Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Ecrire pour reconstruire
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean-Jacques Rousseau
- Ville : LE PRE-SAINT-GERVAIS
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Théâtre national de la Colline
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Monsieur Simon Fesselier
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Annabelle Simon est membre du Collectif In Vitro initié en 2009 par la metteuse en scène Julie Deliquet, nouvellement nommée à la direction du théâtre national de La Colline. Dans cette perspective, le collectif s’inscrit dans la démarche artistique engagée portée par Julie Deliquet : défendre un théâtre à la fois exigeant et accessible, capable de bouleverser un large public. Le collectif met en lumière des récits et des voix invisibilisées, en accordant une place centrale aux femmes, au sein d’une institution ouverte sur le monde, qui interroge le présent pour mieux penser l’avenir.
Annabelle développe une pratique artistique plurielle où elle explore différentes formes d’expression : elle joue, met en scène, écrit, et prête également sa voix à des fictions radiophoniques, enrichissant ainsi son rapport au récit et à l’interprétation. Dans ce cadre, Annabelle Simon a été la collaboratrice artistique de Julie Deliquet sur le spectacle La guerre n’a pas un visage de femme. Cette création s’inscrit dans le champ du théâtre documentaire et constitue une adaptation de l’ouvrage de Svetlana Alexievitch. Il donne à entendre des récits de femmes ayant vécu la guerre, à la croisée de la mémoire intime et de l’histoire collective. Il poursuivra sa diffusion lors de la prochaine saison 2026/2027 au Théâtre national de la Colline.
Dans le prolongement du projet porté par le collectif, elle intervient depuis plusieurs années dans le cadre de Culture et santé à l’hôpital piloté par la DRAC Ile de France auprès de divers publics : Personnes en fin de vie, jeunes avec troubles mentaux stabilisés ou adolescents déscolarisés, professionnels de l’hôpital Delafontaine. Elle anime également des ateliers pour de jeunes autistes à l’École Tournesol.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le point d’appui pour les ateliers menés avec les élèves sera le spectacle « La guerre n’a pas un visage de femme » mis en scène par Julie Deliquet et dans lequel Annabelle Simon a été la collaboratrice artistique. Dans ce récit de Svetlana Alexievitch adapté pour la scène par Julie Deliquet, 9 femmes, précipitées par leur époque dans les profondeurs de la guerre, se retrouvent des années après pour témoigner leurs mémoires à une jeune journaliste. Elles n’ont pas été prises en compte ni par les livres, ni par l’État ni par la société. Elles se sont tues durant si longtemps que leur silence lui-aussi s’est changé en histoire. En se racontant, l’Histoire peu à peu « s’humanise » les femmes n’évoquent, non plus La guerre, mais la leur, celle-là même qu’on a voulu leur confisquer.
À travers une approche inspirée du théâtre documentaire, l’intervenante s’attachera à sensibiliser les adolescents à comprendre que la mémoire est à la fois personnelle et collective, fragile et en constante reconstruction. Les ateliers de pratique artistique s’appuieront sur une matière première : les souvenirs que les élèves collecteront auprès de leur entourage, liés à des événements historiques vécus directement ou indirectement. Puis ils utiliseront la méthode de « l’écriture au plateau » au centre du travail du collectif In Vitro : c’est-à-dire la création de la pièce de théâtre sera inspirée des improvisations proposées par les élèves avec l’accompagnement de la comédienne. Par la pratique théâtrale, ils exploreront les récits d’autrui, expérimenteront leur mise en forme et prendront conscience de la responsabilité qu’implique le fait de porter une parole sur scène. Grâce à son expérience de comédienne et de metteuse en scène, Annabelle Simon les guidera vers une attention fine à l’humain : faire émerger un ressenti, un cheminement intérieur, plutôt que de se limiter à l’enchaînement des faits.
Quelques questions guideront notre travail : Comment le théâtre rend-il compte des non-dits de l’Histoire ? La fiction peut-elle contribuer à comprendre ou surmonter les traumatismes ? Comment se construisent les récits individuels et collectifs ? Comment se transforment ils au fil du temps ? Comment se nourrissent ils de nos croyances ?
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Construit autours d’un solide parcours de spectateur ayant pour thématique “Ecrire pour reconstruire”, les ateliers initieront les élèves à la fabrique de récits individuels et collectifs. Ils expérimenteront que constituer une mémoire, c’est choisir un regard sur le présent et sur l’avenir. Travaillant l’improvisation, l’écriture et le jeu; ils seront amenés à déployer leurs imaginaires et découvrir les différentes identités qui les habitent tout en développant leur regard critique.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Nous travaillons depuis 3 ans avec le Collège Jean Jacques Rousseau et son enseignante Chloé Delaporte ce qui permet d’aller plus facilement à l’essentiel dans le montage du projet.
