réflexion sur le patrimoine végétal, la transmission et les choix communs. Les élèves argumentent leurs sélections et relient ces choix à des usages, des histoires, des récits familiaux.
Toucher la terre (janv-fév)
Atelier 4 (2h) analyse et préparation du sol
Observation (texture, humidité, ensoleillement, vie biologique etc.) Comprendre le sol comme un écosystème vivant complexe et fondamental. Préparation concrète du terrain (grelinette, tracés, apports organiques) et gestion de la pépinière en hiver.
Atelier 5 (2h) imaginaire et vision : le monde de Pépinia
Comment le monde de Pépinia peut-il se traduire dans un avenir proche, se matérialiser au travers de propositions artistiques.
Greffe mais bien habillé ! (mars-avr)
Atelier 6 (2h) initiation à la greffe
Principes et techniques de greffage. Gestes et les logiques de reproduction des arbres fruitiers.
Atelier 7 (2h) mode : “Design ta tenue de jardinier”
Au sein du tiers lieu, conception d’une tenue à la fois fonctionnelle et symbolique. Les élèves interrogent les gestes du jardinage, les usages du corps dans le travail de la terre et la figure du jardinier et ses représentations, afin de les traduire dans une forme plastique.
Récits et arbres (avr- mai) :
Atelier 8 (2h) – Plantations en constellation
Mise en terre des arbres greffés. Dons de plants aux écoles primaires de secteur. Structuration de la pépinière de A à Z.
Atelier 9 (2h) – design d’exposition
Scénographie et médiation
Restitution publique 2h (juin)
Une exposition (textes, objets, cartographies) et des visites guidées assurées par les élèves pour partager leur expérience, leur compréhension du jardin et les récits associés à la pépinière.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Aux Ateliers Médicis (2h) prend la forme d’une visite du chantier et d’un parcours dans la programmation artistique. Les élèves découvrent ainsi un lieu majeur de création contemporaine implanté à proximité de leur établissement, ainsi que les transformations architecturales en cours et les enjeux culturels associés. Cette visite permet de mettre en perspective leur propre projet de pépinière en tant que démarche artistique et écologique, en montrant comment un lieu de création peut dialoguer avec des problématiques territoriales et environnementales.
Ferme agroécologique « Sauvage et cultivées » à Chelles (2h)
Les élèves y découvrent des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, fondées sur la culture biologique et les circuits courts. Ils observent les relations entre plantes cultivées et végétation spontanée, et participent à des activités concrètes telles que le semis, la récolte ou l’entretien des cultures. Cette expérience permet d’ancrer les notions abordées en atelier dans une réalité professionnelle et tangible.
Jardin école de Montreuil (3h) site emblématique de l’histoire horticole de Seine-Saint-Denis. Les élèves y découvrent un patrimoine agricole singulier, notamment les savoir-faire liés aux cultures fruitières et aux murs à pêches, ainsi que les transformations des paysages cultivés en milieu urbain. Cette visite permet d’inscrire leur projet dans une continuité historique, en reliant les pratiques contemporaines de la pépinière à une mémoire agricole locale tout en interrogeant dans une perspective politique l’enjeu de l’accès à la terre.
Muséum national d’histoire naturelle et Grande serre du Jardin des Plantes de Paris, Automne tropical - Palmiers, trésors et secrets (3h)
Cette sortie permettra aux élèves de découvrir la diversité des milieux tropicaux à travers l’observation des palmiers, plantes anciennes aux formes spectaculaires et aux usages multiples. Cette visite mettra en lumière leur rôle écologique essentiel, mais aussi leur importance dans de nombreuses cultures du monde, où ils sont associés à des savoir-faire, des récits, des pratiques alimentaires et des symboles spirituels. Alliant perspective biologiques et culturelles, cette sortie prolongera la réflexion engagée dans le projet autour des liens entre végétal, territoire et mémoire.
