Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
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Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Rosa Luxemburg
- Ville : AUBERVILLIERS
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Lydia Menez est journaliste indépendante. Diplômée du master de journalisme spécialité télévision de l'EPJT (École publique de journalisme de Tours), elle débute sa carrière à la rubrique société du site d’ELLE, pour lequel elle travaille encore aujourd'hui en tant que pigiste. Elle rejoint ensuite Loopsider le média 100% réseaux sociaux comme responsable des formats TikTok, avant de se lancer en indépendante.
Elle collabore désormais avec différents médias comme Period, Loopsider, Slate, Plan Cash, ou Le Média, où elle réalise des vidéos au format vertical, des enquêtes et des reportages et/ou présente des émissions d'actualité en direct.
Son travail se concentre sur la politique et les questions de société : violences sexistes et sexuelles, racisme, féminisme, violences policières et plus largement les rapports entre institutions et populations marginalisées. Elle place la visibilité et la transmission au cœur de son travail : documenter ce qui se tait, nommer ce qui se nie, donner à voir les rapports de pouvoir qui traversent le quotidien. Parmi ses enquêtes récentes, elle s'intéresse à la répression administrative des militant·e·s et suit la campagne des municipales parisiennes.
Membre de l'AJAR (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s), elle anime en parallèle des ateliers d'éducation aux médias auprès de collégien·ne·s et lycéen·ne·s, au croisement de sa pratique journalistique et de son engagement. Ces ateliers lui permettent notamment d'aborder avec les jeunes la question du racisme dans les médias, thématique centrale dans son travail.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Lydia Menez propose d’accompagner les élèves dans la fabrication de vidéos courtes, pensées pour les réseaux sociaux. Dans une démarche à la fois journalistique et pédagogique, les élèves seront invité·e·s à incarner face caméra une notion de l'antiracisme (misogynoir, racisme ordinaire…) ou à réaliser le portrait d'une figure de résistance (Rokhaya Diallo, Frantz Fanon…). qu'ils·elles auront choisie et documentée. Le parcours proposé s’appuie directement sur la pratique journalistique de Lydia Menez, en particulier sur son travail de réalisation de vidéos courtes pour les réseaux sociaux, dans lesquelles elle incarne face caméra des sujets liés aux discriminations, aux questions sociales et aux représentations médiatiques.
Ce format, à la fois journalistique, pédagogique et accessible, constitue le cœur du travail mené avec les élèves.
Elle s’appuiera également pour ce faire sur son expérience avec l’AJAR, Lydia créant dans ce cadre des outils éducatifs et pédagogiques autour de ces thématiques sociétales, à destination des rédactions.
Plusieurs aspects de son travail seront ainsi particulièrement sollicités lors des ateliers. Tout d’abord, sa pratique de la vidéo verticale incarnée, qui implique un travail d’écriture, de synthèse et de vulgarisation : savoir expliquer une notion complexe en peu de temps, s’adresser à un public, construire un propos clair et structuré. Les élèves seront amené·es à travailler ces compétences en écrivant et en incarnant eux-mêmes leurs vidéos.
Son travail repose également sur une analyse critique des médias et des représentations, notamment sur les questions d’antiracisme et de visibilité médiatique. Cette dimension sera au cœur des ateliers, à travers l’analyse de vidéos issues de médias professionnels et de créateurs de contenus, afin de comprendre les différences entre information, éditorialisation et contenu d’influence.
Enfin, Lydia Menez mobilise dans son travail une démarche journalistique rigoureuse, fondée sur la documentation des sujets, la vérification des informations, le choix d’un angle et la construction d’un récit court mais structuré. Ces différentes étapes seront expérimentées par les élèves, qui produiront eux-mêmes des vidéos en passant par toutes les phases de fabrication : recherche, écriture, tournage et montage.
« En réalisant eux-mêmes des vidéos incarnées, les élèves expérimenteront toutes les étapes de fabrication d’un contenu médiatique. Le projet d’atelier vise aussi à mon sens à encourager la prise de parole et la confiance en soi. En travaillant en groupe et en incarnant un sujet face caméra, les élèves seront amenés à développer leurs capacités d’argumentation, de synthèse et de transmission. L’objectif est qu’ils et elles deviennent à la fois des producteurs d’information et des citoyens plus éclairés dans leur rapport aux médias et aux enjeux de société. »
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le projet propose de travailler sur les discriminations et les médias. En atelier, les élèves seront accompagné.e.s dans l’analyse et le décryptage de de contenus médiatiques, avant d’en créer eux-mêmes autour de concepts et/ou figures de l’antiracisme. Lydia Menez leur proposera pour cela de réaliser des vidéos verticales face caméra. Le parcours culturel viendra soutenir ces questionnements sur les médias et le thème.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que Lydia Menez et Citoyenneté Jeunesse proposent un parcours.
