Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

Nos histoires de travail

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Liberté
  • Ville : DRANCY
  • Classe : 5ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Collectif C'est quand bientôt ?
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Titiane Barthel

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Musicienne de formation,Titiane Barthel obtient un double Master de Mise en scène à l’Université de Nanterre et à l’Université Libre de Bruxelles. Depuis, elle construit des spectacles à des postes multiples : Elle est créatrice lumière pour Marcel Bozonnet (Lumières du Corps, création au Théâtre du Soleil (2024), la compagnie La Hutte (Oh mère, création au Pavillon de Romainville (2022), Sleep Stream, création au Pavillon de Romainville (2025)), Secteur.In.Verso (Ça résonne pas / ça résonne trop, création au Théâtre de la Commune (2023)). En 2019, elle fonde avec Edgar Martin le collectif C’est quand bientôt ? Le collectif est pluridisciplinaire, et mêle théâtre, danse, musique, cirque, arts plastiques.Titiane Barthel y met en scène Voyager (2019), Les Vierges de Fer (2022) et On ne dit pas Corde (2027). Elle forge un langage scénique où se mêlent à la fois documentaire et fiction, et qui commence par des enquêtes de terrain. L’équipe de chacuns de ces spectacles mélange également comédien·ne·s et non comédien·ne·s. Avec Les Vierges de Fer, elle y déploie la question de l’intersectionnalité à travers sa rencontre avec Shakiba Mehraeen, institutrice iranienne en Belgique, point depuis lequel elle construit une enquête avec plusieurs Iraniennes et Iraniens en Iran et exilé·e·s. (lien de la captation : https://youtu.be/criBluKekDY) Puis, avec On ne dit pas Corde, elle utilise sa double profession de technicienne et de metteuse en scène pour mettre au centre les régisseurs et régisseuses de théâtre, et interroger plus largement le rapport au Travail, notamment à l’aune des villes désindustrialisées. En mise en scène au plateau comme dans le rapport aux publics, elle s’intéresse à la question du documentaire subjectif, et de l’écriture de soi et du réel. C’est pourquoi le collectif associe à chaque création un volet d’action culturelle important. En parallèle des Vierges de Fer : avec des collégien·ne·s de quatrième et troisième au Centre Paris Anim’ Daviel, en initiation au processus documentaire,et sensibilisation à l’information et aux médias (EAC+EMI) avec le projet "Une fenêtre", monté avec des groupes de femmes à Hem et présenté en première partie du spectacle avec des interventions en lycées autour des thématiques d’égalité femmes-hommes et d’éducation aux médias (EAC+EMI) En parallèle de On ne dit pas Corde avec Cartographies sensibles, mené avec des habitant·e·s de villes marquées par l’industrie, qui sera monté en 2027 avec des collèges à Lille en partenariat avec le Théâtre de la Verrière. Depuis 2018, elle travaille au sein de la Compagnie 8 Avril avec le metteur en scène Thomas Quillardet en tant qu’assistante à la mise en scène, pour Ton Père (2020), Une télévision française (2021), En Addicto (2023) et À mots Doux (2025). Elle assure également l’action culturelle au sein de la compagnie : Intervenante en option théâtre de première-terminale sur l’année 2022-2023 au Lycée Jean Vilar à Plaisir (EAC) Intervenante en ateliers en collèges et lycées autour du spectacle Ton Père, sur des séances ponctuelles et dans le cadre de semaines artistiques (Lycée Voltaire à Paris et Lycée Maurice Utrillo à Stains)(EAC) Coordinatrice et Intervenante du projet La Nuit,en partenariat avec 4 groupes : des collégien·ne·s en ULIS, des enfants entre 6 et 10 ans, des femmes allophones et des seniors, pendant 6 mois, avec restitution publique, impliquant des temps d’écriture et de recherche documentaire et du temps de plateau (EAC + EMI) Intervenante en ateliers en collèges et lycées autour du spectacle Une Télévision Française, sur la pratique du théâtre et le rapport aux médias (EAC + EMI) Intervenante en ateliers en collèges et lycées autour du spectacle Ton Père, sur la pratique du théâtre et la lutte contre l’homophobie (EAC + EMI) Intervenante en ateliers Théâtre et Musique à la Maison d’Arrêt de Cherbourg autour du spectacle À Mots Doux