Ces sorties articulent découverte artistique, immersion écologique et approche patrimoniale. Elles participent à la construction d’une expérience complète pour les élèves, croisant pratiques, savoirs et ouverture culturelle, en lien direct avec le projet de pépinière.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- L’intervention de professionnelles aux profils complémentaires permet de croiser approches artistiques, écologiques et scientifiques. :
- Rania Daki (2h30) - Les enjeux écologiques du local au global à travers l’engagement de la jeunesse des quartiers populaires Jeune Ambassadrice pour le climat, elle intervient afin d’apporter une lecture territoriale et systémique des transformations environnementales. Son apport permet aux élèves de comprendre les liens entre échelles locales et dynamiques globales, notamment à travers les questions d’inégalités écologiques, d’accès aux ressources et de transformation des milieux. Elle contribue à situer le projet de pépinière dans un ensemble plus large de réflexions sur l’adaptation des territoires.
- Kenza Boumaaz (2h30) - L’alimentation du futur - quels avenirs imaginer ?
Designer culinaire, elle propose une approche sensible et prospective des pratiques alimentaires. Son intervention s’inscrit en lien direct avec les productions du jardin et les expérimentations menées par les élèves, en explorant les imaginaires de l’alimentation du futur, les formes de transformation des aliments et les récits associés aux usages du vivant.
- Khadija Barkani (2h30) La transformation urbaine : quelles places pour les mémoires et le lien social dans nos lieux de vies
Architecte au sein de l’agence Encore Heureux et habitante de Clichy-sous-bois, elle porte la permanence architecturale du chantier ouvert et culturel des Ateliers Médicis auprès des habitants. Dans une démarche de valorisation de la mémoire des quartiers populaires, elle participe à la médiation entre habitants, concepteurs et acteurs du territoire. Elle permettra aux élèves une mise en perspective de leur projet avec celui des paysagistes engagés dans la conception du jardin du futur site des Ateliers Médicis.
- Mme Hyardin - enseignante de SVT (2h30) Mieux connaître le vivant en observant la terre : approches scientifiques de la pépinière
Cette intervention propose d’aborder la terre comme un milieu vivant. À partir d’analyses menées autour de la pépinière, les élèves explorent la composition des sols, les interactions entre micro-organismes, plantes et environnement, ainsi que les conditions nécessaires au développement du vivant. Relié aux enjeux du programme de SVT, ce temps de réflexion permet d’ancrer les apprentissages scientifiques dans une approche située et concrète. Le travail autour de la terre devient ainsi un fil conducteur pour interroger les relations entre vivant, pratiques humaines, usages agricoles et transformations environnementales.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- La restitution du projet prend la forme d’un temps de partage immersif dans la pépinière et d’une exposition collective réalisée avec les élèves, qui constitue la mémoire des différentes étapes du parcours : ateliers, expérimentations, sorties et rencontres avec les intervenants. Elle rassemble des productions variées (textes, récits, cartographies, images et protocoles de culture) et permet de restituer la diversité des approches engagées autour de la pépinière. Cette restitution sera présentée publiquement lors du temps de restitution finale, en lien avec une mise en espace des travaux des élèves.
