Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Manipula-Sons
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Travail Langevin
- Ville : BAGNOLET
- Classe : 4ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Le Triton
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Sofia Tobar Quintero
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Médéric Collignon développe actuellement plusieurs projets de création et de transmission mêlant jazz, musiques improvisées, hip-hop et expérimentations sonores. Son travail récent s’inscrit dans une démarche de transformation du matériau musical, notamment à travers l’usage du sampling, des technologies numériques et de la relecture de répertoires historiques (projet Sample Life, exploration des cultures hip-hop et de l’âge d’or du sampling).
Parallèlement à ses projets de création, il poursuit des collaborations régulières avec des ensembles et musiciens issus de champs très divers (jazz contemporain, musiques expérimentales, théâtre musical, danse, écriture). Il continue également ses travaux autour de formes hybrides mêlant musique, texte et scène, dans une logique d’improvisation et de création en direct.
Son engagement dans la transmission est particulièrement fort : il intervient depuis de nombreuses années auprès de publics jeunes, notamment dans le cadre de projets en partenariat avec des structures culturelles (comme Banlieues Bleues ou le Triton) et des institutions spécialisées telles que l’INJS dans le projet « Synesthésie », qui associe pratique musicale, accessibilité et création collective. Ces expériences nourrissent directement ses projets actuels et futurs, centrés sur la démocratisation de la création musicale et l’expérimentation artistique partagée.
Léa Latour développe actuellement une activité artistique dense entre création chorégraphique, interprétation et transmission dans le champ des danses hip-hop et krump. Elle est impliquée dans plusieurs projets de création et de performance, notamment en tant que chorégraphe, interprète et collaboratrice artistique sur des formats variés (spectacles, performances longues, clips, créations scéniques).
Son travail s’inscrit dans une dynamique de recherche autour du corps, de la présence scénique et des représentations du féminin et du masculin dans les cultures hip-hop. Elle poursuit également des projets mêlant danse, musique live et performance, dans des formats hybrides en lien avec la scène contemporaine.
En parallèle, elle développe une activité importante de coaching scénique, de direction du mouvement et d’accompagnement d’artistes (musique, danse, projets scéniques), ainsi que des interventions dans des dispositifs professionnels et compétitifs. Cette dimension de transmission constitue un axe majeur de son activité actuelle et future, en lien avec la formation, la scène et la professionnalisation des jeunes artistes.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le projet est en cohérence directe avec le travail de Médéric Collignon, cornettiste, compositeur et artiste reconnu pour ses explorations entre jazz, musiques improvisées, électro et création sonore contemporaine. Son parcours se caractérise par une forte hybridation des pratiques (instrumentales, vocales, électroniques) et par une recherche constante autour de la transformation du son, de l’improvisation et de la composition en temps réel.
Ses nombreuses collaborations avec des ensembles de jazz, des projets hybrides mêlant musique, théâtre, danse ou slam, ainsi que ses créations autour de la relecture de répertoires (Miles Davis, Ennio Morricone, King Crimson), témoignent d’une approche de la musique comme matière vivante, transformable et collective.
Son travail récent autour de projets intégrant le hip-hop, le sampling et les cultures urbaines (notamment dans ses créations et recherches en cours) entre directement en résonance avec « Manipula-Sons », qui propose aux élèves d’explorer la transformation du réel sonore, la composition collective et les liens entre musique, image et corps.
Par ailleurs, son engagement dans la transmission, notamment au sein d’institutions comme le CNSMDP ou dans des projets menés avec des publics jeunes et éloignés de la pratique artistique, constitue un prolongement naturel du dispositif proposé.
Le parcours de Léa Latour, danseuse, chorégraphe et interprète spécialisée en hip-hop et krump, s’inscrit dans une démarche artistique contemporaine centrée sur le corps comme langage et comme espace d’expression sociale et identitaire.
Son travail de création, entre compagnies, performances et projets chorégraphiques, explore les relations entre mouvement, musique, scène et représentation du corps, notamment dans les cultures hip-hop. Elle développe également une activité importante de transmission, de coaching scénique et d’accompagnement d’artistes, ce qui rejoint pleinement la logique pédagogique du projet.