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le projet CAC Nos histoires de travail est pensé en résonance avec une nouvelle idée de spectacle porté par Titiane Barthel, intitulé Nos services (titre provisoire). Cette nouvelle création prend pour point de départ les liens entre travail et soin, au croisement d’enjeux féministes et sociaux : qu’est-ce qui nous construit dans nos emplois, comme travailleurs et travailleuses ? Comment y prenons-nous soin des un·e·s des autres ? Quelles empreintes a laissé la construction du travail au fil du temps, et comment s’en défaire aujourd’hui ? Quelle égalité s’y joue ? Qui sert qui ? Qu’est-ce qui vient nous marquer dans notre métier ? Quelle lente transformation entamons-nous à notre premier jour de travail ? Dans sa démarche, Titiane Barthel initie toujours l’écriture par du temps de recherche, de terrain, en essayant d’appréhender une réalité d’abord par sa complexité humaine. En ce tout début d’écriture et de réflexion, il paraît pertinent d’aller vers des espaces où cette question existe en actes autant qu’en paroles, comme les établissements scolaires. Il y a d’une part une communauté d’adultes rassemblés dans un travail de transmission mais aussi de soin (professeurs, AED, assistante sociale), mais aussi des élèves impliqué·e·s elles·eux aussi dans un rapport au travail, celui de l’apprentissage. Dans ma démarche d’autrice, d’”enquêtrice documentaire”, j’aimerais prendre pour point de départ ce lien avec les élèves. Que tout commence ensemble, avec elles·eux, en leur transmettant des outils de recherche documentaire : parler d’elles·eux à partir d’un élément concret (objet, expérience), au plateau, les faire parler les un·e·s des autres, les faire réaliser des entretiens, au sein de leurs familles, avec leurs professeur·e·s. Mettre ainsi en dialogue l’ensemble des personnes qui travaillent au collège, enfants comme adultes, les élèves comme la communauté éducative, c’est faire parler cet endroit et y créer un point de rencontre plus horizontal. Le but est aussi de sensibiliser au théâtre documentaire, comme une démarche artistique où toute expérience, tout témoignage, toute rencontre, peut devenir une matière théâtrale. Ainsi, il s’agit aussi de valoriser les vécus d’élèves et d’habitant·e·s de Drancy, en Seine-Saint-Denis, où les questions de travail, de service, de soin et d’invisibilisation sociale résonnent particulièrement. Ce projet CAC sera amené à devenir un matériau dans une recherche plus large, pour donner lieu à un spectacle en cours d’écriture.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Au travers du thème du travail, les élèves ainsi que les encadrant·e·s seront initié·e·s au travail documentaire, pour restituer une forme au plateau. L’intervenante mènera aussi un collectage auprès des autres membres de la communauté éducative en vue d’un nouveau spectacle. Les objectifs sont de s’initier au jeu théâtral, d’appréhender les écritures du réel, créer du lien au sein de la communauté éducative,et apprendre à valoriser son vécu sous une forme littéraire et théâtrale

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Des membres de l’équipe pédagogique du collège (Mme BENKIMOUN, professeure agrégée de Lettres classiques, Mme COURT, professeure d’Histoire-géographie & EMC, et M.GUILBAUD, professeur agrégé de Lettres modernes), particulièrement intéressé·e·s par le travail du collectif C’est quand bientôt ? sont venu·e·s solliciter Titiane Barthel pour co-créer ce projet CAC en lien avec les objectifs du programme de français, d’histoire-géographie et d’EMC pour une classe de 5ème qu’ils auront en commun et dont M.GUILBAUD sera le professeur principal. Deux réunions de préparation ont été réalisées en avril entre les membres de l’équipe pédagogique et l’intervenante afin d’élaborer un projet en adéquation avec les attendus des programmes en cinquième et les objectifs pédagogiques des professeur.e·s. La co-construction a donc commencé, à l’initiative de l’équipe pédagogique, dès l’élaboration de ce dossier, pour déterminer le choix de la problématique, des thèmes et des ateliers proposés aux élèves. Un temps de rencontre entre l’intervenante et le reste de l’équipe pédagogique du collège est prévu à la pré-rentrée 2026. Un groupe de travail sera mis en place lors de cette journée afin de fixer les modalités du calendrier et de proposer des ressources à mobiliser pour l’ensemble de la communauté éducative : captations des spectacles du collectif, corpus de textes sur le théâtre documentaire, mise à disposition des textes des pièces du collectif, documents de travail et brouillons d’écriture, intervention au forum des métiers du collège pour présenter les métiers de la culture et de la technique. L’ensemble de la communauté éducative, les élèves et les familles seront conviés au temps de restitution du projet.