Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

« Ce qui déborde » — habiter les seuils du collège

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Henri Barbusse
  • Ville : SAINT-DENIS
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : LE 6B
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Elsa Gregorio

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Amélie Veyssière est artiste peintre, diplômée d’une maîtrise d’arts plastiques à l’Université de Bordeaux III, elle vit et travaille entre Paris et la Seine-Saint-Denis. La nature et les sensations ont une place centrale dans son travail. Elle attache une importance à ce qu’elle observe et vit lorsqu’elle est dans des espaces naturels : phénomènes météorologiques et géologiques, traces d’érosion. Elle conserve des éléments issus de ces ballades comme des racines aux formes singulières ou des pierres. Elle récupère également des matériaux qui ont une histoire, draps et tissus chinés, anciennes toiles peintes, chutes de textile ou de papiers. Ainsi se constitue pour elle, une palette de textures, de lignes et de formes. Elle tisse ensuite des liens entre les lieux et les matériaux, faisant abstraction de toute temporalité. Son intention est de perturber la perception du paysage réel par le cadrage, le changement d’échelle pour dévoiler des paysages tangibles et imaginés. Sa pratique s’étend du dessin à la peinture mettant en valeur ses qualités de coloriste. Son travail est visible en centre Val de Loire, dans l’espace extérieur sur le parcours Art et Nature. Amélie Veyssière envisage ses interventions artistiques et la transmission comme un prolongement de son processus créatif. 2025 "L’odeur de la terre mouillée" Projet Manuterra : une année avec une classe, conception et réalisation d’ateliers artistiques en binôme avec une paysagiste. Ce projet est soutenu par la Fondation Hermès et le Centquatre à Paris. 2025 "Ce que le bleu retient", Projet EAC en partenariat avec les Archives Nationales et le collège Henri Sellier à Suresnes. 2025 "A chaque coin de rue, il y a des paysages - Création et réalisation de tapisseries dans le cadre d’un CAC au collège Henri Barbusse. Participation à l’exposition Action#3 Restitution de l’ensemble des actions culturelles menées par le 6B.
 2025 Artiste intervenante avec le Samu social, la parcelle du 19M, guide conférencière au CENTQUATRE Paris. Expositions : Le ciel de cristal éclate à l’espace Adada à Saint-Denis, Pas de Quartier installation sonore et lumineuse projet co-construit et réalisé avec un collectif BACYN. Projets à venir : résidence artistique L’envers des pentes, la Villa Cathala, exposition M2 d'artistes proposée par le collectif Non-Etoile. Site internet : www.amelieveyssiere.fr
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Dans sa pratique, Amélie Veyssière explore la mémoire des lieux, les strates et les traces — ce qui reste d’un passage, d’une sensation, d’un arpentage. Son processus pictural repose sur le non-contrôle de la matière : les coulures, les diffusions, les accidents qui révèlent quelque chose que le geste maîtrisé n’aurait pas produit. C’est précisément cette logique du débordement — ce qui échappe au cadre, à la règle, à l’intention — qui structure le projet proposé aux élèves. La référence à Fernand Deligny et ses lignes d’erre est centrale. Deligny cartographiait les trajets d’enfants en marge des codes en dessinant leurs déplacements spontanés dans l’espace — des lignes qui ne vont nulle part selon la logique ordinaire, mais qui révèlent une intelligence propre de l’habiter. Ce geste — observer, tracer, cartographier ce qui déborde — est directement transmissible aux élèves : ils deviendront eux-mêmes cartographes de leur collège, releveurs de seuils et de zones indéterminées. La phrase « faut pas que ça dépasse », point d’entrée du projet, ancre cette réflexion dans le vécu immédiat des élèves. Elle dit la règle, la limite, le cadre imposé — mais elle dit aussi, en creux, que quelque chose veut dépasser. Le projet part de là : qu’est-ce qui déborde dans ce bâtiment ? Qu’est-ce qui résiste ? Qu’est-ce qu’un seuil — une porte, un couloir, mais aussi une règle, une langue, un âge ? Les anthotypes prolongent cette réflexion dans la matière même : des images faites de jus de plantes, exposées au soleil, qui continuent de se transformer jusqu’à disparaître. Comme les lignes d’erre, elles ne cherchent pas à fixer définitivement — elles témoignent d’un passage. Les œuvres réalisées dans ce parcours trouvent un écho direct dans les séries récentes de l’intervenante : Liminarité, Glissement (2025), qui explorent précisément les zones de transition, les bords, les espaces entre.