Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Rêver le futur

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Georges Politzer
  • Ville : BAGNOLET
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Zohreh Zavareh est une artiste plasticienne née en 1985 à Téhéran (Iran), diplômée de l’École supérieure d’art de Clermont Métropole. Sa pratique, notamment de la sculpture en terre cuite, puise dans les codes du théâtre pour investir plastiquement des objets du quotidien, qu’elle anime et fait parler, dans une approche proche de l'animisme. Pour elle, ces objets deviennent des personnages qui témoignent, à leur manière, du monde qui nous entoure. Attentive à son environnement, Zohreh Zavareh propose d’en révéler la beauté par le détour de la fiction. Son travail repose sur une écriture nourrie de dialogues, où chaque objet invite le visiteur.euse à composer sa propre narration et à interroger les contours de la réalité : « Mon travail s’inscrit dans une approche proche du surréalisme, où le rêve et l’exagération tiennent une place essentielle. À travers des récits fictifs, je cherche à créer des espaces où le possible et l’impossible coexistent. » Lauréate du prix du Conseil départemental des Hauts-de-Seine lors du 64ᵉ Salon de Montrouge, Zohreh Zavareh a participé entre 2020 et 2022 à de nombreux événements artistiques, dont les expositions collectives Comme un parfum d’aventure au Musée d’art contemporain de Lyon et Or, Encens & Myrrhe à la galerie Dohyang Lee à Paris. En 2021, ses œuvres sont présentées dans Un monde à votre image pour la 7ᵉ édition des Révélations Emerige à l’Hôtel des Arts de Toulon, ainsi que dans l’exposition en ligne M'entendez-vous ? M'en-en-ez-ous ? M'en- -ez -ous ? organisée par la Galerie Commune de Tourcoing. Elle est également lauréate du programme CAPSULE de la Cité internationale des arts et du programme Trame à Paris. Entre 2020 et 2022, elle réalise trois expositions personnelles : à La Terrasse, espace d’art de Nanterre ; à l’Ancien Évêché de Toulon ; et à La Halle, centre d’art contemporain de Pont-en-Royans. Elle participe aussi à plusieurs expositions collectives au Musée d’art contemporain de Lyon, à la galerie Dohyang Lee (Paris) et à la galerie Nosbaum Reding (Luxembourg), ainsi qu’à la résidence L’envers des pentes dans le Parc national des Écrins. En 2023, Zohreh Zavareh est invitée à investir l’espace d’exposition des Instants Chavirés à Montreuil. Son travail intègre également les collections du Fonds d’art contemporain de la Ville de Paris et du Fonds départemental de la Seine-Saint-Denis. Elle concentre actuellement son activité sur ses projets personnels, menant une recherche continue en atelier et développant de nouvelles pièces en vue de plusieurs expositions collectives, notamment à la galerie Zlotowski à Paris. En 2025-2026, elle expose à la galerie Traits Libres à Paris et est invitée par La Terrasse – Centre d’art contemporain de Nanterre pour une résidence pédagogique autour de la céramique avec des publics scolaires, donnant lieu à l’exposition « Les Ateliers municipaux d'arts plastiques » entre juin et juillet 2026. Elle participera également en juin à une exposition collective à La Chapelle du Fonds HB à Saint-Etienne.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • En continuité avec sa pratique artistique mêlant sculpture, fiction et performance dans une esthétique surréaliste, Zohreh Zavareh propose aux élèves d’ULIS du collège Georges Politzer de Bagnolet de réaliser une exposition collective mettant côte-à-côte œuvres de la Collection Départementale d’Art Contemporain et œuvres des collégiens. Le lieu pressenti pour accueillir cette exposition et un temps de performance des élèves est la médiathèque de Bagnolet. Elle invitera ainsi les élèves à mobiliser différents aspects de sa pratique artistique, dans un projet en trois étapes. Son travail s’appuie tout d’abord sur la construction d’histoires fictives et décalées, et elle encouragera les élèves à inventer des récits originaux, leur permettant d’explorer des formes de narration libérées des cadres habituels. Cette approche favorisera l’émergence d’imaginaires personnels et collectifs. L’objectif, à partir de l’observation des œuvres sélectionnées dans la Collection départementale (œuvres tirant vers le surréalisme) sera d’imaginer des mondes futurs ou parallèles intégrant les préoccupations et visions du monde des élèves. Une attention particulière sera portée à l’adaptation de cette démarche à un groupe ULIS : les élèves pourront faire émerger les récits par différents biais selon leurs besoins (par l’écriture, la parole, le dessin, le collage,…). Une dimension importante de son parcours artistique est de plus la fabrication d’objets issus d’univers fictionnels. Elle proposera ainsi dans un second temps aux élèves de donner forme à leurs histoires en créant des objets narratifs en 3D, en explorant le potentiel expressif de matériaux simples ou détournés. Chaque élève produira ainsi une ou plusieurs sculptures à partir de papiers, de tissus, de cartons, etc. afin de représenter un récit à travers les objets. Cette démarche fictionnelle