L’exposition donne à voir les objets réalisés au cours des ateliers, ainsi que les “vestes du jardinier” conçues dans le cadre du travail autour des usages et représentations du jardin. Ces pièces, à la croisée du vêtement, de l’outil et du symbole, permettront d’incarner physiquement le rôle de pépiniériste et de jardinier au sein du projet. La médiation (visite guidée) est assurée par les élèves. Ce temps fort s’adresse aux élèves, équipes pédagogiques, familles. Sous réserve de faisabilité, une visite du chantier des Ateliers Médicis avec un focus sur son verger pourra être proposée aux familles pour inscrire le projet dans la continuité du travail de recherche de Zéra mené sur le territoire.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- L’implication active des collégien·nes est intrinsèque au parcours qui repose sur une méthodologie du faire et les outils de l'éducation populaire. Le parcours donne la possibilité aux élèves d'être acteurs de la transformation de leur environnement scolaire (dans un contexte subi d'importants travaux en cours au sein de l'établissement). L’approche adoptée repose systématiquement sur une valorisation des trajectoires culturelles et familiales de chacun comme ressources clés, permettant à l’ensemble des élèves de se reconnaître dans la dynamique collective proposée et d’en être moteur.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- L’association Zéra porte une approche décoloniale, attentive aux inégalités d’accès, aux rapports de pouvoir et aux formes d’invisibilisation à l'œuvre dans les quartiers populaires. Elle défend une écologie populaire, antiraciste, féministe et joyeuse. Le projet dans sa méthodologie veille à garantir une participation équilibrée de toutes et tous : répartition de la parole, accès équitable aux tâches (y compris techniques), et vigilance face aux stéréotypes en tout genre (genre, races, classes…) La méthodologie favorise des espaces de coopération, d’expression et de valorisation des contributions de chacun·e. Les enjeux d’égalité sont abordés à travers les contenus, en lien avec l’écologie populaire : accès aux ressources (alimentation, espaces verts), justice climatique, rôle des femmes dans les pratiques agricoles et les mobilisations environnementales, notamment dans les quartiers populaires. La pépinière est un espace inclusif permettant de favoriser l’engagement, l’émancipation et la qualité du lien social entre les élèves.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La transition écologique est au cœur du projet porté par l’association Zéra et constitue un axe structurant du parcours proposé. Implantée en Seine-Saint-Denis, l’association développe une approche d’écologie populaire qui vise à replacer les quartiers populaires au centre des enjeux environnementaux en tenant compte des inégalités territoriales (moindre accès aux espaces verts, exposition accrue aux pollutions, etc.). Zéra interroge l’histoire agricole du territoire et propose de repenser la place du végétal en ville, en mobilisant l’arbre fruitier comme symbole de résilience, d’abondance et de transmission. Le parcours s’appuie sur des actions concrètes : création et entretien d’une pépinière, ateliers de plantation, sensibilisation aux pratiques agroécologiques (sols, eau, biodiversité), et réappropriation des savoir-faire arboricoles. Ces activités favorisent des pratiques écologiques situées, accessibles et collectives.
Par ailleurs, le projet s’inscrit dans un écosystème plus large porté par les Ateliers Médicis, dont le nouveau bâtiment, en cours de construction, porte une ambition écologique forte. La rencontre avec Khadija Barkani, en charge de la permanence architecturale, ainsi que le lien avec les recherches autour du verger et du jardin des Ateliers Médicis, permettent de mettre en perspective ces enjeux à l’échelle du territoire et d’articuler pratiques artistiques, écologiques et architecturales.
Le parcours ne se limite pas à une sensibilisation, mais engage les élèves dans une expérience concrète de la transition écologique, ancrée dans leur environnement quotidien.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Le parcours met à l’honneur les héritages familiaux — savoir-faire, récits et imaginaires — dans une perspective multiculturelle. Les élèves sont invités à interroger, au sein de leur cercle familial (parents, grands-parents), les liens à la terre, aux pratiques agricoles ainsi qu’aux traditions alimentaires. Cette démarche permet de valoriser des savoirs souvent informels et peu visibles dans le cadre scolaire.
Les familles sont conviées aux moments clés du projet, en particulier à la restitution.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Pour les familles issues de l’immigration, le projet ouvre également un espace d’expression autour de l’attachement à la terre d’origine, des expériences de déracinement ou de transmission culturelle. Ces récits viennent enrichir le projet collectif et nourrir une approche située de l’écologie.Le parcours contribue ainsi à nourrir les liens de confiance entre l'établissement et les familles, tout en valorisant la diversité des expériences et des mémoires.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet d’établissement (2026-2029) étant actuellement en cours de renouvellement, le projet a été co-construit par les Ateliers Médicis en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique et de direction, dans une logique d’écoute et d’articulation avec les orientations existantes.
Il s’inscrit pleinement dans l’axe « Une réussite consolidée pour tous », en soutenant plusieurs enjeux clés : le renforcement du rapport aux apprentissages, la valorisation des productions et de l’investissement des élèves — notamment en leur permettant de devenir acteurs de leur environnement scolaire dans un contexte d’établissement en travaux —, l’accompagnement des trajectoires d’orientation à travers la découverte de vocations et de métiers encore peu visibles, ainsi que le renforcement de la relation de confiance entre les familles et l’établissement par la valorisation des héritages et savoirs-faires familiaux.
