Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026
Des sons, nos fictions
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Pablo Neruda
- Ville : STAINS
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Charlotte Sarian est une artiste sonore et compositrice basée à Paris. Diplômée des Beaux-Arts de Paris, ainsi qu’en anthropologie et en ethnomusicologie à l’EHESS, elle développe une pratique expérimentale au croisement de la musique électronique, de la performance et de la composition narrative.
Influencée par la musique bruitiste et répétitive, elle fabrique ses propres instruments de musique conçus comme des dispositifs sonores hybrides mêlant outils artisanaux, outils électroniques et traitements numériques. Ces « artefacts » musicaux sont tout à la fois un terrain d’expérimentation sonore, corporel et scénique et une interface de traduction où ses sonorités, leurs textures et leurs rythmes deviennent des entités, des événements, des souvenirs à décrypter.
L’artiste compose ainsi des fictions musicales qu’elle déploie lors de performances, mêlant matériaux acoustiques et électroniques. Ces fictions sont conçues à la manière de films, dont elle retient les codes du montage. Les sons deviennent des objets et des paroles et produisent une véritable narration.
Artiste « touche à tout », ses créations sonores et musicales ont trouvé différents débouchés. Ainsi, elle a participé à des projets de courts-métrages (film « Ultraviolence » en 2023), radiophoniques (Olà radio, en 2025) ou à des expositions (« Sheds of fiction » à Sheds / Pantin et « Nycthémère » à Ô Léonie / Paris en 2025). La même année, elle a également présenté d’autres performances notamment Crystal Vox au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Tour Orion / Collectif Non étoile à Montreuil. Plus récemment, elle a présenté une performance à la Galerie Les filles du Calvaire à Paris.
Actuellement, elle est en résidence de création à Ô Léonie (lieu de résidence d’artistes à Paris) et poursuit ces recherches dans le champ des sons interactifs avec son projet « Sound Glossary Project ». Il s’agit d’un projet de création d’un.e bibliothèque/glossaire sonore interactif en ligne reposant sur un récit à décrypter. Sur une interface web, chaque son collecté sera restitué sous la forme d’un « glyphe », audible en plaçant le curseur dessus.
« Je m’intéresse de plus en plus au côté interactif de la performance. Avec ce nouveau chantier, les participant.es seront invité.es à décrypter les contenus de ce portail sonore. Chaque glyphe recèle un message demandant à être déchiffré. Le décryptage des sons et l’interprétation de leur signification doit permettre à l’auditeur.ice d’avancer dans le récit à choix multiples qui lui est proposé ».
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- C’est sur la base de son projet en cours de création qu’a été pensée la proposition d’atelier pour les élèves UPE2A de Stains.
L’artiste proposera aux élèves allophones de créer une fiction musicale en s’engageant dans la collecte de différents extraits musicaux et sonores. Dans un premier temps, les élèves expérimenteront des formes d’écoutes, de musicalité afin d’appréhender les sons et la musique comme une forme de langage qui permet de raconter quelque chose. Pour mieux comprendre ce prisme narratif, l’artiste leur proposera de visionner des extraits, d’écouter les musiques et les sons présents au cinéma. Les élèves appréhenderont cela de façon ludique à travers les images mentales générées par certains thèmes musicaux et la texture sonore de certains sons d’objets.
Les élèves exploreront aussi cet aspect à travers l’expérimentation des bruitages et la création d’ambiances sonores et musicales à partir de dispositifs instrumentaux.
L’objectif sera de saisir comment inventer une histoire à partir des sonorités produites.
Les élèves enregistreront ensuite leurs propres sons d’ambiance au collège ou à l’extérieur afin de collecter une diversité de sonorités selon l’histoire que l’on souhaite raconter.
