Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Naviguer et vivre à la Préhistoire

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Honoré de Balzac
  • Ville : NEUILLY-SUR-MARNE
  • Classe : 6ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Association Koruc
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Monsieur Claire Tardieu

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Archéologue spécialisée en médiation, je développe depuis plus de vingt ans des dispositifs de valorisation et de transmission de l’archéologie auprès de publics variés. Docteure en préhistoire, j’ai coordonné pendant près de vingt ans la gestion et la valorisation du site des menhirs de Monteneuf, où j’ai conçu des parcours pédagogiques, des séjours pour classes patrimoine et des saisons culturelles, à destination de publics allant de la maternelle à l’enseignement supérieur. En 2024, j’ai fondé L’Arkéo Claire, une structure dédiée à la médiation archéologique. Dans ce cadre, je développe actuellement plusieurs projets d’éducation artistique et culturelle (EAC) en partenariat avec des établissements scolaires, des collectivités territoriales et des structures sociales. Ces projets prennent la forme d’ateliers de pratique, de parcours de découverte et de restitutions collectives, favorisant une appropriation sensible et active des savoirs archéologiques. Parallèlement, mon engagement au sein de l’association Koruc me permet de contribuer à des projets de médiation ancrés dans les territoires, notamment dans le Morbihan. J’ai ainsi participé à des actions menées avec le CCAS de Vannes, associant archéologie, pratiques artistiques et participation des habitants : https://www.koruc.org/2024/11/05/ccas-de-vannes-un-projet-deducation-artistique-et-culturelle-en-archeologie/ J’interviens également dans le cadre de dispositifs nationaux comme l’Été culturel, qui permettent de déployer des propositions en contexte extrascolaire, au plus près des publics : https://www.koruc.org/2025/11/24/lete-culturel/ Ces actions se déclinent aussi en milieu scolaire, avec des projets menés notamment à l’école primaire de Séné et au collège Saint-François-Xavier de Vannes, articulant apports scientifiques, expérimentations et productions collectives. Certains de ces projets sont documentés en ligne : https://aveline.toutemonecole.fr/ (mai 2025) https://www.koruc.org/2025/09/10/en-mai-fait-ce-quil-te-plait/ En parallèle, je suis engagée aux côtés de la DRAC Bretagne pour accompagner le développement de l’EAC en archéologie à l’échelle régionale, en soutenant la mise en œuvre de projets structurants et durables. À court et moyen terme, je poursuis le développement de projets hybrides croisant médiation scientifique, création artistique et implication des publics. Ces projets s’inscrivent dans une volonté de renforcer l’accès à la culture pour tous, en particulier dans les territoires éloignés de la culture, et de favoriser des formes de transmission participatives et sensibles. Ils donnent lieu à des restitutions publiques variées et coconstruites.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • L’articulation du parcours avec mes projets repose sur une approche croisant recherche, expérimentation et médiation. Mon implication dans des programmes de recherche expérimentale me permet de maîtriser les techniques, les outils et les protocoles propres à l’archéologie, tout en intégrant les questionnements scientifiques, environnementaux et sociétaux contemporains. Cette expertise nourrit directement les ateliers proposés aux élèves, en leur offrant un accès concret aux méthodes de recherche et aux démarches d’investigation au fur et à mesure ou la recherche se construit. Par ailleurs, mes collaborations avec différents partenaires (structures culturelles, institutions, chercheurs) constituent un réseau d’interlocuteurs susceptibles d’être mobilisés dans le cadre des projets, afin d’enrichir les parcours et d’ouvrir les élèves à la diversité des métiers et des pratiques liés à l’archéologie. Mon engagement dans le développement de l’éducation artistique et culturelle en archéologie bretonne m’a permis d’acquérir une connaissance fine des objectifs, des cadres et des enjeux de ces dispositifs. Je suis ainsi en mesure de concevoir des propositions adaptées, en cohérence avec les attentes institutionnelles et les réalités des publics. Enfin, mes vingt-cinq années de pratique en médiation m’apportent une solide maîtrise pédagogique ainsi qu’une grande diversité d’outils et de formats d’intervention. Habituée à travailler avec des publics variés, notamment éloignés de l’offre culturelle, je veille à proposer des approches inclusives, sensibles et participatives, permettant à chaque élève de s’approprier les contenus et de trouver sa place dans le projet.