Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

S(up)port

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jules Michelet
  • Ville : SAINT-OUEN
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Espace 1789 - / CAFAC (Centre Audonien et Francilien d'Art et de Culture)
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Maude Defrain

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Josephine Tilloy est actuellement en cours de création de la pièce LÉONCE. LÉONCE est pensée comme un projet à plusieurs tiroirs, qui se déploie dans des formats et des temporalités différentes. Il comprend une pièce chorégraphique solo pour le plateau, ainsi qu’une forme performative en solo et en groupe, LÉONCE SHOW. Ces différentes formes se développent de manière autonome tout en dialoguant entre elles, permettant à la création de circuler, de se transformer et de rencontrer des publics variés. LÉONCE / LÉONCE SHOW est un récit fantasmé autour de son ancêtre Léonce, première d’une lignée de quatre générations d’artistes, ancienne danseuse de music-hall qu’on pouvait entendre rire au fond de la coulisse. La pièce interroge le désir et le besoin qui poussent à danser et la place de ce qui est transmis pour / à chaque génération. La pièce est traversée par le rire, celui de Josephine et de ses proches, il transforme le corps, le déploie dans l’espace et laisse surgir personnages et émotions pour déplier les récits des vivant·es. La création de la performance LÉONCE SHOW est prévue pour septembre 2026 avec plusieurs dates lors du festival LES RENDEZ VOUS DU PARC, elle présentera également ce solo dans le cadre du festival PERORMA!26 au Silo et lors des rencontres professionnelles SCENES SUR SEINE en novembre. Un extrait de la pièce sera également présenté en plateau partagé en mars 2027 dans le cadre d’OPEN SPACE à l’Étoile du Nord. Par ailleurs, Josephine développe des interventions artistiques intitulées Les ÉCLATS, formes chorégraphiques in situ conçues comme des performances courtes et immersives : des artistes professionnel·les improvisent directement au cœur des établissements. Chaque performance peut faire écho à des projets menés en amont ou se relier aux thématiques spécifiques du lieu ou de l'événement qui l’accueille. Ces performances investissent des lieux du quotidien (une salle, un hall, un musée, une cour, un espace public) dans le cadre de projets avec les publics, de festivals ou d’interventions ponctuelles. Au-delà du spectacle, ces improvisations structurées invitent à explorer les notions d'interprétation, de regard et de mise en espace. Josephine intervient également dans le cadre de projets d’éducation artistique et culturelle en Ile-de-France et sur d’autres territoires, avec notamment le soutien de la DRAC Ile-de-France et l’ARS dans le cadre du dispositif Culture & Santé, de la DRAC Centre Val-de-Loire pour des projets ACTe, la ville de Paris dans le cadre de l’Art pour Grandir, le conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne… Ces projets, construits en co-construction avec des établissements scolaires, sociaux, de santé, sont toujours en lien avec ses créations, le lien entre création et transmission étant fondamental. Site internet : https://www.vibrisses-josephinetilloy.com/ portfolio de la compagnie : https://drive.google.com/file/d/1OrTjYgH0gyzYucXooV3bNdY9vKglRpcz/view?usp=sharing
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le parcours "S(up)port" s’inscrit en écho à la pièce LÉONCE de Josephine Tilloy, création chorégraphique en cours qui interroge le désir de danser et explore la manière dont le rire peut mettre le corps en mouvement. Il prolonge également le parcours CAC "Éclat (manifestation du rire)" mené l’année précédente avec cette même classe ULIS du collège Jules Michelet. Là où "Éclat plaçait le rire" comme point de départ du mouvement (à travers ses secousses, ses rythmes et sa dimension vocale), "S(up)port" déplace cette recherche vers d’autres formes de voix, en particulier celles liées aux situations d’encouragement et d’émotions collectives, et notamment dans un contexte inspiré de l’univers du football à Saint-Ouen. Dans ce parcours, le point de départ est toujours la voix : cris, souffles, exclamations, encouragements (“allez”, “oh”, “oui”…). Ces sons, portés