Dans un deuxième temps, les élèves sélectionneront, parmi les enregistrements effectués, les sons qu’ils.elles souhaitent garder en fonction la trame narrative choisie. Le récit sonore collectif qui émergera de ces expérimentations comportera une dimension interactive. Sur le modèle du « Sound glossary project », la fiction musicale sera conçue pour être publiée sur une page web internet. Sur cette interface, les visiteur.ices pourront ainsi explorer les paysages musicaux, les personnages/entités, les voix, les rythmes en déplaçant le curseur. La narration se dévoilera au fur et à mesure de l’écoute des sons.
« J’imagine cette fiction sonore comme interactive, avec une expérience d’écoute qui sera un peu différente. Elle fonctionnera sur le mode d’un jeu de piste sonore dont les sons seront à déchiffrer, chemin faisant, pour avancer dans les récits. Ce sera un vrai test ».
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Les élèves créeront une fiction musicale à partir d’extraits musicaux et sonores (sons d’ambiance, d’objets, voix, instruments, …). Ils.elles expérimenteront la musique et les sons sous un angle narratif. Le récit sonore collectif imaginé par les élèves sera conçu dans une dimension interactive puis mis en ligne sur une page web dédiée. Les visiteurs pourront y explorer les paysages musicaux, les personnages/entités, les voix, les rythmes et tenter de reconstituer les histoires.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et ses objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- L’artiste a déjà travaillé avec Citoyenneté Jeunesse en 2025-2026. Le projet, qui s’adressait à une classe de 5ème du collège Brossolette de Bondy, portait sur un angle de création sonore différent : production d’une capsule sonore temporelle adressée à des auditeurs du futur.
En 2024-25, l’artiste avait déjà travaillé avec des élèves allophones du collège Politzer de Montreuil. Le parcours avait consisté à créer une fiction musicale axée sur les paroles, les voix et les langues parlées par les élèves. Le projet s’adossait sur l’actualité développée alors par l’artiste à cette période et ne comportait pas de dimension interactive ; direction créative que l’artiste développe actuellement.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les ateliers se dérouleront en 10 séances de 2h :
Séance 1 (2h) : Présentation de l’artiste. Écoute et visionnage de films et d’albums de musique incluant la narration/ découverte du logiciel Twine (logiciel de fiction interactive).
1ères expérimentations/ écoutes à partir de différents objets/matériaux.
Séance 2 et 3 (2x2h) : Exploration. Bruitages et écoute de musiques expérimentales, de musiques de films ou autre influence. Expérimentations à partir de différents matériaux amenés ou récoltés par l’artiste et les élèves.
Sortie à l’extérieur : enregistrer les sons du dehors (voitures, pas, oiseaux, arbres, feuilles, eau, hydrophone dans le lac…)
Séance 4 (2h) : Synthèse de ce qui a été expérimenté, entendu et récolte des premières idées pour la création/fiction sonore. Exercices exploratoires pour mettre en forme un scénario musical / partition narrative.
Séance 5 (2h) : Enregistrements par groupe : faire des choix de sons afin de préciser les intentions : paysages, personnages, ambiances, etc.
Séance 6 (2h) : Enregistrements et amplifications des bruitages avec différents objets amenés.
Séance 7 (2h) : Poursuite du travail d’enregistrement avec ajouts musicaux : notes, rythmes, nappes.
Séance 8 (2h) : Enregistrements des voix voire de dialogues, voix off.
Séance 9 (2h) : finalisation des choix de montage selon le récit collectif élaboré. Derniers enregistrements ou début de l’initiation au logiciel de fiction interactive.
Séance 10 (2h) : Application de la fiction et des sons dans le logiciel web interactif (Twine). Comment mettre en ligne les sons et restituer les récits sonores à travers une interface web ?
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Nos partenaires culturels franciliens ne sont présentement pas tous en mesure de communiquer une programmation définitive à l’heure de déposer le présent dossier. Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours :
Une performance sonore et musicale de Charlotte Sarian, selon l’actualité et les dates de diffusion de l’artiste prévues en 2026-2027.
L’atelier “Bruiter / monter, découverte du son au cinéma » à la Cinémathèque Française : Dans un studio son, les élèves atelier fabriquent le bruitage d'une séquence et s'initient au montage des différentes nappes sonores qui accompagnent une bande image. L’occasion de découvrir toute la panoplie du bruiteur, d'une sonothèque et des outils de montage et in fine, l’importance primordiale du son au cinéma.
