Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

PLTZ Crew

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Georges Politzer
  • Ville : BAGNOLET
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Monsieur Raphaël Saubole

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • La démarche artistique de la compagnie D-daL de Santiago Codon Gras repose sur une idée simple : placer le public au cœur de chaque création. Les spectacles sont pensés comme des expériences à vivre pleinement, où chacun·e peut se sentir intégré·e, interpellé·e, bousculé·e ou invité·e à danser. L’objectif est que le·la spectateur ·ice ne soit pas seulement témoin, mais qu’iel reparte avec la sensation d’avoir traversé un moment singulier, à la fois sensible et réflexif. Il travaille actuellement sur Dropped, dont la création est prévue en 2026. Dropped questionne notre manière d’habiter le réel en confrontant le public à des êtres qui ne possèdent aucun mode d’emploi du monde. Ces personnages, parachutés dans l’espace public sans repères, découvrent chaque lieu comme un territoire à déchiffrer. Ils observent, expérimentent, réinterprètent, jusqu’à faire vaciller ce que nous considérons comme des évidences. En manipulant les objets sans connaître leur fonction, en détournant leurs usages les plus élémentaires, ils révèlent la dimension construite de notre quotidien. Une barrière, un banc, une poubelle cessent d’être des éléments anodins : sous leur regard, ils redeviennent matière, forme, potentiel. Leur étrangeté ouvre un léger trouble qui met en relief l’arbitraire des habitudes que nous avons intégrées sans y penser. L’influence des jeux vidéo joue ici un rôle central. Le travail s’inspire de comportements bien connus : les corps mous et désarticulés du mode ragdoll, les maladresses volontairement absurdes du jeu Human Fall Flat, ou encore les attitudes répétitives et imprécises des personnages non-joueurs. Ces références permettent de créer des gestes naïfs, imprévisibles, parfois drôles, mais toujours empreints d’une forme de vulnérabilité. Les danses hip-hop — breaking, popping, locking — viennent enrichir cette base. Leurs techniques permettent d’aller chercher des textures très différentes : ralentis, saccades, isolations, ruptures, chutes contrôlées. Elles donnent aux interprètes les outils pour naviguer entre déséquilibre et précision, entre hasard apparent et véritable maîtrise du corps. Cette rencontre entre hip-hop et jeux vidéo crée une physicalité nouvelle : des mouvements qui semblent spontanés, hésitants, parfois incohérents, mais qui constituent en réalité un langage.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • La principale thématique du projet PLTZ crew qui va être abordée durant les ateliers est l’apprentissage au mouvement par la découverte de la culture hip-hop et principalement de la danse breaking. Durant ces 20h d’ateliers, les élèves découvriront la danse sous plusieurs aspects : socio-historique, pratique et théorique. Plusieurs connaissances et compétences clefs de la culture et de la danse hip-hop vont être transmises aux élèves au cours de ces ateliers. En cohérence avec les objectifs pédagogiques des disciplines associées au projet, l’artiste a défini des enjeux précis : - Le lexique: connaître le vocabulaire des différents mouvements de base (indian step, six step, baby freeze, etc). - La technique : être capable de reproduire des steps. Comprendre des notions de placement de corps. Se sentir capable d’apprendre un geste complexe. - Le rythme : comprendre le rythme de la musique et du corps. Découvrir différents courants musicaux pour y adapter sa danse. - Le Free Style : aborder l’improvisation. Comprendre comment s’articule une danse autour d’étapes identifiées dans le breaking (top rock, footwork, freeze…) - La composition : créer et suivre une chorégraphie en groupe. En instaurant un environnement ludique, bienveillant et à travers ces différents leviers d’apprentissage Santiago Codon Gras vise à développer la confiance en soi des élèves mais également leur confiance dans le groupe, le collectif. L’artiste intervenant donne une place particulière à la discipline