Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

L’amour à l’ère des réseaux sociaux

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean Jaurès
  • Ville : MONTREUIL
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Compagnie Soplo
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Inès Pigoullié

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Inès Pigoullié est comédienne et metteuse en scène de la Compagnie émergente Soplo (93). Après une première expérience en tant que professeur de culture générale et de prise de parole en public à l’université et au lycée, elle se forme au théâtre à l’École Auvray Nauroy. Elle travaille comme comédienne auprès de Stéphane Russel et Wilfried Richard et assistante à la mise en scène auprès de Lucie Rebéré (Dernière Frontière) et Lena Paugam (Un Lieu Public, L’Irréparable), avant de fonder la compagnie Soplo. La compagnie Soplo développe un travail à la croisée de la création artistique et de l’engagement citoyen, avec une attention particulière portée aux écritures contemporaines, notamment féminines, et à l’exploration des liens entre langage, corps, intimité et enjeux sociétaux. Sa première création, Lueur(s), mise en scène du texte Ravissement de Lucy Kirkwood, prend la forme d’une enquête reconstituant l’histoire d’un jeune couple. Le spectacle interroge notamment l’influence des réseaux sociaux, les dérives informationnelles, ainsi que les enjeux climatiques et démocratiques. Il a été joué 12 fois en 2025 (Conservatoire Joséphine Baker et Théâtre La Flèche à Paris) et sera repris en 2027 au temps fort ICI ET MAINTENANT dédié à la création d’aujourd’hui (maquettes, avant-premières et créations) et associant le TDI, CAP Étoile, les bibliothèques de Montreuil et les théâtres municipaux, ainsi qu’au Centre culturel Nelson Mandela à Pantin. Parallèlement à son travail de création, Inès Pigoullié mène de nombreuses actions de transmission auprès de publics variés. Elle intervient régulièrement en milieu scolaire à travers des ateliers de pratique théâtrale et de théâtre-forum, avec plus de 30 ateliers menés entre 2023 et 2026 en collèges et lycées de la région parisienne. En 2025, elle obtient la bourse « Création en Cours » des Ateliers Médicis, grâce à laquelle elle réalise le projet En quête. Mêlant fiction, enquête et jeu, ce projet propose à un groupe de jeunes de créer une pièce de théâtre sous forme d’enquête, et dont ils sont les principaux protagonistes. L’objectif est de développer leur esprit critique tout en laissant une large place à l’imaginaire et au plaisir du jeu. La compagnie anime également une série d’ateliers autour du complotisme et du spectacle Lueur(s), les sensibilisant notamment à la fabrication de la désinformation et du complotisme. Lien site internet de la compagnie : https://www.compagniesoplo.fr
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Intervenant déjà auprès des élèves de 4ème du Collège Jean Jaurès en 2025/2026, Inès Pigoullié souhaite développer ce partenariat à travers la mise en place d’ateliers en lien étroit avec son travail artistique. Le programme « l’amour à l’ère des réseaux sociaux » proposé s’inscrit en lien étroit avec le spectacle Lueur(s), dont il prolonge et approfondit les enjeux auprès des élèves de 4ème. La pièce (Ravissement de Lucy Kirkwood) suit un jeune couple, dès leur première rencontre. Très rapidement, ils deviennent tous deux influenceurs et interviennent sur des questions politiques telles que la dénonciation des dérives de la démocratie dans nos sociétés contemporaines ou le manque d’intervention des gouvernements face au réchauffement climatique. Leur engagement public vient transformer leur dynamique de couple. À partir de cette matière, le projet pédagogique interroge la question : comment aimer aujourd’hui dans un monde traversé par des crises écologiques, politiques et numériques ? L’amour y est abordé comme une expérience à la fois intime et profondément influencée par un contexte global, en écho direct avec le parcours des personnages de Lueur(s). Les matériaux utilisés