Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Du langage du cœur au langage du corps

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean-Baptiste Clément
  • Ville : DUGNY
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : EPPGHV
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Paloma Troianovski

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Solen Athanassopoulos, artiste pluridisciplinaire, chorégraphe, danseuse hip-hop et artiste visuelle, explore l’intersection entre la danse et différentes formes d’art. En 2020, elle fonde la compagnie de danse Moakosso, mettant en avant son freestyle et la synergie entre diverses disciplines artistiques. Inspirée par ses racines françaises, grecques et congolaises, ainsi que par ses voyages en Grèce et au Congo, elle y puise une profonde inspiration et guérison. Ses projets explorent respectivement la quête de liberté à travers la danse et l’impact de nos racines ancestrales sur nos mouvements premiers. À travers des collaborations multidisciplinaires et des actions culturelles, elle crée des œuvres immersives et engageantes. KnowNess, l’histoire d’un ancêtre est une pièce chorégraphique pour quatre interprètes qu’elle développe actuellement et qui sera programmée à La Villette lors de STEP 1 en novembre 2026. Solen est aussi accompagnée par le programme de résidence IADU (Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines) de La Villette. La pièce interroge la manière dont nos origines façonnent le mouvement et comment le corps transforme, déplace et réécrit dont il hérite. Elle s'ancre dans une exploration intime des thèmes de la mémoire, de l'identité et de la transmission. La singularité de cette création réside dans sa méthode : chaque interprète écrit une lettre adressée à un ancêtre, réel ou symbolique, qui devient le socle dramaturgique de l'écriture chorégraphique. Ce récit initial oriente progressivement les qualités de mouvement, les rythmes et les relations entre les corps, jusqu'à s'inscrire pleinement dans la danse. « La France, ma terre de naissance, c’est ici que tout commence. Au fil de mes réflexions et discussions, je me suis rendue compte que de nombreuses personnes partagent un sentiment profond de déracinement lié à leurs origines. Révélant mes traumatismes inconscients, la danse est le moyen par lequel je démêle mon histoire et explore celles de mes ancêtres. En rassemblant des gens différents entre eux pour qu’ils arrivent à communier, mon intention est de créer un espace où ces histoires peuvent être partagées et comprises, tout en honorant la riche tradition du hip-hop en France. » Ce projet s’inscrit dans une recherche autour du freestyle : une clé pour déverrouiller notre mémoire ancestrale. Lien vers le site de la Compagnie Moakosso : https://moakosso.com/projet-danse/knowness/ Lien vers le site IADU : https://www.iadu.fr/artistes-iadu/solen-athanassopoulos/ Lien vers le compte Instagram de Solen : https://www.instagram.com/so.athana/
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • L’intervenante reprendra avec les élèves son processus de travail pour la création KnowNess, l’histoire d’un ancêtre : elle les fera d'abord passer par l’écriture avant de les amener vers le mouvement. L’idée est de leur faire expérimenter l’écriture spontanée avant d'explorer différents exercices de corps visant à se connaître soi-même et sa manière d’appréhender le mouvement. Il s’agit de valoriser les singularités de chacun.e afin de faire groupe. Les élèves seront invité.e.s à écrire une lettre adressée à un.e ancêtre — réel.le ou symbolique. À partir de ce récit intime, un travail d'exploration s'engage : comprendre d'où l'on a écrit, prendre conscience de ce que ce récit révèle de soi et observer comment il influence le corps de manière inconsciente. L'écriture textuelle devient alors le point de départ d'une écriture chorégraphique : le texte infuse le mouvement, oriente les qualités corporelles et les rythmes. La musique étant un élément central du travail de Solen, elle souhaite faire intervenir un musicien (Alv20) afin d'accompagner la mise en voix de ces lettres : les mots sont travaillés, portés, habités, pour faire résonner le récit de chaque élève. Une exploration sensible du mouvement sera permise grâce au Freestyle et au travail du sol que Solen convoque dans sa création : le rapport à la pesanteur, le contact avec la terre, la transition entre les niveaux — une approche qui enrichit et élargit le vocabulaire corporel des élèves. La phase de création chorégraphique s’appuiera sur l'ensemble de la matière accumulée — récits, voix, qualités de mouvement — pour construire une pièce collective. Se pose alors une question essentielle : comment se connecter les un.e.s aux autres ? Comment faire dialoguer des récits singuliers pour faire émerger un propos commun ? Les élèves explorent la manière dont leurs histoires individuelles entrent en résonance, se répondent et se superposent — construisant une pièce qui est à la fois le reflet de chaque individualité et d'une parole partagée.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • A travers la danse et l’écriture, les élèves exploreront la thématique de l’héritage et son impact sur l’identité de chacun.e. Ce parcours leur permettra de s’affirmer en approfondissant la construction de leur personnalité et en ouvrant leur horizon sur diverses pratiques du hip-hop. Le mélange de danse et d’écriture a pour objectif de leur permettre d’exprimer leurs singularités de différentes manières (à l’écrit, à l’oral et par la danse).