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • « Faut pas que ça dépasse. » Cette injonction familière devient le point de départ d’un projet plastique ancré dans le bâtiment du collège. En s’inspirant des lignes d’erre de Fernand Deligny les élèves explorent les seuils, les limites et les débordements du lieu qu’ils habitent chaque jour. Par le collage poétique grand format et les anthotypes ils apprennent à lire l’espace comme une matière vivante et à y inscrire une trace éphémère.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le projet, porté par l’enseignante de français de la classe, a vocation à être pensé à travers le prisme des sciences humaines. L’urbanisation, la ville, l’espace et les déplacements , la « limite » physique mais aussi intellectuelle et morale sont au coeur de la proposition et des programmes de français et d’histoire-géographie-EMC en classe de quatrième. Les élèves seront amenés à réfléchir les notions de « seuil » et de « limite » qui les entourent dans l’espace mais également dans leur apprentissages et leur formation en tant que citoyennes et citoyens. La classe de quatrième est elle-même marquée par le seuil (entre l’enfance et l’adolescence, entre le collège et la suite de l’orientation, entre la vie au collège et la vie en dehors…). Le projet veut les amener à questionner leurs déplacements, leurs interdits, leurs limites et leurs débordements dans l’enceinte de l’établissement scolaire et donc la façon dont ils vivent et se placent dans l’établissement. Les élèves, qui travailleront à partir de matières organiques et du vivant pour construire une œuvre artistique éphémère, devront eux-mêmes parcourir et apprécier avec un nouveau regard leur établissement scolaire et les objets qui les entourent pour trouver les outils et la matière de leur création artistique. Cela leur permettra de « faire corps » et « faire art » avec le lieu physique et l’espace mental de l’établissement, qui doit devenir espace de création et de liberté. Des rendez-vous réguliers, avant et pendant le projet, seront prévus pour veiller au bon déroulé du projet dans les différentes disciplines, avec l’artiste et l’institution du 6B, avec lesquelles le collège Barbusse collabore depuis de nombreuses années et a créé des liens pérennes. Les enseignants de français et d’histoire-géographie-EMC participent aux sorties organisées.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Amélie Veyssière, plasticienne, a déjà mené plusieurs parcours Culture et Art au Collège (CAC) au sein du collège Henri Barbusse à Saint-Denis, lors des années scolaires 2022-2023, 2023-2024, 2024-2025 ainsi que l’année en cours. Depuis quatre ans, elle travaille en étroite collaboration avec Anna de Andreis, professeure de français dans l’établissement. Ensemble, elles forment un binôme solide et complice, qui facilite la co-construction des ateliers, la coordination du projet, et surtout un accompagnement attentif et individualisé des élèves dans leur démarche de création. Les restitutions des projets menés ont été présentées lors des trois premières éditions de l’exposition ACTION! au 6b, mettant en valeur l’implication des élèves et la richesse des productions artistiques réalisées. En 2025-2026, Amélie et Anna ont travaillé avec une classe UPE2A, composée d’élèves allophones nouvellement arrivés en France. Il s'agissait pour certains élèves d'une seconde année consécutive, ce qui représente un véritable atout : la continuité pédagogique a permis d’approfondir le lien de confiance, d’aller plus loin dans l’exploration artistique, et de valoriser les progrès accomplis. Travailler avec ce public particulier engage à explorer des formes d’expression où la langue n’est pas un obstacle, mais un élément parmi d’autres. L’artiste a proposé d’aborder les thématiques par le biais du geste, de l’image, de la matière et du sensible, afin d’ouvrir un espace de création où chacun peut trouver sa place, quel que soit son parcours linguistique ou culturel.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Phase 1 — « Faut pas que ça dépasse » (2h)
