Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Regards sur la forêt

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège la Courtille
  • Ville : SAINT-DENIS
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Clément Levassort est journaliste et critique de cinéma. Vidéaste, il s’est formé aux études cinématographiques à l’université de Paris Diderot, d’où il sort diplômé en 2012, et entame sa carrière en tant journaliste culturel à Radio Nova et au Webzine Yagg. Il commente l'actualité cinématographique depuis 15 ans, d’abord sur différents blogs et sites spécialisés, puis plus récemment pour le Webzine “ Fais pas genre ! ” dédié au cinéma de l’étrange et du fantastique. En parallèle, il anime la chaîne YouTube « The Look of Pop » qui propose une analyse fouillée du cinéma populaire à travers des vidéos construites comme des essais critiques. Clément Levassort s’intéresse, dans le cadre de son activité de journaliste spécialisé et critique de cinéma, au contexte de production des œuvres et à l’historique du médium, transmettant autant des informations concrètes que des avis personnels argumentés et critiques. Il participe en 2025 au cycle de projections Aux frontières du Méliès qui met en lumière des films de genre peu diffusés ou oubliés trop vite. Ses nombreuses expériences de l’animation jeunesse, d’abord avec la ligue de l’enseignement puis avec l’association Les petits débrouillards IDF, lui ont donné le goût d’une approche ludique et expérimentale du savoir, avec pour objectif la diffusion de l’esprit critique et la construction d’une culture citoyenne pour toustes. Il se forme à l’éducation aux médias et à l’information en 2024, et est également enseignant en Histoire des formes du cinéma à l’ESEC. En plus de la couverture de l’actualité du cinéma de genre, notamment via le développement du webzine « Fais pas genre ! » en pleine expansion, il travaille actuellement sur de nouveaux projets. Son premier podcast dédié au cinéma sera diffusé pour la première fois en mai, et il entame un partenariat avec le cinéma Le Lucernaire (Paris) afin de préparer la programmation d’un cycle sur le cinéma de genre – travail qu’il continue également de mener avec le cinéma Le Méliès à Montreuil dans le cadre du cycle « Aux frontières du Méliès ».
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Clément Levassort, dans la continuité de sa pratique de journaliste cinéma et de vidéaste, propose un projet d’éducation à l’esprit critique et au travail de journaliste par le biais de la critique cinéma. Les élèves d’UPE2A du collège La Courtille de Saint-Denis réaliseront une vidéo critique autour d’un film qui aura été visionné et analysé collectivement, sur lequel les élèves auront recueilli des informations. La thématique qui sera proposée sera la nature et le vivant, permettant ainsi d’explorer avec les élèves les enjeux éthiques de la représentation du vivant non humain à travers le médium cinéma. Ce projet répond ainsi à un double enjeu. En éducation aux médias tout d’abord, il vise à faire connaitre le métier particulier du/de la critique dans le monde du journalisme, à inviter les élèves à prendre sa posture : mener des recherches sur le contexte de production d’un œuvre, distinguer information et opinion, développer l’art de juger une œuvre, en ayant conscience de la responsabilité que l’on a vis à vis du public. Deuxièmement, en choisissant de faire un focus sur le cinéma de genre autour du vivant, Clément Levassort souhaite valoriser auprès des élèves un cinéma qui passe par la métaphore, le symbole ou la stylisation pour parler du réel et de nos enjeux de sociétés, la préservation du monde vivant étant un enjeu particulièrement actuel. Le projet sensibilisera ainsi également les élèves aux menaces pesant sur l’environnement et les enjeux de sa préservation. L’ensemble du parcours sera pensé pour que les élèves, quel que soit leur niveau de français, puissent s’investir et comprendre les enjeux liés au journalisme culturel : ils.elles développeront ainsi un vocabulaire et une culture cinématographique, mèneront, et concevront de A à Z une critique vidéo à partir du visionnage et de l’analyse collective d’un court-métrage et de l’interview d’un.e réalisateur.ice.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Clément Levassort propose un projet d’éducation à l’esprit critique et au travail de journaliste par le biais de la critique cinéma. Les élèves réaliseront une vidéo critique d’un film traitant de la nature et du vivant, qui aura été visionné et analysé collectivement, et sur lequel les élèves auront recueilli des informations. Le projet vise tant à aborder la thématique du vivant par le cinéma qu’à sensibiliser les élèves aux médias et au journalisme culturel.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. Dans le cadre de ce projet, les supports proposés par Clément Levassort dans le cadre de l’atelier seront discutés avec l’enseignante pour veiller à l’adaptation aux élèves allophone et à l’adéquation avec les objectifs pédagogiques de l’UPE2A.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Clément Levassort a déjà mené une Résidence de Journaliste au collège Pablo Nerruda en 2024-2025 (4e), ainsi qu’un projet AGORA avec une classe UPE2A du collège Painlevé de Sevran en 2025-2026. Le renouvellement du projet vise à poursuivre la démarche de transmission auprès de publics allophones, tout en explorant une nouvelle thématique, celle du vivant.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séquence 1 : Culture et vocabulaire cinématographique - Séance 1 (2H) : Présentation de l’intervenant et du travail de journaliste culturel. Activité frise chronologique sur l’Histoire du cinéma, à partir d’images, de dates et de mots. - Séance 2 (2H) : Activités sur les valeurs de plans, le mouvement de caméra et la mise en scène. A partir d’exemples visionnés en classe, les élèves analysent les images et leur construction et s’exercent avec des appareils photos. Séquence 2 : Rédaction et conception d’une critique vidéo - Séance 3 (2H) : Visionnage d’un court-métrage en lien avec le thème du vivant. Échange en groupe à partir de questions simples permettant de lancer le processus d’analyse, et rédaction d’une première critique. - Séance 4 (2H) : Retour sur le film vue en salle et décryptage de la thématique, de sa représentation, de la construction du film, à travers le photolangage. - Séance 5 (2H) : Exercice autour d’une image du film et rédaction d’une partie de la critique en binôme. Introduction à la méthode de l’interview (5W, questions ouvertes et fermées,…) en vue de l’interview du/de la réalisateur.ice. - Séance 6 (2H) : Interview du/de la réalisateur.ice du court métrage. Retour sur l’exercice, puis définition collective d’un conducteur pour le tournage de la vidéo critique. Séquence 3 : Préparation et tournage d’une critique vidéo - Séance 7 (2H) : Découverte du conducteur finalisé. Répétition et travail sur la posture, la gestuelle et la prestation orale avant le tournage. Premiers tournages, chaque binôme étant responsable d’une partie de la vidéo. - Séance 8 (2H) : Tournage de la vidéo, chaque binôme étant responsable d’une partie. Pendant que certain.es tournent, les autres finalisent leur travail sur les plans et réfléchissent aux décors/costumes. - Séance 9 (2h) : Suite et fin du tournage de la vidéo. - Séance 10 (2H) : Visionnage de la V1 du montage et modifications selon les retours des élèves. Ainsi, ils.elles voient en direct le processus de montage. Retour sur l’expérience menée durant les 20h.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties proposées dans le cadre de ce parcours auront pour objectif de développer la culture et le vocabulaire cinématographique des élèves, leurs analyse critique des images et des médias, et de mener une réflexion sur la nature et le vivant : - Spectacle « Dimanche », théâtre du Rond-Point : « D’un côté, c’est un dimanche en famille ordinaire qui va déraper, bousculé par le déchaînement des éléments extérieurs qui s’immiscent à l’intérieur de la maisonnée. De l’autre, on suit une équipe de reporters amateurs partis filmer les espèces animales en voie de disparition. Les compagnies Focus et Chaliwaté se jouent de notre inertie face à la catastrophe annoncée avec humour et malice. » La pièce sera un support pour représenter, tout en humour, le rôle du métier de reporter et les enjeux de la préservation du climat et du vivant. - Atelier « Pourquoi bouger la caméra ? » à la Cinémathèque française (sous réserve de l’adaptabilité de l’atelier aux élèves allophones) : « En manipulant les lumières et les mouvements de caméra, les élèves créent l'atmosphère d'une scène de soirée où un personnage cherche à se faufiler. ». Ils elles se familiarisent ainsi avec les plans, le cadrage et les mouvements de caméras, ainsi que l’utilisation de la lumière pour retransmettre une atmosphère. - Selon les programmations des musées en 2026-2027, la visite d’une exposition artistique traitant du vivant, afin de découvrir d’autres regards possibles sur les enjeux liés à la préservation de la nature (Pistes : Cité des sciences, Musée de la chasse et de la nature, Fondation EDF, MAIF social club…). - Atelier « Petit Journaliste » à Playbac Presse : après une découverte de la structure et des étapes de fabrication des journeaux (choix des informations, rédaction, illustrations…), les élèves choississent des sujets d’actualité, rédigent des articles et illustrent les sujets, avant de remplir la maquette du journal Mon Quotidien. Cet atelier permettra de découvrir l’univers de la presse écrite et ses enjeux, tout en mettant en application leurs apprentissages journalistiques (traitement d’une information, hiérarchisation, etc.).