s’inscrivent directement dans la démarche de création de Lueur(s). Des extraits de Ravissement de Lucy Kirkwood serviront de base dramaturgique, tandis que l’écriture de plateau et les improvisations favoriseront une création collective à partir des expériences et des imaginaires des élèves. En écho au spectacle, les élèves réaliseront des capsules vidéo pour une chaîne YouTube fictive d’influenceurs. Un travail de collecte de témoignages sous forme de micro-trottoirs et d’audios viendra enrichir la dimension documentaire du projet. Le programme articulera pratique artistique, expression personnelle et réflexion critique.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le parcours « L’amour à l’ère des réseaux sociaux » interroge les formes contemporaines de l’amour dans un contexte marqué par les crises écologiques, politiques et numériques, en considérant l’amour comme une expérience à la fois intime et politique. À travers la pratique d’improvisation et d’écriture de plateau, la réalisation de capsules vidéo, la collecte de témoignages audio, le parcours interroge l’impact des crises actuelles sur les dynamiques amoureuses.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Inès Pigoullié a déjà mené des ateliers au collège Jean Jaurès de Montreuil avec une classe de 4e de Louise-Marie Mollard via un dispositif financé par la Ville de Montreuil. L’équipe pédagogique du collège a souhaité renouveler cette collaboration pour le CAC « L’amour à l’ère des réseaux sociaux ». Le programme de ces ateliers a été co-construit avec deux enseignantes – Louise-Marie Mollard, professeure agrégée de lettres classiques et Carine Cardan Levillain, professeure d’histoire-géographie du collège Jean Jaurès – ainsi qu’avec Emmanuelle Rodriguez, professeure documentaliste du collège. Elles ont toutes trois apporté des références, des idées et des propositions d’interventions, permettant d’ancrer les propositions dans les programmes scolaires et dans les objectifs pédagogiques d’une classe de 4e. Cette co-construction a été essentielle dans la richesse du travail mené : elle a permis d’articuler nos interventions artistiques avec les contenus disciplinaires, les ressources documentaires et les projets déjà existants dans l’établissement, notamment autour de la webradio du collège, que nous accompagnons régulièrement avec l’équipe, et d’inscrire les ateliers dans une continuité pédagogique partagée. Ce projet s’inscrit par ailleurs dans deux axes transversaux majeurs du collège, en lien étroit avec les enseignements d’Histoire–EMC et l’EVARS. Il s’inscrit ainsi dans le cadre de l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité, en travaillant avec les élèves sur leurs représentations et leurs ressentis des relations affectives à l’ère des réseaux sociaux : clichés, normes de genre, question du consentement, respect dans les interactions en ligne et prévention des violences. Les élèves sont amenés à interroger leurs propres usages numériques et à développer une réflexion citoyenne autour de l’égalité, du respect et des comportements dans les espaces numériques. Le projet est également fortement ancré dans l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI), notamment à travers les notions de « s’informer, informer, déformer ». Les ateliers permettent aux élèves d’analyser des contenus issus des réseaux sociaux, de repérer les mécanismes de construction de l’information, les stéréotypes et les fake news, et de développer leur esprit critique face aux médias numériques. Cette double entrée, à la croisée de l’EMC et de l’EMI, donne au projet une dimension à la fois artistique, pédagogique et citoyenne, pleinement intégrée aux enjeux du collège.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Elle n'a jamais mené de parcours CAC. Elle a mené des ateliers de médiation en lien avec son premier spectacle LUEUR(S) ou avec d’autres spectacles sur lesquels elle a travaillé au sein des collèges Jean Jaurès (Montreuil), collège Charles Péguy (75011), collège Edouard Pailleron (75011), collège Jules Vallès (Vitry-sur-Seine).

