Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Expérimentations théâtrales, histoire, et grands mythes

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean Jaurès
  • Ville : PANTIN
  • Classe : 6ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : La Caméléone
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Camille DEMOURES

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • La Caméléone (www.lacameleone.com) est une compagnie émergente pantinoise qui cherche à s’implanter sur le territoire de la Seine St Denis, afin de rencontrer les publics par et autour de la création artistique. Elle aime mêler les disciplines pour raconter et faire se rencontrer les publics. A travers le théâtre, mais aussi la musique, la création sonore et la vidéo, elle cherche à tester des formes qui ne se posent pas de prime abord la question de leur contours. Camille Demoures (www.camilledemoures.art) est comédienne (Ecole d’Art Dramatique Charles Dullin) et musicienne (Conservatoire du Vésinet en piano) et travaille pour différentes compagnies. Par ailleurs ancienne élève de l’ENS Cachan en Sciences Sociales, elle est autodidacte en vidéo et trouve à travers ce média une manière de parler du monde qui l’entoure. La naissance de la Caméléone en 2020 permet de donner un cadre à ses recherches artistiques. En janvier 2022, elle signe sa 1ère mise-en-scène avec « PLONGE! » (http://www.lacameleone.com/plonge) qu’elle écrit et dans lequel elle joue. Ce conte moderne tout public qui se sert de la matière capricieuse des bulles de savon et de la création sonore pour raconter la difficulté de grandir vient questionner notre rapport aux souvenirs et à la mémoire. Avec l’utilisation des bulles de savon, Camille tente de donner une forme visuelle à l’univers impalpable de la mémoire afin que la narration classique se double d’une lecture plus sensorielle. Sa prochaine création - « YELLOW MOON, la ballade de Leïla et Lee », de David Greig- sera une co-mise-en-scène avec Mathieu Alexandre. Il s’agira d’une création à destination du public adulte et adolescent. Ce road trip iniatique prendra la forme d’un spectacle à la croisée du conte contemporain et du concert. YELLOW MOON est lauréat du réseau LA VIE DEVANT SOI, un réseau coopératif de production de spectacle vivant et de réflexion autour des publics adolescents. Il verra le jour à l’automne 27 et tournera dans chacun des lieux partenaires : théâtre Antoine Vitez (Ivry-sur-Seine), le centre culturel Houdremont (La Courneuve), le théâtre Jean-Vilar (Vitry-sur-Seine), le théâtre Dunois (Paris), L’étoile du Nord (Paris), théâtre André Malraux et la Maison du conte (Chevilly-Larue), théâtre de l’Entre-Deux (Lésigny). Cette année, Camille Demoures vient de finaliser son deuxième CAC avec une classe de 6e du collège Jean Jaurès intitulé : « Expérimentations théâtrales, stéréotypes et récits collectifs », qui donnait suite au premier CAC (24/25) réalisé avec une classe de 5e dans le même collège : « expérimentations théâtrales et questions d’identité ». Comme lors du CAC 25/26, Claire Dubuisson sera en collaboration artistique sur ce projet. Chanteuse, musicienne intervenante dumiste et comédienne, Claire est une « exploratrice de la voix ». Elle travaille avec des publics variés, mais toujours avec l’envie de transmettre une certaine vision de la musique qui resterait toujours universelle, accessible, sensible et organique. Claire est notamment à l'initiative du trio musical Calire, dont elle signe les textes et les compositions. (www.calire.bandcamp.com)
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Avec le projet de création « Yellow Moon » (texte de David Greig) mettant en scène deux adolescents, Camille a eu envie de doubler son travail artistique d’un travail de médiation avec des adolescents. C’est ainsi qu’est née l’impulsion du premier CAC 24/25 avec les 5e4 du collège Jean Jaurès sur le thème de l’identité et du théâtre d’ombres. Cette première expérience fut réjouissante et a donné envie à l’équipe artistique et pédagogique de réitérer. Le parcours 25/26 s’est alors tourné vers une classe de 6e avec laquelle il s’agissait de questionner les récits collectifs et les stéréotypes dans les contes et de se questionner sur les nouveaux récits que nous voulons