Ses expériences variées de création, d’interprétation et de mise en scène nourrissent directement le parcours « Manipula-Sons », qui engage les élèves dans une transformation de la musique en mouvement et dans une réflexion sur l’interprétation corporelle du son.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le projet « Manipula-Sons » invite une classe de 4e à créer des œuvres mêlant musique électronique, hip-hop et arts visuels (graffiti et soundpainting). À partir de sons du réel transformés par les outils numériques (sampling, MAO, effets), les élèves explorent les liens entre art, technologie et société. Le projet développe créativité, esprit critique, pratique collective et argumentation.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Le parcours est conçu en étroite collaboration avec les équipes pédagogiques du collège Travail Langevin de Bagnolet afin de construire un projet pleinement intégré aux enseignements et au projet d’établissement.
En amont du projet, un temps de préparation sera organisé entre les enseignant·es concerné.es (éducation musicale, EPS, français) et les intervenant.es artistiques afin de définir les objectifs pédagogiques, le calendrier, les modalités d’intervention et les articulations interdisciplinaires.
Les artistes intervenant.es seront présenté.es aux équipes lors d’une réunion préparatoire permettant d’échanger sur leurs pratiques artistiques et les contenus des ateliers. Des ressources pédagogiques seront mises à disposition des professeur.es tout au long du parcours : extraits sonores, références artistiques, documents autour des musiques électroniques, du hip-hop, du soundpainting, de l’improvisation et des enjeux liés aux technologies du son.
Des temps de concertation réguliers permettront d’ajuster le projet au fil de l’année et de construire collectivement la restitution finale. Les enseignant·es seront pleinement associé.es aux différentes étapes du processus de création.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Bien que ce projet constitue une première expérience dans le cadre spécifique d’un dispositif CAC pour Médéric Collignon et Léa Latour, leurs parcours artistiques sont depuis de nombreuses années étroitement liés à des projets de transmission, d’action culturelle et de création collective menés auprès de publics variés. Leurs expériences respectives dans des contextes pédagogiques, participatifs et interdisciplinaires s’inscrivent pleinement dans l’esprit et les objectifs du présent parcours.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le parcours comprend 19 heures d’ateliers artistiques au total, réparties entre les différentes disciplines, ainsi que 2 heures de répétition générale. Les 19 heures d’ateliers se décomposent en 9 heures menées par Médéric Collignon autour de la création musicale et des outils numériques, 4 heures avec Léa Latour consacrées à la danse hip-hop, et 4 heures avec l’artiste graffeur·se autour de la création visuelle. Cette organisation progressive permet de construire les œuvres à partir d’une base sonore commune, puis d’enrichir la création par les apports successifs du corps et de l’image, jusqu’à la restitution finale.
Calendrier détaillé des ateliers :
Atelier 1 : Découverte du projet et du son du réel (enregistrement des sons du quotidien, écoute active)
Atelier 2 : Transformation des sons enregistrés (découpage, effets, manipulation sonore)
Atelier 3 : Initiation à la MAO et création de premières boucles musicales
Atelier 4 : Découverte du soundpainting et improvisation collective dirigée
Atelier 5 : Construction des premières compositions musicales collectives (base commune pour tous les arts)
Atelier 6 : Danse avec Léa Latour – improvisation corporelle à partir des compositions musicales
Atelier 7 : Arts visuels avec le/la graffeur·se – traduction graphique des sons (formes, couleurs, rythmes)
Atelier 8 : Médéric Collignon – enrichissement et réorganisation des compositions musicales
Atelier 9 : Danse – construction de premières phrases chorégraphiques structurées
Atelier 10 : Arts visuels – développement de la partition graphique / esquisse de fresque
Atelier 11 : Médéric Collignon – structuration avancée des compositions musicales
Atelier 12 : Danse – mise en espace et organisation chorégraphique
Atelier 13 : Arts visuels – finalisation des éléments graphiques du projet
Atelier 14 : Médéric Collignon – finalisation et préparation des œuvres musicales
Atelier 15 : Danse – travail de synchronisation avec la musique
Atelier 16 : Arts visuels – intégration finale dans la performance globale
Atelier 17 : Médéric Collignon – ajustements finaux et préparation de la performance
Répétition générale (2h) : mise en cohérence des trois disciplines (musique, danse, arts visuels) et préparation de la restitution finale.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Quatre sorties réparties sur l’année auront lieu dans le cadre du projet : trois au Triton et une dans une autre institution culturelle du territoire.
La première visite au Triton s’inscrira dans le cadre de l’action culturelle « Visites-métiers ». À cette occasion, les collégien·nes découvriront les installations de cette structure porteuse du projet, rencontreront les équipes techniques et administratives, visiteront les studios d’enregistrement et les salles de spectacle, et échangeront avec les professionnel·les du lieu afin de mieux comprendre leurs métiers et parcours.