Celui-ci a été conçu en fonction de l’actualité de la journaliste et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séance 1 (2h) : Présentation du projet et rencontre avec les élèves
Définition du journalisme et présentation du format vidéo « incarné » sur les réseaux sociaux : à quoi il sert, comment se l’approprier, etc. L’objectif est que chacun.e comprenne les enjeux de ce format que l’on voit partout et fasse la différence entre une vidéo en ligne proposée par un créateur de contenus et un journaliste.
Séance 2 (3h) : Conférence de rédaction
Découverte du fonctionnement d’une rédaction. Les élèves proposeront des idées de sujets, apprendront à formuler un angle et à argumenter leurs choix. Cette mise en situation collective permettra de sélectionner les sujets à traiter et d’initier un travail collaboratif.
Séance 3-4 (3h +2h): Recherche et vérification de l’information
Comment trier les informations sur internet, comprendre quelle info est fiable, quelle info ne l’est pas ? La classe sera engagée ici d’abord dans un travail sur les sources et fakes news. L’idée sera aussi ici de développer leur esprit critique face à l’information en ligne.
Par groupe de 4, les élèves feront ensuite des recherches documentaires sur les ordinateurs et/ou travailleront sur la base de documents sélectionnés en amont par la journaliste autour de leurs sujets . Ils et elles seront alors accompagné.e.s dans les choix et hiérarchisation des informations.
Séance 5 et 6 (2x2h): Écriture du script
L’objectif premier présenté ici sera de structurer un propos et de rendre l’information accessible. Les élèves apprendront à hiérarchiser les idées, à rédiger une accroche, une chute, à sélectionner des informations clés et à construire un discours clair et adapté à un format court et incarné.
Séance 7 à 10 ( 2x3h ) : Tournage
Initiation aux bases techniques de la vidéo (cadrage, son, posture) et expérimentation de la prise de parole face caméra. Les élèves tourneront leurs vidéos en autonomie, en mobilisant les compétences acquises. Un temps de retour collectif permettra d’analyser les productions. En parallèle, des activités comme un quiz « vrai/ faux médias » permettront d’impliquer les élèves en attente, en lien avec la thématique du projet.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Les programmations de nos partenaires culturels n’étant pas toutes arrêtées à l’heure de déposer le présent dossier, voici les pistes à ce jour :
- Visite au Musée de l’histoire de l’immigration « Le savais-tu ? » : En compagnie d’un médiateur, cette activité interroge les élèves sur les notions fondamentales de l’immigration. L’occasion de questionner leurs certitudes et la façon dont ils s’informent. Un second temps, au sein de l’exposition permanente du Musée, leur permettra d’illustrer ces notions.
- Visite guidée de l’exposition Stan Douglas au Jeu de Paume ( de octobre 26 à janvier 27) Depuis la fin des années 1980, Stan Douglas développe une œuvre ambitieuse qui interroge la manière dont l’histoire se construit, se représente et se transmet. À travers des dispositifs narratifs complexes, il met en lumière les mécanismes par lesquels les images façonnent notre perception du réel et révèlent les tensions sociales, politiques et culturelles propres à chaque époque.
- Spectacle « The sea is history” – Betty Tchomanga en décembre 2026 au Théâtre de la Bastille Face à l’absence de mots, d’images et de récits transmis, The Sea is History cherche à faire émerger ce qui manque : l’expérience de la cale des navires pendant la traversée des personnes réduites en esclavage, de l’Afrique vers l’Amérique. Entre danse et fabula-tion poétique, cette pièce pose une question essentielle : comment revisiter les scènes de violence sans en répéter la grammaire ? Un geste artistique où la mémoire afro-diaspo-rique se déploie comme une force vivante
- Spectacle « La Parabole du Seum »-Rebecca Chaillon au TPM de Montreuil en nov-decembre 26 : Pour sa nouvelle création, la performeuse a souhaité rassembler des performers qui habitent quotidiennement la marge et s’emparent du futur et de ses (im)possibles. Rébecca Chaillon remue le Ciel et la Terre, en passant par son territoire de la Seine-Saint-Denis, pour élargir l’horizon des possibles. Elle compose une œuvre mêlant texte, performances, images visuelles et sonores : une parabole du venin et de la colère qui cherche à susciter le rêve, le rire, l’empathie et la révolte contre le fascisme qui vient.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- D’autres temps forts pourront être mis en place en classe, parmi les idées suivantes :
- Intervention en classe d’un membre formateur de l’AJAR, Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s : L’AJAR soutient les journalistes victimes de racisme et combat le racisme dans les productions journalistique. L’intervenant.e viendra présenter les objectifs et visées de l’action de l’AJAR dans la classe en début de projet et permettra de premiers échanges et apprentissages sur le racisme dans les médias. L’idée sera aussi d’aider les élèves à affiner leurs sujets pour leurs vidéos incarnées.