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • pratiques, expérimentations, rencontres avec des archéologues et sorties. Les élèves découvrent techniques, savoir-faire, enjeux environnementaux et sociétaux liés aux différentes périodes de la Préhistoire. L’objectif est de favoriser l’appropriation du patrimoine de proximité, de développer l’esprit critique et de faire des élèves des ambassadeurs culturels de leur territoire.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours repose sur un travail étroit avec les équipes pédagogiques du collège Honoré de Balzac dès la phase de conception/préparation. Des temps d’échange en amont nous ont permis de définir les objectifs, d’adapter les contenus aux niveaux des élèves de 6ème et d’articuler le projet avec les programmes scolaires. Un groupe de travail a été constitué avec les enseignant·es (Mme Jouvet et Narbo et M. Tevanian) afin de préciser les modalités d’intervention, le calendrier et les formes de restitution. Les intervenant·es seront présenté·es en début de parcours afin de situer leurs champs d’expertise et les approches proposées. Tout au long du projet, des liens étroits existent avec les professeurs pour accompagner les séances et favoriser l’appropriation des contenus en classe. Des temps de bilan intermédiaires et finaux permettront d’ajuster le projet si nécessaire et de valoriser les productions des élèves, dans une logique de collaboration continue entre intervenant·es et équipes éducatives.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les ateliers (environ 20 heures) structurent le parcours en trois phases complémentaires, articulant expérimentation, apports de connaissances et réflexion. Phase 1 – Émergence et itinérance (janvier – mars 2027) (4h ateliers + 2h débats + 3h sortie) Cette phase vise à faire émerger les représentations des élèves et à poser les bases du projet. • Jour 1 : jeu de piste sur la Préhistoire (énigmes, défis), suivi d’une rencontre avec des archéologues pour découvrir les métiers et disciplines. Débat : « Qu’est-ce que la Préhistoire ? » • Jour 2 : ateliers « Vivre au Paléolithique » (fresque pariétale collective) et « Vivre au Néolithique » (initiation au feu). Débat : évolution des modes de vie (Paléolithique, Mésolithique, Néolithique). • Jour 3 : sortie cf ci-dessous Débat : présentation du projet « Naviguer à la Préhistoire ». Phase 2 – Immersion (avril 2027) (12h ateliers + 4h débats + 5h sortie) Cette phase immersive permet aux élèves d’expérimenter gestes et techniques. • Jour 1 : construction de maquettes de bateaux de peau (type coracle) et atelier sur les architectures (déplacement de menhir). Débat : fonctions des mégalithes. • Jour 2 : construction de bateaux de roseau et atelier parure (polissage de perles en stéatite/argile). Débat : biens de prestige et organisation sociale. • Jour 3 : initiation au creusement d’une pirogue monoxyle (avec des outils de pierre) et atelier gravure (menhir en argile). Débat : art et symbolique. • Jour 4 : sortie navigation avec embarcations de type préhistorique à la base départementale de loisir de Champs sur Marne. Débat : naviguer au Néolithique. Chaque journée s’appuie sur des supports variés (objets, vidéos, expérimentations) pour relier pratique et compréhension scientifique. Phase 3 – Restitution (mai 2027) (6h ateliers + 2h débats + 2h sortie) Les élèves préparent et présentent une exposition à l’archéosite de la Haute-Île dans le cadre de la Nuit européenne des musées : montage, médiation auprès du public, démonstrations et participation à des temps de navigation. Un temps de bilan permet de revenir sur le projet, les acquis et l’expérience vécue.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties (entre 10 et 15h) sont pleinement intégrées au parcours et permettent d’enrichir les apprentissages en les confrontant à des lieux, des pratiques et des professionnel·le·s. Cinq temps de sortie sont envisagés. Une première sortie se déroule au parc de la Haute-Île, sous la forme d’un jeu de piste, permettant aux élèves de découvrir l’environnement naturel et d’identifier les ressources disponibles autour de soir. Une seconde sortie est consacrée à la visite du musée Carnavalet. Elle permet la découverte d’une pirogue néolithique mise au jour à Bercy et favorise la compréhension d’un patrimoine archéologique de proximité, de sa richesse mais aussi de sa fragilité. Cette sortie est complétée par une rencontre avec des archéologues, notamment dans le cadre du laboratoire CNRS TRAJECTOIRES, autour des questions de navigation préhistorique. Trois journées se déroulent à l’archéosite de la Haute-Île, support central du projet, et correspondent aux ateliers d’immersion (construction, expérimentations, découverte des techniques et modes de vie). Une sortie spécifique est dédiée à la navigation, avec des embarcations de type préhistorique, permettant une mise en pratique des connaissances acquises. Elle se déroulera à la base nautique départementale. Enfin, une dernière sortie correspond au temps de restitution à l’archéosite, dans le cadre d’un événement public, où les élèves valorisent leur travail.