et à l’entraide pour accompagner les élèves dans la réalisation de ce projet d’expression corporelle à la fois technique et créatif. Il définit la danse comme complémentaire d’autres disciplines de la culture hip-hop (rap et graffiti). Elles entrent en dialogue sur plusieurs plans (rythme, esthétique, histoire, etc). Ces disciplines complémentaires pourront être abordés par d’autres enseignant·es dans les cours de musique et arts plastiques. Composée d’une population diverse, prônant la tolérance et le vivre ensemble, la culture Hip-hop est à la fois universelle et transversale. Elle est, d’après son vécu, une des expériences les plus « Républicaines » qu’il ait vécu, dont la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » qu’il complète par celle du Hip-hop : « Peace, Love, Unity and Having Fun ». Santiago Codon Gras souhaite articuler le projet autour de sa pièce Dropped. En travaillant notamment sur la pratique du floorwork, des mouvements au sol, du rapport au sol etc. Le point de départ de Dropped sont les premières générations de breakers. Leur esthétique singulière se base sur un imaginaire large et populaire ainsi que sur leur volonté d’investir des espaces non dédiés à la danse pour performer et pratiquer : la rue pour les breakers, l’établissement scolaire pour les élèves. Dropped permettra également de montrer une dimension supplémentaire à l’expression de la danse Hip-hop. Passer du cypher, au battle puis à la scène. La pièce servira également d’exemple pour montrer l’évolution des imaginaires et références qui servent d’inspiration pour la création de mouvement. Du cinéma de Kung-Fu dans les années 70 aux jeux-vidéos de nos jours.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce CAC propose à une classe de 4e du collège Georges Politzer de Bagnolet une découverte de la culture hip-hop menée par Santiago Codon Gras, danseur et chorégraphe de la compagnie D-daL. À travers la pratique du breaking et l’appui de sa pièce Dropped, les élèves explorent les dimensions historiques, théoriques et artistiques du hip-hop. Dans un cadre ludique et bienveillant, le projet favorisera confiance en soi, entraide et expression collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Les Rencontres chorégraphiques ont déjà mené des projets EAC dans ce collège et notamment un CAC en 2023-2024 avec l'artiste Feroz Sahoulamide. Ainsi la première rencontre s'est inscrite dans un climat d'interconnaissance et de confiance mutuelle préalable. La co-construction a débuté lors d’une rencontre en visio-conférence entre le service des relations avec les publics de Rencontres chorégraphique et l’équipe pédagogique du collège Politzer de Bagnolet (enseignante d’EPS, professeur documentaliste, assistante pédagogique). Cette dernière a manifesté son envie d’explorer avec une classe spécifique l’univers de la culture hip-hop, notamment via la discipline de la danse. Les Rencontres ont alors pensé à différentes équipes artistiques et ont contacté l’artiste Santiago Codon Gras dont le parcours et la pratique correspondaient aux enjeux du projet. Par la suite, l’équipe des relations avec les publics ont fait le lien entre l’artiste et l’équipe pédagogique du collège Politzer sur leurs attentes du projet (soit comment lier le programme étudié par les élèves au contenu artistique). À la rentrée 2026-2027, une réunion en présence du service des relations avec les publics et les habitant·es, avec l'artiste intervenant, l’enseignante référente et les enseignant·es associé·es pourra avoir lieu pour mettre en œuvre en fonction des objectifs communs. À la suite de celle-ci, une réunion sera organisée pour établir le calendrier des séances et le déroulé pédagogique du projet. À mi-parcours, un temps de concertation sera mis en place avec l’équipe pédagogique, l’artiste et la référente du projet aux Rencontres chorégraphiques pour discuter de l’avancée du projet et prendre des mesures d’ajustement si besoin. Un dossier partagé sera créé afin de pouvoir mettre en commun toutes les références culturelles en lien avec le projet et faire le lien entre les différentes disciplines (vidéos, musiques, images, articles…).
