Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Partition urbaine : danser les histoires

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Rosa Luxemburg
  • Ville : AUBERVILLIERS
  • Classe : 6ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Audrey HURTIS se forme en danse académique auprès de professeurs prestigieux en 2008 à l’Institut Rick Odums, où elle obtient en 2012 son diplôme de professeure de danse jazz. Elle s’ouvre ensuite aux danses hip-hop, développant une affinité pour la hype (New Jack) et le jazz rock, et commence à enseigner au conservatoire de Pantin et dans diverses structures parisiennes. Parallèlement, elle mène une carrière de danseuse professionnelle, entre scène, comédies musicales et projets artistiques variés, incluant la création chorégraphique. Elle intègre en 2013 la compagnie Hype N Spicy spécialisée dans la danse Hype, puis participe de 2015 à 2017 à la comédie musicale Résiste de France GALL et rejoint la compagnie Swaggers en 2017, avec qui elle se produit dans des théâtres et des shows TV jusque 2021. En tant que danseuse interprète, elle compte ainsi à son actif plusieurs collaborations en compagnies et pour des chorégraphes de renom tels que Marion Motin, Géraldine Armstrong, Ange Koué ou encore Richard M’Passi. En 2022 elle co-fonde la compagnie ARTPANT où elle officie en tant que chorégraphe et danseuse. Elle y développe les prémices de son projet Women’s Projects, pour lequel elle remporte le prix coup de cœur de la 1ère édition d’Urban Shakers, un concours dédié aux cultures urbaines et impliqué dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Dans cette création portée avec ses complices Mélodie Toussaint et Stéphanie Laventure, elle explore par la danse pour y célébrer la beauté féminine et la sororité, comme arme contre la violence. Une trio féminin explorant la force, l’élégance et les vécus à travers le corps Actuellement toujours professeure de danse Hip hop au conservatoire de Pantin et intervenant régulièrement dans le réseau Est ensemble (créatrice de Battle, danseuse/ chorégraphe, enseignante…) elle organise un Battle de danse spéciale Kids : en 2027, elle portera ainsi la 4e édition du « 7 to Smoke en live Kids », un battle hip-hop avec musiciens en live autour du dialogue entre danse et musique, en lien avec le conservatoire de Pantin. L’idée sera de créer un pont avec le Festival Boost, évènement dédié aux danses urbaines, né en écho aux premières épreuves de breaking aux Jeux Olympiques. En lien avec le conservatoire de Pantin, elle souhaite ainsi poursuivre le développement de projets artistiques autour de la rencontre entre danse et orchestre symphonique, ou danse et musique classique, un axe qu’elle a initié cette année dans le cadre de ses cours, comme dans sa danse. En effet les dernières créations auxquelles elle a participé témoigne de son intérêt pour nourrir et renouveler sa pratique dansée au contact d’artistes , formes et disciplines pluriels. Ces dernières années, elle collabore avec des orchestres symphoniques, explorant le lien entre danse et musique live. Elle s’engage dans les chorégraphies du Concert symphonique "le Boléro", en 2024 et du Concert symphonique / hip hop "Danser les mondes" en 2026 sous la direction de la cheffe d’orchestre Jane Latron. A Pantin elle danse et chorégraphie en 2026 "Queen Symphony", une création chorégraphique pour orchestre symphonique et cinq danseuses, portée par les musiques emblématiques de Queen sous la direction du chef d’orchestre Pierre PETIT. Pour la prochaine saison, elle prépare la Quintette de "Moussorgski", une Oeuvre musicale accompagnée de danse Hip hop et musique live avec Hautbois, Clarinette, Piano, Cor et Basson ; elle assurera la chorégraphie de ce nouveau projet présenté au conservatoire de Pantin en avril 2027 dans le cadre de la semaine des arts. Enfin, formée par ailleurs au montage et à la réalisation cinéma (elle a créé le collectif Kourtrajmeuf après avoir suivi la formation cinéma Kourtrajmé) , elle développe aussi aujourd’hui un univers où danse et image dialoguent, faisant du corps un langage narratif.