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le projet s’articule autour des propositions de Solen Athanassopoulos et du collège avec la médiation de La Villette. L’objectif est d’exploiter la richesse des propositions de l’artiste ainsi que sa vision artistique en faveur du besoin des élèves. Un travail est fait en parallèle dans l’établissement afin de sensibiliser les équipes pédagogiques au projet. De là, sont organisés des temps d’échange relatifs à l’organisation des interventions de Solen ou des membres de la communauté éducative. Ces temps d'échange alimenteront les interventions de l'intervenante afin de les enrichir et d’accompagner au mieux les élèves dans leur démarche d’écriture et de recherche. Un travail de fond sur le mouvement sera mené en amont en cours d’EPS (section sportive) dès le mois de septembre. Celui-ci sera soutenu par des interventions ponctuelles du professeur de français. Elles s’axeront principalement sur les différentes formes et fonctions de la transmission. Les élèves étudieront différents récits choisis en amont. Ces temps permettront d’enrichir le travail d’écriture : ils donneront aux élèves des clés pour rendre compte de leur expérience de manière authentique et accrocher le lecteur en donnant un poids émotionnel à leur texte. Ce travail nous permettra d’alimenter l’exploration des élèves. En travaillant sur la compréhension de chaque texte, ils et elles auront les moyens de s’expérimenter dans des formes d’interprétations avant de pouvoir répéter l’exercice avec leur propre texte. De son côté, les activités proposées par La Villette (sorties, temps de rencontre, débats...) permettront à chaque acteur extérieur du projet, dont Solen, de se présenter et d’échanger avec les élèves. Le spectacle de Solen sera considéré comme le point de départ du projet. L'analyse de sa démarche artistique permettra d’établir des axes de réflexion et une méthodologie de travail que les élèves pourront s’approprier. A partir de ces éléments, des compétences fondamentales seront développées chez chacun.e : celles liées à l’écriture et à la lecture mais également d’autres relatives à la connaissance de soi ou à la construction d'un projet sur le long terme. En parallèle, une riche éducation artistique et culturelle emprunte du regard et de la démarche artistique de Solen sera assurée. Durant les ateliers, nous proposons que chaque élève puisse vivre des temps de travail individuels et collectifs. L’alternance de ces deux phases permet deux choses : d’une part, que l’élève détache sa danse du regard extérieur pour la développer et en conserver son intimité. D’autre part, qu’il ou elle bénéficie d’un support de régulation qui permette d’affiner sa proposition. Sans pour autant vouloir la rendre conforme aux attentes des autres, il s'agira de rendre son intention et sa danse plus lisibles.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Il s’agit du premier parcours CAC déposé avec l’artiste Solen Athanassopoulos. Cela fait déjà plusieurs années que Solen réalise des actions d’EAC avec La Villette et souhaite participer à un projet CAC.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les ateliers débuteront après le spectacle de Solen à La Villette prévu en novembre 2026 lors du plateau STEP 1. Ils seront répartis entre novembre 2026 et mars 2027 sous forme d’ateliers de 2 heures. Cette organisation permet de travailler sur un temps long entre l’écriture des lettres (début de parcours) et la restitution. Deux autres membres de la compagnie Moakosso interviendront dans le parcours pour enrichir les propositions : Yanso les fera travailler sur le rapport au sol et Alv20 intègrera la musique pour l’ouverture et la lecture des lettres. Rencontre (2h) - novembre : rencontre avec la chorégraphe Solen Athanassopoulos pour qu’elle partage avec les élèves sa démarche artistique et l'univers de son spectacle. Cette rencontre sera aussi l’occasion de faire part de son parcours personnel : de la danse au lycée jusqu'à la création de la Compagnie Moakosso — un chemin concret et inspirant qui ancre d'emblée le projet dans une réalité vécue. Atelier écriture (2h) - décembre : écriture des lettres à un.e