Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Bagages invisibles : contes et récits de chants voyageurs

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Henri Wallon
  • Ville : AUBERVILLIERS
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Comédienne, autrice et pédagogue, Roxana Carrara est née en Argentine et vit en France depuis vingt ans. Elle fait des études d’art dramatique à Buenos Aires, puis intègre en France en 2022 le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris en tant que stagiaire étrangère. Elle obtient ensuite un Master en Arts du Spectacle à la Sorbonne Nouvelle. En 2015, elle créer la compagnie Et puis donc grâce à laquelle elle développe des créations de spectacle pour le jeune public Son premier texte, Des histoires avec la bouche, s’est inspiré de récits d’enfance transmis dans sa famille de génération en génération. En 2019, avec le soutien du Muséum national d’Histoire Naturelle, elle a pu présenter son deuxième spectacle jeune public Ce bleu qui nous relie, nourrit de deux années de recherche en crèche. Elle développe toujours en parallèle des projets pédagogiques en lien avec ces créations. Depuis dix ans maintenant, elle intervient par ailleurs auprès d’élèves allophones pour la pratique du français à l’oral à travers le conte et le théâtre. Depuis 2020, elle s’est rapprochée de la pratique du conte et a suivi des formations avec Florence Desnouveaux et Yannick Jaulin. Formée aux Arts de la Parole à la Maison du conte de Chevilly Larue, elle intègre leur Micro Labo Langues où l’on questionne la place des langues et langages divers dans la pratique des arts de la parole. En 2024/2025, elle participe au Labo 7 de la Maison du conte, qui dédié à l’accompagnement artistique autour des formes de l’oralité contemporaine, s’appuie sur l’écriture orale, le répertoire, la mise en corps et en espace de la parole et vise à développer en collectif les identités artistiques de chacun·e. Le prochain spectacle de Roxana, avec la conteuse Michela Orio, est en cours d’écriture et a été sélectionné par la Maison du Conte pour la Journée professionnelle « Histoires provisoires » début 2026, une journée dédiée au conte et aux arts de la parole, à destination des acteurs et actrices culturels départementaux, ouverte aux programmateur·ices, artistes et amateur·ices des arts du récit. Cinq artistes y sont invité.e.s à dévoiler leur création et une rencontre est proposée pour témoigner de la diversité de la discipline. Après plus de trois années d’expérimentations au Micro Labo Langues à la Maison du Conte de Chevilly Larue, Roxana travaille actuellement avec la conteuse Michela Orio pour l’écriture d’un nouveau projet en trois langues (italien, espagnol et français). À partir de sources documentaires, de témoignages et de contes traditionnels, elles préparent la création d’un spectacle sur l’immigration italienne et argentine qui sera nourrit de leurs histoires, des histoires de leur pays respectif , mais également de la parole symbolique des contes qui parlent de poursuite de rêves et de recherche d’un trésor. « À travers ce récit, nous explorons notamment les sources de ce désir ou nécessité de migration, le moteur qui encourage au départ, et nous souhaitons aussi mettre en lumière tout ce qui se déplace avec les humains qui voyagent : des langues, des traditions, des histoires, des musiques, la mémoire de tout ce qu’on laisse derrière, tout cet héritage immatériel, et parfois inconscient, mais qu’on porte et qui perdure en soi, qu’on transmet et qui fait au même temps un patrimoine commun entre émigrants. » Une première maquette de ce projet en création a été présenté à la Maison du conte qui les soutient pour la suite de ce projet.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • La saison prochaine, Roxana et Michela Orio ont pour objectif poursuivre le travail initié à la maison du conte en élargissant leurs recherches à la « musique qui voyage avec les migrants » afin de nourrir leur création. Dans ce sens, elles souhaitent enrichir leur processus de travail d’ateliers de pratique avec des jeunes qui ont cette expérience de migration comme elles, pour interroger avec elleux « ce qui voyage avec nous quand on se déplace, comme la musique, les chansons de chez nous. » La particularité de leur projet est le tissage de récits qui se répondent les uns les autres sur des plans historiques ou symboliques. Pour leur