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Nous prévoyons, comme lors des précédents ateliers, 5 séquences de travail réparties entre janvier et mai 2027, pour un total de 20 heures d’intervention, dont le calendrier précis sera fixé en lien avec l’équipe pédagogique. • Séquence 1 (4h) – Amour et réseaux sociaux : Retour sur le spectacle Lueur(s) auquel auront assisté les élèves en janvier 2027, puis improvisations autour de la rencontre amoureuse et de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Exercices de cohésion, de présence et d’écoute, et premiers échanges autour des représentations de l’amour. Références mobilisées : poésie et slam (Valérie Rouzeau, Abd Al Malik), théâtre (Cyrano de Bergerac de Rostand ), et travail en lien avec l’EVARS sur les représentations des relations affectives et les clichés sur les réseaux sociaux. / En présence de Louise-Marie Mollard. • Séquence 2 (4h) – Construire l’opinion : : travail autour de la circulation de l’information et du rôle des médias dans la construction des opinions dans les sociétés démocratiques. A travers des improvisations, des extraits de Ravissement de Lucy Kirkwood, l’analyse d’exemples historiques comme l’Affaire Dreyfus, les élèves questionnent la frontière entre information et désinformation. / En présence de Carine Cardan Levillan • Séquence 3 (2h) – Enquête documentaire : aimer aujourd’hui : donner les outils nécessaires aux élèves pour réaliser des enregistrements de témoignages (micro-trottoir) auprès de deux générations (jeunes de 12/13 ans et adultes de 40/50 ans) autour des questions : quel rôle jouent les réseaux sociaux dans nos relations amoureuses aujourd’hui ? Comment les réseaux sociaux influencent-ils notre perception des crises contemporaines ? Atelier dans la continuité des pratiques de webradio du collège / En présence d’Emmanuelle Rodriguez, documentaliste • Séquence 4 (4h) – Dramaturgie et écriture de plateau : construction progressive d’une matière scénique collective à partir des improvisations et des témoignages. Travail autour des personnages, des émotions, des scènes de couples d’influenceurs et des situations inspirées du réel. Intégration de captations vidéo et travail sur la présence de capsules vidéo « influenceurs ». / En présence de Carine Cardan Levillan. • Séquence 5 (6h) – Construction du spectacle et restitution : mise en scène, direction d’acteur et structuration du spectacle. Intégration des costumes, des scènes filmées, des bandes sonores issues des témoignages et des micro-trottoirs. Finalisation de la forme et restitution publique dans le cadre du Festival Déton(n)ants Amateurs en juin 2027 / En présence de Louise-Marie Mollard.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Le parcours comprend trois sorties culturelles. Deux sorties de spectacle vivant : - Lueur(s) de la Compagnie Soplo (janvier 2027, Théâtre Municipal des Roches à Montreuil), en lien étroit avec le programme « l’amour à l’ère des réseaux sociaux ». - Cyrano du Collectif Chapitre Treize (janvier 2027 au Théâtre Berthelot, à Montreuil) en lien avec la première séquence du programme « Amour et Réseaux sociaux » et le programme « dire l’amour ». Le texte original est conservé mais il y a une intégration des éléments de la culture hip-hop et krump et des passages rappés. Il sera par ailleurs proposé aux élèves la visite des théâtres municipaux Berthelot-Jean Guerrin et du Théâtre des Roches. Une rencontre sera organisée avec l’équipe technique des théâtres pour que les élèves puissent découvrir les différents métiers du spectacle vivant. Une troisième sortie sera consacrée aux arts visuels et numériques, afin de croiser arts plastiques, arts numériques et installations immersives. Plusieurs lieux pourront être envisagés, comme le 104 à Paris, la Gaîté Lyrique ou encore le Jeu de Paume, qui accueillent régulièrement des propositions mêlant image, technologie et création contemporaine. La programmation précise des expositions n’étant pas encore connue à ce jour, ce choix sera amené à être affiné en fonction de l’offre culturelle au moment de la sortie.