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Dans ces récentes recherches, projets et créations dansées, Audrey Hurtis relie danse hip-hop, musique live et narration. C’est en écho avec cette pratique dansée actuellement développée, qu’elle souhaite engager ce nouveau projet avec une classe de 6ème du collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers pour ici développer également un lien à la narration dansée : « Les élèves explorent l’écoute, l’improvisation et l’expression du corps pour raconter une histoire en mouvement. » Avec cette nouvelle proposition, Audrey souhaite stimuler autrement l’imaginaire et la créativité de chacun.e et explorer avec elleux les possibilités expressives du corps : sur une base musicale classique ou orchestrale comment danser le hip hop ? Avec quels mouvements et de quelles danses hip hop se saisir pour ce faire et pourquoi ? Raconter en mouvements seulement ou s’appuyer sur des mots ou un texte ? Il s’agira ici de comprendre le lien entre musique et mouvement d’une part, musique et narration d’autre part, afin de s’ouvrir à des formes artistiques variées pour opérer ces choix avec la classe. L’idée sera aussi d’ouvrir les élèves à la découverte des danses hip hop en lien avec la musique orchestrale et de sensibiliser chacun.e aux possibles narratifs offerts par la danse. A travers des temps de démonstration, d’expérimentation et d’échange, les élèves sont activement impliqués dans la réalisation du projet de création dansée en inventant leur univers et leurs personnages, en proposant des mouvements et des intentions et en participant à la construction des séquences chorégraphiques liées à la narration choisie. Cette approche permettra de renforcer l’engagement, l’inclusion et la confiance en soi, tout en favorisant une véritable dynamique de création collective : Le projet invite ainsi les élèves à créer un univers imaginaire collectif en croisant danse hip-hop et musique orchestrale. À travers l’écriture, le mouvement et l’écoute, ils explorent le lien entre corps et récit. Il vise à développer créativité, expression et travail collectif jusqu’à une restitution finale.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet d’atelier avec Audrey Hurtis invite les élèves à créer un univers imaginaire en croisant danse hip-hop et musique orchestrale. À travers l’écriture, le mouvement et l’écoute, ils et elles explorent le lien entre corps, récit et musique. Le projet nourri du parcours culturel vise à développer créativité, expression, narrations plurielles et travail collectif jusqu’à une restitution finale dansée.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Oui nous proposons ici un projet avec Audrey Hurtis et le collège Rosa Luxemburg d’Aubervilliers pour la troisième année : En 24-25, elle a mené un projet avec une classe de 6ème qui consistait en une découverte de la culture hip hop, de ses valeurs et disciplines artistiques, le parcours ayant abouti à un film documentaire sur « le voyage en Hip hop » mené. En 25-26, Audrey a proposé une découverte des danses hip hop dans leur pluralité, le projet ayant mené les élèves à une création chorégraphique inspirée des styles et esthétiques découvertes et transmises. Ici pour 26- 27, en concertation avec l’équipe enseignante et fort de ses deux années de partenariat avec Audrey au collège, nous souhaitons engager une nouvelle dynamique et de nouvelles découvertes avec une autre classe de 6ème : un projet qui développerait un axe en lien avec la musique et la narration dans la danse : quelles musiques pour danser le hip hop ? quelle place pour le live , le classique et/ou la symphonie ? Comment raconter histoires et personnages avec les danses hip hop ?

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Ateliers 1 et 2 ( 2x 2h) : découverte et expérimentations : Ces premiers temps d’échange permettent aux élèves d’exprimer leurs ressentis, d’identifier des émotions et de faire émerger des images. Ils et elles expérimentent différentes manières de traduire une musique ou une intention en mouvement - Présentation de l’intervenante et objectifs de l’atelier - Découverte de la danse hip-hop et écoute d’extraits de musique orchestrale. - Visionnage d’extraits inspirants mettant en scène musique orchestrale et danse hip hop d’une part et/ ou narration dansée, d’autre part - Premières expérimentations autour des émotions : quels liens entre musique et mouvement ? entre récit et mouvements ? comment les développer dans la danse ? comment raconter des histoires ou faire exister des personnages ? Ateliers 3,4 et 5 (3x 2h) – Exploration corporelle et narrative : - Apprentissage des