- Deux interventions en classe du journaliste Maxime Bayce, intervenant agora récurrent de notre association :
- Une première séance sera concentrée autour du paysage médiatique en France (concentration des médias, notions de ligne éditoriale, neutralité journalistique…). Lors d’une deuxième séance, le journaliste proposera un focus sur l’information via l’image : Réseaux sociaux et JT télévisé, quelles différences et point communs sur l’info en vidéo via RS , JT à à la télé ? Les codes ? impacts ? L’analyse d’un fait récent d’actualité en comparant son traitement sur deux médias différents permettra aux élèves de saisir les enjeux concrets de la création d’une tranche d’information
- Interventions en classe d’une ou plusieurs personne ressources pour apporter un regard sur le thème et son traitement médiatique et/ou être sujet d’une des vidéos réalisées par les élèves : Rokhaya Diallo, journaliste française, militante féministe et antiraciste est pressentie pour être sollicitée, avec la complicité de Lydia Menez. Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre et autrice, pourrait également être mobilisée dans ce cadre, pour apporter un regard sur les impacts du racisme sur la santé mentale.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le projet se conclura par un temps fort au collège permettant de présenter le projet et les réalisations vidéo des élèves. La classe prendra en charge présentation des ateliers, du parcours culturel et des vidéos réalisées dans ces cadre pour donner sens et partager les apprentissages.
Dans le cadre de la découverte partagée de leurs vidéos, chaque groupe pourra présenter sa création, expliquer le sujet choisi et la démarche qui l’a mené à ce format (recherche, écriture, tournage). Un temps d’échanges avec ce public de questions-réponses sera proposé pour permettra au public d’échanger avec les élèves sur leur travail et les notions abordées.
Familles communauté éducative et partenaires seront conviés à ce temps. Selon les possibles et les réalisations créées, il pourra être envisagé également d’organiser un second temps de restitution dédié à une autre classe de 3ème du collège.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, les élèves prennent en charge la recherche des ressources et la rédaction du contenu.
Dans le présent projet, Lydia Menez partagera sa propre démarche journalistique en créant des temps d’échanges à partir de différents exemples de vidéos verticales incarnées. L’objectif sera d’analyser avec elleux ces formats (construction, objectif et impact) et ainsi d’ouvrir la discussion sur les différences entre production journalistique et contenus d’influenceurs.
Lors de ces séances d’observation et d’échanges, les élèves seront encouragé.e.s à réagir aux vidéos visionnées, à donner leur point de vue et à partager leurs propres références.
Ensuite, les élèves choisiront les concepts ou les figures qu’ils et elles souhaitent traiter et pourront proposer des vidéos ou des contenus qui les inspirent.
Chacun.e sera ainsi impliqué.e. dans toutes les étapes de la réalisation : recherche d’informations, écriture du script, préparation de la prise de parole face caméra et tournage. Cette co-construction visera à valoriser leurs idées, leurs références et leur regard sur les médias.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets qui sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
« Cette thématique sera intégrée à la fois dans le choix des sujets et dans l’organisation du travail au sein des groupes. Les élèves pourront notamment travailler sur des concepts qui croisent racisme et sexisme, comme le misogynoir, ou réaliser le portrait de figures féminines de l’antiracisme, comme Rokhaya Diallo. Je veillerai également à l’égalité de participation dans les groupes. Une attention particulière sera portée à la répartition des rôles afin que les élèves filles comme garçons puissent s’exprimer, prendre part à l’écriture et passer devant la caméra. L’objectif est de favoriser un espace de travail inclusif où chacun peut prendre la parole et développer sa confiance. Enfin, la venue d’intervenantes extérieures permettra aussi de valoriser des parcours de femmes engagées et de nourrir les discussions autour de la représentation et de l’égalité. »
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Les familles conviées ici à la restitution seront invitées à échanger avec la classe sur leurs réalisations vidéo : thèmes liés aux discriminations, figures inspirantes et concepts choisis et travaillés pourront être présentés et mis en débat avec et par les élèves. Leurs découvertes sur les traitements médiatiques analysées en atelier pourront également être partagées.