faire émerger dans notre société. L’année prochaine, l’envie est née de continuer le travail avec une classe de 6e en collaboration avec un professeur d’histoire géographie autour des « mythes fondateurs », tels que Homère, la fondation de Marseille, la fondation de Rome, la mythologie grecque …le champ des possibles étant très large. Nous travaillerons à la croisée de l’ « histoire » et de l’ « historiographie ». Nous essayerons de démêler en quoi, bien que distincts de l « Histoire », les mythes participent à cette dernière et en quoi ils façonnent notre vision collective. Que nous racontent les mythes ? Que disent-ils de nous? Leurs récits ont-ils évolué au cours des siècles ? Les mythes ont-ils un lieu de naissance et un lieu d’appartenance ? A qui appartiennent-ils ? En quoi et comment tous ces récits fondateurs continuent-ils de structurer l’imaginaire collectif ? L’étude des mythes et de la mythologie fait partie intégrante du programme scolaire de 6e, et le travail de fond sera mené par Anthony Daniel en cours d’Histoire Géographie. Mais ce thème est aussi au cœur du travail de création de « Yellow Moon » où il est question de deux adolescents qui cherchent à devenir des héros sans voir qu’ils rejouent déjà des modèles : leur trajectoire est prise dans des récits qui les précèdent. Certaines grandes épopées, comme l’Odyssée d'Homère, étant elles-mêmes ponctuées de chant, il nous a paru évident de retravailler en collaboration étroite avec Claire Dubuisson qui mènera une partie des ateliers pratiques autour de la voix, du chant et du chœur en mouvement. Le projet reposera donc à la fois sur une découverte de mythes existants et sur une partie de réécriture suite aux recherches collectives. Ce sera le point de départ pour une exploration théâtrale : mise-en-jeu, prise de conscience du groupe, prise de parole en public, techniques de narrateur-conteur, jeux d’anachronismes, travail sur l’interdisciplinarité grâce à la musique, le mouvement ou le chant... Il s’agira avant tout de solliciter toutes les ressources possibles pour sensibiliser les élèves aux différentes façons de raconter une histoire et/ou de se raconter par l’Histoire.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • A partir d’une étude en classe de certains grands mythes, d’ateliers d’écriture, d’exercices d’improvisations et d’ateliers d’initiation théâtrale, un groupe de 6e sera amené à faire se répondre ces différents récits sous la forme d’un grand tribunal spectaculaire de l’Histoire qui fera témoigner à la barre certaines grandes figures mythiques. Ceci donnera lieu à une restitution publique qui prendra la forme d’un spectacle vivant mêlant théâtre, chant et mouvement.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Ce parcours est conçu en collaboration totale entre Anthony Daniel (professeur d’histoire géographie), Lina Abdelouhabi (professeure documentaliste), Camille Demoures (comédienne, metteuse-en-scène) et Claire Dubuisson (chanteuse, comédienne) dans la continuité du CAC mené cette année. Le choix du thème : « Expérimentations théâtrales, Histoire, et grands mythes » est né d’une discussion entre Anthony et Camille, autour du programme scolaire, de leurs envies d’explorations thématiques et des possibles que ça offrait en termes d’expérimentations théâtrales. Pour la suite du projet, il a été convenu que les séances théoriques de réflexion autour des grands mythes seront menées par Anthony Danier pendant les cours d’histoire géographie et Camille Demoures interviendra dans un second temps pour la mise en mots et la mise en forme des idées des élèves pour aboutir à une forme théâtrale. En fonction de la trame générale, Claire Dubuisson sera sollicitée pour la mise en musique et la mise en mouvement de certains passages. Lina Abdelouhabi, professeure documentaliste, pourra mettre à disposition des élèves la littérature nécessaire sur les mythes étudiées et des séances de réflexion pourront également être organisées au CDI. Les ateliers pratiques seront ensuite menés principalement par Camille, accompagnée par Claire lors de séances ciblées, toujours en collaboration avec l’équipe pédagogique du collège. L’agenda précis et l’agencement des séances ne seront mis en place qu’à partir de la rentrée scolaire 2026/27 lorsque les effectifs, les classes et les emplois du temps seront connus.