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Des temps de réflexion et de débat jalonnent l’ensemble du parcours et sont co-animés par les intervenant·e·s et les enseignant·e·s. Ils prennent place en amont, pendant et après les phases d’atelier et de sortie, afin de préparer les élèves, d’accompagner les expériences vécues et de favoriser une mise à distance réflexive. En amont, ces séances permettent de faire émerger les représentations initiales des élèves (qu’est-ce que la Préhistoire ? comment naviguait-on ?), d’introduire les grandes thématiques du projet et de formuler des hypothèses. Elles préparent également les sorties (archéosite, musée, navigation) en donnant des repères scientifiques et en construisant des questionnements. Pendant les phases d’immersion, des temps de débat courts sont proposés quotidiennement. Ils s’appuient sur les expérimentations réalisées (construction, navigation, gestes techniques) et peuvent être nourris par des supports variés (courtes vidéos, objets, témoignages). Des intervenant·e·s ponctuel·le·s (archéologues, spécialistes) peuvent enrichir ces échanges en apportant un éclairage scientifique ou en présentant leur métier. En aval, ces temps permettent de structurer les connaissances acquises, de revenir sur les expériences vécues et de préparer la restitution finale (exposition, médiation par les élèves). Ils encouragent l’expression personnelle, le développement de l’esprit critique et la capacité à argumenter. Les enseignant·e·s assurent le lien avec les apprentissages scolaires et accompagnent les élèves dans la formalisation des acquis, tandis que les intervenant·e·s apportent leur expertise scientifique et animent les temps d’échange. Cette complémentarité garantit une articulation cohérente entre pratique, réflexion et appropriation des savoirs.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Le temps de restitution constitue un moment fort du parcours, permettant de valoriser le travail mené et de rendre visible les apprentissages des élèves. Il prendra la forme d’une présentation/restitution publique organisée à l’archéosite de la Haute-Île, en lien avec la participation à la Nuit européenne des musées. Les élèves y deviennent acteurs et médiateurs, en présentant leurs réalisations (productions plastiques, traces des expérimentations, restitution du projet de construction d’embarcations) auprès de différents publics : familles, autres élèves du collège, habitants et visiteurs fréquentant l’archéosite. Cette restitution s’inscrit dans une forme immersive et vivante, en cohérence avec le projet, et peut inclure des démonstrations, des temps de médiation assurés par les élèves, ainsi que la mise en exposition des productions. Elle permet de renforcer la valorisation individuelle et collective, tout en favorisant la prise de parole et l’appropriation des contenus. Un temps de clôture et de bilan est également prévu, associant élèves, enseignant·e·s et intervenant·e·s. Il vise à revenir sur les différentes étapes du projet, à identifier les acquis (connaissances, compétences, savoir-être) et à encourager une réflexion sur l’expérience vécue. Ce temps peut prendre la forme d’échanges collectifs, de retours écrits ou oraux, et d’une évaluation partagée.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le parcours place les collégien·nes au cœur du projet, en valorisant leur participation active à chaque étape. Dès les premières phases, les élèves sont invités à exprimer leurs représentations de la Préhistoire, à formuler des hypothèses et à prendre part aux échanges, favorisant ainsi une démarche participative. Les ateliers proposés reposent sur une pédagogie active et sensible : manipulation d’outils, construction d’embarcations, expérimentations techniques. Chaque élève peut s’impliquer selon ses compétences et ses appétences, dans un cadre favorisant la coopération, l’entraide et la valorisation de chacun. La dimension inclusive est également prise en compte à travers la diversité des activités proposées (manuelles, scientifiques, artistiques, orales), permettant à tous les profils d’élèves de trouver leur place et de s’engager dans le projet. Enfin, les collégien·nes sont pleinement acteurs de la restitution finale, en devenant médiateurs auprès du public. Ils présentent leurs réalisations et partagent leurs connaissances, ce qui renforce leur autonomie, leur confiance en eux et leur capacité à s’exprimer. Le projet favorise ainsi l’implication de tous dans une dynamique collective et valorisante.