création, elles se sont inspirées d’un récit populaire rencontrée dans différentes traditions orales et littéraires : L’histoire des deux rêveurs, l’histoire d’un homme qui part dans un autre pays à la recherche d’un trésor qu’il voit en rêve chaque nuit et qui à l'arrivée en terre étrangère, voit son rêve être confronté à la réalité : « Les difficultés de la vie et l’impossibilité du retour vont de pair avec la nostalgie. La musique sera pour lui source de réconfort dans une communauté de migrants du monde entier qui n'ont en commun que le mal du pays. » La création consacrera une place particulière aux chansons comme déclencheurs de souvenirs, d’émotions, de ponts vers d’autres pays : « Ces chansons qui se rappellent à nous quand on s’y attend le moins, celles qui ont accompagné joies et chagrins de jeunesse ou d’autres encore qui disent mieux que mille mots une émotion commune à une culture, dans leur lien intrinsèque à un chant, à une mélodie. » Il s’agira ici de questionner la musique comme vectrice d’émotions, de valoriser le fait que même sans comprendre les paroles, la langue, nous raconte une histoire dont on pressent le sens et la couleur (joyeuse, triste, mélancolique) et ce même sans en connaître la trame narrative : « Que ce soit une berceuse de notre enfance ou une chanson dans une langue étrangère. Les émotions précédent le sens et nous rapprochent. Il y a donc quelque chose d’universel qui nous rapproche dans les rythmes et les mélodies. » Avec les élèves allophones du collège Henri Wallon, Roxana souhaite explorer à la fois la place essentielle de la musique dans certains récits traditionnels, et le lien affectif tissé pour et par chacun.e avec des chansons de sa culture ou pays : « des chansons qui racontent des histoires qui nous touchent et que nous avons embarquées avec nous dans notre voyage. » Ce sera peut-être aussi l’occasion de découvrir avec elleux des similitudes entre chansons de différents pays comme les variations qu’on peut trouver d’un même récit dans différentes cultures. L’occasion aussi d’observer le métissage de différentes cultures musicales qui ont donné et continuent de donner naissance à des nouveaux styles, comme le tango en Argentine ou d’autres plus contemporaines. « Les jeunes sont des grands consommateurs de musique, ils et elles y trouvent refuge, s’identifient, font communauté. Les textes des chansons signent leur lien avec la poésie, leur passé, leur présent et leur vision du monde. » Il s’agira donc d’évoquer ces musiques, de les écouter en collectif et de faire récit de ces chansons qui voyagent avec chacun.e dans ses bagages invisibles.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet propose en atelier d’engager un travail sur l’expression orale à travers des histoires où la musique est fondamentale pour le récit. Roxana Carrara souhaite aussi s’appuyer sur des chansons des pays et cultures de chacun.e des participant.e.s qui racontent des histoires, les touchent ou les racontent elleux d'une façon ou d'une autre, pour nourrir échanges et créativité. Ces récits seront tissés en une forme collective théâtrale.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Oui Roxana Carrara a mené des projets CAC avec Citoyenneté Jeune en 2019-2020 au Collège Paul Painlevé de Sevran et Collège Gisèle Halimi d’Aubervilliers sur la notion de frontière autour de l’écriture de son projet Le roi de Patagonie. L’idée était alors de créer un objet théâtral interrogeant Histoire et frontières avec des classes de 3ème.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Première étape (3 séances de 2h) : Se rencontrer : Il s’agira ici de prendre le temps de « faire équipe », favoriser la confiance et le rire (on dit que ce serait l’origine de la parole) pour inciter à la participation et l’engagement de toustes : - Des outils de pratique tel que des techniques vocales ou corporelles pour s'entraîner de manière ludique pour développer une disponibilité commune à l’écoute - Un partage de mots en collectifs dans toutes les langues de la classe et recherche autour d’autre formes pour se raconter : d’autres moyens de raconter : avec le corps, avec des bruitages, avec des langues imaginaires. - Premiers échanges et réflexions collectives sur la place de la musique : comment et pourquoi accompagner une histoire avec d’autres influences ? Seront abordés ici fabrication d’ambiances sonores, rythmes et bruitages Deuxième