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Ce sera le troisième parcours CAC pour Camille, les deux premiers ayant eu lieu sur les années scolaires (24/25/26) avec le même collège (Jean Jaurès, Pantin), dans une classe de 5e puis de 6e. Les deux expériences passées ayant été réjouissantes, et le lien entre le collège et la Caméléone se fortifiant, l’envie de renouveler l’expérience est née. Il a été particulièrement joyeux de constater l’évolution des jeunes face à l’évolution du projet CAC lors des deux éditions précédentes. Le théâtre étant une activité assez éloignée de leurs pratiques habituelles, il s’agissait de trouver la voie d’entrée pour leur donner envie d’essayer, de monter sur scène, d’oser, de s’exposer, de porter une parole, de faire groupe et d’aller au bout du processus. Cela a donné lieu à des représentations en public, à la maison de quartier des Courtillières en 2025 et au centre culturel Nelson Mandela en 2026. Les retours des élèves ont montré que cela avait constitué une expérience forte pour eux. C’est donc assez naturellement que nous avons eu envie de relancer un projet pour l’an prochain. La professeur de français qui travaillait en collaboration pédagogique sur les deux derniers CAC ayant dû se mettre en arrêt (pour des raisons personnelles indépendantes), l’idée a été de tisser une nouvelle collaboration plutôt que d’abonner le projet. C’est ainsi que la rencontre avec Anthony Daniel s’est organisée, et que l’idée de mener un CAC « théâtre et Histoire » est née.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • NB: Les séances notées en « demi-groupes » seront menées une fois avec chaque demi-groupe afin que les élèves bénéficient bien chacun de 20h de pratique. Les demi-groupes seront soit en simultanée (2 intervenantes), soit en deux temps (1 intervenante). S-1 (2h) : prise de contact par des jeux théâtraux et vocaux S-2 (2h) : jeux théâtraux, lecture à voix haute de grands récits, improvisations à partir de situations issues des mythes sélectionnés. S-3 (2h) : Jeux d’improvisations autour de personnages de grandes figures mythiques. Début de mise en jeu de certaines scènes déjà esquissées. S-4 (2h) - mouvement et narration en choeur /chant collectif _ répartition des personnages et des groupes S-5 (2h) - 1/2 groupe: interprétation et mise-en-scène par tableaux. S-6 (2h) - 1/2 groupe : Interprétation et mise-en-scène par tableaux. chant en demi-groupe S-7-(2h)- 1/2 groupe : Travail de détails sur les formes finales. S-8 (2) : Scènes de groupes + chant et mouvement S-9 (2h) 1/2 groupe : Interprétation et mise en scène, détails des scènes S-10 (2h) = Travailler sur les enchaînements. Est-ce que l’histoire globale se raconte bien? Travail de détails en petits groupes si nécessaire. S11 : (4h) : filage arrêté le matin, répétition générale de 1h l’après midi. Travail de détails. Installation. + SPECTACLE

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Comme cette année, deux sorties dans des lieux culturels de la Seine St Denis (ou voisins) comme La Commune d’Aubervilliers, le TGP ou la MC93, seront organisées pour aller voir au moins deux spectacles vivants. Le programme plus précis pourra être élaboré une fois que les lieux culturels auront dévoilé leur programmation pour la saison prochaine. Nous envisageons également d’aller à l’exposition « mythes et musiques » à la Philharmonie de Paris (https://philharmoniedeparis.fr/fr/scolaires-enseignants/SCO00123-mythes-et-musiques) ou d’organiser une visite guidée sur la mythologie grecque au musée du Louvres.