Un temps de questions-réponses permettra également aux familles de les interroger sur leur travail et les notions abordées.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Nous avons à cœur de proposer aux élèves une offre culturelle exigeante, en prise directe avec les enjeux contemporains de société, notamment autour des médias, des représentations et des discriminations. Les partenariats avec des structures d’éducation aux médias, des associations engagées dans la lutte contre le racisme et des professionnel·les (journalistes, vidéastes) constituent un levier essentiel pour enrichir le projet.
Les rencontres, interventions et éventuelles sorties (projections, événements, expositions) permettent d’inscrire les apprentissages dans une réalité concrète et actuelle. Elles participent à la construction du regard critique des élèves, dans la continuité des parcours menés au cycle 3 et en début de cycle 4, tout en préparant leur rôle de futur·es citoyen·nes.
Le projet s’intègre dans la dynamique interdisciplinaire de l’établissement, notamment lors des semaines dédiées. Il favorise le décloisonnement des apprentissages en articulant :
• des apports théoriques (analyse de contenus médiatiques, apports historiques et sociologiques, interventions extérieures),
• et des pratiques concrètes (écriture, réalisation de vidéos, débats argumentés).
L’ouverture culturelle et l’éducation aux médias sont au cœur du parcours : les élèves approfondissent leur compréhension des mécanismes de fabrication et de diffusion de l’information.
Le projet développe des compétences avancées de recherche documentaire, d’analyse critique et de hiérarchisation de l’information.
L’expérience de spectateur·rice est essentielle (films, reportages, contenus numériques), afin de nourrir une analyse distanciée et argumentée.
La production de vidéos pédagogiques engage les élèves dans une démarche active et réflexive, les amenant à déconstruire les stéréotypes et à proposer des alternatives construites.
Ce parcours prend une dimension particulière en 3e, en lien avec la préparation au lycée et la formation de l’esprit critique nécessaire à l’exercice de la citoyenneté.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Le Centre de Documentation et d’Information sera un espace central du projet, notamment pour les séances d’éducation aux médias et à l’information et de recherche documentaire.
Un espace dédié sur Esidoc permettra de valoriser le projet et d’en suivre les différentes étapes, sous forme d’articles, de ressources et de productions d’élèves, à destination de la communauté éducative.
L’ENT sera utilisé comme outil de suivi, de collaboration et de réflexion : les élèves y construiront un carnet de bord collectif, intégrant analyses de médias, retours sur les ateliers, et étapes de création des vidéos.
Les productions finales (vidéos pédagogiques) pourront être diffusées via les outils institutionnels, dans le respect du RGPD et du droit à l’image. Les élèves seront pleinement sensibilisés aux enjeux de publication, de diffusion et de responsabilité numérique.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Ce parcours s’inscrit pleinement dans les attendus du cycle 4, en particulier en classe de 3e.
→ Histoire et recherche documentaire (EMI) :
Le projet s’ancre dans l’étude du XXe siècle à travers les grandes mutations des sociétés contemporaines. Il permet d’aborder les discriminations et le racisme en lien avec des contextes historiques (guerres, décolonisation, migrations, évolution des droits).
Les élèves analysent le rôle des médias dans la diffusion, la transformation ou la contestation des représentations, du XXe au XXIe siècle. Ils apprennent à mettre en perspective les enjeux actuels grâce à des repères historiques solides.
Dans le cadre de l’EMI, ils développent des compétences essentielles : analyser des contenus médiatiques, identifier les biais, vérifier et croiser les sources. La production de vidéos pédagogiques mobilise des compétences d’écriture, de réalisation et de réflexion critique sur le message et sa réception. Ils sont également sensibilisés aux enjeux du numérique (droit à l’image, responsabilité, publication).
→ Géographie et EMC :
Le projet fait écho à l’étude des dynamiques territoriales en France. Les élèves interrogent la représentation des territoires et de leurs habitants dans les médias, en comparant réalités et discours médiatiques, notamment pour les espaces urbains et périurbains.
En EMC, le travail porte sur les stéréotypes et les discriminations, ainsi que sur la construction d’une argumentation, la participation à des débats et l’engagement. Les élèves développent une réflexion nuancée sur la liberté d’expression et ses limites.
→ Mathématiques :
Les élèves analysent et interprètent des données issues des médias (tableaux, graphiques, statistiques) et apprennent à repérer les biais dans la présentation des chiffres. Le projet permet aussi d’aborder le rôle des algorithmes dans la sélection des contenus en ligne, afin de développer un regard critique sur l’information.
→ Parcours Avenir et oral du DNB :
Le projet ouvre à la découverte des métiers des médias et de la communication. Il constitue également un support pour l’oral du DNB, en valorisant l’engagement des élèves, leur capacité d’analyse, d’argumentation et d’expression orale.
Application MICACO | Date : 01/07/2026