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et de débat viendront en articulation étroite avec les séquences d’atelier et les sorties, afin de nourrir à la fois la pratique artistique et la compréhension des enjeux contemporains. Ils seront animés conjointement par Inès Pigoullié et les enseignantes (français, histoire-géographie/EMC, documentaliste), et ponctuellement par des intervenants extérieurs. L’ensemble de ces temps de réflexion et de pratique représente un volume total de 10 heures, réparties tout au long du parcours et en lien avec les sorties. La scénographie de la Compagnie, Seynabou Benga, interviendra dans le cadre des ateliers, afin de sensibiliser les élèves aux métiers de la technique dans le spectacle vivant. Une rencontre pourra également être organisée avec Valérie Rouzeau, poétesse, afin d’aborder les mutations de la langue dans les formes d’expression amoureuses. Enfin, une sortie-atelier est proposée au sein de l’association Tête à tête, lieu d’information, d’écoute et de prévention pour les 13–25 ans. Elle permettra de travailler autour de la vie affective, ainsi que des liens entre réseaux sociaux, exposition de soi et leurs conséquences dans les relations amoureuses. Une séance sera spécifiquement dédiée au débat autour des représentations de l’amour, des relations affectives et de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Chaque séance d’atelier pourra également être ouverte par un court temps d’échange ou de mini-débat autour de l’actualité et des expériences des élèves, afin de favoriser la prise de parole, l’esprit critique et le lien constant entre création artistique et enjeux de société. Enfin, des temps de préparation et de retour sur les sorties seront systématiquement organisés (avant et après les représentations), afin de permettre aux élèves de mieux comprendre les spectacles et l’exposition choisie, et de renforcer leur capacité d’analyse et de regard critique.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • l’issue du parcours, les élèves présenteront le fruit de leur travail sous la forme d’un spectacle réunissant leurs différentes créations – textes, scènes théâtrales, témoignages sonores et vidéos – qu’ils auront collectivement élaborées. Cette restitution prendra place dans le cadre du Festival Déton(n)ants Amateurs, en juin 2027, au Théâtre Berthelot à Montreuil, offrant aux élèves une véritable expérience de plateau. Cette forme scénique sera élaborée collectivement par les élèves et l’intervenante, avec la participation des enseignantes, tout au long du parcours d’ateliers. Elle réunira différentes matières de création : des scènes écrites à partir des improvisations des élèves, des adaptations de Ravissement de Lucy Kirkwood, ainsi que des capsules vidéo et des témoignages issus des micros-trottoirs réalisés par les élèves. L’ensemble viendra composer une forme hybride, mêlant théâtre, image et son. Une attention particulière sera portée à l’esthétique et aux conditions de représentation, afin de permettre aux élèves d’expérimenter concrètement le travail de plateau et de découvrir les dimensions techniques du spectacle (son, lumière, vidéo). La restitution sera suivie d’un temps d’échange avec le public, offrant aux élèves la possibilité de revenir sur leur démarche et les thématiques abordées, puis d’un moment convivial réunissant élèves, familles, enseignantes et partenaires du projet. Une captation de cette forme scénique sera également effectuée.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • L’engagement des collégiens dans le processus créatif est essentiel. A partir de Ravissement de Lucy Kirkwood, qui constitue un point de départ du parcours, l’ensemble du travail de recherche, d’écriture et d’expérimentation sera porté par les élèves. Leurs propres initiatives — notamment la réalisation de micro-trottoirs et les improvisations menées en atelier — viendront alimenter directement la création. La forme finale se construit à partir de cette matière : adaptation de passages de Ravissement, écriture de scènes issues des improvisations, et composition d’un objet scénique hybride mêlant théâtre, image et son. Les élèves participent à toutes les étapes du processus, de la mise en espace à l’incarnation des personnages, en passant par la recherche de figures actuelles, ainsi que par les aspects concrets de la création (costumes, éléments visuels, affiche diffusée dans l’établissement et sur l’ENT). Accompagnés dans l’écriture et la structuration de la forme par Inès Pigoullié et les enseignantes, les élèves restent au centre du processus : ils façonnent la matière artistique du projet et en orientent les enjeux, dans une dynamique de création collective.