La professeure et l’intervenante n’ont encore jamais travaillé ensemble. Le collectif In Vitro est très aguerri aux actions menées en direction des publics scolaires, notamment en lien avec le Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis.
La co-construction du projet a pu se réaliser avec l’enseignante et l’intervenane lors d’une visio. Un second temps est prévu en présentiel pour parler plus concrètement du planning et du déroulement des ateliers. Annabelle Simon saura s’adapter aux élèves pour faire évoluer le projet au fil des séances. Le spectacle La guerre n’a pas un visage de femme ayant déjà été créée, un certains nombre de ressources dont un dossier pédagogique ont pu être transmise à l’enseignante.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Non, c’est la première fois qu’Annabelle Simon mène un parcours CAC. Elle anime cependant depuis plusieurs années des ateliers artistiques en Savoie, où sa compagnie est basée, et a déjà travaillé à de nombreuses reprises avec des adolescents.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les interventions d’Annabelle Simon seront concentrées sur le second semestre.
En amont des ateliers, les élèves investigueront auprès de leur famille sur l'origine de leur prénom et de leur nom, en lien avec leur enseignante Chloé Delaporte. Ce matériau sera au centre des différents ateliers et exercices qui seront proposés.
- Les 7 premiers ateliers de deux heures chacuns seront programmés en mars et avril, suite à la découverte des quatre premières pièces du parcours de spectateur. Ce temps préalable leur aura permis de se familiariser avec le lieu de La Colline et d’enrichir leurs repères de spectateur. Ils auront pu réfléchir en amont des ateliers, grâce aux réflexions menées en parallèle en classe, à la thématique commune du projet.
- En mai, les élèves viendront voir le cinquième spectacle du parcours, «La guerre n’a pas un visage de femme» mis en scène par Julie Deliquet en collaboration avec Annabelle Simon. Une rencontre avec l’équipe artistique sera organisée le soir même, après la représentation du spectacle.
- Puis, les 2 autres ateliers de deux heures chacun se dérouleront, à intervalle rapprochée.
- 1 séance plus longue sera programmée pour la journée de restitution.
Les ateliers débuteront systématiquement par des échauffements, afin de placer les élèves en situation d’écoute et de proposition, de les ancrer dans le moment présent et de travailler l’esprit de troupe et de solidarité :
- Exercices d’écoute et de confiance : dans l’espace, par duo, l’un ferme les yeux tandis que l’autre le guide.
– Exercices de paroles automatiques : à partir de plusieurs mots et en un temps chronométré il s’agira de décomplexer les élèves pour qu’ils inventent de façon automatique des histoires, des définitions ou des développements de pensée fluides.
Puis, ils pratiqueront des exercices d’improvisation pour les amener peu à peu à écrire une petite forme de théâtre :
- Exercices d’improvisation : les élèves doivent se présenter comme s'ils étaient leur camarade, en partant du travail d'enquête réalisé sur leur prénom. Ils devront ensuite répondre à différentes questions les concernant.
- Exercices du tribunal : où ils doivent porter un des témoignages qui figure dans “La guerre n’a pas un visage de femme” comme s’ils étaient au tribunal et qu’ils étaient traversés par une émotion.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- En parallèle des ateliers et grâce aux sorties sur les sept spectacles sélectionnés à La Colline et dans d’autres institutions culturelles, les élèves exploreront un thème commun à travers différentes écritures contemporaines : la frontière fragile entre réalité et fiction dans les récits du passé. Ils seront amenés à questionner la manière dont se construisent les mémoires individuelles et collectives, comment elles se transforment au fil du temps et comment elles se nourrissent de nos croyances ?
Cette réflexion s’articulera autour d’une idée centrale : « tout ce qui n’est pas du présent est de la fiction ».
Le parcours s’appuie sur cinq spectacles programmés à La Colline et deux spectacles programmés dans une autre structure :
La mort du môme écrit et mis en scène par Sébastien Kheroufi (du 6 novembre au 10 décembre 2026)
Amadoca adapté et mis en scène par Jules Audry (du 8 janvier au 6 février 2027)
Le grand débat écrit et mis en scène par Emilie Rousset (du 23 février au 20 mars 2027)
Le serment d’Europe écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad (du 9 mars au 10 avril 2027)
La guerre n’a pas un visage de femme adapté et mis en scène par Julie Deliquet (du 6 mai au 28 mai 2027)
La thématique du parcours sera abordée sous différents angles, en voici quelques-uns :
La mort du môme de Sébastien Kheroufi et Amadoca de Jules Audry permettent d’explorer l’écriture autofictionnelle, qui puise dans la mémoire intime pour interroger le monde social et politique.
