Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Au détour images
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Georges Politzer
- Ville : BAGNOLET
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Chloé Sharrock est une photojournaliste spécialisée dans les conflits et guerres, les questions de reconstruction et de réconciliation dans les sociétés post-conflictuelles. Après des études d’histoire de l’art spécialisées notamment sur la représentation de la violence dans la peinture, elle débute la photographie par le journalisme, afin de se confronter au plus près à la brutalité humaine pour tenter d’en saisir les rouages complexes.
Sa pratique journalistique l'emmène tout d’abord au Moyen-Orient (Liban, Syrie, Irak, Gaza..) afin de se pencher sur les sociétés post-conflictuelles et les questions de réconciliation et de reconstruction.
En février 2022, elle est envoyée en Ukraine où elle couvrira le conflit pour la presse française et internationale durant un an et demi.
Face à la surabondance d’images issues de cette guerre, Chloe développe en rentrant en France une pratique photographique plus plasticienne, afin de questionner notre rapport aux images violentes dans la presse et sur les réseaux sociaux, et les représentations abondantes que l’on en fait.
Membre de l’Agence MYOP depuis 2021, Chloe continue de travailler en parallèle pour la presse française et internationale sur des sujets de société et du portrait. Elle collabore ainsi avec Le Monde, Elle Magazine, le Washington Post, Libération, le Figaro, etc.
Elle termine actuellement une résidence photographique au Musée de l'armée (Les Invalides) commencée en Juin 2025, où elle réalise un travail photographique sur la question des traces de la guerre sur le territoire français. Une exposition est prévue en Novembre 2026 au festival Photo Saint-Germain, à Paris. En avril 2026, elle présente également à Zaporizhzhya en Ukraine l’exposition « Silent Seeing » faisant suite à une résidence d’un mois sur le silence dans un territoire pourtant situé à 25km de la ligne de front, allant à rebours des représentations habituelles des conflits centrées sur les explosions, les ruines et les affrontements. En 2026-2027, elle réalisera enfin plusieurs travaux traitant du traumatisme et de la santé mentale dans les contextes guerriers : une enquête sur le suicide de son grand-père, ancien colonel dans l’armée ; un reportage en Irak sur la santé mentale et le traumatisme dans la société irakienne.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Chloé Sharrock propose de mener avec les élèves de 5e SEGPA du collège Politzer de Bagnolet des enquêtes photographiques, s’appuyant sur sa méthodologie et sa pratique journalistique personnelle qui s’intéresse aux sujets traités par des biais détournés, allant à l’encontre de la surexposition aux images, notamment violentes, dans nos sociétés.
Si le reportage de guerre et les questions de réconciliations dans des sociétés post-conflictuelles, thématiques de prédilection de la journaliste, ne sont pas adaptées pour un jeune public, le présent projet propose d’adapter cette démarche dans le cadre de reportages et de portraits au sein de leur territoire (collège, quartier, ville), en s’intéressant aux initiative positives. Le projet permettra de mettre en avant des sujets choisis par les élèves, tout en apprenant à déplacer le regard et montrer les choses autrement : « L'idée ne sera pas de montrer leur territoire comme terre de discriminations, mais justement de mettre l’accent sur des initiatives positives afin d’aborder cette problématique par un prisme optimiste et positif ».