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion proposés dans le cadre de ce parcours auront tout d’abord comme objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et étapes du projet pour les élèves : - Une présentation de projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse pour expliciter les enjeux et le cadre dans lequel s’inscrit ce projet - Des temps de discussion réguliers durant les ateliers et en dehors pour expliciter la démarche, préparer les sorties et échanger sur la thématique du projet au fil des découvertes. - En classe, des temps de focus sur un aspect de la thématique en lien avec les matières enseignées. - Un temps de bilan à la fin du projet pour recueillir les retours des élèves, récapituler l’ensemble du parcours, échanger et débattre autour du sujet au regard des connaissances acquises. D’autres temps seront organisés pour débattre et élargir la réflexion avec les élèves : - Une intervention en classe de l’association Philomoos, proposant des temps de philo-création adaptés aux publics allophones, autour de la question « Les animaux sont-ils différents de nous ? ». Les élèves questionnent la distinction opérée entre les humains et le reste du monde animal, et réalisent un animal-totem. - Intervention d’un.e comédien.ne professionnel.le pour coacher les élèves avant le tournage de leur vidéo. Les élèves mènent différents exercices théâtraux pour développer la confiance, la posture et la voix. - Un film qui traite du vivant par exemple Arco qui a une image positive du futur après la catastrophe climatique