Deux autres sorties auront également lieu au Triton :
l’une permettra aux élèves d’assister à un concert de Médéric Collignon, artiste principal du projet ;
l’autre leur offrira l’opportunité de se familiariser plus largement avec l’univers musical du Triton et sa programmation.
Une sortie complémentaire sera organisée dans une autre institution culturelle d’Île-de-France. En lien avec les thématiques du projet (nouvelles technologies, hip-hop, graffiti), elle permettra de découvrir un lieu culturel en cohérence avec ces enjeux, et pourra concerner des structures de tailles et de statuts différents. L’objectif est d’élargir l’expérience des élèves en leur faisant découvrir la diversité des équipements culturels présents sur le territoire. Le choix précis des lieux se fera en fonction des programmations 2026–2027, dès qu’elles seront disponibles.
Tous les déplacements s’effectueront en transports en commun ou à pied — le Triton se trouvant à environ 15 minutes de marche du collège Travail Langevin.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Afin d’accompagner le travail artistique, plusieurs temps de médiation seront menés tout au long du parcours par la chargée des actions culturelles du Triton, en lien étroit avec les enseignant·es et les artistes intervenant·es. Ces séances permettent de donner des repères aux élèves, de nourrir leur réflexion et de relier les pratiques artistiques aux enjeux contemporains du projet.
1. Présentation du projet et des artistes (janvier)
Un premier temps en classe permettra de présenter le projet dans son ensemble : les disciplines artistiques impliquées (musique électronique, technologies numériques du son, danse hip-hop, arts visuels/graffiti), les artistes intervenant·es ainsi que le déroulé des ateliers. Ce temps vise à donner aux élèves une vision globale du parcours et à préparer leur engagement dans la création.
2. Visite du Triton et découverte des métiers (janvier)
Les élèves participeront à une visite du Triton afin de découvrir les espaces de création et de diffusion (studios, salle de concert, régie, espaces techniques). Cette visite sera l’occasion de rencontrer les équipes professionnelles et de comprendre concrètement les métiers du spectacle vivant et les étapes de fabrication d’un projet artistique.
3. Temps de réflexion et de mise en lien (février à juin)
Des séances en classe accompagneront le déroulement des ateliers artistiques. Elles permettront de revenir sur les expériences vécues, d’analyser les choix de création et de mettre en mots les notions traversées : transformation du son, rapport humain/machine, interprétation du réel, circulation de l’information et fabrication des œuvres. Ces temps favoriseront également le lien avec les enseignements (français, éducation musicale, EPS, arts plastiques, EMI).
Les élèves seront encouragé·es à exprimer leurs intentions artistiques, à argumenter leurs choix et à développer une posture réflexive sur leur propre processus de création.
4. Préparation de la restitution (fin de parcours)
Un temps spécifique sera consacré à la préparation de la restitution finale au Triton. Les élèves travailleront sur la mise en cohérence de leur performance (musique, danse, image), sur la présentation au public et sur la compréhension de leur rôle dans une création collective aboutie.
Tout au long du projet, ces temps de médiation permettront d’articuler pratique artistique, réflexion critique et compréhension des enjeux contemporains liés aux technologies du son et aux formes de création hybrides.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- La restitution finale du projet aura lieu le 21 juin 2027, au Triton, à l’occasion de la Fête de la musique. Ce temps fort constituera à la fois un moment de valorisation du travail réalisé et une véritable expérience artistique collective ouverte au public (familles, élèves, équipes éducatives et partenaires du territoire).
La restitution prendra la forme d’un spectacle hybride construit conjointement par les enseignant·es, les artistes et les élèves. Il s’agira d’une création structurée comme un récit chronologique retraçant l’ensemble du parcours : de la découverte des sons du réel jusqu’à la création finale mêlant musique électronique, danse hip-hop et arts visuels.
Sur scène, les élèves présenteront :
des séquences musicales issues des compositions réalisées avec Médéric Collignon,
des passages chorégraphiés créés avec Léa Latour,
des éléments visuels issus du travail avec l’artiste graffeur·se,
ainsi que des moments de soundpainting et d’improvisation collective.
L’ensemble sera construit comme une narration vivante du projet, permettant de montrer comment une matière sonore initiale s’est transformée progressivement en œuvre collective mêlant plusieurs langages artistiques.