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Le projet étant co-construit avec une professeur documentaliste (Lina Abdelouhabi) et un professeur d’histoire-géographie (Anthony Daniel), les séances de réflexion et de débats reposeront pour partie sur eux. Une première séance de 2h pourra être menée au CDI avec Madame Abdelouhabi autour d’un petit corpus de textes constitués d’extraits de grands mythes fondateurs . Cette séance aura pour but de sensibiliser les jeunes à la richesse de la littérature sur ce sujet et aux invariants narratifs qu’ils peuvent présenter. En classe, Monsieur Daniel approfondira la réflexion. Il s’agira de choisir un petit panel de quelques mythes seulement, à décortiquer : comment raisonnent-ils dans notre société aujourd’hui ? sont-ils porteurs de potentielles polémiques? peut-on leur offrir une nouvelle lecture ? pourrait-on inventer un nouveau mythe contemporain ? Ce travail de réflexion commencera un peu avant les vacances de la Toussaint, et se prolongera ensuite - en parallèle des premiers ateliers de pratique théâtrale. Le fruit de toutes ces réflexions et les idées qui en naîtront serviront de base pour le texte du spectacle. Comme cette année, l’objectif est également de ponctuer le projet de rencontres avec des professionnels du spectacle vivant. Ainsi nous tâcherons de mettre en place une ou deux rencontres de deux heures avec des auteur.ices ou metteur.euses-en-scène de théâtre. Nous pourrions, cette année, envisager aussi une rencontre avec un.e historien.ne. Nous tâcherons de faire un lien avec les sorties culturelles organisées, au moins pour une des deux rencontres. (Par exemple, cette année, après être allé voir Peau d’âne, la fête est finie au Théâtre du Fil de l’eau à Pantin, nous avons pu organiser une séance de rencontre-atelier avec Hélène Soulié, la metteuse-en-scène du spectacle). Cette année, nous envisageons par exemple de solliciter Horthense Belhôte, actrice, autrice et historienne de l’art, créatrice - entre autres- d’un concept de conférences spectaculaires qui mêlent transmission de savoirs, dévoilement de l’intime et vidéo-projection.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • L’idée est de construire une forme de spectacle vivant qui réunit le fruit des explorations artistiques et théoriques du groupe. Il sera à l’image du parcours et mêlera très certainement jeu théâtral, narration, chant, mouvement et témoignages. Ce temps de clôture sera prévu un soir après les cours, soit au centre culturel Nelson Mandela, soit à la Maison de Quartier des Courtillières, soit dans un nouveau lieu culturel partenaire. Y seront conviés les autres élèves du collège, les parents et les professeur.e.s de l’établissement. Nous tâcherons ensuite - comme les années précédentes - d’organiser un temps d’échange et de convivialité autour d’un « apéritif convivial» afin que le public et le groupe puissent échanger et partager au-delà du moment de la représentation. L’envie est que le spectacle soit l’occasion de faire encore un peu plus société les un.e.s avec les autres.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • L’implication des élèves est au cœur même de ce projet. Il ne s’agit pas de leur donner un spectacle tout fait, mais bien de le co-constuire avec eux. Tout doit se faire à partir d’eux, de leurs réflexions, de leurs envies, de leurs imaginaires ou de leur vie. Les ateliers d’écriture guidés et/ou d’ improvisation seront là pour leur permettre de s’exprimer, par écrit ou par oral, et les ateliers de pratiques théâtrales viseront à les faire participer corporellement à cette recherche. Les élèves seront amenés à chercher par eux-mêmes une façon de mettre en mots, en corps, en chants ou en sons la narration sur laquelle nous nous serons collectivement arrêtés. La forme finale à laquelle ils aboutiront sera ainsi à leur image, façonnée et menée par eux.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La thématique de l’égalité femmes-hommes ne sera pas au cœur de notre travail de recherche, contrairement à l’an dernier où le spectacle reposait sur la remise en question des stéréotypes. Cela dit, l’étude des grandes figures mythiques sera l’occasion d’aborder la façon dont les héros et les héroïnes sont représentés au cours siècles. Nous travaillerons aussi à élargir les possibles en termes d’incarnation afin que filles comme garçons puissent jouer des personnages féminins ou masculins, sans que le genre soit un facteur limitant dans la distribution.