bases de mouvement en danse hip-hop à travers des exercices en collectif puis en petits groupes - Découverte de la pluralité des danses hip hop et des singularités - Travail sur les qualités de mouvement (fluide, saccadé, rapide, lent). - Exploration de l’interprétation en lien avec les qualités du mouvement : interpréter, jouer et raconter en danse avec le corps - Expérimentations dansées : Comment raconter avec la danse ? Et comment danser sur des musiques classiques ou orchestrales ? Ateliers 6, 7 et 8 (3x2h) – Imaginaire et écriture au plateau : Les élèves imaginent un monde, des personnages et une situation narrative. Ce travail d’invention est immédiatement mis en corps : Chacun.e expérimente comment traduire des idées en mouvement, comment incarner un personnage, créer des interactions et développer une intention. - Création d’un univers de personnages et d’une situation narrative. - Essais en mouvement sur la base de plusieurs inspirations narratives possibles : un univers dont le monde imaginaire fait appel à des personnages (personnages divins et récits de création du monde et/ou personnages de monstres qui ont malgré tout une part d’humanité en elles-eux et/ou personnages en quête et voyage – type Ulysse dans l’Odyssée …) - Ces choix s’affineront chemin faisant avec les élèves pour nourrir la construction du support à la création chorégraphique Ateliers 9 et 10 (2x 2h) – Composition : finalisation de la création. Les élèves assemblent les différentes séquences, travaillent les transitions et affinent l’interprétation. Un travail particulier est mené sur la relation entre musique, narration et mouvement, afin de donner du sens à l’ensemble. - Création de séquences dansées à partir des univers imaginés. - Travail sur la relation musique/mouvement, narration et structuration collective. - Préparation de la création collective narrative dansée selon les choix opérés pour la narration et la musique (récit d’une histoire dansée avec liens à du texte ou narration sans mots/ utilisation de musique classique et/ou live ...)

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • - Badke(remix) Amir Sabra / Ata Khatab du 14 au 17 octobre 26 au Théâtre Populaire de Montreuil En musique, un remix correspond à une nouvelle version d’un morceau préexistant. Et si le principe s’appliquait aussi à l’art chorégraphique ? Badke(remix) est la réinvention d’un spectacle mythique confiée à des artistes palestiniens à l’aune du contexte politique actuel. Amir Sabra et Ata Khatab orchestrent cette variation renouvelée où pulsion de vie et danse s’associent en une transe de résistance. Du dabké, danse folklorique palestinienne à la danse contemporaine, ce spectacle bouillonnant brasse ses emprunts au hip-hop, à la capoeira, au cirque et au kickboxing sur une bande-son métissée qui fusionne instruments traditionnels et composition électro - Concert Hip Hop Symphonique, 11ème édition en novembre 2026 à la Maison de la Radio : Le rendez-vous annuel de deux esthétiques qui se jouent des (supposées) barrières, le rap français et le symphonique. Des titres emblématiques arrangés et joués en direct par l’Orchestre Philharmonique de Radio France, avec la complicité de Mouv'. Précisions du Line up à venir à la rentrée - Spectacle « Oum » (danse et musique live) par Fouad Boussouf :en janvier 27 au Théâtre du Rond-Point : Avec Oüm, entre breakdance et danse contemporaine le chorégraphe rend hommage à la chanteuse Oum Kalthoum et au poète Omar Khayyam. Sa danse hybride, nourrie d’inspirations urbaines, traditionnelles et contemporaines se déploie ici au contact de la musique live dans les corps de six danseuses et danseurs - « 7 to Smoke en live Kids », en avril 2027 au Conservatoire Jacques Higelin de Pantin co-organisé par Audrey Hurtis : un battle de danse hip-hop accompagné de musiciens en live. De 7 à 18 ans, les kids se défieront dans les catégories Break et All-Style sur les plus grands classiques joués en direct par des musicien·ne·s. Cette sortie leur permettra d’observer une pratique artistique en conditions réelles, de découvrir l’improvisation entre danse et musique, et de faire le lien avec le travail mené en atelier. - Quintette de "Moussorgski"au Conservatore de Pantin en avril 2027: concert live avec instruments ( Hautbois, Clarinette, Piano, Cor et Basson) et danse hip hop , chorégraphié par Audrey Hurtis - Freestyle Villette : nous serons attentifs à la programmation 26-27 du nouveau lieu ouvert en octobre 2025 basé dans l’ancien Pavillon Villette. Concerts, spectacles et free style hip hop y sont notamment proposés.