ancêtre (réel.le ou imaginaire) Ateliers danse avec Solen (4h) - décembre/janvier : exercices autour du mouvement, travail de Freestyle permettant la connaissance de soi. Atelier danse avec Yanso (2h) - décembre/janvier : exploration sensible du mouvement travaillé à la fois debout et au sol (rapport à la pesanteur, contact avec la terre, la transition entre les niveaux). Ouverture des lettres et mise en musique (4h) - février : le musicien Alv20 intervient pour accompagner la mise en voix de ces lettres : les mots sont travaillés, portés, habités, pour faire résonner le récit de chaque élève. Le musicien revient pour un atelier de création sonore : guidés par ses outils de beatmaking et de travail vocal, les élèves participent à la composition de tout ou partie de la bande son de leur spectacle. Création chorégraphique (6h) - février/mars : écriture chorégraphique portée par la musique et les lettres des élèves. La chorégraphie créée lors de ces séances sera présentée lors de la restitution du parcours. Restitution (2h) - mars puis juin : les élèves présenteront à La Villette puis au collège le show final, une création aboutie née de leur propre histoire et incarnée dans le corps, la voix et le son.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les élèves assisteront à 5 spectacles à La Villette choisis pour leur lien avec les thématiques traitées durant le parcours : l’identité, l’héritage et le déploiement des singularités au travers d’un travail chorégraphique. En novembre, les élèves iront voir STEP 1, un plateau hip-hop dans lequel deux chorégraphes présentent leur création sur le thème des origines : Dafne Bianchi et Solen Athanassopoulos. La première, originaire d’Italie, danse l’exil, l’amour et l’héritage. La seconde, originaire de Grèce et du Congo, interroge la mémoire ancestrale et la puissance du Freestyle. En décembre, aura lieu le spectacle de cirque Ten thousand Hours de Gravity and Other Myths. Au gré de centaines de sauts, portés et défis acrobatiques, elles et ils délivrent une lettre d’amour à leur corps et invitent avec malice le public à assister à leur recherche permanente de maîtrise et de perfection. Ce moment époustouflant célèbre à la fois le dépassement de soi, l’esprit de groupe, le jeu et l’amitié. En janvier, les élèves assisteront au Plateau House. La création d’Anaïs Mpanda et Sarah Bidaw raconte deux histoires intimes qui se croisent. Elle traite d’incertitudes, de défis et de dépassement de soi. Celle de Didier Firmin rassemble 4 danseur.euse.s qui partagent une quête d’identité à travers la danse : chacun.e déploie, dans l’instant et au rythme de la musique, un style façonné par ses origines et ses épreuves de vie. En mars, les élèves iront voir le Golden Stage. Pour l’édition 2027, il mettra à l’honneur le Collectif Units et la chorégraphe Carmel Loanga. Units est un collectif de 7 femmes qui bousculent les lignes et que la passion et la détermination a rassemblé. Ensemble, elles explorent la puissance de la sororité pour redonner de la visibilité aux femmes artistes sur la scène hip-hop. Carmel Loanga, elle, présentera une nouvelle création entre poésie et énergie pour aborder les thèmes de l'exil, de la mémoire et de la transmission. En mai, les sorties spectacles se termineront avec Cycles de Boy Blue. Cette compagnie anglaise célèbre le hip-hop à l’état pur : les 9 danseurs et danseuses se meuvent en collectif en symbiose avec la musique, dans un mouvement qui semble infini.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les élèves participeront à des temps d’échanges, de réflexion et d’observation au cours du projet qui leur permettront de découvrir autrement leur pratique artistique. Ainsi, au début de l’année, un temps de présentation auprès des élèves et des parents par l'équipe EAC de La Villette sera organisé afin d’expliquer les tenants et aboutissants du projet. Solen Athanassopoulos, au cours d’une première rencontre avec les élèves, prendra un temps pour se présenter, parler de son parcours, de la création de sa compagnie et du processus artistique de son spectacle. Elle échangera avec les élèves sur les thématiques qui traversent ses projets : l’héritage, la mémoire