et matérielle sera enfin prolongée par un travail autour de la performance et de la mise en scène du corps : l’intervenante attachant une grande importance à l’activation des récits et des objets à travers le geste et la présence corporelle, elle invitera les élèves à expérimenter la relation entre corps, espace et narration. Interroger les frontières entre réel et imaginaire est également un axe de sa démarche. Les élèves seront ainsi invités à jouer avec ces limites, à troubler les évidences du quotidien et à affiner leur regard critique sur ce qui constitue le monde réel et ce qui relève de l’invention : « L’objectif principal est de permettre aux élèves d’explorer leur imagination et de développer une réflexion critique sur le monde à travers la fiction. En mêlant écriture, création plastique et performance, ils apprendront à transformer leurs idées en œuvres concrètes »

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Zohreh Zavareh souhaite emmener les élèves dans un processus de création inspiré du surréalisme et de la fiction, en s'appuyant sur des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain. Elle les accompagnera dans la création de récits sur un monde futur, dans la création de sculptures et d’une performance retransmettant ces récits. En expérimentant avec le corps, l’objet, les élèves explorent de nouvelles formes d'expressions et interrogeront les frontières entre réel et imaginaire.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. Dans le cadre de ce projet, cette démarche de co-construction sera d’autant plus importante : chaque contenu proposé sera discuté avec l’équipe pédagogique pour adapter les propositions aux capacités des élèves. Coordonnatrice ULIS, AESH, professeures et éducatrices spécialisées seront ainsi force de proposition pour développer des méthodologies de travail adaptées à chaque élèves (recours aux pictogrammes, lecture en couleur, apprentissage des gestes, etc.)
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Zorhreh Zavareh a déjà travaillé en partenariat avec Citoyenneté jeunesse dans le cadre d’un projet Cac en 2023-2024 avec une classe UPEAA autour des mythologies au collège Painlevé de Sevran. Le présent projet vise à poursuivre ce travail de collaboration en explorant des aspects différents de sa pratique artistique, allant vers la science-fiction et faisant dialoguer les œuvres des élèves avec des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séquence 1 : Exploration de la fiction et du surréalisme • Séance 1 (2h) : Présentation de l’intervenante et Introduction au surréalisme. L’intervenante présente des exemples d’œuvres surréalistes issues de la Collection d’Art contemporain de la Seine-Saint-Denis, expliquant leur capacité à dépasser le réel. Les élèves participent à une discussion sur le pouvoir de la fiction et son rôle dans l’imaginaire collectif. Ils commencent à réfléchir à la création de récits fictifs inspirés de leurs préoccupations personnelles et sociales. Cette séance pourra être menée avec un recours à des photos en miniature des œuvres, que les élèves classeront sera leur réalisme. • Séance 2 (2h) : Découverte d’œuvres de la collection. Les élèves analysent des créations visuelles et discutent des histoires qu’elles racontent. Ils amorcent la création de récits fictifs en s’appuyant sur les œuvres étudiées. Pour faire émerger les récits, nous pourrons proposer différentes méthodes allant du recueil de la parole des élèves au dessin/collage sur des représentations des œuvres étudiées. Séquence 2 : Création d’objets symboliques • Séance 3 (2h) : Les élèves choisissent un élément de leur histoire et le traduisent en un objet symbolique. Ils font des esquisses et réfléchissent à la forme, à la matière et à la signification de l’objet. • Séance 4 (2h) : L’intervenante guide les élèves dans la réalisation de leurs objets en trois dimensions. Ils expérimentent avec différents matériaux et techniques plastiques pour concrétiser leurs idées. • Séance 5 et 6 (2x2h) : Les élèves poursuivent la création de leurs objets, affinant les détails et préparant leur mise en scène. Un temps est dédié à l'achèvement et à la finalisation de leurs sculptures. Séquence 3 : Performance et mise en scène • Séance 7 (2h) : Introduction à la performance. L’intervenante guide les élèves dans l’exploration de l’interaction entre les objets et le corps. Les élèves expérimentent avec leurs créations, en les manipulant comme des extensions de soi. • Séance 8 (2h) : L’intervenante accompagne les élèves dans l’intégration de leurs objets dans une scène performative. Ils testent différents mouvements et interactions, cherchant à donner vie à leurs récits à travers des mises en scène collectives. • Séance 9 (2h) : Répétition générale et présentation. Les élèves finalisent leurs performances et les présentent devant le groupe. L’intervenante commente les choix artistiques et aide à affiner les dernières mises en scène. Séances 10 : Restitution et évaluation (2h) Restitution publique des créations des élèves à la Médiathèque de Bagnolet (à confirmer). Elles offrent un espace de réflexion sur le processus créatif et l’évolution individuelle des participants. Chaque élève présente son objet et sa performance, et ensuite un échange collectif permet de revenir sur les apprentissages de l’atelier.