Le serment d’Europe de Wajdi Mouawad et La guerre n’a pas un visage de femme de Julie Deliquet interrogent les événements du passé et les récits qui les portent, pour en faire des tragédies à ne plus reproduire.
Le grand débat d’Emilie Rousset interroge l’évolution des débats d’idées sur cinquante ans, afin de révéler les stratégies d’instrumentalisation du discours politique.
Pour les autres institutions culturelles, nous sommes en attente de leur programmation pour la saison 2026/2027. Deux spectacles seront choisis en lien avec la thématique du parcours. Ils permettront aux élèves de voir que les théâtres publics ont une identité particulière et travaillent tous à la diffusion du spectacle vivant pour l’intérêt général.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de sensibilisation et les temps de reflexion donneront au parcours toute sa force et sa cohérence :
– Un premier temps de rencontre permettra de présenter aux élèves le parcours de l’année, de recueillir leurs représentations du théâtre et de les confronter à la découverte de textes dramatiques contemporains.
– Autour de chaque spectacle, des temps seront organisés en amont afin de préparer les élèves aux thématiques, aux esthétiques et aux enjeux de création des œuvres.
– Après les représentations, des temps d’analyse chorale permettront de prendre conscience de la diversité des approches artistiques et des ressentis, d’engager une réflexion critique sur les spectacles vus, en lien avec le travail d’atelier. Le jeu de société : “des cartes du retour”, récemment investi par l’enseignante et La Colline, invitera les élèves, à travers une approche ludique à réfléchir et à s’exprimer sur ce qu’ils auront vu, apprécié ou non compris.
– Un temps fort autour de la forme du théâtre documentaire sera programmé à mi-parcours : Une intervention est prévue lors d’un atelier de 2 heures, par Emilie Rousset, metteuse en scène du Grand Débat afin de venir enrichir la réflexion : « Comment peut-on reconstruire une mémoire, un récit ? Qu’est ce que le passé apporte au présent ? » aux côtés d’Anabelle Simon.
– Un temps “rencontre métier” sera organisé avec la régisseuse Cécile Conte. Cette intervention pourra être accompagnée d’une visite du théâtre, sous réserve des conditions d’accès liées aux travaux actuellement en cours à La Colline.
La professeure de lettres Chloé Delaporte sera présente à chaque atelier et sortie afin d’assurer la continuité pédagogique du projet. En lien étroit avec l’intervenante et la chargée des relations avec le public, elle participera aux réunions de préparation et d’harmonisation prévues tout au long de l’année. Madame Raphaële Rieunier, professeure d’Histoire, accompagnera également le projet dans une approche interdisciplinaire croisant perspectives littéraires, historiques et citoyennes. Entre les interventions artistiques, les enseignantes poursuivront en classe les débats, l’étude des textes et les improvisations théâtrales, afin de prolonger la réflexion des élèves.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Un temps de restitution sera donc proposé au sein de l'établissement, en salle polyvalente. Les proches des élèves (familles et amis) y seront conviés aux côtés des équipes des relations avec les publics du théâtre.
Nous imaginerons une seconde restitution dans un lieu partenaire du théâtre comme une maison de retraite afin de pouvoir mettre en partage ces questions liées au devoir de mémoire.
Cette ouverture prolonge la mission de service public du théâtre : favoriser la rencontre entre des personnes qui, sans cela, n'auraient pas nécessairement l'occasion de se croiser, aller vers des publics qui n'ont pas forcément la possibilité de se rendre à La Colline.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Les collégiens, en travaillant sur leurs origines, l'histoire de leur nom de famille, leur prénom, seront sollicités tout au long de l'année sur cette investigation familiale. La mise en partage avec le reste du groupe sera une étape importante, qui permettra de prendre conscience des particularités de chacun mais également des résonnances avec sa propre histoire. Ces échanges permettront une meilleure cohésion de groupe qui favorisera l'inclusion de chacun et chacune.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Annabelle Simon construit ses ateliers d'une manière à laisser aux élèves toute la place pour être véritablement acteur et auteur de leur projet, en écho à la pièce La guerre n'a pas un visage de femme.
En effet, ces différents témoignages de femmes, permettent de rendre justice à celles qui ont été invisibilisées sur le champs de bataille, et éclaire un pan de l'Histoire méconnu.