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La question de l’égalité femmes-hommes est intégrée de manière transversale dans le parcours, tant dans les contenus abordés que dans les modalités de mise en œuvre. Le projet autour de la Préhistoire constitue un support pertinent pour interroger les représentations genrées, souvent marquées par des stéréotypes (répartition des rôles, activités attribuées aux femmes et aux hommes). Les interventions s’appuient sur les apports récents de la recherche archéologique, « qui mettent en évidence des organisations sociales plus complexes et moins stéréotypées. Elles permettent également de valoriser la diversité des acteur·rice·s de la recherche, femmes comme hommes. La méthodologie de travail favorise également une participation équitable de tous les élèves. Les activités proposées (techniques, artistiques, scientifiques, orales) sont accessibles à toutes et tous, sans distinction, et encouragent la mixité des groupes, la coopération et la prise de parole de chacun. Une attention particulière est portée à la valorisation de tous les élèves dans les différentes étapes du projet, notamment lors de la restitution finale où chacun peut s’engager dans des rôles variés. L’objectif est de contribuer à une culture de l’égalité, en développant l’esprit critique et en luttant contre les stéréotypes de genre.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La transition écologique est intégrée de manière transversale dans ce projet, tant dans ses contenus que dans sa mise en œuvre. Les actions proposées par l’association Koruc reposent sur une sensibilisation au respect des ressources naturelles et à la compréhension des écosystèmes. À travers les ateliers (construction d’embarcations en matériaux naturels, utilisation d’outils en pierre, en bois animal et végétal, approvisionnement dans la nature, découverte des modes de vie préhistoriques), les élèves expérimentent concrètement des pratiques fondées sur une exploitation raisonnée des ressources naturelles. Le projet, ancré dans un environnement naturel comme l’archéosite de la Haute-Île, favorise également l’observation de la biodiversité et la prise de conscience des équilibres écologiques. Les temps de réflexion et de débat permettent de mettre en perspective les modes de vie anciens avec les enjeux actuels de sobriété, de durabilité et d’impact environnemental. Dans le cadre du parcours, une attention particulière sera portée aux pratiques écoresponsables : limitation des déchets, réemploi de matériaux et sensibilisation aux mobilités. L’objectif est de développer chez les élèves une compréhension des interactions entre l’humain et son environnement, ainsi qu’un regard critique sur les enjeux de transition écologique.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • L’implication des familles intervient principalement à partir des temps de restitution du projet, qui constituent un moment central du parcours. Les parents seront conviés à découvrir les productions des élèves lors de la restitution finale organisée dans le cadre de la Nuit des musées à l’archéosite de la Haute-Île. À cette occasion, les élèves endosseront un rôle actif de médiateurs en présentant leurs réalisations (exposition, démonstrations, navigation), permettant aux familles de comprendre concrètement les apprentissages menés tout au long du projet. Ce temps fort favorise une participation active des familles, en les plaçant au cœur d’un événement culturel vivant et partagé. Il permet de valoriser l’engagement des élèves et de créer un espace d’échange entre les jeunes, leurs parents et les intervenants. Par ailleurs, des modalités complémentaires pourront être envisagées notamment en invitant les familles à (re)découvrir l’archéosite de la Haute-Île, situé à proximité de leur lieu de vie.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Le parcours accorde une place importante à l’implication des familles afin de renforcer les liens entre les élèves, leur territoire et les structures culturelles partenaires. Plusieurs temps ouverts aux habitants et aux familles sont prévus tout au long du projet, permettant de prolonger les découvertes réalisées en classe dans un cadre convivial et participatif. Ces moments favorisent les échanges intergénérationnels, la transmission par le geste et la découverte collective du patrimoine archéologique. La restitution finale, organisée dans le cadre de la Nuit européenne des musées, constitue également un temps fort d’implication des familles. Les élèves y deviennent ambassadeurs culturels en présentant leurs productions, les expérimentations réalisées et les connaissances acquises au cours du projet.