Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Codages, cryptage et résistance
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Pierre Brossolette
- Ville : BONDY
- Classe : 3ème
|
Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
|
Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
|
1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Artiste, poètesse et chercheursse originaire de Guadeloupe et de Martinique, Audrey Couppé de Kermadec développe une pratique pluridisciplinaire à la croisée de la peinture, de la poésie, de la vidéo et de la performance. Son travail explore des formes alternatives de rébellion et de soin, puisant dans le non-humain et les pratiques magico-religieuses antillaises. Écriture et image y sont indissociables : l'un nourrit l'autre, dans un mouvement constant entre texte, dessin, collage et son. Ses œuvres ont notamment été présentées à la Fondation Pernod Ricard, aux Magasins Généraux, au Palais de Tokyo, à la galerie Praz Delavallade à Paris, au Volta XL à Bruxelles ou encore à La Fête du Slip à Lausanne.
Sa démarche est également ancrée dans une réflexion sur la santé mentale dans le milieu artistique : en 2023, iel co-fonde le collectif SMAC (Santé Mentale dans l'Art Contemporain) avec Daisy Lambert et Priscilia Adam, pour soutenir les artistes-plasticien·nes confronté·es à ces enjeux. La même année, iel est lauréat·e du Prix Utopi·e et entame une résidence à Artagon Pantin, qui court de 2024 à 2026.
Iel est actuellement en résidence à Pot Kommon, portée par Mains d'Œuvres, le 6B, Villa Mais d'Ici et Les Poussières, pour interroger les héritages coloniaux, les logiques d'exploitation et les formes de résistances souterraines qui se nichent dans les espaces marginalisés que sont les mangroves et marais. Par la collecte de sons, de récits et de gestes, iel compose des cartographies sensibles activées lors de siestes collectives performées, où l'écoute et la lenteur deviennent des actes politiques et régénérateurs. Ce projet a reçu l'Aide individuelle à la création du ministère de la Culture.
Iel développe en parallèle son premier documentaire, Une particule a envahi ma généalogie, soutenu par la bourse Repérages de la SCAM dans le cadre du dispositif Brouillon d'un rêve documentaire. Ce film est une traversée intime et politique entre enquête généalogique, poème visuel et rituel de réparation symbolique, prolongeant les questionnements qui traversent l'ensemble de son travail : la mémoire, la filiation, les corps marginalisés et les formes que peut prendre la guérison.
Audrey Couppé de Kermadec a également publier son premier recueil illustré, Prier dans l'intestin du monde, aux éditions Trouble en mars 2025, qui rassemble écriture poétique et image dans un geste éditorial fidèle à l'indissociabilité des deux pratiques au cœur de son œuvre.
Pour voir son travail : https://drive.google.com/file/d/184jDr0Alt2NFWcWdEQqS11Gldmz80Xnc/view?usp=sharing
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- C'est au cœur de cette démarche qu'Audrey Couppé de Kermadec propose d'accompagner les élèves à travers une immersion dans l'univers des langages secrets, des résistances silencieuses et des savoirs transmis en marge du visible tout en les amenant à réfléchir sur des problématiques fondamentales : la circulation des récits des personnes dominé·e·s, les stratégies de protection et de survie. En tant qu'artiste pluridisciplinaire et chercheur·euse maîtrisant aussi bien la peinture que la performance, iel mobilisera l'ensemble de ses compétences sensibles, narratives et collectives pour offrir une expérience à la fois créative et transformative.
Le travail d'Audrey s'articule autour de deux axes indissociables : le cryptage comme geste politique et le monde végétal comme réservoir de mémoires et de savoirs. Lors des ateliers, iel mettra l'accent non seulement sur l'apprentissage de pratiques artistiques, mais aussi sur ce que signifie de transmette autrement à travers un motif cousu, une plante choisie, un symbole dessiné sur tissu ou caché dans un récit. Comme dans ses recherches actuelles menées en résidence à Pot Kommon, les jeunes seront invité·es à constituer leurs propres systèmes de signes, à mi-chemin entre création plastique, écriture codée et performance collective.