ancestrale, son effet sur le corps, sur sa danse. Des visites de coulisses et accès aux répétitions sont prévues avant les spectacles de Gravity and Other Myths et du Golden Stage afin que les élèves découvrent les répétions de deux disciplines différentes avec un même objectif : le collectif et le dépassement de soi. Un temps d’échanges avec les artistes est également prévu lors du bord plateau qui fera suite au spectacle de Gravity and Other Myths. Après chaque spectacle, le professeur mettra en place des “ateliers du lendemain” sur les heures de section hip-hop. L’équipe EAC se déplacera sur les premières sessions avec du matériel pédagogique à l’appui. Ces ateliers permettront aux élèves de s’exprimer sur le spectacle et de l’interroger. Chaque spectacle étant en lien avec la transmission, l’héritage culturel, la recherche du geste et le collectif, l’ensemble permettra à la classe de cheminer tout au long de l’année sur ces sujets. Enfin, pour terminer le parcours par un moment festif, le collège accueillera un Pop-Up (intervention impromptue) en mai ou en juin. Cet événement sera proposé par La Villette afin de faire rayonner le parcours dans l’ensemble de l’établissement. Le Pop-Up consistera en trois performances d’artistes de 5 minutes dans différentes classes durant une heure de cours puis une performance de 10 minutes durant la récréation. Ce sera l’occasion pour les élèves d’assister à un moment artistique faisant irruption dans leur quotidien et d’échanger de manière privilégiée avec des artistes. Les artistes qui réaliseront le Pop-Up seront ceux d’une compagnie que les élèves auront vue en spectacle au cours de l’année.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Lors des ateliers avec Solen Athanassopoulos et sa compagnie, les élèves prépareront une création artistique autour de la danse et de l’écriture. Cette création sera présentée à deux occasions : la première à La Villette en mars afin de célébrer l'aboutissement du parcours et de pouvoir performer dans un espace dédié aux cultures urbaines (Freestyle Villette). La seconde au collège lors du spectacle de fin d’année où sont conviés élèves, familles, équipes éducatives et partenaires extérieurs. Les élèves auront ainsi la possibilité de présenter dans différents contextes le travail de recherche mené tout au long de l’année. Les volontaires auront l'opportunité de dire sur scène leur texte et de réaliser un enchaînement en solo préparé en amont. L’ensemble des textes auront été lus et enregistrés par les élèves lors des ateliers avec le musicien. Ces enregistrements représenteront la base de la bande sonore du spectacle. Elle sera ensuite partagée avec les élèves et leurs familles pour qu’ils et elles gardent une trace audio du projet. Enfin, ce parcours fera l’objet d’une restitution matérielle grâce à la constitution d’un recueil des textes écrits par les élèves lors des ateliers d'écriture. Chaque élève pourra repartir avec un recueil afin de garder un souvenir écrit.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • A l’image de la création chorégraphique de Solen Athanassopoulos, les ateliers débuteront avec l’écriture de lettres par l’ensemble des élèves. Dès les premiers temps, ces derniers sont ainsi amenés à participer activement au processus artistique. Leurs lettres serviront de base au travail chorégraphique. C'est pourquoi le projet est participatif et inclusif par essence. Il s’agit ensuite de faire ressortir l’identité et la personnalité de chacun.e dans sa manière de réaliser les mouvements. Les exercices pensés par Solen visent à mettre à l’honneur les singularités. Les propositions de l’intervenante seront érigées comme des ressources pour l’exploration et le travail de l’élève. Ainsi, nous envisageons pour chaque élève un travail individuel et personnel dans ses productions écrites autant que dansées. De ce fait, il sera nécessaire pour chaque élève de s’approprier ces ressources afin de s’essayer, s'évaluer et de faire les choix correspondant à la nature de son projet artistique individuel.