par des émotions collectives, engagent immédiatement le corps et génèrent des micro-gestes et des mouvements plus amples : se lever, se tendre, retenir son souffle, s’immobiliser, se crisper, se regrouper, exploser de joie. L’enjeu consiste à observer et expérimenter comment ces impulsions vocales traversent le corps et le mettent en mouvement. Il est question de saisir ce qui se joue dans les corps lors de ces situations : comment, par extension, les émotions partagées ensemble (joie, tension, suspense, espoir, exaltation) traversent les élèves et les emportent. À partir de ces observations, Josephine mobilise des outils (improvisation, travail sur le geste, composition, interprétation…) afin d’accompagner les élèves dans la transformation de ces expériences en matière dansée. Les élèves sont ainsi amené·es à affiner la perception de leurs propres états corporels et émotionnels face à des situations générant une émotion collective, et à expérimenter le passage du ressenti au mouvement, afin de transformer ces gestes spontanés en une écriture chorégraphique. "S(up)port" intègre également une dimension sonore et vocale : les élèves participent à la création de la bande sonore de la restitution. Accompagnés par Léa Mécili, comédienne, et à l’aide de différents supports, les élèves collectent, écrivent et mettent en voix leur ressenti et leurs observations. Cette approche vient nourrir la matière artistique de la création. Le parcours se conclut par une restitution chorégraphique dans un format à 360° s’inspirant de la disposition d’un stade. En associant exploration, pratique artistique et création collective, "S(up)port" mobilise des aspects importants du travail de Josephine Tilloy : l’attention portée au corps, la transformation d’expériences vécues en matière chorégraphique et le lien étroit entre création et transmission. S’inspirant de l’ADN fondamentalement solidaire du Red Star, le parcours vise ainsi à développer chez les élèves la confiance en soi, l’écoute et la coopération. Le parcours permet ainsi d'expérimenter la force du collectif, faisant écho à l'engagement historique du territoire : transformer l'élan individuel en un soutien mutuel. "S(up)port" raconte une histoire de transmission et d’élan commun. Il invite les élèves à explorer le lien entre émotion, corps et mouvement, et à transformer en danse ce que signifie être porté, traversé par une dynamique collective.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • En écho à la pièce LÉONCE de Josephine Tilloy et à partir de l’univers du football à Saint-Ouen, "S(up)port" explore le lien entre voix, émotions collectives et mouvement. Il propose aux collégien·nes d’observer et d’expérimenter la manière dont l’énergie collective traverse les corps et se transforme en mouvement pour créer une chorégraphie.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Les élèves de Clémence Maréchal ont été très favorablement marqué·es par le parcours “Éclat (manifestation du rire)” mené en 25-26, ils·elles demandent régulièrement des nouvelles de Josephine Tilloy. Sous l'impulsion de ses élèves, l’enseignante a transmis à la compagnie et à l’Espace 1789 son désir de renouveler l’expérience. Cette envie était unanimement partagée mais un temps de discussion par téléphone et de consultation des équipes en interne pour vérifier la compatibilité des engagements de chacun·e. Une rencontre a été organisée en visio-conférence toutes ensemble, en présence de Stéphanie Hurault (administratrice de production de la compagnie Vibrisses). Josephine a exposé sa nouvelle idée de projet “S(up)port” à partir de laquelle un brainstorming a été mené afin d’élaborer un parcours qui convienne à toutes. Clémence a donné des renseignements sur l’évolution de son groupe, quel·les élèves resteront et partiront l’année prochaine. La question du calendrier a été abordée, un nouveau rendez-vous en visio-conférence dédié à sa planification a été programmé en juin. La même méthodologie que l’année dernière a été gardée pour la rédaction du formulaire de candidature en complétant chacune un document partagé en ligne. Le groupe whatsapp a été repris et renommé pour communiquer et une nouvelle boucle de mails a été ouverte pour les informations plus formelles et échanges de documents volumineux.