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Nous avons choisi dans les volets “Des projets variés, au service de la réussite des élèves et de la formation citoyenne, qui ont un impact sur la scolarité des élèves” de développer à la fois l’accès au sensible des élèves par l’éducation artistique et culturelle, ainsi que l’engagement de ces futurs citoyens dans des actions locales, dans le collège ou en dehors. De nombreuses actions culturelles et artistiques sont mises en place au sein de l’établissement (visites de lieux culturels, projets à court ou moyen terme avec des artistes, classes impliquées dans des projets liés à la culture et/ou aux arts via des CAC notamment). Dans le cadre du parcours citoyen, les élèves sont amenés à travailler sur leur coopération au sein d’un groupe et sur leur engagement, dans leur parcours scolaire et dans leur parcours personnel. Des actions sont menées en ce sens à tous les niveaux de classes, tout au long de l’année (représentants des élèves : délégués, éco-délégués, ambassadeurs de lutte contre le harcèlement, conseil municipal des jeunes ; engagement dans des actions bénévoles au sein de l’établissement : distribution de fruits, aide à l’organisation de la boutique solidaire ; recherches sur l’orientation et ouverture au monde professionnel). Le rayonnement du projet pourrait toucher a minima l’ensemble des classes de 6ème du collège, via la présentation de l’exposition lors de la restitution finale du projet, avec un rôle d’ambassadeur de nos élèves auprès de leurs pairs. Nous envisageons également d’étendre éventuellement cela à quelques classes de CM2 du secteur dans le cadre des liaisons école-collège que nous mettons en place. L’équipe pédagogique de la classe sera tenue informée du projet dès la rentrée scolaire et les personnels intéressés pourront également contribuer au projet. De nombreux projets sont menés chaque année dans l’établissement et certains d’entre eux pourraient faire des liens avec celui-ci. Concernant particulièrement le niveau 6ème, les élèves participent depuis plusieurs années au concours Carto, cela permettrait d’alimenter les réflexions lors des débats proposés sur les modes de vie et l’aménagement du milieu notamment. Des projets portés par l’éducation au développement durable seraient très en lien avec le projet CAC, en particulier ceux menés sur la préservation de la biodiversité locale (via les protocoles de sciences participatives notamment), ainsi que ceux concernant les mobilités douces.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail du collège sera utilisé à la fois pour le suivi de la progression des cours, via l’outil cahier de textes, mais aussi via la création d’un dossier partagé entre les professeurs impliqués dans le projet et accessible aux élèves, qui permettra de centraliser toutes les séances de cours qui pourraient être des ressources pour le projet. Nous avons la possibilité de créer des articles visibles sur la page d’accueil de l’ENT afin de mettre en valeur les différents évènements qui ont lieu au cours de l’année, nous comptons nous en emparer pour réaliser une communication interne et externe sur le projet, en impliquant tant que possible les élèves dans la rédaction des articles. L’ENT est également l’outil utilisé dans le collège pour communiquer par mail avec les représentants légaux et les élèves. Un lien régulier entre les représentants légaux, les élèves et les professeurs pourra ainsi être maintenu tout au long du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Enseignements en SVT : - objectif n°1 : La compréhension du monde vivant par une approche scientifique et sensible, avec l’étude de la biodiversité actuelle et passée (notions de paléoenvironnement, de crises biologiques, de temps longs et d’espèce) - objectif n°2 : L’étude des écosystèmes (notions de paysage local, d’écosystèmes aquatique et terrestre, des relations entre les êtres vivants et avec leur milieu de vie) et des conséquences des actions humaines sur l’environnement - objectif n°3 : L’exploitation raisonnée des ressources naturelles dans une perspective de développement durable - objectif n°4 : L’argumentation relative au réchauffement climatique et les risques associés (hausse du niveau marin, érosion du littoral) - objectif n°5 : La distinction entre savoirs scientifiques, croyances et opinions Enseignements en histoire, géographie et EMC : - objectif n°1 : En 6e le premier thème du programme d’histoire porte sur “La longue histoire de l'humanité” et ses deux premiers chapitres abordent les périodes du Paléolithique et du Néolithique. Ce projet s’intègre donc parfaitement à l’étude de ces périodes et permettra d’approfondir les réflexions que les élèves auront eues en classe. - objectif n°2 : Habiter la Terre est la notion centrale du programme de géographie en 6e. Aussi l’approche anthropologique de ce projet CAC résonne particulièrement bien avec la démarche que nous aurons conduite en classe avec les élèves. - objectif n°3 : Les temps d’échanges et de débat permettant l’appropriation des notions par l’ensemble des élèves, s'inscrivent dans la continuité des apprentissages du vivre ensemble et de la citoyenneté en lien avec le programme d’EMC. - objectif n°4 : La rencontre avec des professionnels de la recherche sur les périodes anciennes de l’humanité permet à la fois d’illustrer la construction des savoirs scientifiques transposés quotidiennement aux élèves et de leur offrir une occasion pour réfléchir à leur projet d’orientation. Ainsi que l’approfondissement des réflexions initiées en classe à propos des démarches et méthodes historiques.

Application MICACO | Date : 01/07/2026