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Non, l'intervenante n'a pas encore mené de parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • I) Temps d’enquête : comment transformer les vécus des élèves, des familles, de la communauté éducative en un matériau théâtral et documentaire ? Atelier 1 (2 heures) : Découverte du théâtre documentaire : Présentation du projet, du travail de l’intervenante,lecture d’un texte de théâtre documentaire / Exercices au plateau : se présenter au moyen d’un objet personnel, présenter une autre personne Atelier 2 (2 heures) : Construction d’une carte sensible, interroger la géographie intime : Chaque élève amène pour la séance un lieu de Drancy qu’il aime et un lieu où il a été et auquel il tient (hors Drancy), et en fait la présentation, lecture d’un texte de théâtre documentaire / Temps de réflexion sur les résonances entre les témoignages, pour mêler histoire personnelle et collective Atelier 3 (2 heures) : Préparation d’un entretien sur le thème du travail Temps de réflexion et de sensibilisation à ce qu’est un entretien : comment le construire ? que recherche-t-on ? / Exercices entre tou·te·s les participant·e·s à l’atelier (élèves, professeur·e·s, intervenante) et préparation d’entretiens à destination des familles, qui peut se faire sous forme écrite, filmée ou enregistrée, avec une question obligatoire : quelle chanson associe-tu au travail ? Atelier 4 (2 heures) : Trouver du commun en partageant son vécu, se mettre à la place de l’autre : Mise en commun des entretiens dans les familles, mise en commun, mise à l’écrit / Lecture au plateau : chaque participant·e·s prendra tour à tour au plateau le rôle d’un parent, ou de la personne qui mène l’entretien sur un autre texte que le sien Atelier 5 (2 heures) : Créer la nécessité de prendre la parole sur scène : Inviter les élèves à partager un élément important de leurs vies en tant qu’habitant·e·s de Drancy qui ne serait pas apparu jusque là dans le matériau collecté, lecture d’un texte documentaire - Les Vierges de Fer, de Titiane Barthel et visionnage d'extraits de la captation / Temps de réflexion sur comment le théâtre documentaire peut mettre en lumière des vécus invisibilisés Atelier 6 (2 heures) : Écriture d’un texte sur le thème “À quoi travaillons-nous ?” : À partir du matériel collecté, réflexion avec les élèves sur les liens qui se font entre les différents aspects de la recherche que nous avons menée en rapport avec la question du travail, du soin et du service, réalisation d’un montage de textes / Lecture du texte devant quelques usager·e·s du collège II) Temps de construction au plateau : comment le théâtre documentaire permet-il de passer de vécus individuels à une expérience collective ? Atelier 7 (2 heures) : Échauffement/lecture à la table du montage finalisé par l’intervenante Atelier 8 (2 heures) : Travail au plateau du texte (travail de la voix et du corps) Atelier 9 (2 heures) : Travail au plateau du texte (sensibilisation à la mise en scène) Atelier 10 (2 heures) : Répétition de la restitution

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • 1) Sortie Archives départementales (2 heures) : Les Archives départementales sont “un lieu ressource” qui se propose d’accompagner les intervenant·e·s et les enseignant·e·s à la demande. Ainsi, la visite aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis constitue une étape clé du parcours. Deux ateliers pédagogiques proposés par leur service éducatif s'articulent directement avec les objectifs du projet : l'atelier « Les hommes de Babcock », qui invite les élèves à mener une enquête sur l'identité d'ouvriers à partir de documents d'archives ; l'atelier « Histoires de territoires » permet d'appréhender les mutations d'un quartier ou d'une commune à travers cartes, cadastres et photographies aériennes. Ces deux ateliers nourriront la réflexion des élèves sur les mémoires du travail dans leur territoire, et alimenteront leur démarche de collectage en leur donnant à voir des témoignages et des traces documentaires. 2)Sortie en espace public (2h): déambulation dans Drancy autour de lieux importants de l'histoire de Drancy comme des lieux quotidiens, pour amener les élèves à relier petite et grande histoire. 3) Sortie au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis (2 heures) : La TGP, à Saint-Denis, est un lieu important du département en termes de création contemporaine. Ce lieu pluridisciplinaire est aussi une maison de création importante, qui regroupe plusieurs salles ainsi qu’un atelier de décor. Les élèves pourront découvrir sur le terrain un espace de travail différent du collège, et rencontrer différent·e·s travailleur·euse·s de la culture (chargé·e de production, régisseur·euse, constructeur·ice de décors). 