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Josephine Tilloy et l’Espace 1789 mènent une collaboration fidèle depuis 2020, ont co organisé 6 CAC : “Défilé dansé” en 20-21 avec des 4èmes du collège Michelet - Saint Ouen , “Héro.ïnes bis” en 21-22 avec des 4èmes du collège Michelet- Saint Ouen, “Figures” en 22-23 avec des 6èmes du collège Michelet - Saint Ouen, “Défilé dansé” en 23-24 avec des 5èmes du collège De Geyter - Paris, “Et si on commentait” en 24-25 (reporté en 25-26) avec des 4èmes SEGPA du collège Jaurès - Saint Ouen et “Éclat (manifestation du rire)” en 25-26 avec les ULIS du collège Michelet - Saint Ouen. Cette collaboration s’enrichit d’année en année, s’améliorant au fil des expériences. Suite à la réussite du parcours avec les ULIS du collège Michelet, et notamment en réponse aux demandes des élèves, la compagnie, l'Espace 1789 et le collège ont collectivement choisi de faire un nouveau parcours CAC ensemble.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les ateliers se déroulent sur une période resserrée afin de favoriser une continuité dans l’apprentissage corporel et que le parcours ne s'essouffle pas. Ils sont menés par Josephine Tilloy en danse et Léa Mécili, intervenante pour le travail vocal. Les dates ne sont pas encore définies (le parcours se déroulera probablement en février-mars 2027) mais il est prévu d’avoir un rythme de deux séances hebdomadaires et pas toujours sur les mêmes jours de la semaine afin d’éviter qu’une matière soit pénalisée plus qu’une autre. (Josephine, danse : 17h - Léa, comédienne : 3h) Séance 1 – Première initiation pratique (2h) Rencontre sensorielle entre intervenantes et élèves en se présentant par gestes. Mise en mouvement / initiation : rapport à l’espace temps dans un groupe. Séance 2 – La voix et les émotions collectives comme moteur du mouvement (2h) Comment la voix peut-elle mettre le corps en mouvement ? Explorer différentes tonalités et intonations et les différentes qualités du mouvement que cela induit. Séance 3 – Le corps et les émotions collectives : les gestes du supporter (2h) Travail à partir de l’univers du football : Exploration des réactions physiques liées à des situations collectives (attente, tension, joie, suspense). Improvisations guidées : observer comment le corps réagit (se lever, se tendre, se rassembler, exploser…). Comment construire un corps dansant à partir de la voix et des émotions collectives ? Séance 4 – Écriture et enregistrement (3h) – avec la comédienne. Mise en mots des expériences : souvenirs, réflexions, sensations, images liées aux émotions collectives et retour sur les séances précédentes. Écriture d'anecdotes autour de la posture de supporter, du collectif. Enregistrement des phrases que les élèves ont rédigées. Séance 5 – Les matériaux au service de la narration (3h) La voix et les émotions collectives traversées comme matière pour construire des personnages, des émotions et des états de corps. Un temps d’ouverture sera proposé aux familles lors de cette séance afin d’intégrer leurs gestes au processus de création (possibilité d’une contribution par vidéo). Séance 6 – Concevoir une histoire, une écriture chorégraphique (3h) La création collective : à partir des matériaux rencontrés lors des précédents ateliers et en croisant les expérimentations écrites, sonores et dansées, les élèves participeront à inventer une partition chorégraphique : parfois écrite et parfois dans des improvisations structurées. Séance 7 – Mise en place de la restitution (2h) Mise en espace. Notion d’interprétation dans la restitution globale. Séance 8 – Répétition (2h) Séance 9 – Restitution (1h)

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Grâce à l’expérience de l’an passé, il a été constaté que la mobilisation des élèves et des parents était difficile le weekend. Il a donc été décidé de ne proposer cette année que des sorties sur le temps scolaire. Les sorties auront lieu sur la même période que les ateliers pour favoriser la cohérence du parcours. Sortie 1 : vendredi 5 février à 14h15 OUT/SIDE de Mwendwa Marchand à l’Espace 1789. Un trio mixte qui leur fera découvrir le dancehall, une danse festive née dans les downtown jamaïcains début des années 80, qui se distingue par son groove, son organicité et son ancrage. Sortie 2 : vendredi 