La pédagogie utilisée valorise les apports individuels tout en s'appuyant sur une dynamique de groupe : toutes et tous ont un rôle, qu'il s'agisse d'observer, d'écrire, de peindre ou de performer. Iel proposera une approche inclusive où la réflexion politique se mêle à l’imagination et la création collective d’espaces de résistances. Son expertise croisée en arts visuels, poésie et performance constituera un atout majeur dans ce parcours. Iel transmettra les fondamentaux de la création plastique et de l’écrtiure symbolique tout en insistant sur l'expression personnelle, les choix sygnifiés et la capacité à coder une intention dans un geste artistique. Les élèves apprendront à construire un langage qui leur est propre, à habiter autrement leur environnement et à s’approprier des figures et des pratiques de resistance afro-caribéenne ‘quilts codés, plantes messagères…) qui donnent corps à des formes alternatives de savoir, de protection et d'émancipation.
La transmission sera structurée en trois temps : une première phase de découverte et d'inspiration, autour des résistances historiques et contemporaines, du monde végétal et des premières expérimentations symboliques ; une seconde phase de fabrication où chaque élève contribuera à la concption des tissus, cartes et récits codés ; et une troisième phase de mise en scène et de répétition et d’installaon en vue de la restitution finale.
À travers ce projet, c'est toute la richesse de la pratique d'Audrey Couppé de Kermadec qui sera sollicitée : sa capacité à articuler le geste sensible et la réflexion politique ; son intérêt pour les formes de transmission discrètes, les savoirs non immédiats et les langages alternatifs ; son engagement pour une pédagogie accessible, poétique et émancipatrice ; et son désir de créer des espaces collectifs et régénérateurs où la créativité devient un outil de résistance et de soin
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Audrey Couppé de Kermadec propose d'explorer avec les élèves la thématique du cryptage comme outil de résistance et de transmission des savoirs marginalisés. Iel les initiera à la peinture, l'écriture codée et la création de symboles, en s'inspirant des pratiques de résistance historiques et du monde végétal. Les élèves co-construiront des tissus codés, des cartes cryptées et des récits secrets, avant de les mettre en scène lors d'une chasse au trésor collective et publique.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que Audrey Couppée de Kermadec mène un parcours CAC en partenariat avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité de l’artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
-
Séance 1 - Introduction à la pratique artisque d’Audrey Couppé de Kermadec et aux symboles codés - Présentation de l’histoire des quilts et autres stratégies de résistance codées : cartographies de fuite dessinées via les tresses dans les cheveux et de la manière dont les motifs étaient utilisés pour transmettre des messages - Création de symboles personnels représentant un acte de résistance ou de guérison à partir d’éléments naturels.
Séance 2 - Exploration en extérieur - Identification de lieux refugs dans l’environnement proche : Chaque groupe choisit un lieu spécifique qu’ils·elles considèrent comme un abri secret ou un espace de résistnatce symbolique.-Collecte d’éléments naturels-
Séance 3 - Création des récits codés - Écriture de récits cryptés décrivant les espaces refuges à l’aide des symboles créés : chaque groupe décrit son espace refuge de manière symbolique, en utilisant les éléments naturels récoltés.
Séance 4/5 - Création de tissus et cartes codé·es-Initiation aux techniques de peinture, teinture, collage et couture.-
Séance 6 - Histoire des savoirs cachés - Présentation de formes de transmission discrètes dans l'histoire et dans l'art.- Réflexion sur des figures de résistance visibles ou invisibles incarnant la lenteur ou les paysages marginaux.- Écriture de messages codés.
Séance 7 - Maquette du parcours- Conception collective de la chasse au trésor à partir des créations et indices : Ils déterminent les diff érentes étapes de la chasse au trésor, qui seront cachées dans l’école ou dans le quartier, en utilisant les symboles comme indices.
Séance 8 - Création des énigmes- Élaboration d’énigmes et indices basés sur les symboles, récits et éléments naturels : par exemple, une énigme pourrait demander aux participants de décrypter un message caché dans un symbole pour trouver le prochain indice.