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Non l'intervenant chorégraphique Santiago Codon Gras n'a encore jamais mené de parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes.C'est la première fois que l'artiste mènera un parcours CAC.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les ateliers se dérouleront idéalement à partir de janvier 2027, durant le cycle « art du cirque » prévu dans le parcours pédagogique d’EPS. Ils s’inscriront dans les créneaux d’EPS pour 2h de pratique et prendront place soit dans la salle de gym soit dans la salle polyvalente de l’établissement. Ils seront donnés par l’artiste Santiago Codon Gras qui sera rejoint par des membres de sa compagnie sur des séquences spécifiques. Les ateliers s’articuleront de la sorte : 1. Initiation au floorwork. Placer son corps au sol, jouer avec différents appuis. Improviser à partir de consignes simples. 2. Bases du Breaking : 1ers Top Rocks, Footwork et Freeze. 3. Travail de rythme. Savoir se situer dans la musique. Jouer avec des rythmes et énergies variées. 4. Enrichir le lexique. Construire des phrases chorégraphiques en groupe. Atelier mené avec Bleuch. 5. Révision de toutes les bases. Approfondissement technique. Composition d’un passage de break individuel. 6. Développer l’individualité avec un mouvement de signature. Construire son personnage. Inventer un nom de danseur·euse. 7. Création des crews : en petits groupes mixtes. Trouver un nom, créer des combos. Visionner des battles pour s’inspirer et comprendre comment s’articulent les passages. 8. Organisation du battle. Déterminer les différents rôles. Trouver les speakers, les juges et les DJ. Réfléchir à une playlist, le nom du battle, son déroulé. Atelier mené avec Nawel. 9. Répétition générale. Simulation de l’évènement : Présentation, affrontements, entracte avec démo de rap. 10. Restitution : qui comprendra une exposition de graff (en lien avec le cours d’arts plastique), l’animation par un maitre de cérémonie (MC), une démo du jury, des battles, un entracte avec démonstration de rap (en lien avec le cours de musique), finale puis choix du ou de la vainqueur. Restitution menée avec Nawel.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • La classe bénéficiaire du projet sera invitée à assister à 2 spectacles de danse programmés par les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis sur sa saison 2026/2027. Ces spectacles auront lieu sur le territoire de la Seine Saint Denis et se feront dans le cadre des différents festivals organisés par les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis : - Une première sortie est prévue en novembre 2026 au cours du festival Playground. Ce festival jeune public propose une multitude de spectacles à destination de la jeunesse. Le spectacle envisagé est Un virage pour Jacky de Magda Kachouche au Théâtre Le Colombier à Bagnolet. Ce solo est le portrait chorégraphique de Jacky Medefo, danseur prodige arrivé du Cameroun enfant. Entre héritages, pop culture et scènes queer, cette création en cours donne corps à une masculinité qui bifurque, se trouble et se réinvente. - Une deuxième sortie est prévue en dans le cadre du Festival BOOST des Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. Ce festival est dédié aux créations hip-hop. La proposition choisie permettra aux élèves d’ouvrir leur expérience de spectateur·ices à de nouvelles esthétiques chorégraphiques en lien avec leur parcours. - Une Troisième sortie est prévue en dans le cadre du Festival des Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. Ce festival est dédié aux créations émergentes de danse contemporaine. La proposition choisie permettra aux élèves d’ouvrir leur expérience de spectateur·ices à de nouvelles esthétiques chorégraphiques. Ces sorties de 2 heures ou plus s’accompagneront dans la mesure du possible de visites guidées des différents lieux de représentation. Une autre sortie sous la forme d’une visite des œuvres incontournables de street-art présentes à Bagnolet sera organisée en lien avec l’association Douze-Douze à l’initiative, avec l’association MAC, du festival d’art urbain Kosmopolite (2001-2008). Enfin, une performance ou un spectacles in situ sera organisé au sein du collège Politzer au mois de mars 2027 dans le cadre du festival BOOST dédié aux danses hip-hop. Cette proposition viendra compléter le le parcours de spectateur·rice et sera l’occasion, pour les élèves du projet et les équipes pédagogiques, de voir leur établissement sous un nouvel angle. Cette performance ou ce spectacle est en cours de sélection et ne sera pas forcément tiré du répertoire de la compagnie intervenant dans le cadre du projet.