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Nous souhaitons mettre en avant différents regards sur la culture artistique. Ce projet vise à valoriser les singularités de chacun et chacune, quel que soit son genre. Dans notre société, la performance n’a malheureusement pas la même valeur ni la même visibilité selon le genre de l’individu. Dans les classes, nombre d’élèves tendent à dénaturer la valeur de la performance réalisée, voire à la nier en fonction du genre. Ces injonctions genrées pèsent fortement sur les élèves qui tentent constamment de rentrer dans un seul et même moule plutôt que de revendiquer leurs différences et ce, même au sein d’une section Danse majoritairement féminine. Ce projet est pour nous un levier nécessaire à la redéfinition de la notion d’identité et des injonctions qui l’entourent. Il s’agit pour les élèves de trouver la place qui leur convient sans que la question du genre n’interfère. Du côté des spectacles, il est important pour nous de proposer aux élèves des performances d’hommes et de femmes aux identités plurielles. Quant au thème de l’héritage, les élèves pourront aborder en classe la notion d’invisibilisation des femmes et donc étudier l’histoire au prisme du genre. Ils et elles pourront notamment étudier des récits de femmes marquantes. Ainsi, nous envisageons la mise en place d’activités de lecture et d’interprétation de textes que nous sélectionnerons en amont avec les différents acteurs du projet. Elles auront pour but d’identifier les éléments forts du texte pour en interpréter l’intention ou les émotions de l’autrice. La difficulté pour nos élèves se trouvant dans l'exploitation de leur sensibilité pour exprimer une intention, nous pensons que l’interprétation d’un texte leur sera particulièrement bénéfique. Ces nouvelles compétences acquises aideront ainsi nos élèves non seulement dans leur travail d’écriture mais également dans l’expression de leur danse.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La présidence-direction générale de La Villette a engagé à la fin 2020, une réflexion stratégique sur la responsabilité sociétale de son organisation (RSO). Cette notion RSO recouvre les impacts environnementaux, sociaux et économiques de l’activité de l’établissement, qui sont des préoccupations de longue date du site. En 2022, en signant la charte des refuges LPO, La Villette s’est engagée auprès de la Ligue pour la Protection des Oiseaux dans une démarche de valorisation et d’amélioration de son patrimoine naturel et de sensibilisation de son public afin de donner à chacun les moyens d’agir concrètement pour la biodiversité.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles sont conviées à participer à une réunion en début d’année afin qu’elles soient informées de la nature et de l’objectif du parcours. Il est important qu’elles puissent avoir le niveau d'informations nécessaire pour s’investir auprès de leurs enfants, surtout si leurs enfants viennent de rejoindre la section. Mieux elles connaissent le projet, plus elles seront enclines à les autoriser à participer aux sorties, qui auront majoritairement lieu le soir. Ainsi, dès le début de l’année, les familles auront accès à toutes les dates et tous les horaires des sorties ainsi qu’aux dates des deux restitutions. Cela permettra de leur laisser le temps de s’organiser si jamais elles souhaitent accompagner les élèves.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Dans le rôle d’aide, les parents pourront être sollicités pour accompagner les sorties pédagogiques et prendre ainsi part à une partie du projet. Ils seront activement impliqués dans le spectacle de fin d’année en tant que spectateur.ice.s ou en participant à l’organisation. Enfin, nous voulons relier notre projet à la scolarité des élèves de 6ème et 5ème, qui manquent souvent d’autonomie et ont du mal à se responsabiliser. Face aux exigences du collège, nous souhaitons les aider à développer une motivation plus personnelle. Cela sera possible grâce à l’implication des familles qui, étant informées des tenants et aboutissants du projet, laisseront davantage leurs enfants s’émanciper.