Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

TOUT COMMENCE PAR UNE QUESTION

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Rosa Luxemburg
  • Ville : AUBERVILLIERS
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : COMPAGNIE COUPES DE COLERE
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Coralie Barthélémy

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • 1) AD VITAM, le projet a été reporté à 2027. Création au CNCA (Centre National pour la Création Adaptée) à Morlaix, un lieu de référence qui propose de soutenir des recherches artistiques réalisées avec des hommes et des femmes en situation de vulnérabilité. Une première étape du projet sera en répétition en novembre 2026 puis en mars avril 2027. Un projet financé par le CNCA, le département du Finistère (en cours de production). Un projet de territoire à destination d’amateur.e.s et de personnes en situation de handicap. Une performance participative entre individuel et collectif qui mobilise la matière intime de chacun.e. Les participant.e.s sont invités à écrire ; des écrits à partir desquels je réécris un texte sur mesure. La situation est une cérémonie funéraire où chacun.e vient parler au disparu pour la dernière fois. C’est un spectacle tissé des hommages que l’on vient dire au défunt.e, ; ces dernières paroles qui œuvrent à faire tenir celles /ceux qui reste. En convoquant cet.t.e absent.e, il s’agit d’honorer la multiplicité des regards qui nous construisent et de recomposer le défunt car c’est l’incontournable condition pour une histoire à continuer. 2) MA CHAIR EST AMÈRE. Un dernier volet s’implantera en 2027 à Paris avec 15 jeunes inscrits à de l’école 42 dans le 17 e arrondissement. Ce projet documentaire s’inscrit dans une dynamique de réparation, c'est un hommage personnel, lié à son père décédé en 2019. Le film prendra la forme de portraits croisés de jeunes à partir de 17 ans et de résidents en Ehpad, autour de la question de l’autonomie : une façon de mettre en miroir ce moment charnière où l’on commence à la conquérir et celui où l’on commence à la perdre. À travers des ateliers d’écriture en collaboration avec un.e auteur.e, le même exercice est proposé à tous les participants.e.s : écrire ce qui a fait et fait le sel de leur vie. Ce projet implique des temps de résidence. Plusieurs volets ont déjà été réalisés notamment avec des personnes âgées dans deux EHPAD ainsi qu’avec 10 jeunes de l’E2C (école de la seconde chance) à Chelles, 8 jeunes mineurs isolés pris en charge par E.A.D.M.A (l’école alternative des monts d’Arrée) dans le Finistère, et en septembre 2025, 5 jeunes du 18e en partenariat avec la Maison de la Conversation. Un projet soutenu par Passeurs d’images, le festival ICE, Eté culturel 2024, le fond de dotation du 18, le FDVA 2. 3) IL EST IMPOSSIBLE DE ME MANGER est un projet itinérant, transgénérationnel et participatif. Il vise à recueillir dans différents pays d’Europe des récits intimes auprès de personnes de tous âges et milieux, à travers des ateliers d’écriture intergénérationnels. Ces ateliers invitent chacun·e à explorer les gestes minuscules, les souvenirs et sensations qui dessinent une identité. Cette matière donnera naissance en 2028/29 à un spectacle où des comédien·ne·s feront résonner ces récits au-delà de leurs territoires d’origine. Le projet entend lutter contre la déshumanisation en valorisant les détails qui nous relient. Il crée une communauté éphémère fondée sur l’écoute et le partage. En faisant dialoguer des récits issus de plusieurs rives de la Méditerranée (Grèce, Italie, Portugal) le projet contribue à construire des ponts culturels et à renforcer une citoyenneté sensible, fondée sur l’empathie, l’humanisme et la reconnaissance de l’altérité. Ce projet se veut un acte artistique de résistance poétique, une ode à la vie dans ce qu’elle a de plus ténue et de plus universel. Un projet soutenu par Label Paris Europe (en attente de réponse) et Europe Créative (en attente). 4)SIMULATION EN HÔPITAL Interventions pédagogiques en tant que patiente simulée à l’hôpital Cochin (oct. 2026 /mars 2027), à l’hôpital Raymond Poincaré (Garches) et à l’hôpital Ambroise Paré dans le cadre de formations pour étudiant·e·s infirmier·ère·s (2027).