À partir d’une phrase familière aux élèves, une discussion collective s’engage autour des limites : règles imposées ou choisies, place du corps dans l’espace scolaire, rapport au débordement. Chaque élève reçoit un carnet de bord et une boîte de récolte pour conserver croquis, mots, photographies et fragments collectés dans le collège. Phase 2 — Les lignes d’erre (2h)
Après la découverte des « lignes d’erre » de Fernand Deligny, les élèves explorent le collège en réalisant leurs propres cartographies sensibles. Ils observent passages, seuils, couloirs ou fenêtres afin de questionner les frontières et usages de l’espace. Phase 3 — Expérimentation matière (2h)
À travers un atelier de lavis et d’encre inspiré du travail d’Amélie Veyssière, les élèves expérimentent la coulure, l’accident et le non-contrôle de la matière. L’atelier interroge la notion de limite et de débordement par une approche sensorielle. Phase 4 — Les anthotypes (2h)
Les élèves découvrent l’anthotype, technique d’impression solaire réalisée à partir de jus de plantes et de fleurs. À l’aide d’objets collectés dans le bâtiment, ils créent des images végétales éphémères qui évoluent et disparaissent avec la lumière, questionnant la trace et l’impermanence. Phase 5 — Collages grand format (2h)
Les productions réalisées — lignes d’erre, anthotypes, textes et matières collectées — sont assemblées dans des collages grand format. Pensées comme temporaires, ces œuvres seront installées puis retirées, affirmant une présence éphémère dans l’espace. Phase 6 — Demi-journée d’immersion in situ (4h)
Les élèves investissent un espace du collège pour y installer leurs productions. Collages, anthotypes et dessins dialoguent avec l’architecture : portes, fenêtres, encadrements et seuils deviennent supports de création. Cette intervention éphémère est photographiée et documentée par les élèves. Phase 7 — Installation collective (6h)
En équipes, les élèves conçoivent et réalisent une installation finale dans le collège ou au 6B. Chaque élève prend en charge une partie de l’espace. Les lignes d’erre réalisées dès le début du projet deviennent la trame de cette œuvre collective, révélant les seuils, passages et zones de débordement du lieu.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Sortie 1 — Les fresques du 13e arrondissement, Paris (3h) Déambulat ion dans le quartier Italie / boulevard Vincent Auriol pour découvrir les interventions murales à grande échelle qui habitent les façades des immeubles. Cette sortie est au cœur du projet : elle donne à voir ce que signifie intervenir sur un bâtiment, travailler avec et contre son architecture, déborder du cadre. Les élèves observent comment les artistes ont négocié avec la surface, avec la limite du mur, avec ce qui dépasse ou s’arrête. Ils documentent avec leurs carnets, en continuant leur protocole de collecte sensible. La question posée : qu’est-ce que ça change quand l’art sort du musée pour habiter un bâtiment ordinaire ? Sortie 2 — Le 6b, Saint-Denis (2h) Visite du lieu partenaire du projet, ancrage de la relation entre le collège Henri Barbusse et la structure qui porte le parcours depuis plusieurs années. Les élèves découvrent les ateliers d’artistes en résidence, dont certains travaillent sur l’espace, l’installation et l’intervention in situ. Rencontre avec un·e artiste résident·e dont la pratique résonne avec la thématique du seuil et du bâtiment habité. Cette visite prépare aussi la restitution finale : les élèves se projettent dans l’espace du 6B comme lieu possible pour leur installation. Sortie 3 — Dérive dans Saint-Denis : les seuils du territoire (2h) Sortie dans le quartier immédiat du collège pour regarder le bâti dionysien avec le regard aiguisé par le projet. Les élèves relèvent les traces, les débordements, les zones de passage dans l’espace urbain — tags, affiches décollées, végétation qui pousse entre les pavés, portes condamnées, passages couverts. Cette sortie ancre le projet dans le territoire vécu des élèves et prolonge directement la logique des lignes d’erre de Deligny : qu’est-ce que leur propre quartier donne à voir quand on le regarde comme un espace de seuils ? Sortie 4 — La Ressourcerie LéLà, Saint-Denis (2h) Visite de cette ressourcerie solidaire implantée à Saint-Denis, où les élèves collectent les matières pour leurs collages grand format — papiers, tissus, fragments divers. Cette sortie est aussi une réflexion sur la matière récupérée, celle qui a déjà eu une vie, qui porte une trace. Elle s’inscrit dans la dimension écologique du projet : travailler avec ce qui existe déjà plutôt que de produire du neuf. La ressourcerie elle-même est un espace-seuil — entre ce qui était jeté et ce qui va être réutilisé, entre la fin d’une vie et le début d’une autre.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et de débat structurent le parcours autour de trois axes : la parole des élèves sur leur espace vécu, la rencontre avec des regards extérieurs, et un retour réflexif sur les productions en cours. Ils sont co-animés par Amélie Veyssière et Anna De Andreis, avec l’intervention ponctuelle d’un·e architecte ou urbaniste. Temps 1 — Ouvrir la question (1h) En amont de toute pratique, à partir de la phrase « faut pas que ça dépasse », un échange collectif interroge la notion de limite : règles imposées ou choisies, contraintes vécues, place du corps dans l’espace scolaire. L’objectif est d’ouvrir la réflexion sans chercher de réponse unique. Temps 2 — Découverte des lignes d’erre (1h) Présentation des travaux de Fernand Deligny par Amélie Veyssière. Les élèves analysent des cartographies de déplacements et interrogent la manière d’habiter un espace. Ce temps prépare la dérive dans le collège et donne des clés de lecture sensibles du lieu. Temps 3 — Regard d’un·e architecte/urbaniste (2h) Un·e professionnel·le de l’espace bâti intervient pour analyser le collège avec les élèves : organisation des circulations, rôle des seuils, logique des volumes. Les élèves sont amenés à devenir lecteurs critiques de leur environnement quotidien. Temps 4 — Qu’est-ce qu’une trace ? (1h) Suite à la réalisation des anthotypes, une discussion porte sur l’éphémère et la disparition des images. À partir de références artistiques et de textes, les élèves questionnent la valeur d’une œuvre qui s’efface. Temps 5 — Partage des carnets (2h) Les élèves présentent leurs carnets de bord en petits groupes : lignes d’erre, photos, mots et récoltes. Ce temps met en commun les observations et fait émerger des points de vue croisés sur l’espace traversé. Temps 6 — Préparer la restitution (2h) Travail collectif sur la future installation : choix des œuvres, organisation de l’espace, intention de visite. Les élèves réfléchissent à ce que les spectateurs doivent percevoir sans tout expliciter. Ils deviennent auteurs des choix de mise en espace et des textes d’accompagnement. Temps 7 — Bilan réflexif (1h) Clôture du projet par un temps d’échange libre : évolution du regard sur le collège, perception des limites et de l’espace. Ce moment non évalué permet un retour sensible sur l’expérience et nourrit le bilan final du projet.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • L’installation collective réalisée par les élèves sera présentée dans le cadre de l’exposition ACTION! organisée par le 6b, qui valorise chaque année l’ensemble des projets d’action culturelle menés par la structure. Les élèves seront invités pour une visite spéciale, se faisant alors médiateur·rices de leur propre travail. Les familles et les partenaires pédagogiques seront également conviés. Un temps de clôture/bilan sera organisé avec l’ensemble des parties prenantes — élèves, enseignante, intervenante, équipe du 6B — pour encourager la réflexivité sur le projet mené durant l’année. Ce bilan alimentera le rapport qualitatif transmis au Département.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le parcours CAC est articulé autour des axes suivants : découvrir, inventer et pratiquer. Les élèves seront amenés à découvrir des univers artistiques et à appréhender la façon d’habiter un espace, à travers l’urbanisation mais aussi à travers la pratique qui leur permettra de s’approprier l’espace pour en faire une matière de réflexion et de construction à la fois personnelle et commune (œuvre collective, œuvre qui doit vivre avec les autres élèves du collège), à travers le prisme de la transformation et réinvention abstraite.