étape (4 séances de 2h) : Écouter, raconter - Roxana Carrrara apportera des histoires où la musique a un rôle essentiel dans le récit et des contes des différents pays qui racontent l’origine des instruments de musique. On observera comment l’histoire se construit, les étapes et les mots indispensables à sa compréhension. - Par des exercices d’écriture orale multilingue (traduction, tuilage bilingue), les élèves seront invités à travailler en groupe ou en binôme, pour raconter une histoire en commun ou s’entraider afin d’accompagner un récit individuel. - Échanges et collecte : Quelles chansons marquent nos souvenirs ou ceux de nos ainé.es ? Les élèves seront invité.e.s à proposer des chansons traditionnelles de leurs cultures et nous leur en proposerons des exemples pour mobiliser la mémoire ou l’envie de questionner leur entourage. Troisième étape (3 séances de 2h) : Répéter et présenter Après avoir exploré différents récits et chansons, Roxana accompagnera les élèves dans le choix des histoires pour leur création finale. - Recherche collective pour structurer la présentation autour d’un récit cadre ou d’autres charnières possibles entre les récits (chansons, bruitages, déplacements). - Écriture et mise en scène pour préciser le travail avec choix de mise en espace en vue de la présentation de leur création en public , laquelle pourrait prendre la forme d’une balade contée proposée au sein du collège ou d’une forme plus classique de petite forme spectacle présentée, suivie d’échanges avec le public

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les programmations de nos partenaires culturels n’étant pas toutes arrêtées à l’heure de déposer le présent dossier, voici les pistes à ce jour parmi lesquelles nous choisirons plus tard : - Visite guidée conte et musique à la Philharmonie de Paris : Conférencier et conteur transportent les jeunes dans des mondes magiques et merveilleux, dont instruments et musiciens sont les héros. L’occasion de faire découvrir la musique et les instruments de la collection du Musée (patrimoine de la musique classique occidentale mais aussi des musiques extra-européennes) à travers l’imaginaire que suscitent les contes. - Visite, rencontre et spectacle à La Maison du Conte de Chevilly Larue : nous pourrons visiter le lieu et rencontrer les équipes afin de découvrir le projet du « Labo » conçu par le lieu pour accompagner et valoriser les pratiques artistiques orales contemporaines et contées. Nous pourrons par ailleurs prévoir d’y découvrir un spectacle de contes en lien avec le thème du voyage , selon la programmation 26-27 non connue à ce jour. - Spectacle Dark Circus - Cie Stéréoptik au Théatre du Rond-point en décembre 26 : Ici les numéros finissent mal et l’humour fait grincer les dents…Jusqu’à l’arrivée inopinée d’un jongleur qui change la donne et fait basculer l’ambiance du côté magique et lumineux de la force. Doué jusqu’au bout des ongles, le duo de STEREOPTIK fabrique en direct un spectacle tiraillé entre clarté et obscurité, tout en bruitage et musique live. À partir d’un conte écrit par Pef (l’auteur du génial Prince de Motordu), - Spectacle « Avec les pieds » par Jeanne Desoubeaux en février au TPM de Montreuil : Un acacia qui pousse au milieu de la table, en plein dîner de famille… Mêlant théâtre et musique, Avec les pieds offre un conte à la fois drôle et tendre, qui raconte comment l’irruption de l’Autre dans nos vies bouscule nos repères, et peut tout transformer. - Spectacle « Olalaland « - Lionel Dray et Clémence Jean-Guillaume au Théâtre de la Bastille en mars 27 Un solo jeune public théâtral, graphique et musical . Olalaland est une épopée mythique et bigarrée où la BD et la musique se rencontrent dans un grand tohu bohu d’absurde et de poésie. Du minuscule à l’infini, du noir et blanc à la couleur, du quotidien au fantastique, cette aventure musicale et dessinée esquisse le portrait d’un être lunaire inspiré du cinéma muet de Buster Keaton à Jacques Tati en passant par La linea d’Osvaldo Cavandoli.