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Paola Comis est une comédienne, metteure en scène et auteure franco-italienne. Formée à l’École du Théâtre National de Bretagne (TNB) elle cofonde avec sa promotion le collectif des lucioles avec lequel elle joue dans de nombreux spectacles entre 1993 et 2000. Elle débute la mise en scène au Centre pénitentiaire pour femmes de Rennes avec Laurent Javaloyes. En 2000, elle fonde en collaboration avec le compositeur, chanteur et auteur Américain, Theo Hakola, la Compagnie C D C avec qui elle co-met en scène son premier spectacle. En 2005, elle initie une collaboration artistique durable avec Sandrine Lanno, avec qui elle écrit et met en scène cinq spectacles et plusieurs projets avec des personnes porteuses de handicap et en prison jusqu’en 2019. En parallèle de ses propres créations, elle est également interprète dans des spectacles de N.Béasse, R.Giordano, A.Buresi, T. Rossigneux et R.Castellucci. Très investie dans les enjeux liés à l’éducation populaire et à l’inclusion, Paola Comis développe depuis plus de 15 ans un travail de création artistique avec des personnes en situation de handicap, notamment au sein du centre de réadaptation et de soins de suite de Coubert. Depuis trois ans, elle collabore régulièrement avec le personnel soignant à travers des dispositifs de simulation en hôpital. Son engagement dans le domaine éducatif est constant. Elle mène chaque année des actions culturelles en milieu scolaire, de l’école primaire au lycée. Par exemple, en collaboration avec l’Indicible Compagnie, elle dirige depuis neuf ans l’option théâtre de deux lycées en Seine-et-Marne, à Coulommiers et à Chelles. Elle a également enseigné pendant cinq ans en tant que professeure de théâtre au lycée Victor Considérant à Salins-les-Bains. En 2022-2023, elle conduit à Chelles avec toutes les classes de SEGPA du collège de l’Europe un projet d’écriture et de mise en voix intitulé « Je rêve » et en 25/26 au college Beausoleil un projet d'écriture «Je rêve en radiophonie». En tant que pédagogue, elle intervient dans plusieurs structures, dont le Studio de Formation Théâtrale - dont elle est devenue un membre référent de l’équipe pédagogique - où elle met en scène depuis 9 ans les spectacles de fin de cycle des élèves de niveau 1. Mettre la marge au centre et penser la vie et le monde à l’aune de nos vulnérabilités est un enjeu majeur de sa démarche artistique. Ce déplacement – d’un milieu à l’autre, d’un public à l’autre – est essentiel dans son travail. Quel que soit le contexte ou les personnes qu’elle accompagne, elle invite à l’écriture, à l’introspection, au questionnement. Les questions deviennent alors un outil dramaturgique à part entière, un moyen d’explorer les identités multiples qui nous composent et les contradictions qui nous traversent. L’écriture, chez elle, se conçoit comme une matière malléable, un tissage d’éléments biographiques, fictionnels et poétiques façonnés par les interprètes sur scène. Plusieurs de ses créations s’inscrivaient déjà dans cette logique : -Ces bottes sont faites pour marcher. - Question : où nagent les grands-mères? (un spectacle constitué exclusivement de questions, inspiré du Fragebogen de Max Frisch) ou - Si tu n’aimes pas ta vie range ta chambre. Le projet « Tout commence par une question », mené avec une classe de SEGPA, s’inscrit dans la continuité de son travail car il prend appui sur l’écriture et sur les personnes qu’elle rencontre : Paola Comis recueille leurs mots, les met en circulation, et crée à partir de leurs récits et de leurs expériences. Le spectacle se construit ainsi à partir d’eux et pour eux.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce projet propose un parcours d’ateliers d’écriture et de répétition en vue de créer un spectacle. Il met l’accent sur le regard que les élèves portent sur le réel, en faisant de la question un moteur central. Celle-ci permet d’explorer leurs fragilités et les différentes facettes de leur identité. L’objectif est d’aboutir à une œuvre collective hybride mêlant chorégraphie, questionnements et témoignages.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le projet sera présenté aux élèves de la classe concernée dès le début de l’année scolaire et Paola Comis interviendra dès le mois d'octobre pour faire prendre conscience aux élèves des questions soulevées par la thématique abordée dans le CAC. Tout les ateliers se feront en présence de leur professeur qui dévelopera en amont ou en aval les sujet abordés dans les différentes phases du projet. Par exemple pour l’interprétation de la danse de Rabi Jacob, ils regarderont en amont le film ; avant d'aller au musée de la Halle St Pierre leur professeur les sensibilisera au mouvement de l’art brut, ou encore pendant une semaine, chaque journée débutera par la lecture de Ni oui ni non de T. Ungerer. Approfondir et poursuivre les sujets du projet en classe est au coeur du dispositif.