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens entre ateliers et parcours culturel, il est consacré à : - la présentation du projet avec la/le chargé(e) de projets – la présentation des sorties et les retours sur les différentes activités du parcours culturel. – des temps d’échange avec l’intervenant D’autres temps forts pourront être mis en place en classe, parmi les idées suivantes : - Une intervention ponctuelle de Jane Latron, cheffe d’orchestre, est envisagée avec la complicité d’Audrey Hurtis. Elle pourra présenter son métier, son parcours et son rôle dans la direction musicale. Cette rencontre permettra aux élèves de découvrir concrètement le fonctionnement d’un orchestre et de mieux comprendre les liens entre musique et interprétation. Elle sera également l’occasion d’aborder la place des femmes dans des métiers encore majoritairement masculins, en valorisant des parcours inspirants. - Intervention croisée de Pauline Boireau metteuse en scène et Malka Amekpom-Zloto danseuse Krump autour du projet danse et théâtre « femmes pirates » : le binôme interviendra auprès de la classe pour témoigner de son expérience partagée autour d’un récit et d’une matière textuelle qu’elles ont souhaité rendre en danse et théâtre ; Les mouvements krump déployés par Malka étaient souhaités par Pauline comme expression narrative à part entière de ces histoires de femmes et prenaient en charge en krump des parties de l’histoire ou l’incarnation directe de ces figures de femmes. - En complicité avec Audrey Hurtis, la rencontre avec un ou plusieurs musiciens (percussions, cordes…) pourra également être envisagée afin de sensibiliser les élèves à la musicalité, au rythme et à la relation directe entre son et mouvement. Des temps d’expérimentation pourront être proposés, avec un accompagnement en musique live, permettant aux élèves de ressentir et d’adapter leur danse en interaction avec les musiciens.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La création chorégraphiée de la classe sera présentée au collège. Les élèves présenteront à l’issue de la représentation le projet et le chemin parcouru au public présent. La participation de musiciens lors de la restitution finale pourrait être envisagée, en complicité avec Audrey, afin de proposer une forme artistique vivante et cohérente avec le projet, mettant en valeur le lien entre danse et musique. Familles, communauté éducative et partenaires seront conviés.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. La démarche artistique d’Audrey Hurtis est partagée avec les élèves de manière progressive et accessible, à travers des temps de démonstration, d’expérimentation et d’échange. Les élèves sont activement impliqués dans la réalisation du projet : -en inventant leur univers et leurs personnages -en proposant des mouvements et des intentions -en participant à la construction des séquences chorégraphiques en lien avec la musique live ou orchestrale -en collaborant au sein du groupe - en incarnant avec corps et/ou mots une création narrative dansée Cette approche permet de renforcer l’engagement, l’inclusion et la confiance en soi, tout en favorisant une véritable dynamique de création collective.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. « Le projet valorise l’égalité filles-garçons à travers la danse, en déconstruisant les stéréotypes et en garantissant une participation équitable de tous. » Audrey Hurtis est particulièrement sensible à ces questions d’équité et de représentation des femmes , comme en témoigne ses projets danse ou cinéma (ainsi Women project et Kourtrajemeuf par exemple qui mettent à l’honneur force et créativité au féminin ) .

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire) Les familles seront invitées à assister à la restitution finale, moment de valorisation du travail des élèves. Une captation vidéo pourra également être partagée afin de prolonger l’expérience à la maison. Pour renforcer leur engagement, il pourra être proposé : un temps d’échange après la restitution, le partage de photos ou extraits du projet, une invitation à assister à un événement artistique partagé avec les élèves (battle au conservatoire par exemple).