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • L’égalité hommes-femmes est au coeur de la pratique de l’intervenante qui, notamment par sa position de femme, veille attentivement à transmettre ces valeurs d’égalité, à respecter les valeurs d’inclusivité pendant les séances de pratiques artistiques avec les élèves et à les impliquer directement dans une démarche artistique qui place les femmes et les hommes sur le même pied d’égalité. Par ailleurs, le thème du projet sera propice à un questionnement citoyen sur l’égalité dans le cadre d’un travail sur le déplacement, l’espace des femmes et des hommes dans un contexte urbanisé.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La transition écologique sera abordée dans le cadre de la visite de la ressourcerie LéLà à Saint-Denis. Le projet s’ancre également dans une réflexion sur la matière récupérée, celle qui a déjà eu une vie, qui porte une trace. Il propose de travailler avec ce qui existe déjà plutôt que de produire du neuf.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles sont pleinement associées au projet afin de renforcer le lien entre le collège et le parcours artistique des élèves. Elles sont invitées à différents moments clés : un temps de présentation en amont du projet permet de leur en expliquer les enjeux, les étapes et les démarches pédagogiques engagées. Des invitations peuvent également être proposées pour assister à certains temps forts, comme les sorties, les phases d’immersion dans le collège ou les moments de création collective. Cette implication se prolonge jusqu’à la restitution finale. L’exposition prévue en juin 2027 constitue un temps fort ouvert aux familles, leur permettant de découvrir les productions réalisées tout au long du projet : cartographies sensibles, expérimentations plastiques, images éphémères et installation collective. Ce moment de partage rend visible le processus de travail autant que les œuvres finales, et valorise l’engagement des élèves. Au-delà de la simple présentation, cette ouverture aux familles vise à créer un véritable espace d’échange autour de l’expérience vécue par les élèves, de leur regard sur l’établissement et de leur rapport à la création artistique.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles sont pleinement associées au projet afin de renforcer le lien entre le collège et le parcours artistique des élèves. Elles sont invitées à différents moments clés : un temps de présentation en amont du projet permet de leur en expliquer les enjeux, les étapes et les démarches pédagogiques engagées. Des invitations peuvent également être proposées pour assister à certains temps forts, comme les sorties, les phases d’immersion dans le collège ou les moments de création collective. Cette implication se prolonge jusqu’à la restitution finale. L’exposition prévue en juin 2027 constitue un temps fort ouvert aux familles, leur permettant de découvrir les productions réalisées tout au long du projet : cartographies sensibles, expérimentations plastiques, images éphémères et installation collective. Ce moment de partage rend visible le processus de travail autant que les œuvres finales, et valorise l’engagement des élèves. Au-delà de la simple présentation, cette ouverture aux familles vise à créer un véritable espace d’échange autour de l’expérience vécue par les élèves, de leur regard sur l’établissement et de leur rapport à la création artistique.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet s’intègre entièrement dans le projet d’établissement du collège, prévu pour 2023-2027. Les axes 1 et 2 du projet proposent de “former au vivre ensemble pour garantir à chacun des conditions de travail de qualité, de favoriser la solidarité, un climat serein dans l'établissement, l'esprit d'équipe chez les élèves” et de “transmettre les valeurs civiques, une éducation solidaire, une démarche de développement durable appropriée par tous”. Le projet vise à questionner la limite et le débordement, limite que les élèves subissent mais s’imposent également trop souvent. Il propose également aux élèves, par le biais des déambulations proposées, de questionner leurs lieux de vie (l’établissement scolaire, la ville de Saint-Denis, la