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens entre ateliers et parcours culturel, il est consacré à : - la présentation du projet avec la/le chargé(e) de projets – la présentation des sorties et les retours sur les différentes activités du parcours culturel. – des temps d’échange avec l’intervenant D’autres temps forts pourront être mis en place en classe, parmi les idées suivantes : - Intervention Ethnoart sur place de la musique dans les sociétés : après une introduction sur la place de cet art, ces multiples formes et/ou pratiques ritualisées dans différentes sociétés, l’ethnologue présentera la démarche de l’ethnomusicologie qui étudie les rapports entre musique et société. L’ethnologue s’attachera à des exemples (extraits documentaires accessibles) qui permettent de saisir les enjeux de cette discipline rendant sa dimension sociale à la musique : les liens avec la musique comme les pratiques musicales étant en relation avec le milieu socio-culturel qui les produit. - Intervention en classe de Michela Orio, conteuse avec laquelle Roxana collabore actuellement pour la création de son prochain spectacle. L’artiste viendra partager avec la classe son travail spécifique sur le multilinguisme dans la narration orale.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution du travail de la classe UPE2A du collège Henri Wallon à Aubervilliers consistera en une création autour des récits et musiques de la classe mise en théâtre . La musique étant importante tant dans les choix des textes et contes , que dans le tissage de ces récits, elle pourra aussi constituer une matière sonore qui viendrait enrichir la création de la classe restituée en public ( des extraits sonores ou souvenirs autour de ces textes pourraient être enregistrés et donnés à entendre ) La forme finale pourra prendre la forme d’une balade contée proposée au sein du collège ou encore d’un spectacle avec un temps d’échange in fine pour inviter les spectateurs.rices à raconter à leur tour. Ces choix se feront avec les jeunes et selon la progression collective et de chacun.e au sein du groupe. Familles, communauté éducative et partenaires seront conviés à ce temps fort.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. En atelier, Roxana Carrara souhaite travailler sur la place de la musique dans les récits en s’appuyant sur des références communes, nouvelles et singulières. Le travail prévoit ainsi une implication concrète des élèves qui seront notamment incités à partager de chansons des pays et cultures de chacun.e . Elle s’attachera à questionner avec elleux ces inspirations qui racontent des histoires, les touchent ou les racontent, pour nourrir échanges et créativité jusqu’à la création collective finale.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Dans ces classes UP2A, l’enjeux de la répartition de la parole et la juste participation de chacun.e est important, le groupe se formant et changeant au fur et à mesure de l’année scolaire. Une attention particulière sera donc apportée à cette équité, concernant la place de chacun et chacune. Roxana ayant l’habitude des dynamiques à l’œuvre au sein de ces groupes sera vigilante à ce que filles comme garçons prennent pleinement place dans ce projet qui sollicite idées et apports de toustes.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire) Roxana souhaite inviter les élèves à nourrir le projet de leurs influences contées et musicales. Elle envisage pour cela d’ouvrir ces partages aux familles : « Nous inviterons pour cela les élèves à proposer des chansons traditionnelles de leurs cultures et nous leur en proposerons des exemples pour mobiliser la mémoire ou l’envie de questionner leur entourage. » S’ils et elles le souhaitent et le peuvent, l’idée sera donc de tenter de solliciter les influences et inspirations des familles : « Nous proposerons aux élèves de partager les contes travaillés en classe avec leurs familles et pourquoi pas de les solliciter pour collecter auprès d’eux des chansons traditionnelles ou populaires qui ont marqué leur culture. Les souvenirs autour des chansons pourraient être enregistrés pour constituer une matière sonore et enrichir la restitution. »