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • « Développer une appétence pour la culture, les sorties culturelles, les projets pluridisciplinaires » : Mêler plusieurs genres que les élèves n’ont pas l’habitude d’associer (hip-hop / musique orchestrale ; danse / narration) s’inscrit pleinement dans une démarche de projets pluridisciplinaires. Il permet aux élèves de comprendre comment différentes disciplines peuvent dialoguer et s’enrichir mutuellement. La création d’un spectacle constitue par ailleurs un support privilégié pour croiser les apprentissages. Elle intègre interventions extérieures, rencontres professionnelles et liens avec les enseignements, notamment en littérature. Les élèves mobilisent ainsi différentes pratiques (musique, danse, écriture) et prennent conscience qu’ils peuvent articuler théorie et pratique dans une démarche cohérente. « Valoriser les engagements en faveur des élèves et ceux valorisant l’image positive de l’établissement » : Nous proposons une offre culturelle exigeante et diversifiée, qui contribue pleinement à l’épanouissement des élèves. Les partenariats, notamment avec Citoyenneté Jeunesse, constituent un levier essentiel de cette dynamique et illustrent l’ouverture de l’établissement. L’articulation entre pratique artistique, à travers les ateliers, et découverte de lieux et médias culturels, via les sorties, enrichit le parcours des élèves. En facilitant l’accès à la vie culturelle dans leur département comme dans des lieux plus éloignés, ces actions participent à construire une image positive de l’établissement, fondée sur l’ouverture, la curiosité et l’égalité d’accès à la culture. « Renforcer les liens avec les parents et les représentants des parents d’élèves » : Nous développons plusieurs actions favorisant l’implication des parents d’élèves dans la vie de l’établissement, parmi lesquelles la mise en place d’un spectacle de fin d’année. Ce projet constitue un moment fédérateur, permettant aux familles de découvrir concrètement le travail mené par les élèves et de partager une expérience commune valorisante. La participation à cet événement contribue à instaurer un climat de confiance et de dialogue entre l’établissement et les parents. « Promouvoir les parcours éducatifs comme facteur d’égalité des chances » : l'attention qui sera portée à l'égalité filles-garçons, fait écho à l'engagement de notre établissement sur cette question, que ce soit à travers les séances d'EVARS pour tous les niveaux ou à travers les différents projets menés à l'échelle de l'établissement.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT peut être utilisé comme un outil de travail pour un partage de dossiers (documents présentés en classe, livret de présentation des spectacles vus, compte-rendus des sorties rédigés par les élèves, ...) et de ressources multimédias (liens vers le site des théâtres, vers des démos de hip hop, vers des concerts de musique orchestrale, …). Nous pourrons ainsi rédiger et mettre en ligne le projet et ses différentes étapes sur l'ENT, ce qui permet un apprentissage du numérique pour tous les élèves. Cela nous semble d’autant plus pertinent que le site du collège, construit sous formes d’articles publiés en blog et regroupés en rubriques, est régulièrement mis à jour et fréquenté par les élèves et les parents d’élève.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • EPS : Le parcours s'inscrit pleinement dans les objectifs de l'EPS en cycle 3. En créant une chorégraphie hip-hop sur une musique orchestrale, les élèves développent leur motricité, enrichissent leur répertoire gestuel et apprennent à s'exprimer avec leur corps. Ils et elles acquièrent une culture artistique diversifiée en mélangeant ces univers musicaux. L’activité danse est inscrite au programme de 6e et constitue un support privilégié pour développer l'expression corporelle et la créativité. En s'appuyant sur un récit , les élèves donnent du sens à leurs mouvements, traduisent des émotions et construisent une chorégraphie cohérente. Ils et elles mobilisent également des méthodes pour apprendre : expérimenter, mémoriser, observer, ajuster et coopérer. Le travail collectif favorise l'écoute, le respect des propositions de chacun, la découverte et l'alternance des rôles spécifiques à cette activité (danseur, chorégraphe, spectateur). Français : En 6è, l’analyse de la construction d’un récit tient une place importante. La structure du texte est mise en lumière par le schéma narratif, dont la grille peut être réinvestie pour la trame de la chorégraphie. Les élèves prennent ainsi conscience qu’ils peuvent raconter une histoire aussi bien à l’écrit que par la danse. La construction d’une narration dansée permet également de travailler la compétence « écriture en groupe ». Grâce au travail de l’artiste s’inspirant des entrées « récits de création du monde / figure du monstre / aventure », les élèves pourront faire le lien avec les textes que nous aurons étudiés et la thématique de leur chorégraphie. Le projet permettra également d’approfondir le lexique. En travaillant sur les émotions suscitées par des œuvres musicales et des spectacles de danse, les élèves pourront réinvestir le champ lexical des émotions lorsqu’ils et elles auront à exprimer ce qu’ils/elles ressentent face à une forme de spectacle vivant. Éducation musicale : Les élèves de 6è sont amenés à reconnaître les caractéristiques musicales d’œuvres différentes, ce qui fait écho au projet qui permettra aux élèves de découvrir les caractéristiques de genres musicaux à priori opposés (hip hop / orchestre symphonique). Les programmes invitent également à faire le lien avec d’autres savoirs construits par les enseignements, ce qui rejoint l’association entre danse, musique et écriture. Enfin, les connaissances et compétences sont pensées comme construites en mêlant les dimensions culturelles, sociales ou corporelles, autant de dimensions que l’on retrouve dans le projet.

Application MICACO | Date : 01/07/2026