Ainsi, les élèves seront à la fois sensibilisé.s à la question des images et de la circulation de l’information, des représentations médiatiques, du traitement de la violence dans les médias, tout en abordant ce sujet et leurs propres reportages par un prisme plus « léger » et optimiste. Chloé Sharrock les accompagnera dans ce processus à partir de l’analyse et de discussions autour de ses travaux, comme « un reportage effectué à Baghdad en 2021, sur des jeunes qui font du drift en banlieue. Sujet “léger” en apparence, mais qui permet d’aborder des thématiques importantes : ces jeunes sont tous issus de confessions différentes, et de drifter ensemble est un véritable contrepied aux déchirements interconfessionnels qui gangrènent l’Irak. »
Forts de ces temps d’échange, les élèves choisiront leur propre sujet lors d’une conférence de rédaction, afin de mettre en avant des personnes, des pratiques ou des événements à l’échelle de leur environnement proche. Chloé Sharrock les accompagnera alors dans la réalisation de leurs reportages (préparation d’interviews, choix d’un angle, prise en main du matériel, réalisation, editing…) jusqu’à la réalisation d’une exposition au sein de leur collège.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Chloé Sharrock souhaite accompagner les élèves dans un atelier de photojournalisme à l’échelle du collège ou du quartier. Après un temps de sensibilisation aux médias et d’analyse d’images, les élèves choisiront des sujets locaux qu’ils souhaiteraient mettre en avant dans le cadre de photoreportages. L’objectif est de les inciter à se réapproprier une image des habitants de leurs quartiers, de leur collège, d’opérer un détournement du regard et mettre en avant des problématiques tout en mettant l’accent sur des initiatives positives.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que Chloé Sharrock mène un parcours CAC. Elle sera ainsi accompagnée dans la mise en place de ce projet, selon les modalités explicitées ci-dessus.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séance 1, 2h. Présentation de l’intervenante, de son travail à partir de supports papier (journaux, magazines, livres). Introduction à la photographie et au photojournalisme (rôle initial des premiers photographes de guerre, recontextualisation historique, enjeux)
Séances 2 et 3 (2 x 2h) : A chaque séance, d’analyse d’images médiatiques et de pratique créative à partir d’images de presse existantes.
D’une part, dans chacune de ces séances, un temps sera consacré à la lecture d’image afin d’aborder les thèmes de représentation, de répétition iconographique dans la presse, ce qu’on montre (ou pas) de conflits internationaux, l'éthique journalistique…
D’autre part, travail plastique sur les photographies : jeu de photocopies successives d’une même image, dessin sur tirages photos, photomontage par découpage, photographies successives d’une même image ou d’un écran, etc… Ces ateliers reprendront certaines pratiques utilisées par Chloé Sharrock dans son propre travail.
Séance 4 : Initiation au matériel d’enregistrement sonore et de prise de vue. Les élèves, par petits groupes, se posent mutuellement des questions en s’enregistrant et réalisent un portrait de chacun.e (à visage découvert ou non, voire en allant vers des formes de portraits alternatives pour les élèves ne voulant pas être photographié.e.s).
Séance 5, 2h : Conférence de rédaction. Brainstorming avec les élèves : que va-t-on photographier ces prochaines séances, pourquoi, et surtout comment ? Choix des sujets et création des groupes.
Séance 6, 2h : Préparation des reportages. Initiation aux méthodes d’interviews et rédaction de questions sur chaque sujet. Exercices de prises de vues avec les appareils photos.
Séances 7 et 8 (2x2h) : Mise en pratique, réalisation de reportages.
Les élèves effectueront des reportages et des séries photographiques sur les sujets définis en amont, abordant leur propre territoire et/ou leur propre image. Chloé Sharrok accompagnera chaque groupe dans la réalisation de reportages représentant ces sujets différemment : comment déplacer le regard ? Comment aborder des sujets concrets à travers un sujet plus léger en apparence ? Comment suggérer des choses plus difficiles à photographier ? Comment ne pas tomber dans les clichés photographiques ?
Séances 9 et 10 (2x2h) : Finalisation.
Editing des projets, structuration de chaque reportage, écriture de courts textes sur chaque sujet et légendage des photographies, mise en page. Un.e editeur.ice photo d’un journal pourra être invité.e lors de d’une de ces séances pour expliquer le fonctionnement d’une rédaction et accompagner le processus d’editing.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Les sorties proposées dans le cadre de ce parcours permettront de poursuivre le travail avec les élèves en éducation aux médias et analyse d’images, notamment photographiques :
- Visite de l’exposition « Robert Capa, photographe de guerre » au Musée de la Libération, afin de découvrir l’œuvre et le parcours de ce photographe de guerre à l’influence et à l’héritage durable.