26 février à 14h15 AUTRE PART de Carmel Loanga à l’Espace 1789. Dix danseur·ses - hip-hop, krump, électro, breaking, afro, dancehall – proposeront une chorégraphie physique, instinctive et explosive. Sortie 3 : jeudi 11 mars à 14h15 CÔTE À CÔTE de Sandra Geco à l’Espace 1789. Un duo d’acrobates qui explorent le câlin à travers la danse et le cirque avec humour et tendresse. Sortie 4 : jeudi 25 mars extrait de LÉONCE de Josephine Tilloy à l’Etoile du Nord. Ce sera l’occasion pour les élèves de découvrir l’univers artistique de Josephine et la pièce qui a inspiré le parcours. Sortie 5 : date à définir - entraînements de l’équipe du RED STAR au stade Bauer. Les élèves pourront se mettre dans la peau de supporters en encourageant les joueur·ses depuis les tribunes. A travers chacune de ces sorties, les élèves vont être amené·es à être spectateur·ices et supporters d’artistes et de sportif·ves, se laissant pleinement traverser par les émotions transmises par le jeu et la danse.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Le parcours commencera par une séance introductive (1h) en classe animée par Josephine Tilloy de la compagnie Vibrisses et Faustine Clément de l'Espace 1789. Ce sera l’occasion de présenter le thème, les objectifs, le planning etc. et de faire connaissance avec les nouveaux·elles élèves arrivé·es en septembre 2026. Avec l'option EMI du collège, élèves auront un temps de réflexion théorique en visionnat des vidéos via la plateforme Numéridanse autour de la question de la voix, du sport et du genre dans la danse. Ce temps d’analyse (2h), organisé en amont du début des séances de pratique, sera suivi d’échanges avec les élèves afin de développer leur esprit critique et affiner leur regard. Ce temps pourra servir de base de réflexion pour le travail d’écriture et l’élaboration des phrases enregistrées pour la bande sonore avec Léa Mecili. Chaque sortie sera précédée d’un temps de médiation en classe (1h) animée par la chargée des relations avec le spublics de l’Espace 1789 pour donner un horizon d’attente et des clés de compréhension du spectacle. Chaque sortie sera suivie d’un temps de partage des impressions et émotions que chacun·e aura ressenti pendant la pièce. (10-15 min au début de l’atelier suivant la sortie) Le parcours se clôturera par un temps de bilan en classe (1h) au cours duquel les élèves auront un espace de parole pour exprimer librement leur avis et ressenti sur l’ensemble du parcours.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution du parcours "S(up)port" prend la forme d’un spectacle chorégraphique construit à partir des explorations menées avec les élèves autour des gestes d’encouragement, des dynamiques collectives et du lien entre voix et mouvement. À la manière d’un stade, la restitution est envisagée dans un format à 360°, avec les spectateur·ices disposé·es autour des interprètes. Elle s’accompagne d’une bande sonore réalisée à partir des voix, des mots et des matériaux sonores produits au cours des ateliers et enregistrés avec la comédienne. Cette restitution est organisée au sein du collège Jules Michelet, dans la salle polyvalente en fin de journée afin de permettre la présence des familles. L’ensemble de l’équipe éducative de l’établissement est convié, ainsi que certain·es camarades d’autres classes (en particulier les élèves de l'option EMI et de l'option football), afin de valoriser le travail mené et de partager l’expérience du parcours avec un public élargi. Autrement, sous réserve de compatibilité de calendriers, une restitution croisée pourrait être envisagée avec une autre classe ULIS (Collège Antoine Coysevox - 75018) qu’accompagne Josephine dans le cadre du dispositif l’Art pour Grandir de la ville de Paris. Cette restitution pourrait se dérouler dans un lieu partagé (une médiathèque, un espace culturel) favorisant la rencontre entre les élèves et l’ouverture. Un temps de clôture et de bilan est ensuite organisé en classe. Il permet de revenir sur les différentes étapes du parcours avec davantage de recul, d’échanger sur les ressentis des élèves et des équipes pédagogiques.