Ce temps de restitution permettra de rendre visible le processus de création dans son ensemble, et de valoriser la progression des élèves, leurs apprentissages et leur engagement.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le parcours s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement liés à l’ouverture culturelle, à la citoyenneté, à l’expression des élèves et à l’interdisciplinarité. Il favorise également l’ouverture des élèves sur leur territoire et leur accès à des pratiques artistiques contemporaines collectives.
À travers la découverte de pratiques artistiques contemporaines (musique électronique, hip-hop, graffiti, improvisation), le projet contribue à l’accès à la culture pour tous et à la rencontre avec des artistes professionnels du territoire.
Le parcours développe également des compétences citoyennes essentielles : coopération, écoute, débat argumenté, esprit critique face aux technologies et aux représentations du réel, réflexion sur la place de l’humain dans une société de plus en plus marquée par les outils numériques.
Le projet a vocation à rayonner dans l’établissement à travers plusieurs temps de partage : restitutions intermédiaires, rencontres avec d’autres classes, valorisation des productions visuelles (nous attendons l’autorisation de peindre un mur du collège afin de réaliser une fresque graffiti) et restitution finale ouverte à l’ensemble de la communauté éducative, aux familles et au public. La restitution finale prendra place au Triton à l’occasion de la Fête de la musique (21/06/2027), permettant une valorisation du travail des élèves dans un cadre artistique professionnel.
La possibilité d’une fresque réalisée dans l’établissement ou dans l’espace public permet également de renforcer le lien entre les élèves, leur territoire et la valorisation de leurs créations.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Le projet portera une attention particulière à la question de l’égalité entre les filles et les garçons, notamment dans des domaines artistiques où certains stéréotypes de genre restent encore présents.
Les élèves découvriront des artistes issu·es de parcours variés dans les domaines des musiques électroniques, du hip-hop, de la danse et du graffiti, afin de favoriser une représentation plus égalitaire des pratiques artistiques contemporaines. La présence de l’artiste chorégraphique Léa Latour participera notamment à valoriser la place des femmes dans les cultures hip-hop et les pratiques de création contemporaines.
Les modalités de travail collectif veilleront à encourager une participation équilibrée dans les prises de parole, les rôles de direction, les choix artistiques et les responsabilités techniques.
Les ateliers d’improvisation et de création collective permettront également de questionner les représentations liées au corps, à la voix, à la performance et aux usages des technologies.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Les élèves seront amené·es à travailler à partir de matériaux sonores existants, d’enregistrements réalisés dans leur environnement proche et d’objets du quotidien, favorisant des pratiques de réemploi et une approche sensible de leur territoire sonore.
Les débats et temps de réflexion aborderont également les impacts environnementaux des technologies numériques et des outils de production sonore contemporains, afin de sensibiliser les élèves aux usages responsables des technologies.
Le projet privilégiera autant que possible les déplacements de proximité, les partenariats locaux et l’utilisation de matériel déjà disponible au sein du Triton ou de l’établissement.
La création éventuelle d’une fresque ou d’éléments visuels pourra intégrer l’usage de matériaux ou peintures adaptés aux enjeux environnementaux.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents seront conviés à plusieurs temps forts du parcours. Ils pourront notamment participer aux sorties au Triton, en particulier au concert de l’artiste principal du projet, ainsi qu’à la visite du lieu. Ils seront également invités à la restitution finale organisée le 21 juin 2027 à l’occasion de la Fête de la musique, au Triton. Cette restitution prendra la forme d’un spectacle collectif retraçant l’ensemble du processus de création des élèves.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Le parcours met en place un carnet de bord artistique individuel pour chaque élève, permettant de garder une trace des étapes du projet (expérimentations sonores, créations chorégraphiques, recherches visuelles, réflexions et ressentis). Ce carnet constitue un outil de suivi continu qui peut être partagé avec les familles tout au long de l’année.
Ce dispositif favorise un dialogue régulier entre les élèves et leurs parents autour du processus de création, et permet aux familles de suivre concrètement l’évolution du projet. La restitution finale, conçue comme un récit chronologique du parcours artistique, renforce également cette compréhension globale du travail mené.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet « Manipula-Sons » s’inscrit pleinement dans plusieurs axes du projet d’établissement du Collège Travail Langevin de Bagnolet.
Axe 1 : « Faire progresser et réussir tous les élèves »
Le parcours s’appuie sur une pédagogie de projet favorisant l’implication active des élèves à travers des pratiques artistiques collectives et interdisciplinaires. En croisant musique, danse, arts visuels et réflexion critique, il permet de mobiliser différentes formes d’intelligence, de valoriser des compétences variées et de redonner du sens aux apprentissages.