Séance 9 - Mise en place - Installation du parcours dans l’école ou le quartier et préparation des élèves comme guides : les élèves cachent les indices et les cartes cryptées dans les différentes stations du parcours.
Séance 10 - Restitution - Lancement de la chasse au trésor, découverte des espaces de résistance et exposition des oeuvres (tissus, cartes, récits) à la communauté scolaire et aux familles.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- - Sortie en nature (ex : parc Georges Valbon, parc de la Butte Pinson…): les élèves observeront un espace naturel marqué par des zones humides et une végétation spontanée, et collecteront des éléments qui alimenteront leurs créations. Cette immersion sensible fera écho aux recherches d'Audrey Couppé de Kermadec sur les mangroves et les écosystèmes invisibilisés, en interrogeant le rôle symbolique de ces paysages marginaux dans les processus de résistance et de soin.
- Visite culturelle en lien avec les thématiques de résistance, de mémoire et de décolonisation : visite guidée de l'histoire coloniale du Palais de la Porte Dorée, visite du Musée d’histoire de l’immigration selon sa programmation. Ce temps fort permettra aux élèves de situer les notions de marginalisation et de résistance dans une perspective historique et politique, et d'établir des liens entre les récits du passé et les créations produites en atelier.
- Spectacle vivant « Autothérapie » de Mackenzy Bergie au Théâtre de la Bastille en janvier 2027 : dans ce solo, l'artiste franco-haïtien explore l'histoire de la colonisation et de l'esclavage en s'inspirant du spiritisme haïtien pour dessiner un autoportrait intime et politique. Ce spectacle fera directement résonner les mythologies antillaises au cœur du projet et ouvrira un dialogue sur la mobilisation des héritages spirituels comme formes de résistance.
- Visite guidée autour des mythologies antiques: Parcours « Dieux et héros de l'Antiquité » au musée du Louvre. Cette sortie permettra aux élèves de découvrir des figures mythologiques liées aux milieux aquatiques et marginaux et d'enrichir leur réservoir symbolique pour l'écriture poétique et la performance.
- Découverte des œuvres et de la démarche d'Audrey Couppé de Kermadec, selon les expositions ou événements auxquels iel participe durant l'année scolaire 2026-2027.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- - Une présentation du projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse, pour situer le cadre du dispositif CAC et expliciter les objectifs artistiques et citoyens du parcours.
- Des temps d'échange réguliers au fil des ateliers, animés conjointement par l'artiste et l'enseignant·e référent·e, pour revenir sur les créations en cours, préparer les sorties et nourrir la réflexion autour des notions de crypatge, de résistance et de transmission des savoirs marginalisés
- Un temps de bilan collectif en fin de parcours pour recueillir les retours des élèves, récapituler l'ensemble des étapes et débattre des apprentissages réalisés.
- Intervention de l’essayiste, poétesse et militante Douce Dibondo : Cette rencontre offrira un espace de débat autour des notions de marginalisation, d'histoire située et de transmission des récits dominés. Les élèves seront invité·es à croiser leurs créations avec les réflexions de Douce Dibondo, en interrogeant la manière dont des voix invisibilisées ont su inventer des langages alternatifs pour survivre et résister.
- Intervention de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage : à travers un atelier ludique et collaboratif (jeu autour de figures historiques et contemporaines, débat et création collective), les élèves s'approprieront les grandes étapes de l'histoire de l'esclavage et des résistances. Ce temps permettra d'ancrer historiquement les thématiques de mémoire et de résistance traversées dans le parcours, et d'articuler les créations des élèves à une réflexion citoyenne sur l'héritage colonial.
