Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

L’altérité en clichés

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Georges Braque
  • Ville : NEUILLY-SUR-MARNE
  • Classe : 5ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Olivier Donnars est un photojournaliste, auteur et photographe documentaire spécialisé dans les actualités sociales et en santé publique (il travaille notamment sur la lutte contre le VIH). Initialement rédacteur, il se spécialise depuis 10 ans dans le photojournalisme et anime depuis 7 ans des ateliers d’éducation aux médias et à l’information au travers de la photographie de presse, notamment via l’association Parole de Photographes dont il est responsable pédagogique. Indépendant, il collabore avec différents médias : La Croix, Libération, Le Monde, L’Humanité, Sciences et Avenir, Têtu, Le Point, Le Monde des Ados… Ses reportages mêlent photographies et textes pour mieux rendre compte des situations et contextes. Il a de plus exposé ses travaux à diverses occasions : au festival OFF rencontres photographiques d’Arles (2023 et 2024), Festival Barrobjectif (2024), Les Nuits photographiques de Pierrevert (2020, 2021…). Il reçoit en 2015 un prix au Grand Prix Match du photoreportage étudiant avec « Sida, une vie en survie » et en 2019 pour « L’or sale du Pérou » au Global Health Journalism Grant. Il termine actuellement un reportage sur une unité de soin pluridisciplinaire à l’hôpital de Montreuil qui prend en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles (excision), qui sera publié dans MNH magazine (magazine de la Mutuelle nationale des hospitaliers). Il poursuit de plus un travail documentaire à Derry en Irlande du Nord, sur la division persistante entre la communauté républicaine irlandaise et la communauté loyaliste britannique. Certaines photos ont été publiées dans la presse (Libération, Orient XXI, Les Jours, Geo Ado, La Chronique d’Amnesty International), et le projet a aussi été exposé en 2025 au festival des Nuits photographiques de Pierrevert. Enfin, il mène actuellement une résidence invité dans la ville de Ham (Somme) pour faire un travail documentaire sur la transmission du patrimoine ouvrier et industriel de cette ville. Olivier Donnars analyse notamment dans ces travaux, partant de sujets sociaux ou de santé publique, ce qui fait groupe, comment se crée et se soude une communauté, dans une réflexion sur le collectif.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Olivier Donnars propose aux élèves de créer leur propre récit documentaire photographique, transmettant sa pratique journalistique autour des sujets sociaux et des réflexions sur ce qui fait groupe. En accord avec les objectifs pédagogiques des professeurs impliqué.e.s, il accompagnera ainsi les élèves dans la réalisation de reportages autour du voyage et de l’altérité. Les élèves, en lien avec cette thématique générale, seront accompagnés dans chaque étape du projet : choix des sujets, prises de vue, sélection des images, écriture des légendes, conception de la restitution. Chaque élève pourra ainsi, individuellement ou par groupes, développer une courte série photographique documentaire. Au travers de ce projet, les élèves seront accompagnés dans l’analyse d’images dans une perspective d’éducation aux médias. L’objectif sera de mieux comprendre et appréhender les images qui circulent dans les médias et les réseaux sociaux, et d’identifier les mécanismes de manipulation visuelle et de désinformation (fake news, cadrage, contexte, détournement). En expérimentant et en échangeant sur le sujet, le projet permettra de travailler sur l’esprit critique et de traiter la question de l’altérité d’un point de vue médiatique et citoyen : « L’atelier invite les élèves à réfléchir à la manière dont les images peuvent influencer les perceptions et les préjugés. L’analyse d’images issues de l’actualité permettra d’aborder : les stéréotypes sociaux, les représentations médiatiques de certains groupes, les mécanismes de simplification ou de caricature. La pratique photographique permettra aux élèves de produire leurs propres récits visuels, valorisant la diversité des expériences et des regards. » Après ces temps d’analyse d’images et d’initiation à la narration photographique, les élèves seront ainsi accompagnés dans la réalisation de leurs propres sujets en veillant à poser un regard conscientisé sur les sujets qu’ils.elles choisiront (au sein de leur établissement ou de leur quartier), et la manière dont ils les présenteront par la photographie et le texte. Les travaux, selon les choix des élèves, pourront ensuite être présentés sous forme d’exposition ou de publication collective.