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves sont impliqué·es dans toutes les étapes du processus de création. Ils participent à la l’écriture narrative et chorégraphique, à l’écriture des textes ainsi qu’à l’enregistrement de la bande sonore de la restitution. L’objectif est de créer ensemble et de leur faire traverser différentes étapes d’un processus de création. Lors des ateliers, l’intervenante propose des situations d’improvisation à partir de matériaux précis, notamment autour de la voix, afin de faire émerger des propositions. Les gestes ne sont pas imposés : ils naissent des recherches des élèves. La chorégraphe les accompagne, sélectionne et structure les propositions pour construire la pièce, avec des allers-retours constants. À partir de leurs idées, les élèves créent collectivement la chorégraphie. Les élèves écrivent les phrases qui servent de base à la bande sonore. Leurs mots et leurs idées sont au cœur du parcours. Une attention particulière est portée à l’inclusion de chacun·e. Chaque élève, quel que soit ses besoins, doit pouvoir trouver sa place dans le parcours. Les propositions sont adaptées afin de permettre à tous et toutes de participer, à leur manière, et de se sentir pleinement impliqué·es dans la création collective. Cette année, cet enjeu d’inclusion prend une dimension particulière avec le renouvellement de 50% de l’effectif du dispositif. Ce mélange entre nouveaux·elles arrivant·es et ancien·nes élèves crée une véritable dynamique de transmission entre pairs: les “ancien·nes” deviennent les ambassadeur·ices des codes du parcours, facilitant l’intégration des nouveaux·elles au sein de la création collective. L’adaptation aux besoins spécifiques des élèves est au cœur du projet. L’expérience de l’an passé a montré l’efficacité de cette approche: l’intervenante Josephine, en lien avec Marisol, AESH individuelle, a par exemple permis à Paolo de s’impliquer pleinement en lui proposant des gestes libres et simples, adaptés à sa capacité motrice, tout en l’accompagnant physiquement dans sa déambulation. C’est cette attention au geste sur-mesure qui garantit à chaque élève, quel que soit son parcours, de se sentir acteur·ice et pleinement investi·e dans le processus artistique.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La thématique de l’égalité femmes-hommes sera traitée en filigrane tout au long du parcours. Les collégien·nes participeront tous·tes également aux ateliers, même si selon certains, “la danse c’est pour les filles”. Les sorties spectacles seront un support de discussion sur cette thématique, notamment LÉONCE de Josephine qui traite de la transmission entre femmes au sein de la famille, de grand-mère en fille en petite fille. CÔTE À CÔTE représente un homme et une femme dont la relation oscille entre corps à corps et tendres étreintes. Les collégien·nes sont souvent perturbé·es de voir des moments d’intimité interprétés sur scène ou à l’écran. Partir de leur gêne est un excellent levier de réflexion. Le football est un sport qui se féminise de plus en plus, y compris au Red Star. Les élèves pourront le constater lors des entraînements et ainsi s'inspirer de modèles féminins. Pour rappel, Josephine Tilloy et Faustine Clément avaient toutes deux assisté à la visioconférence du 11 février 2021 sur la sensibilité à l'égalité entre les Femmes et les Hommes organisée par le Département de la Seine Saint Denis.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La compagnie vibrisses de Josephine Tilloy s'inscrit de plus en plus dans une démarche durable et responsable et poursuit son développement de compagnie vers un modèle vertueux. Le réemploi et le recyclage des matériaux utilisés sont des évidences. Ainsi, les éléments de décor sont discrètement réutilisés d'une pièce à l'autre sans que cela ne soit identifiable pour le public. De même, lors des ateliers menés avec des publics de collégien·nes, Josephine Tilloy réemploie des vêtements de seconde main pour que les participant·es confectionnent leurs propres costumes. L’Espace 1789 met également en œuvre des mesures liées à la transition écologique, un projet d’audit de l’impact environnemental de la structure est d’ailleurs en cours d'élaboration pour identifier les leviers d’amélioration. Actuellement l’Espace 1789 s’engage à travers sa programmation de spectacles (ex. LE TEMPS DES FINS de Guillaume Cayet) et de films (SOULEVEMENTS de Thomas Lacoste) traitant de thématiques écologiques et accompagnés de