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Le parcours Agora que j’ai mené pour la première fois en 2025-2026, a rassemblé 32 élèves issus de deux classes : une 6e de 24 élèves et une classe ULIS de 9 élèves. Mme Branco, leur professeure, a accompagné l’ensemble du projet, tandis que Mme Lachaise, professeure documentaliste, a été impliquée à toutes les étapes, de l’écriture à sa mise en œuvre. Deux soutiens majeurs et deux rencontres. J’ai découvert un dispositif particulièrement stimulant à la fois complet et propice à de réels apprentissages pour les élèves ; ce qui m’a donné envie de renouveler l’expérience avec le collège Rosa Luxembourg. C’était par ailleurs ma première collaboration avec une classe ULIS. Je ne mesurais pas l’ampleur des troubles cognitifs et j’ai été profondément touchée par ces élèves.J’imaginais des profils proches de ceux rencontrés en SEGPA. J’ai en réalité découvert des élèves aux parcours très singuliers, parfois marqués par la souffrance ou l’isolement, et présentant des handicaps et des besoins très variés. J’ai été impressionnée par leur professeure – Mme Branco - qui devait accompagner chaque élève malgré des besoins et des pathologies très différentes ; elle fait un travail REMARQUABLE avec chacun.e d’entre elle.eux. Pour les deux classes, le projet a constitué une véritable opportunité de développer leur esprit critique et leur expression orale. Les élèves ont appris à formuler des questions, à pratiquer une écoute active et à travailler collectivement. Cette dimension collaborative a pleinement pris sens lors de la séance de réécriture. Répartis en groupes de trois ou quatre, les élèves ont été invités à élaborer un texte à partir de l’ensemble de leurs questions, en prêtant attention à la fois au sens et au rythme des phrases. Le résultat a dépassé nos attentes et s’est révélé particulièrement abouti. J’ai également le sentiment que le projet a contribué à les sensibiliser aux enjeux écologiques. Ils ont ainsi pris conscience d’une chose capitale, de pouvoir et de l’importance, à leur échelle, d’agir ! Les questions qu’ils ont formulées se sont révélées, pour la plupart, surprenantes et pertinentes abordant des dimensions à la fois intimes et sociales. En 2026/2027, je souhaite travailler avec la classe de 4e en SEGPA (des élèves avec lesquels j’ai déjà travaillé dans deux collèges à Chelles) qui ont une grande sensibilité pour créer un spectacle hybride dont iels seront aussi les auteurices avec pour objectif de renforcer encore et encore la confiance en soi.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le projet se déploie sur 9 séances de 3 heures, pour un total de 27 heures. Les ateliers alternent entre écriture, oralité, découverte d’auteur.ices, rencontres extérieures et réalisation d’un spectacle qui s’écrira à partir d’ell.eux . Chaque séance commence par un rituel du dessin : les élèves illustrent leur état intérieur du jour. Ces productions seront réunies dans un fascicule individuel remis en fin de parcours. Un temps est dédié à la découverte d’auteurs et d’artistes ayant travaillé autour du questionnement, tels que T. Ungerer, M. Duras ou M. Frisch. Les élèves lisent, écoutent et s’approprient des œuvres qui placent la question au cœur de leur démarche. L’objectif est, dans un 1er temps, de stimuler leur capacité à formuler des questions, d’élargir leur imaginaire et de développer leur esprit critique. Dans un 2eme temps il s’agit de les accompagner dans l’écriture d’un spectacle composé de leurs interrogations, de leurs témoignages et de séquences chorales dansées. • Séances 1 et 2 /en classe (2x3h) : Introduction au thème du questionnement, collecte de questions personnelles, jeux d’écriture progressif à partir de mots interrogatifs (ex « Quel, Quand, Pourquoi, Comment, Est-ce que, Qu'est-ce que ») en s’appuyant sur « Ni oui ni non » de T. Ungerer. Les élèves apprennent à formuler des questions variées et à explorer leur sens. • Séance 3 (3h) / Immersion sonore autour de l’écoute d’un épisode de Des Pieds sur Terre : « À la recherche de Tigrou, le doudou perdu ». Puis accompagnement des élèves dans l’analyse de son contenu. La dernière heure est consacrée à un temps plus introspectif et oral qui fait appel à leur témoignage : celleux qui le souhaite raconte une histoire de doudou perdu. L’idée étant d’intégrer un ou deux témoignages dans le spectacle. Cette idée est née de mon précédent (25/26) projet Agora où ce podcast faisait déjà parti du protocole pédagogique. Ce temps de retour sur soi m’avait manqué. • Séance 4 /en classe (3h): Atelier avec M. L. Caradec chorégraphe. Exercices d’échauffement puis transmission de partie chorale à danser / Par ex. elle leur apprend la danse dans Rabi Jacob. Une rencontre qui implique le corps et favorise le collectif. • Séance 5/ en classe (3h): 1h avec Paola Comis + Rencontre avec la journaliste J. Lindgaard, échange sur les métiers de l'information et les enjeux de société + temps d’écriture / Elle les guide dans la rédaction de questions liées au monde de demain. Les élèves posent leurs propres questions• Séance 6/ en classe (3h): je distribue tous les matériaux qu’iel ont écrits ; chacun.e y retravaille et propose un montage. Constitution de duo et de trio. Observation et lecture à haute voix. Début des répétitions. • Séance 7/8 - salle de spectacle (3h): Atelier 2 avec M.L. Caradec / répétition des partitions dansés + Mise en forme, écriture du spectacle • Séance 9 - salle de spectacle (3h)/ Répet (2h) puis Restitution (1h).