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties proposées dans le cadre de ce parcours auront pour objectif de faire découvrir différents courants et pratiques artistiques aux élèves pour nourrir leur réflexion et leur regard, ainsi que nourrir leur imaginaire sur les mondes futurs : - Spectacle musical « Émotions partagées » (titre provisoire), Espace Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois : « 2099 : les IA ont pris leur indépendance. Pour mieux comprendre les humains qu’elles assistent, elles organisent un colloque inédit consacré à une énigme persistante : les émotions ». Le spectacle permettra d’amorcer avec les élèves une réflexion sur comment imaginer le monde futur à partir de réflexions et préoccupations actuelles, et pourra les inspirer dans la création de leur propre récit imaginaire. - Selon les programmations 2026-2027, un spectacle au théâtre du Mouffetard, spécialisé dans les arts de la marionnette. Le spectacle pourra être complété par une initiation aux arts de la marionnette pour familiariser les élèves avec la manipulation et la mise en narration d’objets, qu’ils.elles seront amené.es à expérimenter dans le cadre de la performance qu’ils.elles créeront avec Zohreh Zavareh. - Selon les programmations des institutions culturelles en 2025-2026, la visite d’une exposition d'art contemporain sera proposée (pistes : MAC/VAL, Palais de Tokyo, La Galerie à Noisy-le-Sec, FRAC Ile-de-France…) - Visite guidée au sein des collections du Musée d’Art Moderne de Paris : les élèves découvrent différents mouvements artistiques du 20ème siècle, avec un accent mis sur le surréalisme. La visite permettra d’enrichir les connaissances des élèves quant à ce courant artistique, proposant des références et imageries dont les élèves pourront s’inspirer dans leur création.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à : - La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet et les photographies des élèves. Chacun.e s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un bilan en fin de projet D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier, favoriser l’appropriation du projet par les élèves et une meilleure compréhension des thématiques et des pratiques mobilisées : - Une intervention en classe avec l’historienne de l’art Charlotte Nadelman sur le surréalisme. Elle proposera une découverte d’œuvres projetées ainsi qu’une courte initiation au geste pictural. - Une intervention de l’association Philomoos, proposant des interventions adaptées aux ULIS mêlant philosophie et pratique artistique autour de la question « à quoi sert l’imagination ? » - L’intervention d’un auteur comme Antonin Crenn ou Sophie Lemp pour initier les élèves à l’écriture de textes courts autour de l’imaginaire et de la fiction. Une lecture de textes sélectionnés par les auteur.ices ponctura la séance pour les orienter vers des petits jeux d’écriture adaptés aux ULIS, sollicitant la parole et le dessin.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Le projet sera présenté sous la forme d’une exposition mêlant œuvres des élèves et de la Collection départementale d’art contemporain, et au sein de laquelle les élèves performeront leurs récits lors du vernissage. La médiathèque de Bagnolet est pressentie pour accueillir ces temps. Familles, partenaires et communauté éducative seront invitées à découvrir le travail de création de la classe. D’autres classes du collège, mais également des écoles primaires de Bagnolet, pourraient aussi être invitées à découvrir l’exposition de leurs camarades, dans le cadre de ce temps ou après celui-ci, en complicité avec la structure accueillante.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Dans le cadre de ce projet, la démarche de l’artiste s’inscrit dans une approche à la fois progressive et immersive, mobilisant des outils et méthodologies de travail adaptées aux élèves ULIS. Ainsi, il repose sur leur participation active à chaque étape : • Écriture : Ils.elles imaginent leur propre monde futur ou parallèle, en intégrant leurs préoccupations et leurs visions du monde. • Création plastique : Ils.elles matérialisent un élément clé de leur histoire en un objet en trois dimensions. • Mise en scène : Ils.elles expérimentent l’interaction entre l’objet et le corps, donnant lieu à une performance qui reflète leur narration singulière au sein d’une création collective.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias. Dans le cadre de ce parcours, en ce qui concerne la création plastique, nous serons vigilant.es à l’utilisation de matériaux recyclés (cartons, tissus, ficelles…). Une attention particulière sera portée auprès des élèves pour les sensibiliser à l’importance de réutiliser des matières en leur donnant une seconde vie, une autre fonction, une nouvelle identité…

