Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Peindre et se dépeindre
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jacqueline de Romilly
- Ville : LE BLANC-MESNIL
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Mariama Conteh est une artiste plasticienne originaire d’Aubervilliers. Actuellement, elle vit et travaille en Ile-de-France. Après des études de littérature moderne et de sciences sociales à la Sorbonne - Paris IV, Sciences Po Paris et Mount Holyoke College (Etats-Unis), elle obtient en 2025 son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’École Nationale Supérieure d’Art de Paris Cergy (ENSAPC).
En 2020, elle est membre fondatrice, avec Amandine Nana, du collectif Transplantation Project et œuvre à la création d’un centre culturel, composé d’un lieu d’exposition et d’une bibliothèque afro-diasporique (Paris 19ème).
Sa pratique artistique s’établit au carrefour du dessin, de la peinture, de la photographie et la bande dessinée. Elle s’inspire de peintres contemporains mettant le corps au premier plan (Marlene Dumas, Lynette Yiadom Boakye, Henry James Taylor) mais aussi d’autrices afro-américaines et caribéennes ayant porté un regard et un combat sur l’histoire afro-disaporique (Toni Morrison, Maryse Condé).
Mariama Conteh s’appuie sur un corpus d’images collectées, extraites de ses archives familiales ou personnelles, ou relevant de la culture de masse. Ses recherches portent sur des thématiques fortes comme le corps dans son espace intime ou public, les scènes de la vie quotidienne, le passage de l’enfance à l’âge adulte, la transmission, la nostalgie.
A travers différents supports et en particulier les photographies « vernaculaires », Mariama Conteh développe des récits d’autofiction dans lesquels se mêlent imaginaire et réflexion sur son identité d’artiste issue d’une double culture. Ces récits tentent de casser les codes de représentation habituels et ébauchent les contours d’une autre façon de raconter et de représenter les personnes et leurs vécus.
Son travail a été exposé à Marseille, Saint-Denis, Athènes, Genève ou encore à Miami dans le cadre de la Foire Art Basel.
En 2025, elle présente sa première exposition personnelle intitulée “High Life” au Fauvettes City Club à Saint-Denis. Repérée par la galerie Kamel Mennour (Paris), elle présentera son travail dans cette même galerie, au printemps 2026 dans le cadre de « Mennour Emergence #3 », une exposition collective rassemblant 6 talents artistiques émergents. Dans la continuité de « High life », ses œuvres traitent de personnages féminins représentés dans des moments scéniques ou des scènes du quotidien.
Elle mènera par ailleurs, fin 2026, un projet de récit dessiné sur l’histoire de son père, traducteur originaire de la Sierra Leone.
Également co-fondatrice du collectif de bande dessinée La Liasse, elle travaille actuellement à la conceptualisation, la publication et la distribution en librairie et en festival du deuxième numéro de la revue éponyme, à paraître en 2026.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- C’est sur la base de cette démarche artistique multisupports, reposant en partie sur l’autofiction que l’artiste a imaginé sa proposition d’atelier à destination des élèves allophones.
Mariama Conteh souhaite partager avec les élèves sa pratique de la peinture en se focalisant sur la question du portrait, sujet central pour l’artiste qui met le corps au premier plan dans ses toiles.
Dans un premier temps, il s’agira pour la classe de réfléchir à la manière dont les arts picturaux permettent à la fois de s’exprimer et de (se) représenter. « Quel est mon rapport à l’image ? » Cette question sera un point d’entrée dans l’atelier, et permettra de réfléchir avec les élèves à leurs propres habitudes photographiques, et également au lien qu’ils.elles entretiennent aux images dites vernaculaires (genre de photographie amateur dont le sujet est la vie de tous les jours dont les photographies familiales font partie).
Pour initier leur travail les élèves pourront, dans la mesure du possible, travailler sur des scènes et des portraits issus de photographies familiales. À partir de là, il s’agira pour eux de s’interroger ou d’interroger leur famille sur le contexte de leur prise, les éléments qui les composent. Ce « matériau » pourra être activé ou non comme base pour leurs créations personnelles. À défaut, les élèves pourront constituer leur sélection photographique à partir d’images « vernaculaires » tirées d’éditions monographiques.
Ensuite, l’artiste proposera des allers-retours entre le dessin et la photographie : les élèves s’essaieront aux tirages de portraits photographiques à l’aide d’appareils instantanés (de type polaroid). Sur la base des tirages obtenus, ils.elles élaboreront leurs dessins préparatoires.