ville de Paris, l’urbanisation) et d’appréhender ces lieux de vivre-ensemble comme des matériaux de création, de partage et d’expérience. Le projet souhaite leur proposer de penser la ville, le débordement, l’erreur, le passage, comme autant de seuils et d’espaces de liberté. Questionner la limite et le débordement permet également une réflexion sur la limite, sur ce qu’elle représente comme citoyen ou citoyenne, de questionner, avec un esprit critique, la règle. L’axe 4 du projet d’établissement propose de promouvoir les activités artistiques, avec les institutions, notamment grâce au PASS CULTURE. Les nombreuses sorties prévues dans le cadre du projet permettront aux élèves de redécouvrir la ville comme un lieu de culture, de découvrir des lieux culturels et engagés dans le développement durable et d’acquérir une culture personnelle. Il favorise également le développement de la sensibilité des élèves et de leur expression, en développant leur imagination et en permettant de poser un nouveau regard sur ce qui entoure les élèves. Enfin, le projet permet de renforcer le partenariat existant avec le 6B, institution culturelle de la ville.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Le collège Henri Barbusse dispose d’un espace numérique de travail : https://barbusse-saintdenis.webcollege.seinesaintdenis.fr Cet espace est régulièrement approvisionné par différents acteurs du collège (la conseillère principale d’éducation, la personne ressource TICE et le personnel de direction). D'apparence graphique agréable, l’espace est régulièrement visité par les parents d’élèves et pourrait permettre la mise en valeur des différentes actions réalisées au cours du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet CAC s’inscrit dans plusieurs domaines du socle commun du cycle 4 et articule pratiques artistiques, réflexion sensible et travail collectif. Volet 1 : Les langages pour penser et communiquer Le projet mobilise différents langages — artistique, corporel, littéraire et technique — afin de permettre aux élèves de réfléchir, s’exprimer et créer. Le travail mené en français accompagne la création plastique collective à travers l’écriture, l’oral et l’usage d’un vocabulaire lié à l’architecture, à la ville et aux arts. Volet 2 : Les méthodes et outils pour apprendre Le projet repose sur une démarche collaborative et interdisciplinaire. Les élèves utilisent des outils variés de recherche, d’observation, d’écriture et de création plastique. Les déambulations dans l’établissement et les productions collectives favorisent l’autonomie, la coopération et l’expérimentation. Volet 3 : La formation de la personne et du citoyen Le projet invite les élèves à questionner les notions de limite, d’erreur, de débordement et de règle. Il les amène à réfléchir à leur place dans l’école, la ville et la société, tout en développant une approche sensible et critique du monde. Les élèves apprennent à exprimer émotions et ressentis, et abordent également les enjeux écologiques à travers l’utilisation de matériaux de récupération. Volet 4 : Les systèmes naturels et techniques Le projet permet d’explorer les relations entre corps, espace et environnement. Les élèves transforment leur lieu de vie par une pratique artistique mêlant approche sensible, observation et expérimentation matérielle. Volet 5 : Les représentations du monde et de l’activité humaine À travers l’étude des traces, des déplacements et de l’occupation des espaces, le projet interroge la manière dont les individus habitent les lieux. Il invite les élèves à porter un regard critique sur l’espace urbain, l’architecture et les formes d’appropriation du territoire. Français Le projet s’inscrit pleinement dans les programmes de cycle 4, notamment en 4e autour de la ville, des valeurs sociales et de l’expression de soi. Les élèves produisent des écrits variés et créatifs, à l’écrit comme à l’oral, en lien avec les pratiques artistiques et les émotions traversées pendant le projet. EMC Le projet nourrit une réflexion morale et civique sur la place de l’individu dans la société, le vivre-ensemble et les enjeux écologiques. Il participe au développement d’une culture de l’engagement, du jugement critique et de la sensibilité citoyenne.

Application MICACO | Date : 01/07/2026