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La Compagnie Soplo dont Inès Pigoullié est directrice artistique porte une attention particulière à la valorisation des écritures féminines. Sa volonté est de faire découvrir aux élèves des textes d’autrices et de donner une place centrale à ces voix dans le travail artistique, tout en veillant à proposer un équilibre entre références féminines et masculines. Par ailleurs, une vigilance constante sera accordée à la prise de parole des élèves, afin de garantir un cadre d’échange respectueux, où chacun·e peut s’exprimer librement. Aucun comportement sexiste ou discriminatoire ne sera toléré. Cette thématique sera également travaillée de manière explicite lors des temps de débat, notamment autour des représentations de l’amour, des relations affectives et des stéréotypes véhiculés sur les réseaux sociaux. Si des questions de genre, de normes ou de discriminations émergent dans les improvisations ou les scènes, elles feront l’objet d’échanges critiques et constructifs afin d’identifier et de déconstruire les biais présents dans la société. Dans la pratique artistique, une vigilance particulière sera accordée à la répartition des rôles, à la valorisation de figures variées et à l’encouragement des élèves à sortir des archétypes. Le choix des références s’inscrira également dans cette démarche, avec une attention portée à proposer autant d’autrices que d’auteurs, afin de garantir une diversité de regards et de modèles. Enfin, à travers les outils du théâtre — travail de groupe, mise en jeu, coopération — les élèves seront amenés à expérimenter concrètement les enjeux d’égalité, compris comme un fondement essentiel du vivre-ensemble et de la construction citoyenne.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La Compagnie Soplo a à cœur de réduire son empreinte carbone à tous les niveaux de ses activités. La scénographie de Lueur(s) ainsi que ses costumes sont composés à plus de 80 % de matériaux de récupération, recyclés ou de seconde main. Le recours au papier est fortement limité, tout comme les espaces de stockage numériques, tandis que les transports en commun sont privilégiés. De plus, Lueur(s) interroge notre pouvoir face au réchauffement climatique. C’est un thème qui sera abordé avec les élèves de 4e. Enfin, il sera proposé des échanges autour de l’usage des agents conversationnels d’intelligence artificielle comme ChatGPT afin d’intégrer également une réflexion sur leur impact environnemental, notamment la consommation énergétique des data centers, dont la demande pourrait plus que doubler d’ici 2030.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront des partenaires privilégiés du projet. Nous les convierons aux trois sorties en tant qu’accompagnateur·ices, ainsi qu’aux séances de débats d’idées, d’exercices et d’échanges, et bien sûr au temps de clôture. Ils et elles seront pleinement associé·es à l’ensemble du parcours, notamment à travers les matériaux produits par les élèves eux-mêmes, en particulier les micro-trottoirs et enregistrements réalisés au fil des ateliers, qui permettront de partager et de prolonger les réflexions menées en classe.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • e parcours met en place des modalités innovantes pour favoriser l’implication des familles en les intégrant pleinement à chaque étape du projet. Les parents ne seront pas seulement spectateurs, mais véritables partenaires du parcours : ils et elles seront invité·es à participer aux sorties, aux débats d’idées, aux temps d’échange ainsi qu’au moment de restitution finale. Le projet prévoit également une circulation régulière des productions des élèves — notamment des micro-trottoirs, captations sonores et enregistrements réalisés durant les ateliers — afin de créer un dialogue continu entre la classe et les familles. Ces supports permettront aux parents de suivre l’évolution des réflexions menées par les élèves, d’y réagir et de prolonger les échanges à la maison.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet « L’amour à l’ère des réseaux » s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement du collège Jean Jaurès de Montreuil, notamment l’axe visant à faire du collège un espace d’apprentissage de la citoyenneté, d’ouverture culturelle et du vivre ensemble. À travers des dispositifs participatifs tels que les micro-trottoirs, les élèves seront amenés à interroger leurs camarades des autres classes sur leur rapport à l’amour, aux réseaux sociaux et à l’actualité, créant ainsi une dynamique collective et inter-niveaux. Le projet intègre également une dimension citoyenne forte, en lien direct avec les thématiques du programme du spectacle Lueur(s) : crise climatique, fragilité démocratique et circulation de l’information sur les réseaux sociaux. Il s’agit de développer l’esprit critique des élèves face aux contenus numériques et de les sensibiliser aux enjeux contemporains de la démocratie et de l’information. Ce parcours trouve également un prolongement dans les dispositifs