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Axe 1 : développer les actions qui favorisent la persévérance des élèves et l’ambition scolaire (...) en se recentrant sur les besoins des élèves. Il est mention dans l’analyse des caractéristiques des élèves de nombreuses difficultés en compréhension écrite et en expression orale. Le travail d’écriture inhérent à ce projet serait un levier favorable au développement de compétences spécifiques à ces besoins. En effet, la rédaction à partir d’une réflexion individuelle demande à l’élève d’être en mesure de choisir et d’articuler les mots afin qu'elle soit intelligible pour son public. Le collège souhaite favoriser cet effort de la part des élèves en prenant appui sur la danse, qui est l’un de leurs centres d’intérêts, afin de faciliter sa mise en action. Axe 3 : Développer l’ouverture sur les autres et sur le monde et offrir à tous un parcours culturel et artistique. L’objectif de ce projet est de renforcer l’éducation artistique de nos élèves dans un environnement où la culture sportive et notamment d’opposition (“battles”) est relativement forte. Ainsi, nous estimons que ce projet est un levier favorable à l’éducation sensible de nos élèves et à leur développement artistique. L’exploration corporelle via le hip-hop et le travail d’écriture sont ici envisagés comme des opportunités permettant une ouverture sur le monde artistique à travers la création et l’interprétation. Par conséquent, nous envisageons la présence de Solen Athanassopoulos et le partenariat avec La Villette comme des facteurs enrichissants et incontournables de ce projet. En effet, l’exploration et l’enrichissement de la motricité dansée des élèves ainsi que les expériences culturelles vécues au travers des différents spectacles proposés, sont des éléments nécessaires au développement de nouveaux savoirs et compétences.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • 1- Mise en place de capsule vidéo sur Pronote. Un ensemble de capsules vidéo sera progressivement publié sur l’ENT Pronote pour nos élèves. Ils et elles trouveront dans ces capsules des routines sur différents styles (hip-hop, house, locking, popping). Celles-ci leurs permettront de découvrir et d’acquérir des éléments fondamentaux qui leur serviront de socle pour l’exploration et l’enrichissement de leur propre danse. Ces capsules, une fois publiées, seront libres d’accès et permettront aux élèves d’approfondir le travail réalisé sur les heures de projet. 2- Utilisation des réseaux sociaux. Des vidéos de comptes liés à la culture hip-hop seront partagées sur la page Instagram de l’association sportive de l’établissement afin d’en donner accès aux élèves. Ces vidéos pourront reprendre des passages de danseurs en battle, cypher ou encore en représentation mais aussi des exercices de routine ou d’exploration que les élèves pourront visionner en autonomie. L’objectif est de fournir en amont aux élèves des pistes d’exploration. Cela permettra de faciliter le travail de recherche des élèves avec des éléments que chacun.e pourra reproduire, approfondir ou dépasser. 3- L’ENT comme outil de suivi. Mis en ligne régulièrement par l’élève, son travail d’écriture pourra être suivi et accompagné afin de l'aider à le développer au maximum. Des documents ressources en corrélation avec la progression du travail d’analyse et d’écriture des élèves seront progressivement mis en ligne. Ces outils auront pour but d’alimenter le travail de recherche et de création de chacun.e ainsi que l’interprétation de son récit individuel.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • EPS : la discipline s’ancre dans ce projet par la recherche d’ouverture culturelle et notamment de la culture artistique (danse hip-hop). Ce projet est également pour elle une ressource dans l’exploitation et le développement de la motricité de nos élèves. Il est donc une opportunité pour la discipline de développer les compétences des élèves tout en favorisant une construction nouvelle et plus positive de l’image de soi. Français : la discipline s’ancre dans ce projet car il participe au développement des compétences relatives à l’expression écrite et orale. Il est le support d’une compréhension écrite et orale plus intelligible, favorisant également une meilleure exploitation des compétences inhérentes aux consignes données.

Application MICACO | Date : 01/07/2026