En complément, les élèves découvriront la « pose » en expérimentant le dessin au fusain à partir de modèle vivant : des petits groupes d’élèves poseront quelques minutes, dans la pose de leur choix, tandis que les autres élèves réaliseront leur esquisse.
Ces compositions aboutiront à la réalisation, pour chaque élève, de croquis de référence, qui eux-mêmes serviront de canevas aux œuvres peintes.
Ces toiles individuelles peintes en petit format seront rassemblées pour être exposées. Elles seront le reflet d’une dynamique artistique plaçant les élèves allophones dans un double rôle de modèles et d’artistes.
« Je travaille beaucoup sur la question de la visibilité. Dessiner, peindre, dans une optique figurative, c’est matérialiser, c’est donner une existence à quelqu’un.e. De façon très libre : on peut coller à la réalité, on peut s’en détacher et aller vers l’imaginaire, l’autofiction. Cela m’intéresse beaucoup d’expérimenter ce processus avec les élèves ».
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Mariama Conteh proposera aux élèves de l’UPE2A du collège Jacqueline de Romilly de réaliser leurs portraits peints sur toile. Ces œuvres picturales puiseront leurs sources dans des photographies réalisées en amont et également sur la base de photos d’archives : répertoires photographiques voire photos d’archives des élèves selon les pistes explorées.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et ses objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que l’artiste mène un parcours « CAC » avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité de l’artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les ateliers se dérouleront sous la forme de 10 séances de 2h.
- Séance 1 (2h) : Présentation de l’artiste et de sa pratique. Présentation d’artistes contemporain.e.s en peinture, sur la base d’une courte sélection.
Premier exercice pour décrypter les images à partir de critères simples : couleurs, plans, éléments en présence.
Dans un second temps, les élèves s’interrogent sur les représentations issues de leurs archives personnelles. Sur quelle image travailler au cours de la séance suivante ?
- Séance 2 (2h) : atelier « hors les murs » à Transplantation, lieu associatif et bibliothèque afro-diasporique (Paris 19ème) : premier exercice sur la question du portrait : chaque élève choisit 4 images au sein d’une sélection de livres photographiques issue du fonds de l’association. Les élèves photocopient ces images et les collent dans un carnet pour constituer une sélection de référence.
Pour conclure ce temps, les élèves photocopient chacun.e l’original de la photo personnelle qu’ils.elle ont apporté. Puis découpent un élément précis (visage, posture, objet, motif) de la photographie. Ces éléments sont ensuite reportés et collés sur une mappe-monde grand format.
- Séance 3 (2h) : Retour au collège. Exercice d’allers-retours photo-dessin : Les élèves réalisent, par binôme, des tirages de portraits photographiques (avec appareil instantanés de type polaroid), en s’inspirant du fonds photo découvert lors de la séance précédente. Ils.elles réalisent un premier dessin à main levée à partir des portraits réalisés. Utilisation de l’outil calque si besoin.
- Séance 4 (2h) : Les élèves s’initient au dessin au fusain à partir de modèle vivant : une moitié de classe pose quelques minutes, dans la pose de leur choix, tandis que l’autre moitié dessine. Dans un second temps : dessin de portrait en binôme, en se focalisant sur les détails du visage.
- Séance 5 (2h) : Peinture : entrée en matière. Les élèves appréhendent la peinture en apposant des « blocs de couleurs » sans utiliser de traits.
- Séance 6 (2h) : Préparations des dessins qui seront peints sur toile en petit format. Reprise / perfectionnement des dessins ou nouveaux dessins selon l’avancement des élèves. Chaque élève aboutit à une esquisse finale.
- Séance 7 (2h) : 1ère session de peinture : Les élèves s’essayent d’abord sur du papier de récupération recouvert d’un enduit blanc pour élaborer leur « pré-toile ».
NB : les élèves utiliseront de la gouache (substitut à la peinture à l’huile) pour des raisons de sécurité.
- Séance 8 (2h) : 2ème session de peinture sur toile.
- Séance 9 (2h) : 3ème session de peinture sur toile
Finalisation et temps de séchage
- Séance 10 (2h) : concertation collective et temps d’accrochage. Préparatifs de l’exposition des toiles au sein de l’établissement. Repérage d’un espace d’accueil adapté.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Nos partenaires culturels franciliens ne sont présentement pas tous en mesure de communiquer une programmation définitive à l’heure de déposer le présent dossier.
Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours :
- Une visite de Kadist (Paris 18ème). Fondation créée en 2001, le lieu promeut l’art contemporain en accueillant des expositions, des résidences d’artistes. Il développe par ailleurs une collection.
Cette visite sera complémentaire de celle de Transplantation (Paris 19ème), centre culturel, composé d’un lieu d’exposition et d’une bibliothèque afro-diasporique, cofondé par l’artiste.
- Une visite-atelier « Portrait – autoportrait » au Musée d’Art Moderne (Paris) : Après observation d’œuvres de périodes et de styles variés, les élèves réalisent des portraits ou autoportraits en essayant différentes techniques et approches. Ils interrogent la question de la ressemblance et celle de la libération de la forme apportée par les artistes du XXe siècle.
- Une visite-atelier autour de l’exposition « My rock stars » (Hassan Hajjaj + Acid Arab) qui sera présentée à la Philharmonie de Paris jusqu’en avril 2027. Le Musée de la musique accueille le panthéon musical du photographe, styliste et plasticien Hassan Hajjaj dans une installation qui célèbre la diversité de ses influences culturelles et la liberté de création. En écho, le groupe Acid Arab plonge le visiteur dans une alchimie musicale, avec une création électro, mêlant sons traditionnels du monde arabe, basses électroniques et pulsations globales. Cette installation familiarisera les élèves aux formes artistiques contemporaines mêlant photographie, arts plastiques et sonores.
- Une activité dans le cadre de du Festival de photographie « Circulations » au Cent quatre. Selon la programmation qui sera proposée en 2027.
Ou
- D’autres lieux comme la Maison Européenne de la photographie (MEP) sont également pressentis, selon leur programmation en 2026-27.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré à :
La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse.
La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés.
La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique.
La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet. Chaque élève s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet.
D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées.
- Un atelier « Ma petite histoire de l’art : le portrait » par Charlotte Nadelman, historienne de l’art. L’atelier, spécialement conçu à destination des élèves allophones, vulgarise la question du portrait dans l’histoire des arts, à partir de l’analyse de visuels d’œuvres. Dans un second temps, les élèves s’essayent au portrait à main levée à travers un dispositif vitré prévu à cet effet.
- Une intervention de l’association Ethnoart portant sur le sujet de la famille. Les élèves appréhenderont la diversité des manières de faire famille selon les sociétés étudiées. Sur la base d’extraits vidéo (témoignages, documents ethnographiques), l’ethnologue invite les élèves à faire un pas de côté au regard de leurs représentations.
- Un bilan de fin de projet qui permettra de recueillir le retour d’expérience des élèves, se remémorer les différentes étapes du projet, d’échanger sur des moments ou des ressentis particuliers.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- La restitution prendra la forme d’une exposition des toiles petits formats peintes par les élèves.
Un vernissage de l’exposition sera spécialement organisé au collège. L’événement conviera les parents d’élèves, la communauté éducative, d’autres classes.
Par ailleurs, le temps de clôture donnera l’occasion aux élèves de revenir, avec un peu de recul, sur leur expérience et le chemin parcouru dans le cadre de ce projet.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Mariama Conteh prendra soin à ce que les élèves allophones, quelle que soit leur situation, puissent s’épanouir dans les ateliers qu’elle proposera. Les disparités dans le niveau de français de chaque élève sera pris en compte en amont et l’accent sera mis sur les éléments visuels en vue d’acquérir un vocabulaire commun. Le point de départ autour des photos personnelles et de la notion de portrait a été pensé suivant ce critère d’accessibilité.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
Plaçant le renouvellement des représentations au cœur de sa démarche picturale,
Mariama Conteh sera attentive à ne pas reproduire les schémas genrés dans la pédagogie des ateliers. Un traitement inclusif et équitable des élèves sera opéré à chaque étape : constitution des groupes, répartition des activités, prises de parole, etc. Par ailleurs, les oeuvres montrées et les artistes présenté.e.s, prendront en compte les questions liées à la visibilité/invisibilisation des corps et des personnes.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Dans le cadre du parcours proposé, ces engagements seront poursuivis à travers : pour des questions écologiques et aussi pour des raisons de sécurité, le matériel utilisé sera sélectionné avec soin particulier : papier recyclé, peinture à base d’eau (non toxique) et, dans la mesure du possible, créée à partir d’éléments biosourcés.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet « Peindre et se dépeindre » s’inscrit pleinement dans l’axe 3 du projet d’établissement du collège Jacqueline de Romilly du Blanc-Mesnil intitulé « contribuer à l’ouverture du collège sur l’extérieur » et en particulier de l’axe « renforcer l’ouverture culturelle et artistique des élèves » dans lesquels les projets CAC et les projets artistiques font parties intégrantes. En effet ce projet « peindre et se dépeindre » va permettre de favoriser l’ouverture culturelle et artistique des élèves allophones arrivé.e.s récemment en France. Il est pensé et conçu pour être accessible à tous ces élèves qu’ils.elles soient arrivé.es récemment ou non dans le dispositif UPE2A, qu’ils.elles maîtrisent peu ou pas encore la langue.