- Visite de l’exposition « Vestiges de guerre, empreintes de mémoires » de Chloé Sharrock au musée de l’armée, à la suite de sa résidence photographique. L’exposition « explorera les traces laissées par les conflits sur le territoire français, en créant un dialogue entre ses photographies, les archives du musée de l’Armée et le prélèvement d’empreintes dans le paysage. »
- Spectacle « Dimanche », théâtre du Rond-Point : « D’un côté, c’est un dimanche en famille ordinaire qui va déraper, bousculé par le déchaînement des éléments extérieurs qui s’immiscent à l’intérieur de la maisonnée. De l’autre, on suit une équipe de reporters amateurs partis filmer les espèces animales en voie de disparition. Les compagnies Focus et Chaliwaté se jouent de notre inertie face à la catastrophe annoncée avec humour et malice. »
La pièce sera un support pour représenter, tout en humour, le rôle des reporters dans d’autres contextes.
- Selon les programmations en 2026-2027, la visite d’une exposition présentant différents courants ou procédés photographiques (pistes de lieux : Jeu de Paume, MEP, BNF…)
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion proposés dans le cadre de ce parcours auront tout d’abord comme objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et étapes du projet pour les élèves :
- Une présentation de projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse pour expliciter les enjeux et le cadre dans lequel s’inscrit ce projet
- Des temps de discussion réguliers durant les ateliers et en dehors pour expliciter la démarche, préparer les sorties et échanger sur la thématique du projet au fil des découvertes.
- En classe, des temps de focus sur un aspect de la thématique en lien avec les matières enseignées et le programme de 5e.
- Un temps de bilan à la fin du projet pour recueillir les retours des élèves, récapituler l’ensemble du parcours, échanger et débattre autour du sujet au regard des connaissances acquises.
D’autres temps pourront être organisés pour débattre et élargir la réflexion avec les élèves :
- Intervention de l’illusionniste et formateur Joachim Charlot. A partir de tours de magie et de réflexions sur les sciences cognitives, Joachim Charlot met en avant nos biais cognitifs pour mieux comprendre la diffusion des fake news ou les méthodes d’arnaque.
- Intervention du journaliste Maxime Bayce sur la notion de ligne éditoriale : qu’est-ce qu’une ligne éditoriale ? Pourquoi certains médias abordent plus certains sujets que d’autres ? Pourquoi peut-on parler d’un même sujet de différentes manières ?
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le projet sera restitué sous forme d’exposition au sein du collège. Un temps de vernissage sera organisé pour que les élèves présentent leur travail oralement aux familles, communauté éducative et camarades invité.e.s. De plus, un fanzine réunissant leurs travaux pourra être imprimé pour que chaque élève garde une trace du travail collectif réalisé.
Ce temps de vernissage se conclura par un pot collectif convivial. L’exposition restera ensuite en place plusieurs jours pour permettre à d’autres classes de découvrir le travail des élèves.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Chloé Sharrock accorde une attention particulière à ce que les élèves soient acteur.ices de chaque étape du projet. Ils.elles seront ainsi initié.e.s à l’ensemble des aspects du métier de photojournaliste : « Les élèves seront acteurs du projet de la première à la dernière séance, en étant iconographe (choix des images à manipuler), artistes (création des images), rédacteurs-journalistes (choix des sujets lors de la conférence de rédaction), photojournalistes (reportages sur le terrain) et enfin iconographes (editing final pour la restitution). »
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Plusieurs actions sont mises en place :
-Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets
-Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
-Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
Chloé Sharrock est également très attentive à ces questionnements et enjeux : « Pour tous les aspects “théoriques” sur l’histoire de la photographie, analyse d’images, etc… une attention particulière sera portée à présenter les travaux de femmes photographes, notamment photographes dites “de guerre”, mais aussi femmes artistes et journalistes, afin de sensibiliser à la place des femmes dans ces corps de métiers bien souvent considérés comme masculins. La répartition des rôles assignés aux élèves sera également sensible à cette question, notamment lors des reportages sur le terrain, afin de s’assurer que garçons comme filles soient tour à tour sujets / photographes / journalistes. Lors de la conférence de rédaction, une attention particulière sera par ailleurs portée à ce que certains des sujets choisis abordent cette thématique, afin de resituer cette problématique au sein de l’environnement des élèves, et de trouver des manières novatrices et positives de les aborder. »
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Dans le cadre du parcours proposé, ces engagements pourront être poursuivis par la réflexion sur ces enjeux avec les élèves : dans le cadre des sujets qu’ils.elles choisiront de mettre en avant (par exemple, un sujet de reportage pourrait être l’agriculture urbaine à Bagnolet), ainsi que lors du spectacle « Dimanche » traitant directement de la thématique du changement climatique.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Ici, selon les choix des élèves, les familles pourront de plus être les « sujets » de certains reportages.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet proposé avec Chloé Sharrock s’inscrit dans différents axes du projet d’établissement.