tables-rondes. Des efforts considérables sont également menés sur le plan de la mutualisation de productions pour optimiser les déplacements des artistes dans leurs tournées. Et à plus petite échelle : ecocups, gourdes réutilisables, poubelles de tri, caterings végétariens privilégiés, versions numériques des supports de communication etc. Le collège Jules Michelet mène aussi une politique de sensibilisation écologique régulière au travers de projets comme par exemple en mai 2026 une régate en Bretagne sur la thématique de la pollution des océans. Des éco-délégué·es mènent des actions au sein du collège et notamment de la cantine pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Depuis 2026, le collège s’est pourvu de deux ruches qui offrent un support de sensibilisation auprès de toutes les classes et l’impact direct de la pollution sur les abeilles. Dans le cadre du parcours "S(up)port", l’impact environnemental est limité, notamment pour les déplacements. La grande majorité des sorties prévues se fait à pied, le collège étant géographiquement proche de l’espace 1789 et du stade Bauer du Red Star. Les transports en commun sont privilégiés pour la sortie à l’Étoile du Nord. Les intervenantes veillent à utiliser les transports en commun et la bicyclette pour se rendre au collège lors de leurs interventions. Par ailleurs, le parcours repose essentiellement sur des ressources légères (corps, voix, espace…) limitant le recours à du matériel et la production de déchets.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents et les proches seront invité·es à tous les temps forts du parcours, pour accompagner les sorties et assister à la restitution chorégraphique finale. L’enseignante Clémence Maréchal transmet dès la rentrée une lettre aux parents dans laquelle elle les informe du parcours CAC et de ses dates clés. Puis, tout au long de l’année, elle maintient un lien de communication étroit avec eux.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles seront impliquées également dans la phase d’écriture de la chorégraphie. Celles et ceux qui le souhaitent pourront participer à un des ateliers pour inventer des mouvements avec les élèves. Pour celles et ceux qui ne pourront pas se rendre disponibles sur les horaires de classes, ils·elles pourront transmettre des vidéos. L’objectif est d’intégrer des gestes de membres de la famille des élèves dans la chorégraphie, par exemple le frère qui se réjouit devant un match de son équipe fétiche ou la grand-mère qui encourage son candidat favori d’un jeu télévisé.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours s’inscrit dans l’axe 3 du projet d’établissement qui vise à former des citoyen·nes responsables. Par l’élaboration collective du parcours, chacun·e est amené·e à exprimer son individualité et sa créativité au sein du groupe, favorisant ainsi l’apprentissage du respect et de la tolérance. En suivant ce parcours, les élèves pourront développer une culture commune, un sens critique et exprimer leurs émotions. Les objectifs du parcours sont riches et variés, ils tendent à faire découvrir aux élèves un univers artistique mêlant la danse et l’espace qui les entoure sous un nouvel angle. Au fil des séances, ils·elles seront amené·es à travailler leur créativité, et à se questionner sur le sens et la portée de leur propre création artistique, en s’interrogeant sur le mouvement et leurs émotions. Le parcours s’inscrit également dans l’axe 1 du projet d’établissement qui vise à renforcer l’attractivité du collège. Le collège a pour objectif de mener de nombreux projets pour lutter contre les inégalités filles/garçons. Le parcours s’inscrit dans ce travail mené par l’établissement avec l’obtention du label “Génération 2024” dans la mesure où il souhaite mettre en évidence des figures féminines dans des domaines où les élèves connaissent davantage de figures masculines.