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • 1)- Sortie à Aubervilliers au Théâtre de la Commune pour voir un spectacle de danse de la saison 26/27 qui entrera en résonance avec notre thématique et notre travail sur le corps qui danse 2)- Sortie à Paris au musée de l’art brut (le musée de la Halle st Pierre) pour faire écho au dessin qu’iel font à chaque début de séance. 3)- Sortie à Paris au Maif social club dont la programmation est presque toujours axée sur le questionnement (par exemple actuellement « voir la mer » exploration de la mer sous toutes ses coutures). Une sortie avec un atelier pratique ou la visite de l’exposition ; à définir en fonction de leur programmation. Des propositions qui se préciseront en fonction des échanges avec l’équipe pédagogique, ainsi que des programmations culturelles de l’année.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Constitutifs du parcours, 3 temps seront dédiés à la réflexion et à l’émancipation corporelle. Ils seront conduits par Jade Lindgaard (journaliste et responsable du pôle écologie à Médiapart), Marie Laure Caradec (chorégraphe et danseuse) et Paola Comis sous forme de collecte de paroles, d’échange et d’ateliers chorégraphique. La ou les professeur.s associés au projet en seront également partie-prenante, elle.ils pourront prendre part à leur préparation. Objectifs : - oser prendre la parole sans se juger ; - réussir à formuler ses interrogations ; - partir de son expérience ; - écouter ; - nourrir l’écriture d’un spectacle. Revenons sur le contenu et le déroulé des séances 4, 5 et 8 avec les intervenantes Jade Lindgaard et Marie Laure Caradec Séance 4 (salle de spectacle) 3h : Rencontre avec la chorégraphe M. L. Caradec, danseuse et chorégraphe, et découverte de son métier. La séance se poursuit par un travail sur le chœur : la classe apprend une partition dansée et la développe. Séance 5 (au CDI) 2h +1h : Rencontre de 2h avec la journaliste J. Lindgaard, responsable du pôle écologie à Mediapart. Elle présente son métier, sa manière de préparer une interview et partage ses enquêtes, notamment sur le nucléaire, après avoir travaillé sur les injustices environnementales, les pollutions industrielles et l’écologie urbaine. L’atelier, centré sur le questionnement et les enjeux écologiques, débute par le rituel du dessin. Les élèves rédigent ensuite des questions sur les mutations à venir, en mobilisant les mots interrogatifs étudiés lors des ateliers précédents (ex. : « Dans 30 ans, l’eau en ville sera-t-elle potable ? »). Une sélection d’une vingtaine de questions est posée à J. Lindgaard. La séance prend la forme d’une agora, favorisant l’échange : tous sont réunis autour d’une table pour encourager la parole et la proximité. Séance 8 (salle de spectacle du collège) 3h : Écriture du spectacle et répétition des parties dansées, avec un approfondissement du travail engagé.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution aura lieu au sein du collège pour toutes les autres classes de l'établissement, les parents et les professeurs. Elle se déroulera à 14h juste aprèsla pause déjeuner. Un temps d'échange sur le travail rendu et un temps de retour avec leur professeur se fera après la restitution, en classe à travers un formulaire anonyme où iels auront à répondre à 3 questions ; de façon anonyme nous proposerons aux élèves de lire leurs réponses à haute voix.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves de SEGPA seront inclus et surtout considérés comme acteurs de chaque étape du parcours. Leur parole sera avant tout la matière complète du parcours, leurs réflexions, leur langue. Ils apprendront ainsi que leurs réflexions, leurs questionnements peuvent faire théâtre ; que le théâtre s'adresse à eux et parlent aussi d'eux. Ils seront également amenés à se servir d'histoires personnelles pour en faire une matière textuelle et théâtrale.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La réflexion et le questionnement des élèves sur eux-mêmes sur le monde amènera de toute évidence des réflexions sur l'égalité entre les sexes et genres. L’équipe veillera à une égale répartition des temps de paroles dans le travail des élèves. Il a également été choisi de mettre en valeur le travail de 3 femmes parmi les professionnelles sollicitées sur leprojet (Paola Comis, Marie Laure Caradec et Jade Lindgaard). C'est surtout l'inclusion scolaire au sein de l'établissement que ce parcours mettra en application par la création d'un spectacle avec les élèves dune classe de SEGPA.