4) Rencontre avec l’équipe d’On ne dit pas Corde au Théâtre Les 3T à Saint-Denis (2 heures) : À l’occasion des représentations d’On ne dit pas Corde, spectacle écrit et mis en scène par l’intervenante au Théâtre Les 3T à Saint-Denis, les élèves pourront rencontrer l’équipe du spectacle. L’équipe présentera les thèmes et les procédés de travail du spectacle, à la suite de quoi les élèves auront un temps d’échange avec les comédien·ne·s et régisseur·euse·s. 5)Sortie pour une représentation de théâtre documentaire, en fonction de la programmation (3 heures) : L’intervenante choisira un spectacle de théâtre documentaire, adapté à l’âge des élèves, dans un théâtre du département de Seine Saint-Denis (MC93, TGP, Fil de l’Eau-Pantin). La sortie comprendra un temps de préparation au spectacle, et un temps d’échange à la sortie.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • TEMPS 1 (2 heures) : Temps de rencontre à mi-parcours : échange entre les élèves et des membres de la communauté éducative sur leur rapport au travail, temps de réflexion partagé et de débat impliquant les différents questionnements traversés en atelier. L'objectif est de pouvoir comprendre ce qui est parvenu aux élèves de la démarche documentaire, et comment cela vient alimenter un débat qui deviendra également un matériau intégrable au texte final. TEMPS 2 (2 heures) : Temps au CDI, enquête sur le thème “Quand est-ce que les femmes ont commencé à travailler ?” en différents groupes, mise en commun et réflexion sur les différents résultats d'enquête. L'objectif est de sensibiliser les élèves aux différences de perceptions de l'histoire ; de la même manière qu'il·elle·s auront réalisé en atelier ce qui fait commun et singularité dans leurs vécus, il·elle·s seront amené·e·s à considérer la multiplicité de réponses possibles à cette question du travail des femmes, et la complexité du rapport à l'histoire et au présent.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • TEMPS DE PRÉPARATION DE LA RESTITUTION (2 heures+ 1 heure) : -la veille de la restitution, une demie-journée de répétitions : filage, choix des accessoires, des costumes, de la technique. - une heure de répétition générale le jour de la restitution : filage TEMPS DE RESTITUTION (1 heure) : La restitution se fera en public, devant les autres classes du collège, les familles, et la communauté éducative. Cette restitution s’inscrira dans la semaine artistique au collège afin d’être reliée à d’autres pratiques artistiques. Une exposition de photos et de textes relatant le parcours seront aussi exposées pendant la journée de restitution au sein du collège. TEMPS DE CLÔTURE/BILAN (2 heures) : Après la restitution, un temps sera pris avec tou·te·s les participant·e·s au projet, élèves comme adultes (communauté éducative, familles), pour partager ce que ce projet sera venu interroger, faire bouger, questionner chez les un·e·s et les autres ; identifier les difficultés et les réussites de chacun·e·s. Ce temps pris servira à la fin des deux heures à rédiger une brève synthèse commune.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le parcours est construit pour encourager les élèves à exprimer leur créativité et les inclure dans une démarche artistique : au fil des différentes étapes, il·elle·s vont peu à peu être initié·e·s au processus de la recherche et de l’écriture documentaire. Les étapes du parcours permettent d’avoir pour point de départ un dispositif qui fait appel à la participation et à l’imagination des élèves, puis à les encourager à mettre en lien les différents supports de cette recherche, et à faire des choix de contenus, d’écriture et d’interprétation selon leur propre raisonnement et leur propre sensibilité. Ce parcours se veut émancipateur, dans une volonté de donner confiance aux élèves dans leur capacité à se regarder, à regarder autour, à analyser et à avoir une démarche interprétative et artistique à partir de ce regard qu’il·elle·s auront développé.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Oui parce que cet enjeu est intrinsèquement liée à la question du travail, et que l’intervenante comme le collectif C’est quand bientôt ? porte une attention accrue à la mise en avant de l’égalité Femmes/Hommes (membre d'HFX Hauts-de-France, parité des équipes, formation VHSS), et à la pertinence de cette question au travers du documentaire. L'intervenante a prévu un temps spécifique pour l'aborder directement avec une séance sur le travail des femmes, mais cet enjeu sera aussi régulièrement abordé et mis en avant dans le dialogue avec les élèves, dans une volonté de créer un espace propice à la prise de confiance en soi pour les filles comme les garçons, et en utilisant les outils du Théâtre Forum et de l'éducation féministe.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Oui, le collectif C’est quand bientôt ? ne réalise ses scénographies qu’à partir de matériaux recyclés ou de décors déjà existants, privilégie les déplacements en train, et limite l’usage du papier. Les élèves seront également impliqués dans cette réflexion.