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet proposé d’inscrit dans plusieurs axes du projet d’établissement du collège Politzer : - Axe 1 Favoriser la réussite des élèves à travers le parcours artistique et culturel mais aussi le parcours avenir. - Axe 3 : Promouvoir l’ouverture culturelle, développer l’esprit créatif et l’esprit critique - Axe 4 : développer la coopération dans le collège et avec les partenaires Dans un collège qui scolarise de nombreux élèves issus de milieux défavorisés, confrontés à des parcours scolaires fragiles ce projet offre un espace d'expression valorisant et inclusif. En proposant aux élèves d'inventer des récits, de fabriquer des objets en 3D et d'explorer la performance, il leur donne la possibilité de mobiliser des compétences variées (langagières, artistiques, manuelles, corporelles) et de les mettre au service d'une création collective porteuse de sens. Cette démarche favorise ainsi la confiance en soi, l'estime personnelle et le sentiment d'appartenance à un groupe, deux leviers essentiels pour la réussite scolaire et la lutte contre le décrochage (objectif 1 et 2 du projet d'établissement). Le projet permet également de développer la créativité, l'imaginaire et l'esprit critique des élèves en les invitant à interroger les frontières entre réel et imaginaire, à regarder le monde autrement. L'ouverture à l'art contemporain, à travers la découverte d'œuvres issues de la Collection départementale, enrichit leur culture et leur offre des repères symboliques nouveaux. L'exposition à la médiathèque de Bagnolet constitue une reconnaissance institutionnelle de leur travail et une occasion unique de valorisation, cela donne du sens aux apprentissages et stimule l'ambition (objectif 3 : promouvoir l'ouverture culturelle et développer l'esprit créatif). Enfin, le projet repose sur une dynamique de coopération et de partenariat forte : il mobilise une artiste professionnelle, une institution culturelle (la médiathèque), la Collection Départementale d'Art Contemporain, ainsi que l'équipe pédagogique et les familles. Cette coopération active favorise la coéducation et l'implication des familles, tout en ancrant le collège dans son territoire et en tissant des liens durables avec les acteurs locaux. Elle illustre ainsi pleinement l'objectif 4 du projet d'établissement : développer la coopération dans le collège et avec les partenaires. En somme, le projet artistique avec Zohreh Zavareh est un levier puissant au service des ambitions du collège Georges Politzer.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Oui, le travail mené lors des parcours CAC est souvent mis en valeur sur le blog du collège, la restitution mais aussi les sorties organisées tout au long de l’année. Le travail des élèves et les étapes du projet pourront également être mis en valeur sur le site internet et les réseaux sociaux de l’association.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Ce projet artistique mené avec les élèves d’ULIS du collège s’inscrit pleinement dans plusieurs enseignements et parcours éducatifs. En arts plastiques, il mobilise des compétences essentielles telles que l’expérimentation de matériaux variés (papier, tissu, carton), la création en volume, ainsi que la mise en relation entre intention, production et présentation d’une œuvre. Les élèves développent leur capacité à produire, à explorer des démarches artistiques contemporaines et à exposer leurs réalisations. En français, le travail autour de la fiction et de l’invention de récits favorise les compétences d’expression écrite et orale. Les élèves sont amenés à imaginer des mondes, structurer une narration, enrichir leur vocabulaire et adapter leur mode d’expression selon leurs besoins (écriture, oralisation, dessin, collage). Cela contribue également à la compréhension des récits et à la construction de l’imaginaire. Le projet fait aussi écho à l’éducation musicale et à l’éducation physique et sportive, à travers la dimension de performance et de mise en scène du corps. Les élèves explorent l’expression corporelle, la relation entre geste, espace et intention artistique, et développent leur aisance dans la prise de parole et la présence face à un public. En enseignement moral et civique (EMC), il encourage l’expression de soi, l’écoute des autres et la construction d’un regard critique. Le travail sur les frontières entre réel et imaginaire amène les élèves à questionner leur perception du monde, à confronter leurs idées et à respecter celles des autres. Ce projet s’inscrit également dans le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC), en permettant aux élèves de rencontrer une artiste contemporaine, de découvrir des œuvres issues d’une collection publique, de pratiquer différentes formes d’expression artistique et de s’approprier une démarche de création. Enfin, il prend en compte les spécificités du dispositif ULIS, en proposant des modalités d’expression variées et adaptées, favorisant l’inclusion, la différenciation pédagogique et la valorisation des compétences de chaque élève. Ainsi, ce projet transversal permet aux élèves de mobiliser des savoirs et compétences issus de plusieurs disciplines, tout en développant leur créativité, leur esprit critique et leur capacité à s’exprimer.

Application MICACO | Date : 01/07/2026