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Olivier Donnars propose d’accompagner les élèves dans la réalisation de séries photographiques documentaires autour du voyage et de l’altérité, mêlant prises de vue et textes. Les élèves seront sensibilisés à la lecture critique d’images médiatiques, afin de produire leur propre série de manière conscientisée et de présenter une exposition ou une publication collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Olivier Donnars n’a jamais mené de parcours CAC ou AGORA. Il a cependant de l’expérience dans l’éducation aux médias et à l’image, et sera accompagné par l'association comme mentionné précédemment.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1 (2h) : Découverte du photojournalisme Présentation du métier, analyse d’images de presse, discussion autour du rôle de la photographie dans l’information. Séance 2 (2h) : Comment lire une image ? Décryptage d’images médiatiques : cadrage, hors-champ, contexte, légende. Séance 3 (2h) : Images et fake news. Analyse de cas concrets de désinformation visuelle (images sorties de leur contexte, retouches, montage) et utilisation d’outils en ligne de fact checking. Séance 4 (2h) : Initiation à la narration photographique. Comment raconter une histoire avec des images : choix du sujet, point de vue, séquence. Les élèves s’exercent au sein de leur collège. Séance 5 (2h) : Définition des sujets. A partir du thème de l’altérité et du voyage, brainstorming avec les élèves sur les sujets que cela peut recouvrir et discussion sur des lieux, événements ou personnes du collège ou de la ville pouvant faire l’objet de reportages ou de portraits. Choix des sujets. Séance 6 (2h) : Préparation des reportages. Les élèves formalisent leurs intentions : que quoi vont-ils.elles parler ? Comment souhaitent-ils.elles aborder leur sujet ? Comment peuvent-ils.elles réaliser des prises de vue dessus ? Initiation à l’interview (règle des 5W) et rédaction de plusieurs questions qui pourront être posées lors des reportages. Séance 7 et 8 (2x2h). Prises de vue et réalisation. Sorties photographiques dans l’établissement ou le quartier. Interviews sur place des personnes ressources identifiées ou croisées. Séance 9 : Édition et sélection des images Apprendre à choisir, organiser et légender une série photographique. Séance 10 : Préparation de la restitution Construction d’une exposition ou d’une publication collective.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties proposées dans le cadre de ce parcours auront pour objectif d’ouvrir la thématique de l’altérité et des réalités qu’elle peut recouvrir, du voyage, et d’approfondir le travail d’éducation aux médias et à l’information réalisé en ateliers : - Atelier « Dessine ton actu » à la BNF : après une présentation de l’histoire et des enjeux du dessin de presse et une discussion autour d’un sujet d’actualité en 2026, les élèves réalisent leur propre dessin de presse. Ils.elles appondissent ainsi leurs connaissances sur les médias et sur la narration par l’image, ici dessinée. - Parcours-Atelier « Cultures en partage : juifs, musulmans » au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme : « Histoire, rituels, nourritures, sciences sont autant de domaines que les élèves explorent au travers d'un jeu suivi d'une visite pour appréhender points communs et divergences de chacune des cultures abordées ». Une visite guidée du musée sera suivie d’un atelier de création artistique sur métal, et permettra aux élèves de se focaliser la notion d’altérité en prenant des exemples concrets. - Spectacle « Mali Futur Live », théâtre du Rond-Point (mai 2027) : « Cap sur l’Afrique en direct de Bamako où Diarrah Dembelé et Kassim Dagnogo nous invitent à les suivre, à pied ou à moto, dans leurs pérégrinations en live stream. Embarqué dans un plan-séquence trépidant, au coeur des rues bouillonnantes de la capitale malienne, le public vit une expérience hors norme de voyage sur place. Devant l’écran, fenêtre sur le monde, un griot fait le lien, kora et sampler en main, pour nous inviter à traverser l’espace et le temps. » - Selon la programmation du Musée National de l’Histoire de l’Immigration, une visite guidée d’une exposition temporaire pourra également être organisée. - Selon la programmation des lieu culturels en 2026-2027, nous pourrons également aller découvrir le travail d’un.e photojournaliste (pistes : Jeu de Paume, MEP).