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents sont conviés à la restitution et à une lecture de mi-parcours, font partie intégrante de la recheche en étant interrogé·e·s, et pourront aussi être présent·e·s au temps d’atelier ayant lieu en extérieur, dans la ville. Le temps de restitution se veut aussi un temps de partage et de réunion des familles et de toutes les personnes ayant été en rapport avec le parcours.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les parents sont aussi impliqués dans le travail de recherche et d’entretiens menés les élèves qui devront faire une enquête de terrain au sein de leurs familles. Le projet leur sera présenté en amont à travers un tract résumant la thématique du parcours.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours CAC s'inscrit dans plusieurs axes du projet d'établissement du collège Liberté. Il nourrit en premier lieu le Parcours artistique et culturel et le Parcours citoyen (Axe 2, « S'épanouir ») : la démarche de collectage, la prise de parole au plateau et la restitution publique sont autant de moyens pour les élèves de développer leur sensibilité artistique et leur engagement dans un projet collectif ancré dans leur réalité. En lien avec l'Axe 3 (objectif 1 « Favoriser l'ouverture des élèves » et objectif 3 « Interagir »), ce projet s'inscrit dans une démarche portée par le professeur référent culture du collège, M. Guilbaud (également porteur de ce projet) : penser l'éducation artistique et culturelle comme un parcours à l'échelle de la scolarité, tisser des liens entre la communauté éducative et les familles, et faire de l'engagement dans des projets collectifs un vecteur d'éducation à la citoyenneté. Le projet s'ouvrira par ailleurs à l'ensemble de l'établissement à travers l'intervention des artistes au forum des métiers, en lien avec l'objectif d'orientation et de découverte des métiers (Axe 2, « S'orienter »). Enfin, une attention particulière sera portée à l'inclusion des élèves à besoins particuliers, dans l'esprit du dispositif ULIS (Axe 1) qui identifie explicitement les projets CAC comme l'un de ses cadres d'action.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Un journal de bord du travail effectué sera rédigé au fil du projet et mis en ligne sur le site du collège, dans une volonté de créer des liens avec la communauté éducative et les familles. Il donnera lieu à un travail spécifique de correction de la langue en cours de français avec M.GUILBAUD et a été pensé comme un support pour créer du dialogue entre les élèves et la communauté éducative pendant certaines heures de vie de classe animées par M.Guilbaud (professeur principal), Mme Court et Mme Benkimoun.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • En français, ce projet CAC s'inscrit dans les entrées thématiques du cycle 4 « Vivre en société, participer à la société » et « Se chercher, se construire », tout en travaillant les compétences orales et d'écriture attendues par le programme : prise de parole en continu et en interaction, écoute active, production d'écrits d'enquête et de récits de soi. Ce projet sera mené en articulation avec l'étude d'une pièce de théâtre classique en cours de français, dans une volonté de faire dialoguer les codes du théâtre classique (la mise en scène de la parole, la construction des personnages, la tension dramatique) avec les pratiques du théâtre documentaire contemporain. Il s'agira ainsi d'amener les élèves à comprendre ce qui fait théâtre dans des formes très différentes, et à percevoir comment des matériaux issus du réel (témoignages, récits de vie, paroles de travailleurs et travailleuses) peuvent être travaillés littérairement et scéniquement. En histoire-géographie, la démarche de collectage mobilise les compétences disciplinaires du cycle 4 liées à la pratique de l'historien (collecter des sources, les analyser, les mettre en récit) et à l'étude d'un territoire à différentes échelles. En EMC, le projet nourrit trois des quatre domaines de la culture civique : la culture de la sensibilité (identifier et exprimer ce que l'on ressent, comprendre ce que ressentent les autres), la culture du jugement (développer l'esprit critique face aux représentations du travail et des milieux populaires) et la culture de l'engagement (agir collectivement et s'impliquer dans un projet à destination de la communauté). Ces apprentissages disciplinaires s'articulent enfin avec plusieurs domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture : le domaine 1 (comprendre et s'exprimer en utilisant la langue française à l'oral et à l'écrit), le domaine 2 (conduire un projet collectif, organiser son travail) et le domaine 3 (formation de la personne et du citoyen, sens de l'engagement et de la responsabilité).

Application MICACO | Date : 02/07/2026