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Au sein de la compagnie, nous n’avons pas spécialement pris de mesures sur la transition écologique, mais nous veillons à avoir un impact carbone le plus limité possible : les artistes privilégient le train comme moyen de transport dès que ça leur est possible, sinon ils voyagent dans le même véhicule (utilitaire pour transporter les décors), le liquide qui sert à faire des bulles de savon du spectacle « Plonge! » est issu d’un précieux mélange secret, mais il est éco-responsable et respectueux de l’environnement. Nous veillons à utiliser des gourdes que nous remplissons au robinet des différents théâtres pour éviter la surconsommation de bouteilles en plastique et nous demandons des repas végétariens en tournée. Dans le cadre du parcours, nous n’allons pas spécialement établir de mesures de transition écologique, mais nous veillerons également à ce que le projet ne soit pas énergivore : les deux intervenantes artistiques sont véhiculées en vélo, nous ferons en sorte d’acheter le strict nécessaire en terme de matériel pédagogique et de favoriser le recyclage.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront conviés à la restitution publique du projet, ainsi qu’à l’apéro convivial qui suivra. Ils pourront aussi être conviés aux sorties au théâtre si celles-ci se font hors du temps scolaire.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles ne seront pas directement impliquées dans le projet. Cependant il n’est pas exclu que nous leur proposions une implication dans la fabrication de certains accessoires ou costumes.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet est en lien direct avec les axes suivants du projet d’établissement 2024-2029 du collège Jean Jaurès : - Axe 1 (partie 3): Cultiver l’ambition, l’estime de soi (confiance) et s’ouvrir au monde - Axe 2 (partie 3) : Ouverture culturelle De plus, ce projet s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement, notamment son volet culturel et citoyen. En s’appropriant des pans de l’histoire, puis en écrivant collectivement une pièce sur le sujet, les élèves seront amenés à déconstruire des stéréotypes (notamment de genre), à réfléchir aux figures des mythes qui peuplent l’histoire et à les envisager sous un angle critique à l’aune des questionnements et des valeurs contemporaines qui traversent et habitent les collégiens de 2026. Le projet favorise l’ouverture culturelle, le développement de l’esprit critique et la prise de parole. Il pourra donner lieu à des rencontres interclasses dans le cadre d’un travail d’écriture collectif. Plusieurs étapes seront balisées tout au long de l’année, permettant un suivi progressif : écriture collective, mise en voix, mise en scène, répétitions, restitution publique.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT pourra être mobilisé tout au long du projet : carnet de bord numérique (Padlet, blog ou cahier multimédia), échanges d’idées entre élèves, dépôt de travaux intermédiaires. Des outils numériques permettront de valoriser par exemple les grandes étapes du projet (photos, extraits audio ou vidéo, interviews, comptes rendus) et de favoriser l’appropriation des apprentissages. Une partie des productions pourra être diffusée via les canaux internes ou les réseaux pédagogiques du collège.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet s’inscrit pleinement dans le programme d’Histoire de 6e, et plus précisément dans le thème 2 : Récits fondateurs, croyances et citoyenneté dans la Méditerranée antique au Ier millénaire avant J.-C. Il permettra de mettre en perspective les espaces (la Méditerranée) et les périodes étudiées (repères clés du cycle 3), ainsi que des notions essentielles, en premier lieu celle de mythe. Les élèves seront amenés à interroger le lien entre mythe et Histoire, problématique centrale de ce thème, et à développer leur capacité à distinguer récit symbolique et fait historique. Le projet mobilise également l’enseignement moral et civique (EMC), en lien avec les thématiques de la citoyenneté. Les mythes de l’Antiquité contribuant encore à façonner notre rapport au monde et aux institutions, les activités proposées permettront de mettre en résonance cet héritage culturel avec des questionnements contemporains. Les élèves seront ainsi amenés à développer leur réflexion critique et leur compréhension des valeurs civiques. Il intègre aussi des dimensions artistiques (mise en scène, expression créative) et encourage une approche interdisciplinaire (musique, arts plastiques, EMI), tout en s’inscrivant dans le Parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC).

Application MICACO | Date : 01/07/2026