La visite-atelier “Explorations sonores » à la Philharmonie de Paris :
Un champ sonore inédit s’ouvre avec l’apparition de l’électricité. L’arrivée de l’électronique ainsi que les outils analogiques et numériques offrent aux compositeurs de vastes espaces de créativité. Cette visite décrit certains courants et œuvres emblématiques, puis propose aux élèves en atelier de jouer avec les sons grâce aux instruments.
Une activité dans le cadre de la 10ème édition de Newimages Festival, le festival dédié à l’art immersif. Une attention particulière sera portée aux innovations dans le champ narratif. Selon la programmation de l’événement qui se tiendra en avril 2027 au Forum des images.
D’autres spectacles proposant un dialogue construit entre sons et images pourront être identifiés au cours de la saison 2026-27. Le spectacle « Bruitage » est pressenti : La dernière création de Rebecca Journo repose sur le lien privilégié qu’elle entretient avec Mathieu Bonnafous, le compositeur avec lequel elle travaille depuis son premier projet. Bruitage est un duo qui vient prolonger et approfondir une recherche chorégraphique et sonore où les deux médiums s’entremêlent en direct, pour ensemble, construire l’image que l’on regarde. En fonction des dates de diffusion en 2026-27.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré à :
- La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse.
- La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés.
- La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique.
- La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet. Chaque élève s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet.
D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées :
- Une intervention de Floriane Gaber, historienne de l’art. Spécialiste des arts de la rue, elle reviendra sur la multiplicité des formes d’interventions artistiques dans l’espace public. Sur la base d’exemples simples et visuels. L’attention sera portée sur des exemples de création dans l’espace public mobilisant la création sonore comme moyen pour raconter et interagir. Cycle en une ou deux séances.
- Une intervention de l’association Ethnoart sur le thème « Langues et langages ». Un zoom sera effectué sur le rôle et la place des sons de la pratique musicale dans certaines sociétés humaine. L’ethnologue illustre le propos par différents exemples, des témoignages et de nombreux visuels. La médiation proposée s’appuiera sur la méthode du photo langage.
- Un bilan de fin de projet qui permettra de recueillir le retour d’expérience des élèves, se remémorer les différentes étapes du projet, d’échanger sur des moments ou des ressentis particuliers.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Un moment d’écoute d’écoute/présentation publique de la fiction musicale sera organisé. La pièce sonore sera écoutée en direct puis présentée dans son écrin numérique, à savoir le site web interactif sur lequel elle aura été publiée. L’événement sera organisée au collège ou dans un autre lieu comme la médiathèque. Ce temps de partage sera l’occasion pour les élèves d’expliquer leur démarche de création et de revenir sur le chemin parcouru. En présence d’un public invité composé de parents d’élèves, de personnels éducatifs, d’autres classes.