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion proposés dans le cadre de ce parcours auront tout d’abord comme objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et étapes du projet pour les élèves : - Une présentation de projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse pour expliciter les enjeux et le cadre dans lequel s’inscrit ce projet - Des temps de discussion réguliers durant les ateliers et en dehors pour expliciter la démarche, préparer les sorties et échanger sur la thématique du projet au fil des découvertes. - En classe, des temps de focus sur un aspect de la thématique en lien avec les matières enseignées et le programme de 5e. - Un temps de bilan à la fin du projet pour recueillir les retours des élèves, récapituler l’ensemble du parcours, échanger et débattre autour du sujet au regard des connaissances acquises. D’autres temps seront organisés pour débattre et élargir la réflexion avec les élèves : - Une intervention en classe du journaliste Maxime Bayce autour des fake news et du paysage médiatique en France (concentration des médias, notions de ligne éditoriale, neutralité journalistique,…). - Une intervention de l’association Philomoos autour de la Tolérance : après un débat philosophique adapté à l’âge des élèves sur la notion de tolérance en lien avec l’altérité, les élèves créent accompagné.e.s d’une artiste des affiches questionnant les préjugés.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Le travail des élèves sera présenté à la communauté éducative, à leurs camarades et aux parents invité.e.s lors d’un temps convivial. Il prendra la forme, selon le choix journalistique des élèves, d’un vernissage d’exposition ou d’un temps de lancement d’un magazine. Après une présentation de leur projet par les élèves, ils.elles répondent aux questions du public pour expliciter leur démarche et leurs choix. La restitution se conclura par un temps de goûter partagé.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Ici, les élèves seront impliqués dans l’ensemble du processus de création des reportages photographiques : choix des sujets, prises de vue, sélection des images, écriture des légendes, choix de la forme finale du projet. De plus, Olivier Donnars portera une attention particulière à la valorisation du regard personnel des élèves : « Chacun développe une courte série photographique documentaire. Des discussions collectives permettent également de confronter les points de vue et de réfléchir aux responsabilités liées à la production et à la diffusion d’images. »

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Ici, la question de l’égalité femmes-hommes pourra être traitée dans les reportages des élèves sous le prisme de l’altérité, selon les choix éditoriaux qu’ils.elles feront. De plus, Olivier Donnars veillera à proposer, lors de temps d’analyse critique des médias, la question de la représentation des femmes et des hommes : « Les élèves observeront comment les médias peuvent reproduire des stéréotypes de genre, invisibiliser certaines figures ou au contraire proposer des représentations plus égalitaires. Dans leurs propres projets photographiques, ils seront encouragés à interroger les rôles sociaux et les représentations, en veillant à produire des images respectueuses et inclusives. »

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Les projets départementaux permettent à l'établissement de répondre aux objectifs visés dans son projet. L'Axe 1 porte sur le fait de « Fédérer l'ensemble de la communauté scolaire dans une perspective de réussite des élèves » et l'Objectif n°2 a pour thématique « Redonner du sens aux apprentissages en tenant compte de la diversité des élèves ». Ainsi, un projet AGORA comme celui-ci permet de remobiliser les élèves en difficulté et en situation de décrochage par l'écriture, la narration photographique, la prise de vue, l'édition et la sélection des images. Les élèves acquièrent ainsi des compétences qui leur font gagner en assurance et en autonomie. Le choix du dispositif AGORA s'avère pertinent car il permet à toute une classe de rentrer dans une dynamique médiatique. Cette logique inclusive garantit une équité d'accès à la formation citoyenne. De plus, l'Axe 3 « Développer une politique