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • L'Éducation au Développement Durable sera tout naturellement mis en avant dans ce parcours par la réflexion sur un monde durable et souhaité valorisé par l’intervention de Jade Lindgaard, journaliste et responsablee du pôle écologie à Médiapart, réflexion poursuivie par Paola Comis à travers une sensibilisation aux eco-gestes. . La compagnie CDC applique la Charte (Shift Project) : déplacements bas carbone, costumes recyclés au maximum, décors en récupération et légers pour un transport bas carbone.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • • Les parents sont conviés à la restitution. • Quelques parents sont invités à participer aux sorties au titre d'accompagnateur. ` • Les parents sont conviés à la restitution et le jour de la restitution un exemplaire des textes écrits par les élèves leur sera remis. L'enseignant fera un bilan de l'action lors de la réunion parents/professeurs.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • • Il n'existe pas à ce jour de modalités innovantes visant à favoriser l'implication et la participation des familles. Les élèves seront incités à interpeller leurs parents notamment sur des souvenirs concernant la perte de leur doudou. Une question qui sera posé aux élèves pendant le dispositif, une façon de créer du lien entre générations et d'invoquer l'enfant de leur parent.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Les objectifs du projet sont : sensibiliser des élèves de 12 à 14 ans à l’écriture et à la création ; permettre à des classes en difficulté de découvrir de nouvelles pratiques artistiques ; impliquer des collégiens dans un projet de pratique artistique pluridisciplinaire et d’éducation culturelle ; développer la confiance en soi, l’estime de soi, la cohésion et le sentiment d’appartenance à un groupe grâce à ce projet créatif participatif et collectif ; développer au sein d’un même projet l’écriture et l’oralité ; faire prendre conscience aux élèves des ressources qu’ils ont en eux et leur donner la parole ; initier à trois formes artistiques : l’écriture, la mise en voix et la création d’un spectacle ; travailler la dimension orale de l’écrit avec la mise en voix ; apprendre à dire un texte, à l’adresser, le scander, le jouer ; créer du lien entre les élèves de la classe de 4e et favoriser leur accès à l’art et à la culture, notamment dans des structures comme les théâtres et musées ; donner à voir autrement les adolescent.es de filière SEGPA au sein de leur établissement;; faire rayonner et valoriser le travail d’élèves présentant des difficultés scolaires et faire évoluer le regard porté sur eux par la présentation d'un spectacle ouvert à tous le collège.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Nous pourrions demander à un groupe d’élèves, sur la base du volontariat en collaboration avec Claire Lachaise - documentaliste de l'établisssment avec laquelle Paola Comis à travailler sur son précedent projet - sur un temps dédié 1x par semaine de tenir un carnet de bord à partager sur le site du collège. Une sorte de compte rendu du projet, avec des extraits des textes écrit durant l'atelier, des photos, des desssins, et leur ressentis ...en y incluant toutes leurs propositions. Carnet de bord qui serait ensuite diffusé largement à l’ensemble de la communauté éducative, des élèves et des parents d’élèves.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • en maitrise de la langue : travail sur l'oral, la production d'écrit dans le cadre d'un projet permet de donner du sens et de développer les compétences attendues en fin de 3ème pour les oraux de CFG et DNB en citoyenneté : apprendre à s'écouter, à travailler avec les autres et valoriser la place des femmes dans les différentes activités proposées en développant l'estime de soi pour une meilleure réussite globale en présentant un spectacle, modifier le regard porté sur les élèves de Segpa

Application MICACO | Date : 01/07/2026