- Intervention de l'association ethnoArt autour des croyances religieuses: à travers un atelier s'appuyant sur les apports de l'anthropologie et de la sociologie, les élèves exploreront la diversité des croyances et des pratiques religieuses dans le monde pour mieux interroger ce qui les relie et les lignes de démarcation que les sociétés construisent entre les croyances religieuses et la vie sociale. En lien direct avec la démarche d'Audrey Couppé de Kermadec, dont la pratique s'inspire des pratiques magico-religieuses antillaises comme formes alternatives de soin et de résistance, cette intervention offrira aux élèves des outils pour déconstruire les stéréotypes portés sur les croyances et mieux saisir leur sens social, politique et symbolique.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- La restitution prendra la forme d’une chasse au trésor interactive où les élèves guideront les visiteur·e·s (parents, professeur·e·s, ami·e·s…) à travers un parcours marqué par les cartes cryptées, les tissus codés et des énigmes que les jeunes auront eux·elles mêmes conçus. Les créations produites serviront d’indices et de repères transformant l'ensemble de l'espace scolaire en un territoire de résistance à découvrir. Ce dispositif place les élèves en position de médiateur·ices et de guide, les invitant à expliquer leur démarche, dévoiler le sens de leurs symboles et partager ce qu'ils et elles ont appris sur les formes historiques et contemporaines de résistance.
La chasse au trésor sera accompagnée d’un temps de rassemblement permettant d’exposer les oeuvres créées par les eleves et d’ouvrir un temps de discussion. Ce sera l’occasion pour les élèves de présenter leur démarche au public invité (parents, élèves et communauté éducative) et d’expliquer ce que chacun·e a appris au sujet de la résistance et de l’art comme moyen d’expression. La restitution se terminera par un temps de gouter.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu.
OU
Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Dans le cadre du projet, l'implication des élèves se construit dès les premières séances : invité·es à parler de leurs rapports aux espaces qui les entourent, aux secrets qu'ils·elles gardent ou transmettent, et aux formes de résistance qu'ils·elles connaissent ou imaginent, les jeunes contribuent à orienter la réflexion collective. Lors de la restitution finale, les élèves endossent pleinement un rôle de médiateur·ices, guidant le public à travers leurs créations et expliquant eux-mêmes le sens de leur démarche
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Dans le cadre de ce parcours, la thématique d’égalité femmes-hommes sera intégrée via l'exploration des figures de résistance et des récits codés, en mettant en lumière des expériences de femmes dans des contextes d'oppression ou de lutte silencieuse. Les ateliers amèneront les élèves à réfléchir à la manière dont des voix invisibilisées, notamment féminines, ont su inventer des langages alternatifs pour transmettre des savoirs et des stratégies de survie.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Ecogestes au quotidien
Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, ..
2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées.
3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité.
Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties.
Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant.
Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets
La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Ici, la restitution proposant un temps de création partagé entre les parents et les élèves sera de plus proposé lors de la restitution, plaçant les élèves dans une position de pédagogues. De plus, les élèves seront libres de proposer une figure parentale à représenter dans la fresque.
Concrètement, plusieurs actions sont prévues :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Ce projet interdisciplinaire (anglais et éducation musicale) s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement, notamment le développement de la réussite des élèves, l’ouverture culturelle et la formation du citoyen.
Il contribue d’abord au volet culturel et artistique, en lien avec le Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC). Les élèves sont amenés à découvrir les formes d’expression artistiques issues de l’histoire de l’esclavage et des résistances afro-américaines (chants, symboles, récits visuels). Ils développent ainsi une sensibilité aux œuvres et aux langages artistiques (visuel, sonore et linguistique), tout en expérimentant eux-mêmes des productions créatives hybrides.
Le projet s’inscrit également dans le volet citoyen du projet d’établissement, en lien avec l’EMC. Il permet de travailler les notions de liberté, d’égalité, de dignité et de résistance face à l’oppression. Les élèves sont conduits à réfléchir aux mécanismes de domination et aux formes de résistance culturelle, tout en développant une posture critique et empathique face aux héritages de l’esclavage et à leurs résonances contemporaines.
Par ailleurs, ce parcours favorise l’ouverture de l’établissement sur lui-même, en proposant des temps de valorisation et de diffusion : exposition des productions, installation immersive, présentations orales en anglais, et possibles rencontres avec d’autres classes ou disciplines engagées dans des projets complémentaires (histoire, français, arts plastiques, éducation musicale). Des “chantiers d’étape” peuvent être organisés afin de mutualiser les travaux et de favoriser la transversalité.