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • L'inclusion des élèves allophones tient une place centrale le projet d’établissement au collège Henri Wallon. L’UPE2A, dispositif spécifique, s’inscrit d’emblée dans les actions menées pour la réussite de tous les élèves. (Axe 1 du projet d’établissement « Réussite » ; Axe 3 « Parcours » ) Les parcours des élèves allophones sont personnalisés, évolutifs (structure des EDT, évaluations) et valorisés (participation au CVC, conseils de classe, tutorat, inclusions). L’investissement des élèves dans le projet leur permettra d’enrichir leurs compétences orales et écrites en langue française. Ce sera également un axe de valorisation du travail mené en UPE2A puisqu’il sera aussi décliné en compétences du socle. Les élèves d'UPE2A du collège Henri Wallon sont rattachés à une classe ordinaire, dans laquelle ils participent à certains cours. Ils pourront donc partager avec les élèves de leurs classes de rattachement les étapes du projet (notamment en anglais, en éducation musicale et en EPS). Ces derniers seront ainsi régulièrement partie prenante dans la réflexion initiée par le projet des UPE2A. Cela contribuera à la cohésion du groupe, à la collaboration entre élèves et à l'inclusion réussie des élèves allophones dans l'établissement. (Axe 2. Climat scolaire, Citoyenneté et égalité). Le travail avec une artiste au sein de l'établissement et les sorties culturelles s'inscriront naturellement dans la démarche d'ouverture culturelle de l'établissement ( Axe 4. Développer l’ouverture culturelle et la pratique artistique dans/hors enseignement à Wallon). Les temps de création, d'échanges et de restitution permettront donc à tous les élèves de s'inscrire dans une réflexion sur les histoires qu'on se raconte et qu'on se transmet, les voix qui portent et celles qui se taisent, et d'en interroger les enjeux au sein de la cité scolaire Henri Wallon.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L'ENT est un outil de suivi du travail mené par les élèves, mais c'est le site du collège qui assure une visibilité aux projets menés par les élèves dans la cité scolaire. Les élèves, accompagnés par les enseignant.e.s, assurent la mise en ligne des contenus et le choix de ces derniers. Les élèves, les familles et l'ensemble de la communauté éducative de l'établissement pourront suivre les étapes du projet via un carnet de bord et une restitution en ligne des travaux réalisés en fin d'année. La radio de l'établissement pourrait également être investie dans le travail sur la voix, en collaboration avec la classe média du collège.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • La création petite forme spectacle ou balade contée accompagnera les objectifs poursuivis en cours de Français Langue Seconde; en Éducation Musicale et en Langues Vivantes. La voix, celle qu'on porte, celle qui nous fait parler, chanter, crier, celle qu'ont fait entendre, sera la matière du travail réalisé dans les disciplines impliquées dans le projet. FLS : Les élèves expérimenteront le français auprès d'interlocuteurs variés (journalistes, comédiens, chanteurs, musiciens et sociologues), venant ainsi enrichir les apprentissages de langue française réalisés en classe. Ils pourront s'exprimer dans une variété de situations (sorties, travaux de groupe, présentations aux élèves de classe ordinaire) et dans des activités de création orale et écrite. Ils pourront ancrer leurs apprentissages en langue française dans leur vécu (linguistique et musical), en s'appuyant sur le chant et l'oralité, et partager leurs connaissances personnelles et multiculturelles au sein du groupe UPE2A et auprès des élèves de leur classe d'inclusion, en français. La création d'une balade contée fera le lien entre les langues des élèves et la langue française, valorisant le plurilinguisme des élèves au sein de l'UPE2A et de l'établissement. Elle permettra aussi la création d'un récit commun en français, à plusieurs voix et aux échos plurilingues, où l'oral comme l'écrit seront des espaces d'exploration et de création. Anglais: Le travail sur la langue et les chansons se déclinera aussi via les langues enseignées au collège et permettra aux élèves d'entrer dans les apprentissages de LV. L'anglais sera objet d'étude pour le projet (analyse de chansons anglophones, traductions, adaptations, circulations des chansons) et aussi langue de communication entre les élèves d'UPE2A et ceux de classe ordinaire. L'espagnol, l'allemand, l'italien, l'arabe,et le chinois, enseignés au collège, seront associés au projet. Education musicale : les élèves approcheront des chansons et morceaux apportées par eux. Ils les étudieront dans leur histoire musicale et sociétale. Ils apprendront à discerner les instruments et les compositions des morceaux, et expérimenteront le chant comme prolongement d'une pratique théâtrale. Le travail de la voix, associé au théâtre et à la chorale de l'établissement, tracera le fil rouge du projet, et se trouvera investi en FLS et en LV également.

Application MICACO | Date : 01/07/2026