Aussi, lors des ateliers, ces questions hommes/femmes seront sans cesse débattues et une attention toute particulière sera portée à une prise de parole équitable entre sexe.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Le théâtre national de La Colline est engagé dans une démarche de développement durable depuis plus de dix ans. Cet engagement se concrétise, entre autres, par des actions telles que la végétalisation du théâtre, l’optimisation énergétique des éclairages et notamment le remplacement progressif de l’ensemble du parc lumière par des ampoules LED, une attention particulière portée par le théâtre au réemploi, au recyclage et au don de ses décors ainsi que la mise en place d’une action volontariste en matière de tri des déchets grâce à son partenaire Le Petit Plus. Dans le cadre du parcours, une attention particulière sera portée à la sensibilisation des élèves aux questions de développement durable, à travers notamment le réemploi des accessoires et costumes utilisés les années précédentes mais aussi une attention particulière au tri des déchets.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les familles seront invitées à la restitution qui se déroulera au collège en salle polyvalente. Elles seront également invitées à rejoindre le groupe sur certaines sorties à La Colline.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Etant donné que les famille seront mises à contribution, lors de l'investigation menée par les élèves sur leur prénom/ nom, elles se sentiront tout à fait légitimes de venir assister à la représentation qui se déroulera au Collège.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet permettra d’aborder plusieurs axes du projet d’établissement.
Le premier sera de favoriser l’ouverture culturelle, artistique et sur les enjeux sociétaux des élèves en développant un parcours culturel et un travail théâtral reposant sur des textes contemporains qui abordent des sujets de société (ici, à travers le texte de Julie Deliquet, les questions de Liberté, d’inégalités hommes-femmes, …)
L’ouverture sur l’extérieur sera au centre du projet, grâce à la fréquentation d’une institution culturelle et de ses personnels, le théâtre de La Colline, mais également grâce aux spectacles auxquels les élèves assisteront et qui leur permettront de découvrir des réalités culturelles nouvelles à travers des récits qui s’ancrent dans des contextes historiques et géographiques différents et qui traitent de problèmes actuels (violence de notre époque, mémoire, …)
L'éducation à la citoyenneté fera partie intégrante de ce projet collectif puisqu'il s'agira de créer les conditions du « vivre bien et ensemble » en travaillant sur le respect mutuel, l’acceptation des différences et la formation des citoyens en devenir que sont les élèves. Ils devront ainsi, pour construire ensemble une production commune, apprendre à travailler les uns avec les autres, à laisser la place ou à la prendre, et à s’écouter.
Enfin, les sorties au théâtre et l’apprentissage des « codes du spectateur » qui les accompagnent participeront aussi à cette éducation à la citoyenneté.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Un onglet de l’ENT sera dédié au projet dans le CLASSEUR PEDAGOGIQUE. Les élèves auront en outre un carnet dédié au projet pour garder la trace du travail qui s’élabore.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Dans le cadre du cours de Français, cette problématique sera abordée à travers des textes extraits des pièces vues à la Colline mais aussi à travers des textes issus du patrimoine littéraire tels que Aucun de nous ne reviendra de Charlotte Delbo, par exemple ou encore Triste tigre de Neige Sinno.
Plusieurs questions afférentes seront abordées en classe : Reconstruire quoi ? Une mémoire ? Une fiction? Une mémoire individuelle ou collective? Un récit qui permette de comprendre pourquoi on en est là ?
Tous les thèmes du nouveau programme de 3eme en Français pourront être abordés de façon transversale dans le cadre du projet :
MONTRER, TÉMOIGNER, RÉPARER, LE RÉCIT À L’ÉPREUVE DU RÉEL
REPRÉSENTER, PENSER, QUESTIONNER LA SOCIÉTÉ AU THÉÂTRE
DÉFENDRE LES VALEURS HUMANISTES, ECRIVAINS ACTEURS DE LEUR TEMPS
Les compétences en expression orale, écrite et maîtrise de la langue seront bien évidemment travaillées tout au long du projet.
Annabelle Simon et Chloé Delaporte entendent lancer les élèves dans une enquête sur les traces de leur histoire (celle de leur prénom, de leur famille, de tout ce qui les constitue et leur permet de s’inventer, se projeter). En faisant fusionner deux types d’activités qu’elles ont l’habitude de proposer aux élèves avec qui elles travaillent, elles imaginent un dispositif qui favorise l’écriture du témoignage et/ou du récit qui façonne le réel.
Application MICACO | Date : 01/07/2026