Le projet répond également à l’axe « Le vivre ensemble et les valeurs de la République ». À ce titre, il favorise la valorisation de l’engagement des élèves dans la vie de l’établissement, encourage la mutualisation des pratiques et des expériences entre les membres de la communauté éducative, et contribue à renforcer le sentiment d’appartenance et la qualité du vivre ensemble.
Le parcours s’ancre dans la vie quotidienne de l’établissement en s’appuyant sur des dynamiques existantes : mobilisation des élèves éco-délégué·es et éco-volontaires, le club science et club climat, mise en dialogue avec un projet ruches porté par l’association BEE-Api et les éco-délégué.e.s, mobilisation du Fablab comme espace de création et d’expérimentation. Le parcours constitue un projet structurant pour l’inclusion des enjeux écologiques dans le nouveau projet d’établissement.
Dans sa dimension artistique et culturelle, le parcours constitue une dynamique complémentaire à l’existant (Mme Sanogo - référente culture travaillant l’engagement par le corps) et soutient le projet d’établissement par l’engagement d’un partenaire artistique et culturel - les Ateliers Médicis - de proximité.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L'ENT servira de lien avec les élèves de la classe, les parents et responsables légaux et la communauté éducative pour suivre la progression du projet sous forme de cahier de bord et pour la valorisation du projet. L’implication du journal franco-anglais du collège - le Jaurès Time - (édition numérique et papier) permettra de valoriser l’initiative auprès de la communauté d’élèves et d'ouvrir un espace de réflexion plus large tout en mettant en lumière l’engagement des élèves impliqués.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- L’activation de la pépinière au sein du collège, envisagée dans une perspective artistique et culturelle, constitue un support pédagogique concret et transversal à partir d’une pédagogie du “faire” permettant une posture d’expérimentation active des élèves. Elle permet de développer des compétences à la fois scientifiques, langagières et citoyennes, en lien étroit avec les attendus du cycle 4. Co-construit avec l’équipe enseignante, le projet a été identifié comme particulièrement pertinent au regard des programmes de 5ᵉ, notamment en français et en sciences de la vie et de la Terre (SVT), à travers le travail de la terre, les pratiques arboricoles et la mise en récit des expériences vécues.
En français, le projet mobilise :
- L’écriture : exploiter les fonctions de l’écrit (récit, carnet de bord, fiction, description), adopter des stratégies d’écriture efficaces, structurer une pensée.
- Le langage oral : participer à des échanges, restituer une expérience, argumenter, présenter un projet.
- L’expression : développer les ressources créatives de la parole et de l’imaginaire, notamment à travers des formes narratives ou poétiques liées au vivant et au territoire.
En SVT, le projet s’inscrit dans les trois grands axes du programme :
- La planète Terre, l’environnement et l’action humaine : compréhension des sols, du climat et des conditions de culture ; identification des impacts des activités humaines ; réflexion sur les usages responsables des ressources et les pratiques écologiques.
- Le vivant et son évolution : étude du fonctionnement des végétaux (croissance, nutrition, reproduction), observation de la biodiversité et des interactions au sein d’un écosystème (pépinière, verger).
- Le corps humain et la santé : mise en lien des pratiques alimentaires, environnementales et de santé, notamment à travers une sensibilisation aux circuits du vivant et aux comportements responsables.
Au-delà de ces disciplines, le projet favorise également :
- des compétences expérimentales (observer, formuler des hypothèses, expérimenter, suivre des cultures) ;
- des compétences sociales et civiques (coopération, soin, engagement, responsabilité dans un projet collectif) ;
- des croisements interdisciplinaires : géographie (territoire et ressources) technologie (outils, aménagement), éducation au développement durable (la transition écologique en dialogue avec la justice climatique).
Application MICACO | Date : 01/07/2026