L’objectif 3 du projet d’établissement s’intitule Promouvoir l’ouverture culturelle Développer l’esprit créatif, l’esprit critique. A l’intérieur, se trouve les leviers : développer des partenariats avec des intervenants extérieurs ; et faire du collège un lieu de représentation. Le projet répond à ces objectifs : en découvrant des lieux culturels, le métier de journaliste et en étant poussés à décentrer leur regard, les élèves développent leur esprit critique et leur curiosité. Ils sont aussi amenés à développer un regard artistique par le biais de la photographie.
L’objectif 2 intitulé Agir sur le climat scolaire et lutter contre le décrochage avec l’axe 2.3 : en faisant vivre les valeurs de la République et plus particulièrement le levier : développer la citoyenneté. En proposant un projet valorisant d’autres manières d’apprendre et de découvrir (par la pratique journalistique, le photojournalisme, la visite d’expositions etc.), le projet permet à des élèves parfois peu à l’aise avec les enseignements d’apprendre. Le projet valorise aussi la compréhension et la coopération, agissant sur le climat scolaire. Enfin, le travail journalistique et la réflexion sur les médias permettent de développer la citoyenneté (liberté d’expression, analyse critique des médias et des images,…).
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT ainsi que divers outils numériques seront utilisés durant le projet. Une valorisation du travail des élèves pourra être envisagée sous forme de publications numériques comme des articles en ligne ou encore une exposition en fin de projets où les différents acteurs du collège ainsi que des invités (parents, intervenants etc...). Ce projet permettra également de sensibiliser les élèves face aux enjeux numériques notamment des règles fondamentales telles que le droit à l’image, le respect de la vie privée etc...
Le site internet et les réseaux sociaux de l’association pourront aussi être mobilisés pour valoriser les productions des élèves et mettre en avant les étapes du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet aborde les trois piliers de l’EAC : fréquenter (rencontre avec une photographe, découverte de productions culturelles) ; pratiquer (les élèves produisent des photographies, une exposition, un livret) ; s’approprier (la réalisation du projet met en relation plusieurs champs de connaissance et les élèves seront amenés à s’interroger sur leurs pratiques aux différentes étapes du projet).
En EMI, le projet proposé avec Chloé Sharrock donne aux élèves l’opportunité de devenir producteurs et productrices de leurs propres récits photojournalistiques, dont elles et ils assureront toutes les étapes de création, et les sorties permettront aux élèves de découvrir le métier de photojournaliste à travers différentes époques. La question des fausses informations sera également abordée, dans les ateliers et les rencontres avec d'autres intervenants.
Le projet entre aussi en lien avec différents enseignements de la 5e SEGPA :
- Français : développer des compétences d’expression écrites et orales à travers la rédaction, structurer leur pensée, enrichir leur vocabulaire, adapter leur discours en fonction de leur interlocuteur
- Histoire/géo/EMC : approfondir des connaissances sur le territoire local, le rôle des médias dans la société, développer des compétences citoyennes (esprit critique, engagement)
- Arts plastiques : acquérir des compétences techniques et artistiques liées à la photographie, analyser des images, produire un travail cohérent en suivant la démarche
- EPS : Développement des compétences citoyennes, en termes de connaissances (du règlement, des rôles sociaux, …), de capacités (faire preuve de bienveillance, d’altruisme, de communication, d’empathie…) et d’attitudes (développer le vivre ensemble, la tolérance, le respect, …). Développer une meilleure image de soi, notamment par le « soi physique » dans des activités physiques, sportives et artistiques (Gymnastique, ultimate, demi-fond, badminton) et le « soi social » (moi avec les autres). Amener les élèves à se dépasser, à progresser, afin de les mettre en valeurs, qu’ils soient fiers d’eux, concourant ainsi à une image de soi positive, facilitatrice lors de ce projet (portraits).
Application MICACO | Date : 01/07/2026