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • En parallèle des ateliers chorégraphiques et du parcours de spectateur·ices proposés aux élèves, le service des relations avec les publics des Rencontres chorégraphiques élabore un cycle d'ateliers du regard sur l'histoire de la danse. Ces ateliers se basent sur des analyses d'extraits de spectacles, de films ou encore d’œuvres plastiques en lien avec l'univers de l'artiste intervenant ou la thématique du projet. Ils visent à familiariser les élèves avec les arts du spectacle vivant et à développer un esprit critique et argumenté. Un atelier de médiation sera proposé à la classe avant chaque sortie, afin d’approfondir le contenu du spectacle proposé. En complément des ateliers du regard qui apportent des connaissances théoriques, des temps d’échange sur le principe du retour réflexif seront organisés en groupe pour garder des traces de ce qui a été expérimenté et vu. Ces moments sont l’occasion pour les élèves et l’intervenant de partager leurs observations, leurs impressions, leurs ressentis concernant les ateliers. Cela sera également l’opportunité de revenir sur les spectacles vus dans le cadre du parcours de spectateur·ices.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Afin de concrétiser ce parcours, il sera proposé de mettre en place, selon la volonté des élèves et de l’équipe enseignante, une restitution au sein du collège Georges Politzer. Tout au long des ateliers, les élèves se seront petit à petit imprégné·es de la culture hip-hop et des pratiques liées à cette discipline. L’univers du battle de danse aura donc été un élément évoqué et travaillé durant les ateliers. Les élèves auront reçu des bases techniques d’initiation au break ce qui leur permettra de s’approprier certains mouvements et créer, sous l’encadrement de l’artiste intervenant, une prestation en groupe et/ou en solo. Nous envisageons donc de mettre en place une restitution type « Battle » dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Notre souhait serait également de parvenir à ouvrir cette restitution au public (autres classes, corps enseignant, parents d’élèves et équipe des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis). Pour s’ancrer au mieux dans l’univers hip-hop, une disposition circulaire et non frontale sera mise en place. De plus, les élèves devront se répartir et interpréter entre eux les différents rôles qui entrent en jeu dans la à mise en place d’un Battle officiel (ex : Speaker, Juges, DJ.). Nous inviterons ainsi le public à participer par applaudissement et encouragement afin d’élire fictivement le crew gagnant du battle. Ce projet de restitution pourra également inclure les autres disciplines impliquées dans le projet en y proposant l’exposition du travail effectué en cours d’arts plastiques, prestation/concert de rap en lien avec les cours de musique. Ainsi, l’évènement englobera l’ensemble du projet éducatif. Cette restitution sera suivie d’un temps d’échange et de partage. Chacun·e sera libre d’exprimer son avis sur tous les aspects du projet. Ce temps d’échange vise à faire émerger des axes d’amélioration, de savoir s’il y a eu ou non une évolution dans le processus de découverte d’ouverture d’esprit et d’apprentissage chez les élèves.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • La dimension participative et inclusive est inhérente à la culture hip-hop. Si à ses débuts, cette danse se pratiquait en autodidacte dans l’intimité, la pratique et l’apprentissage sont rapidement devenus collectifs en investissant des lieux partagés puis les espaces ouverts. Et en se structurant via les cercles, formalisés en battles ou dans le cadre d’événements festifs pensés comme de véritables espaces de socialisation. Les élèves seront dès le début du projet impliqué·es dans un espace de débat et de réflexivité tout au long du parcours, que ce soit sur des partages de ressentis après des pratiques chorégraphiques, mais aussi sur la construction de la restitution si celle-ci est envisagée. Les élèves seront invité·es à une séance bilan pour partager leur expérience et les axes d’améliorations pour un projet similaire.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La thématique femmes-hommes n’est pas une partie spécifique du projet en soi, toutefois, elle sera abordée de façon pratique au sein du parcours : mélange des filles et des garçons lors de travail de groupe, vigilance aux remarques sexistes, valorisation de la parole de chacune et chacun.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis mettent en place des mesures spécifiques liées à la transition écologique : tournées raisonnées, valorisation des mobilités douces dans la mise en place des projets (transports en commun, train plutôt qu’avion…), veille à la réduction des déchets... Ce projet comporte également une ouverture à l’international : l’artiste intervenant Santiago Codon Gras étant d’origine argentine mais vivant sur le territoire. Les sorties culturelles se feront en proximité dans la mesure du possible et il n’y aura pas d’achat de consommables.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Une présentation du projet de la part de l’artiste et d’une médiatrice des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis pourra être proposée aux familles sur un moment de réunion de parents d’élèves : une façon de les amener à découvrir le projet auquel participe leur enfant. Ce moment sera l'occasion de présenter le projet aux familles et notamment les sorties spectacles et la performance in situ. Ces temps s’inscrivent dans le cadre du parcours de spectateur·ice des élèves mais sera ouvert aux familles qui le souhaitent.