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution prendra la forme d’un temps de visionnage collectif de la vidéo des élèves au sein du collège ou d’une structure partenaire du territoire, en présence des familles, de la communauté éducative et des camarades invité.e.s. Les élèves présentent le projet et ses étapes, partagent les difficultés et temps forts de l’expérience. Ce temps se concluera par un pot collectif convivial.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. Clément Levassort est sensible aux questions de participation active, et s’inspire des méthodes de l’éducation populaire pour construire ses ateliers et favoriser l’appropriation du projet par les élèves. Il sera particulièrement attentif à proposer des outils adaptés aux UPE2A : « Dans le cas d’un projet avec des élèves allophones, le projet est orienté autour de l’expression orale et de l’analyse d’images. Le photolangage permet notamment de parcourir un film différemment, à son rythme et de mieux assimiler sa structure narrative, la composition des images et leur sens. Le choix du film doit être orienté en fonction de son usage intensif du langage des images et du son plus que par les dialogues afin de mettre les élèves sur un pied d’égalité. »

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. acun des ateliers et une grande partie du parcours culturel. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias. Dans le cadre du parcours proposé, ces engagements seront poursuivis à travers la réflexion menée en classe autour du vivant et de la nature, tant lors des ateliers de critique cinéma que du parcours culturel. Les élèves seront ainsi sensibilisé.e.s aux enjeux de la préservation de l’environnement.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet s’inscrit principalement dans l’axe 2 du Projet d’Etablissement : « développer des compétences pour s’inscrire dans un avenir citoyen et professionnel ». En effet, le projet vise à développer les compétences citoyennes des élèves. En leur faisant adopter une posture de journaliste, les élèves doivent pouvoir développer des capacités d’analyse, d’argumentation et un esprit critique. En participant à la création d’un film, les élèves seront sensibilisés à ce qu’on fait dire aux images, et gagneront ainsi en capacité d’analyse de leur propre environnement. D’autre part, le passage par la vidéo permettra à des élèves allophones qui sont peu visibles dans l’établissement de s’exprimer par l’intermédiaire d’un autre langage : celui de l’image. Le projet s’inscrit aussi dans l’axe 1 du Projet d’établissement : « Des apprentissages et des parcours sources de réussite pour les élèves ». En effet, le travail autour des images (à regarder, à décrire et analyser, puis à fabriquer soi-même) et les modalités d’animation prévues par l’intervenant (photolangage, analyse de film par des échanges oraux, création de film) doivent permettre à des élèves qui maitrisent mal le français, ou qui sont éloignés de l’écrit, de développer des compétences langagières et linguistiques indispensables à la poursuite de leur scolarité en France. Enfin, la question de la préservation de la nature et du vivant est un enjeu à la fois culturel, philosophique, scientifique et international qui permet d’engager les élèves dans une réflexion transdisciplinaire, un projet collectif et motivant.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT du collège permet des partages de supports et ressources entre enseignants et élèves (images fixes et mobiles, audio, textes etc.), ce qui pourra enrichir le travail collectif. L’ENT et le matériel radio dont dispose le collège permettront également aux élèves de s’enregistrer afin de travailler leurs compétences orales. Le collège est également doté d’ordinateurs portables qui pourront servir pour le travail de recherche et de rédaction. Enfin, une diffusion de la production finale pourra être envisagé à l’échelle du collège via l’ENT.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Français - En lien avec le projet, des textes (poèmes et récits) seront lus et travaillés en classe sur le thème de la nature et des animaux, en lien avec les objets d’étude : « Des histoires pour plaire et instruire » (5e), « Récits des origines : créer et recréer le monde » (6e), « Habiter la terre en poète » (4e) - Compétences orales travaillées à travers le projet : participer de façon constructive à des échanges oraux, exploiter les ressources créatives de la parole, adopter une attitude critique par rapport à son propos. - Acquisition de vocabulaire et de structures syntaxiques pour élaborer une critique et film et plus largement, exprimer une opinion personnelle. SVT - La planète Terre – les êtres vivants dans leur environnement (6e) / l’environnement et l’action humaine (cycle 4) - Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent (6e) / unité et diversité des êtres vivants (cycle 4) Géographie - Habiter la terre (6e) Compétences transversales - Distinguer fait et opinion - Planifier un travail avec un groupe

Application MICACO | Date : 01/07/2026