Il s’intègre aussi dans l'axe 1 intitulé « Faire progresser et réussir tous les élèves » : L’objectif poursuivi ici est d’assurer aux élèves allophones une progression pédagogique respectueuse du rythme et des situations de chacun.e. Selon une pédagogie adaptée et fondée notamment sur l’acquisition du vocabulaire, l’éducation par l’image et l’expression orale.
Il s’intègre enfin dans l'axe 2 intitulé « Établir un climat serein et développer l'éducation solidaire et citoyenne » : La pédagogie de projet qui sera développée aura pour finalité d’installer un espace éducatif de confiance pour des élèves en apprentissage du français et devant, pour la plupart, se familiariser avec un nouvel environnement de vie.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT est outil très utilisé par les élèves, ce sera l’occasion de pouvoir valoriser leur travail d’annoncer l’exposition des portraits qu’ils ont réalisés et ainsi de pouvoir diffuser l’information, un tract annonçant l’exposition pourrait être réalisé par les élèves et poster sur l’ENT afin de visibiliser l’événement afin que le plus grand nombre puisse découvrir l’exposition et le travail réalisé.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet s’inscrit pleinement dans les objectifs pédagogiques du dispositif UPE2A du collège Jacqueline de Romilly du Blanc- Mesnil. En début d’année en français langue seconde, les élèves allophones apprennent à se présenter, se décrire et à présenter leur famille et la décrire (cf. niveau A1 du C.E.C.R.L). Toute une séquence est menée sur la thématique de l’autoportrait où les élèves découvrent dans des lectures analytiques adaptées différents extraits de textes patrimoniaux en lien avec l’entrée du programme de 3e « se chercher », se construire et du questionnement « se raconter, se représenter », les élèves, à partir de différents autoportraits découvrent la notion d’autobiographie. Un travail de lecture de l’image, d’analyse d’œuvres picturales est mené conjointement pour appréhender la notion de portrait et d’autoportrait. Dans un second temps les élèves sont amenés à écrire leur propre autoportrait à la manière de Michel Leiris (cf. œuvre « L’âge d’homme »). À partir d’un exemple de portrait peu valorisant, les élèves s’interrogent sur la manière de se représenter et se raconter. Pourquoi donner une image péjorative de soi-même ?
Le projet proposé avec l’artiste permettra d’interroger la question de la représentation à travers différents médias, de penser la notion de portrait et d’autoportrait dans le cadre pictural. Une manière de donner vie aux notions de portraits et d’autoportraits étudiés dans le cadre littéraire de manière concrète et visuelle par la réalisation de portraits. Et une occasion de réfléchir à la question de la représentation et du portrait dans différentes cultures, arts universels et ancestraux. Les élèves appréhenderont les notions de figuration et d’abstraction.
L’idée de s’appuyer sur une banque données personnelle, dite vernaculaire, photos de famille amateure pourra faire sens et trouver des échos avec la propre histoire familiale des élèves. Les couleurs sont étudiées en début d’année en français, lexique qui est réemployé en arts plastiques. Le lexique du corps est également étudié en début d’année comme prérequis à l’étude de la notion de portrait et d’autoportrait lexique qui est réinvesti en SVT également.
Ce projet pourra faire écho à d’autres cours dans lesquels les élèves sont en inclusion: arts plastiques, mathématiques (géométrie, formes et volumes) mais aussi en histoire-géographie : décrire et analyser des images, assimiler le vocabulaire de l’analyse de l’image, les notions de plan et identifier les différents types d’images.
Application MICACO | Date : 01/07/2026