Le projet favorise également la cohésion du groupe classe, l’expression personnelle, la prise d’initiative et le travail collaboratif. Les approches sensibles, pratiques et créatives proposées peuvent constituer un levier d’engagement fort pour des élèves parfois éloignés des formes scolaires plus traditionnelles.
Axe 2 : « Construire le citoyen éclairé de demain »
Le projet s’inscrit pleinement dans le Parcours Citoyen des élèves en développant l’esprit critique, la réflexion collective et le débat autour d’enjeux contemporains : rapport humain/machine, transformation du réel par les technologies du son, place des outils numériques dans la création artistique, interprétation et diffusion de l’information.
Les élèves sont amené·es à expérimenter des processus de création collective fondés sur l’écoute, la coopération, l’argumentation et le respect des propositions de chacun·e. Le projet porte également une attention particulière aux enjeux d’égalité femmes-hommes, notamment à travers les choix artistiques et les modèles représentés par les intervenant·es.
Axe 3 : « Ouvrir le collège sur son environnement »
Le partenariat avec le Triton permet aux élèves de découvrir une structure culturelle implantée sur leur territoire et d’en comprendre le fonctionnement concret à travers des visites, des rencontres professionnelles, des concerts et la restitution finale organisée dans le lieu.
Le projet favorise ainsi une ouverture culturelle forte et inscrit les élèves dans un parcours de spectateur·rice et de jeune créateur·rice. La restitution publique du 21 juin 2027, ouverte aux familles et à l’ensemble de la communauté éducative, participe également à cette dynamique d’ouverture du collège vers l’extérieur.
Le parcours a vocation à rayonner au sein de l’établissement à travers des temps de partage, des échanges avec d’autres classes et la visibilité donnée au projet lors de la restitution finale et des différentes étapes de création.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L'ENT permet de produire ensemble, de partager des idées, d'être acteur de son apprentissage, d'acquérir des méthodes de travail, de constituer une base commune d'information, d'accéder à des outils et de promouvoir et dynamiser l'établissement.
Les différentes périodes de confinement ont montré certains bénéfices qui pourraient être tirés de l’outil ENT : en allant au-delà d'une simple consultation de Pronote, les élèves pourront, à travers le projet CAC, imaginer et expérimenter d'autres utilisations et faire de l'ENT un lieu d'échange et de collaboration. Après une phase de prise en main de l'outil en lui-même, les élèves décideront ensemble de la manière de valoriser leur travail pour en faire profiter toute la communauté scolaire.
L'élève apprend, ainsi, à utiliser avec discernement les outils numériques de communication et d'information qu'il côtoie au quotidien, en respectant les règles sociales de leur usage et toutes leurs potentialités pour apprendre et travailler. Il accède à un usage sûr, légal et éthique pour produire, recevoir et diffuser de l'information. Il développe une culture numérique (Socle de compétences, Domaine 2).
Par ailleurs, les ateliers théoriques seront réalisés grâce aux outils numériques et technologiques du collège : utilisation des vidéoprojecteurs présents dans les salles de cours.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- EPS : Le parcours entre en résonance avec les enseignements d’EPS à travers le travail chorégraphique mené avec Léa Latour. Les élèves développent des compétences liées à l’expression corporelle, à la coordination, à l’engagement physique et à la construction d’une écriture collective du mouvement. Les ateliers favorisent également la coopération, l’écoute du groupe et l’occupation de l’espace scénique.
Éducation musicale : Le projet est directement lié aux apprentissages en éducation musicale : écoute active, création sonore, composition collective, improvisation, travail du rythme et découverte des musiques actuelles et expérimentales. Les élèves découvrent également les outils numériques de création musicale (sampling, MAO, transformation sonore) et réfléchissent aux liens entre musique, technologie et société.
Arts plastiques : Les ateliers menés avec le/la graffeur·se permettent d’aborder la traduction visuelle du son, les liens entre image et musique, ainsi que les pratiques contemporaines de l’art urbain. Les élèves expérimentent différents modes de représentation graphique, développent leur créativité et réfléchissent à la place de l’image dans l’espace collectif.
Français : Le projet mobilise les compétences d’expression orale, d’argumentation et de mise en récit. Les temps de réflexion et de médiation permettent aux élèves de mettre en mots leurs intentions artistiques, leurs ressentis et leurs choix de création. Le carnet de bord artistique favorise également l’écriture réflexive et le développement d’un regard critique sur le processus de création et les enjeux contemporains abordés dans le parcours.
Application MICACO | Date : 01/07/2026