Par ailleurs, un moment de bilan sera organisé afin de revenir avec les élèves sur le chemin parcouru tout au long du projet.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Dans le cadre de ce projet adressé à des élèves UPE2A, l’artiste prendra soin à ce que chaque élève trouve sa place dans la démarche créative proposée indépendamment de sa situation et de son degré de maîtrise du français. La situation de chaque élève sera prise en compte afin que chacun.e puisse s’exprimer en confiance. Le processus sonore et musical sera rendu accessible en reposant en grande partie sur l’écoute, la pratique et l’expérimentation.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
De par son parcours artistique, l’artiste est attentive à cette question. Elle veillera au traitement inclusif et équitable de tous les élèves au cours des ateliers : constitution de groupes mixtes autant que possible, répartition des tâches et répartition de la parole équitables afin de déjouer la reproduction de schémas genrés.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Dans ce projet, une attention sera accordée à l’impact du stockage des données numériques. La question du stockage des données sur serveur restant aujourd’hui une solution par définition polluante, par conséquent, l’équipe veillera à ce que l’hébergement des productions sonores s’effectue sur une durée plus courte.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues :
• Organisation d'un temps de présentation du projet, auquel les familles seront conviées. Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Ce projet s’intègre dans l’objectif de l’établissement d’accès à la culture à toutes et tous les élèves à la fois à travers la découverte, la rencontre avec des artistes et la création. La priorité est donnée à la réduction des écarts entre les élèves, en alliant maîtrise des savoirs et ouverture culturelle. Si ce projet est destiné aux élèves du dispositif UPE2A, il a vocation à s’ouvrir à l’ensemble du collège. En effet, un des objectifs du dispositif reste le processus d’inclusion dans les classes ordinaires et leur adaptation à la vie du collège. À ce propos, l’enregistrement de sons d’ambiance dans le collège (proposé dans une des étapes du projet) apparaît comme un moyen pour les élèves de s’approprier leur nouvel environnement scolaire. Le rendu final, sous forme de paysage sonore disponible sur une page web, pourra également être proposé à l’ensemble de l’établissement (élèves des classes d’inclusion et équipes pédagogiques) ce qui peut permettre de continuer à œuvrer pour la visibilité du dispositif au sein du collège. À la fin du projet, nous pourrons aussi envisager un temps de découverte au CDI (différents points d’écoute, installations ; à définir), ouvert aux élèves et aux équipes pédagogiques.
De plus, en ce qui concerne le volet citoyenneté, la participation à un projet collectif, et ici, justement, la création d’un récit sonore collectif, permettra de travailler les règles de la vie sociale et l’esprit de collaboration entre les élèves. En UPE2A, le climat de classe dépend de la manière dont les élèves réussissent à se familiariser avec les codes pratiqués par le pays d’accueil.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Le récit sonore collectif imaginé par les élèves sera conçu dans une dimension interactive puis mis en ligne sur une page web dédiée. L’ENT pourra être utilisé à cet effet et les visiteurs pourront y explorer les paysages musicaux créés.
Nous pourrons également mettre à disposition des étapes de travail, sous la forme de capsules sonores disponibles sur l’ENT ou sur la plate-forme dédiée. Ce travail pourra être valorisé dans un temps de retour au CDI, à la fin du projet, avec les élèves et les équipes pédagogiques.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le parcours s’intègre dans le projet de classe des élèves du dispositif UPE2A et les compétences travaillées tout au long de l’année, notamment des compétences langagières ou transversales (lien avec d’autres matières, organisation du travail personnel, compétences artistiques, etc.).
En ce qui concerne les compétences langagières orales et écrites, la construction d’une trame narrative nous paraît intéressante ; que cela soit dans l’exploration du langage musical (qui peut être non verbal), le choix des extraits musicaux cinématographiques ou l’élaboration du récit à proprement parler. À propos, la familiarisation avec des œuvres cinématographiques sous un angle sonore, permettra d’enrichir le lexique en lien avec ce domaine artistique et, exprimer ses idées, sa sensibilité, son choix par rapport aux extraits sonores qui serviront de manière au paysage sonore final. Nous prévoyons d’ailleurs un lien avec le professeur de musique, qui est une matière d’inclusion des élèves du dispositif UPE2A.
En outre, la mise en place d’un récit sonore collectif permettra de favoriser les échanges entre les élèves, leur inclusion dans le dispositif UPE2A et dans la classe. La rencontre entre les différentes cultures musicales (et découverte des différents instruments) des élèves sera un atout pour la construction du projet.
Par ailleurs, le C.D.I est déjà identifié par les élèves comme un lieu de pratique et de liberté qui permet de sortir de la classe comme espace de travail (liens pluridisciplinaires, rapport à des supports différents, gestion du groupe plus autonome, matériel plastique à disposition, utilisation d'outils numériques variés). Cet espace pourra ainsi héberger certaines séances d’ateliers voire même servir d’espace d’accueil pour l’écoute des fictions sonores interactives qui seront réalisées.
Application MICACO | Date : 02/07/2026