Enfin, ce projet vise à renforcer l’engagement des élèves, le travail collaboratif et la valorisation des compétences de chacun, en donnant du sens aux apprentissages à travers une production finale collective et visible dans l’établissement.
En résumé :
• Favorise la réussite de tous grâce à des activités variées et différenciées
• Contribue à l’ouverture culturelle et artistique (PEAC)
• Participe à la formation du citoyen (EMC, lutte contre les discriminations)
• Encourage la coopération, l’engagement et la valorisation des élèves
• Inscrit les apprentissages dans un ancrage local et une ouverture internationale
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Oui, l’Espace Numérique de Travail (ENT) du collège et certains outils numériques sont mobilisés tout au long du projet comme supports d’apprentissage, de suivi et de valorisation des productions des élèves.
L’ENT constitue un outil central de carnet de bord numérique : les élèves y déposent leurs recherches, leurs productions intermédiaires (textes, images, fichiers audio) et suivent l’évolution de leur projet interdisciplinaire. Il permet également de structurer les étapes du travail collaboratif et de conserver une trace des apprentissages.
Des outils numériques complémentaires peuvent être utilisés, notamment pour la dimension créative du projet : enregistrements audio (production de chants, ambiances sonores), supports de création visuelle ou cartes codées numériques. Ces productions peuvent être intégrées à un parcours numérique de présentation (type diaporama ou mur collaboratif).
La valorisation du travail est également envisagée via l’ENT ou des espaces sécurisés (blog de classe, espace de partage interne au collège), permettant de diffuser les productions finales (installations visuelles, présentations orales enregistrées, créations artistiques hybrides). Cela favorise la reconnaissance du travail des élèves et leur engagement dans une démarche de projet authentique.
Ainsi, le numérique accompagne à la fois la construction des apprentissages, le suivi du projet et la mise en valeur des réalisations, dans une logique de continuité pédagogique et de motivation des élèves.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Objectifs pédagogiques – Éducation musicale
• Développer la culture musicale : identifier et contextualiser des œuvres issues de traditions musicales afro-caribéennes, afro-américaines et contemporaines (spirituals, musiques traditionnelles antillaises, rap engagé) en lien avec les thématiques de résistance et de mémoire.
• Comprendre les liens entre musique et société : analyser comment la musique a fonctionné historiquement comme langage codé et outil de résistance face à l'oppression, en lien avec les œuvres et démarches rencontrées durant le parcours.
• Développer l'écoute active et analytique : percevoir et décrire les caractéristiques musicales (timbre, rythme, structure, texte) d'œuvres engagées en les reliant à leur contexte de création et de diffusion.
• Croiser pratiques artistiques et réflexion critique : mettre en relation la démarche pluridisciplinaire d'Audrey Couppé de Kermadec — qui intègre le son dans ses créations — avec les notions de transmission, d'expression symbolique et d'émancipation par l'art.
• Construire un parcours d'éducation artistique et culturelle : inscrire ces apprentissages dans une démarche de sensibilité, de connaissance et de création en cohérence avec le parcours EAC de l'élève.
• Ce parcours s’inscrit pleinement dans les enseignements d’anglais du Cycle 4 (classe de 3e) et dans les attendus du programme de LVE, en visant une progression vers le niveau A2/B1 du CECRL. Il permet de travailler de manière intégrée les cinq activités langagières à partir d’une entrée culturelle forte : l’histoire de l’esclavage et les formes de résistances afro-américaines. À travers l’étude de l’histoire de l’esclavage et des formes de résistance mises en place par les Afro-Américains (codes, chants, symboles).
• Les élèves développent leurs compétences de compréhension orale et écrite à travers l’étude de documents authentiques ou adaptés (témoignages, récits d’esclaves, chants comme les spirituals, supports iconographiques. L’expression écrite est mobilisée dans la production de textes courts, récits, messages codés ou descriptions créatives.
• Ce projet favorise également le développement de compétences culturelles et interculturelles, en permettant aux élèves de comprendre comment les Afro-Américains ont utilisé des formes symboliques (musique, codes, images) pour résister et transmettre des messages.
Application MICACO | Date : 01/07/2026