partenariale » et son Objectif 2 « Valoriser les activités culturelles et sportives » ont pour ambition de nouer des partenariats avec différents acteurs tels que le Département avec les projets CAC et/ou AGORA, en apportant d'autres formes de cultures basées sur la dynamique d'ateliers et de projets concrets. Les sorties proposées dans le cadre de ce parcours permettront aussi aux élèves de passer de la sphère locale à la rencontre de lieux culturels classiques tels que la BnF ou le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme. Dans le cadre de l'éducation aux médias, il est également possible de créer des liens avec l'atelier média cycle 3 en 6ème et l'atelier média qui ouvrira à la rentrée pour le cycle 4 (5ème, 4ème, 3ème). Des ponts sont également possibles avec les projets des collègues en 4ème (concours de Une, BD reportages), favorisant les rencontres entre classes et renforçant la cohésion scolaire et la dimension citoyenne de l'établissement.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Au cours du projet, l'ENT pourra être utilisé par les élèves pour garder une trace de leurs recherches ainsi que de leurs productions. L'ENT pourra aussi permettre de sauvegarder les documents qu'iels auront étudiés au cours des premières séances du projet. Les informations concernant le projet (présentation du projet aux familles, avancées du projet, invitation à la restitution) pourront faire l'objet d'une communication sur le site internet du collège. Le site internet et les réseaux sociaux de l’association pourront aussi être mobilisés pour valoriser le travail des élèves et certaines étapes du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Pour le Français, le projet s'articule avec le programme de 5ème. Il s'inscrit dans la perspective annuelle : « Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d'autrui et du monde », via l'entrée : « Voyager en poésie : Du monde entier au cœur du monde ». Les élèves s'interrogent sur le voyage et l'altérité. Le projet s'inscrit dans l'entrée « Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire », où ils étudient des œuvres littéraires et artistiques à visée critique. Le projet travaille la compétence de lecture, notamment la sous-compétence « Comprendre, interpréter, apprécier » (Formuler un jugement fondé sur des émotions, sur des critères esthétiques, sur des idées et des valeurs / Apprendre à recourir à quelques outils d'analyse pertinents) et la sous-compétence « Appréhender une œuvre dans des contextes artistiques variés » (Comparer les langages différents d'une œuvre littéraire et d'une œuvre artistique / Tirer parti des informations sur le contexte de production d'une œuvre pour la comprendre et l'interpréter). Pour l'Histoire-géographie et EMC, le projet s'ancre dans le programme d'EMC de 5ème. Le thème « Agir pour l'égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations » vise à comprendre la question de l'altérité. Le photojournalisme sera traité dans les reportages sous le prisme de l'égalité homme-femme et contre toutes les formes de discrimination (genre, orientation sexuelle, origine, handicap, etc.). Il développe les aptitudes : écoute, observation, réflexion, discernement, esprit critique ; exprimer ses ressentis et l'empathie ; l'implication collective ; ou la participation à un débat pour résoudre les conflits et prendre des décisions. Pour l'EMI, l'étude des images et des fakes news inscrit les élèves dans une démarche active et développe les compétences numériques (CRCN). En anglais, le projet s'ancre dans l'axe « Le réel et l'imaginaire » et l'objet d'étude « Un imaginaire nourri de clichés : les images véhiculées par les médias sur les pays anglophones ». Les élèves découvrent les pays anglophones et leurs stéréotypes. Ils étudient comment la France et les Français sont perçus dans le monde anglophone. Cela permet une compréhension nuancée des réalités culturelles. Les élèves enrichissent leur vocabulaire d'analyse d'image et mobilisent des compétences en décrivant, analysant et interprétant des documents visuels. Les activités (analyse d'images, production de légendes, présentation de reportages) développent compréhension et expression, à l'oral et à l'écrit.

Application MICACO | Date : 01/07/2026