culturels du collège, notamment la Dynamique lecture et les projets d’éducation aux médias. Dans cette perspective, le projet s’inscrit pleinement dans l’axe « Ouverture, projets artistiques, culturels et sportifs » du collège, en favorisant l’accès à des pratiques artistiques variées (théâtre, cinéma, écriture, webradio ) et en développant des partenariats avec les acteurs culturels de Montreuil. Les élèves pourront ainsi participer à des temps de création, de diffusion et de rencontre avec des artistes et des esthétiques contemporaines. Enfin, les productions réalisées (capsules vidéo, témoignages audio, micro-trottoirs) pourront être valorisées lors du Festival culturel du collège ainsi qu’au festival Déton(n)ants Amateurs des théâtres municipaux, où les élèves auront la possibilité de présenter leurs travaux à d’autres classes du collège et à un public extérieur. Ce temps de restitution participe pleinement à la valorisation de l’engagement et de la création artistique des élèves.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L'Espace Numérique de Travail (ENT) du collège, ainsi que les outils numériques de la plateforme monlycee.net, sont pleinement sollicités durant le parcours « L’amour à l’ère numérique » comme supports d’appropriation et de valorisation du travail des élèves. Tout au long de l'année, les élèves auront accès à monlycee.net, où un suivi régulier de leur progression sera effectué, notamment par le biais de carnets de bord numériques. Ces carnets permettront aux élèves de documenter leurs réflexions, leurs recherches, ainsi que les étapes de création de leurs projets, qu’il s’agisse des capsules vidéo, des articles de journal ou des éléments visuels associés au complotisme. Cet outil numérique devient ainsi un véritable support pour l’auto-évaluation et le suivi pédagogique. Le blog du collège, qui est le principal outil de communication, sera également utilisé pour la valorisation du travail mené par les élèves. Des articles et des photos seront publiés régulièrement, documentant les différentes étapes du projet : les séances de création, les sorties culturelles, ainsi que les moments forts comme la projection des capsules vidéo et le festival culturel du collège en juin. Ces publications permettront non seulement de rendre visibles les réalisations des élèves pour leurs familles, mais aussi pour l'ensemble des autres élèves du collège. Le blog devient ainsi un outil de partage et de visibilité, permettant à la communauté scolaire de suivre l’avancée du projet et de prendre part aux discussions générées autour du complotisme et de l’amour.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le parcours « L’amour à l’ère des réseaux sociaux » s’inscrit dans une démarche interdisciplinaire, en lien avec plusieurs axes des programmes scolaires. En français, il fait écho à l’axe « Se chercher, se construire », sous-thème « Dire l’amour ». Les élèves étudient différentes formes du discours amoureux à travers des textes classiques et contemporains : poèmes lyriques (Louise Labé, Victor Hugo), textes modernes comme Pendant qu’elle digitale de Valérie Rouzeau ou des slams d’Abd Al Malik. Le projet prolonge cette réflexion en interrogeant l’expression des sentiments à l’ère numérique, où les réseaux sociaux et les écrans transforment les relations et les modes de communication. Les élèves développent ainsi leur capacité d’analyse critique des discours amoureux contemporains. Le projet s’inscrit également dans l’axe « Agir sur le monde », sous-thème « Informer, s’informer, déformer ». À travers l’étude de contenus issus des médias et des réseaux sociaux, les élèves réfléchissent aux mécanismes de diffusion de l’information, aux stéréotypes et aux effets de déformation liés au numérique. Ce travail rejoint les objectifs de l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (EVARS). Les élèves sont amenés à questionner leurs représentations des relations affectives, les normes de genre, le consentement et les comportements en ligne, afin de favoriser des relations respectueuses et de prévenir les violences. Le projet est également ancré dans l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). Les élèves apprennent à analyser les contenus numériques, à repérer les fake news, les clichés et les stratégies de construction de l’information. Enfin, il est en lien avec le programme d’histoire-géographie à travers l’étude des discours engagés et de leur impact dans l’espace public, de Zola et son « J’accuse » aux prises de parole diffusées aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Application MICACO | Date : 01/07/2026