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Oui, l'Espace Numérique de Travail et les outils numériques associés sont pleinement sollicités tout au long de l'année. Ils ne sont pas de simples vecteurs d'information, mais de véritables leviers d'appropriation pour les élèves et des vitrines de valorisation de leurs productions. L’ENT est utilisé comme un carnet de bord qui permet aux élèves de s’approprier le parcours dans la durée. Suivi de l'avancée : L'espace numérique permet de documenter chaque étape du parcours et des sorties. En consultant régulièrement ce carnet de bord interactif, l'élève renforce ses acquis et garde une trace concrète de son parcours culturel. Production de contenus réflexifs : À travers la rédaction d'interviews, de retours d'expérience et de critiques de spectacles, l'élève ne se contente pas de "consommer" une sortie ; il l'analyse et la reformule, facilitant ainsi la mémorisation et la compréhension. La mise en ligne des travaux scolaires permet aux élèves de se sentir reconnus au-delà du dispositif et de leur classe, ce qui transforme leur perception de la réussite. Multimédia : La mise en ligne de photographies, de vidéos de répétitions ou de podcasts (interviews) permet de rendre visibles des travaux qui, autrement, resteraient dans l'enceinte du dispositif. Rayonnement : En diffusant ces contenus sur l'ENT, le parcours sort de l'anonymat pour informer et fédérer la communauté éducative (parents, enseignants, direction), valorisant ainsi l'investissement des élèves auprès de leurs proches. L’appropriation passe aussi par la maîtrise de l’outil. Dans une démarche d'Éducation aux Médias et à l'Information (EMI), les élèves occupent une place centrale : Élèves "Rédacteurs en chef" : Les élèves sont chargé·es de la création et de la diffusion des articles. Ils ne sont plus seulement utilisateur·ices, mais producteur·ices responsables de contenus. Synergie avec l'option EMI 6ème. Cette collaboration permet aux élèves de 6ème de mobiliser leurs compétences journalistiques au service du projet (réalisation d'interviews, rédaction d'articles, montage de reportages).
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le parcours "S(up)port" s’inscrit pleinement dans le parcours d’éducation artistique et culturelle et s’articule avec plusieurs domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Articulation avec l’EPS : s’exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique. Cycle 3: Mobiliser les capacités expressives du corps pour imaginer, composer et interpréter une séquence artistique. Cycle 4: Développer des compétences de composition et d'interprétation en utilisant différents supports d’analyse et d’observation. Dimension collective: participer activement à l’élaboration et à la formalisation d’un projet artistique au sein d’un groupe, favorisant la coopération et l’entraide, valeurs partagées avec l’univers du sport (Red Star). Lien avec l’option EMI. domaine 1: les langages pour penser et communiquer. Expression corporelle: utiliser son corps pour communiquer des émotions et des intentions. Mettre en mots ses sensations lors des ateliers d’écriture et de mise en voix. domaine 2: les méthodes et outils pour apprendre. Utiliser des ressources numériques (Numéridanse) et des outils d’enregistrement pour documenter le projet. domaine 3: la formation de la personne et du·de la citoyen·ne. Interroger son rapport à l’espace et aux autres à travers l’émotion collective du supporter. Le parcours encourage l’élève à questionner sa démarche artistique et son implication au sein du groupe. Le parcours présente cette année un défi pédagogique et humain avec l’intégration de 50% de nouveaux·elles élèves. Cette mixité est au cœur de notre démarche, elle permet de s’appuyer sur l’expérience des “ancien·nes” pour accompagner et intégrer les nouveaux·elles venu·es. Ce processus de transmission entre pairs favorise le tutorat informel et renforce la cohésion. En responsabilisant les élèves déjà familier·ères du parcours, cela développe leur autonomie et leur sens de l’engagement, tout en offrant aux nouveaux·elles un cadre rassurant et stimulant pour découvrir la pratique de la danse. domaine 5: les représentations du monde et l’activité humaine. Découvrir différentes formes de danse et la culture sportive locale pour comprendre la diversité des expressions humaines. Relation élève-professeur : l’implication des professeurs dans les ateliers, notamment lors des séances de pratique, permet de faire évoluer positivement la relation pédagogique en sortant du cadre habituel du dispositif, où le professeur devient un partenaire de création aux côtés de l’élève.

Application MICACO | Date : 01/07/2026