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles seront informées du projet par un document présentant le projet. Les familles seront conviées à plusieurs étapes du projet : -Pour assister au spectacle in-situ. - À l’occasion des sorties spectacles. - Pour assister à la restitution du projet en fonction de sa forme.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet d’établissement cherche à favoriser l’accès aux structures culturelles de proximité, et plus largement à favoriser l’ouverture des élèves à la création artistique contemporaine. Ainsi, le collège s’engage depuis plusieurs années dans plusieurs projets d’actions artistiques. Ce parcours CAC s’inscrit principalement dans 3 axes du projet d’établissement : La réussite et l’aide aux élèves : par la valorisation de soi grâce à la mise en action et en mouvement, par l'acceptation du regard des autres, par la découverte de son corps à travers la pratique du mouvement et de l’improvisation. Grâce à la danse, les corps sont mis en jeu pour ces élèves qui, en pleine adolescence, connaissent une période marquée par de nombreux changements corporels et moraux. C'est par ce travail en groupe mixtes que les difficultés liées à ces changements peuvent être apaisées. Accepter de faire passer des émotions avec son corps participe à la construction d'une image positive de soi. L’ouverture culturelle artistique et sociétale des élèves : en développant un parcours culturel et un travail artistique à la fois dansé, chanté/rapé et graphique reposant sur une pratique contemporaine et sur des travaux produits par les élèves abordant des sujets de société par le prisme de la culture hip-hop (liberté, universalité, solidarité, mérite, l’individualité dans le collectif). L'éducation à la citoyenneté fera aussi partie intégrante de ce projet puisqu'il s'agira de créer les conditions du « vivre bien et ensemble » en travaillant sur le respect mutuel, l’acceptation des différences et la formation des citoyen·nes en devenir que sont les élèves dans un monde en pleine mutation. Iels devront ainsi, pour cons-truire ensemble une production commune, apprendre à travailler les un·es avec les autres, à laisser la place ou à la prendre, et à s’écouter. Par ailleurs, ces valeurs sont elles-mêmes à la base de la création du mouvement hip-hop à savoir « Peace, Love, Unity and Having Fun ».
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Non.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • En EPS: 1. S’engager dans une histoire collective d’apprentissage 2. Enrichir son répertoire de formes corporelles pour construire une motricité expressive 3. S’approprier les principes fondamentaux d’une démarche de création artistique 4. Ouverture culturelle Compétences travaillées: - Développer sa motricité et apprendre à s’exprimer en utilisant son corps (D1) : construire et stabiliser des formes corporelles de plus en plus variées, complexes, originales pour communiquer une intention / une émotion, affiner ses perceptions (visuelles, auditives, proprioceptives) pour gagner en fluidité et en maîtrise. - S’approprier par la pratique physique des méthodes et outils pour apprendre (D2) : s’approprier une méthodologie pour créer, au service d’une intention artistique. Connaître et expérimenter des procédés simples de composition et d’interprétation, choisir les plus pertinents pour communiquer des émotions à un public. - Partager des règles, assumer des rôles et des responsabilités (D3) : assumer des rôles spécifiques (danseur, chorégraphe, spectateur), être à l’écoute de ses partenaires, confronter les points de vue pour faire des choix collectivement, s’engager dans des histoires collectives où l’on œuvre ensemble au service d’un but commun et où l’on développe un sentiment de responsabilité réciproque. - S’approprier une culture physique, sportive et artistique (D5): découvrir différentes œuvres artistiques, ders styles de danse jusqu’alors méconnus. Éducation Musicale : - Produire, explorer, créer : Définir les caractéristiques musicales d'un projet, puis en assurer la mise en œuvre en mobilisant les ressources adaptées. - Écouter, comparer, construire une culture musicale et artistique (ed mus + domaine 5 programme commun) : Réfléchir à la démarche de création, au travail artistique, aux sources d’inspiration. Mettre en lien des caractéristiques musicales et des marqueurs esthétiques avec des contextes historiques, sociologiques, techniques et culturels. - Échanger, partager, argumenter et débattre (ed mus + domaine 3 programme commun) : Développer une critique constructive sur une production individuelle ou collective. Distinguer les postures de créateur, d'interprète et d'auditeur·ice. Compétences travaillées en arts plastiques (cycle 4) : • Expérimenter, produire, créer • Mettre en œuvre un projet • S'exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs ; établir une relation avec celle des artistes, s'ouvrir à l'altérité • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l'art.

Application MICACO | Date : 01/07/2026