Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

L’affiche à travers l’Histoire, symbole de résistance

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean de Beaumont
  • Ville : VILLEMOMBLE
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Né à Alger en 1976, Pablo Cots vit et travaille à Paris. Son travail artistique repose sur une exploration des cultures urbaines et une certaine nostalgie de l’adolescence. Issu de la pratique du skate et du graffiti, il développe une approche multidisciplinaire mêlant peinture, dessin, graphisme, édition et installation. Formé au graphisme puis diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il construit une œuvre à rebours des esthétiques numériques dominantes, en revendiquant une approche “pré-internet” fondée sur le fait main, la récupération et les modes de production artisanaux. Son travail s’ancre dans une observation attentive de l’environnement urbain. À la manière d’un archéologue du présent, il documente ses explorations — friches, zones industrielles, mobiliers urbains, terrains de skate — pour en extraire des formes, des signes et des typographies qu’il réassemble ensuite dans des compositions picturales. Les paysages qu’il produit, souvent désertés de figures humaines, mettent en évidence les traces laissées par l’activité humaine, qu’il considère comme les hiéroglyphes contemporains. Cette attention portée à l’ordinaire, au “laid” ou au marginal, lui permet de revaloriser des éléments souvent invisibilisés du paysage urbain. La typographie occupe une place centrale dans sa pratique. Nourri par ses observations du quotidien, il développe un travail graphique où les mots deviennent matière visuelle, capables d’agir sur l’espace. Parallèlement, il produit des fanzines inspirés des codes DIY des années 1980, à l’esthétique brute, prolongeant son intérêt pour les formes de diffusion alternatives et les cultures adolescentes. Son travail d’installation repose sur l’accumulation d’objets, de matériaux récupérés et de fragments d’images, mis en scène dans des espaces qui évoquent des univers intimes et saturés de références. Pablo Cots a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger, notamment à la Galerie Bernard Jordan (Paris), au Centquatre dans le cadre de la Foire Foraine d’art contemporain, ainsi qu’au FRAC Bretagne lors de la Biennale d’art urbain avec le projet Partir un jour, consacré au graffiti français au-delà des frontières. Actuellement, il poursuit un projet d’exposition autour des productions visuelles issues des imprimeries clandestines pendant la guerre d’Algérie, commencer en 2024, en lien avec son histoire familiale. À travers ce travail, il interroge la puissance politique et visuelle du langage imprimé, en rendant hommage à ces formes de résistance en les réactivant par la peinture, la typographie et l’édition. Son actualité comprend plusieurs expositions à venir autour de ses peintures de paysages urbains et de signes graphiques, notamment à la Galerie Bernard Jordan (été ou automne 2026) et à La Villette (été 2026). Articulation du parcours avec ces projets
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Pablo Cots va accompagner la classe de 3e du collège Jean de Beaumont à Villemomble dans les méandres de ses recherches actuelles, autour des formes visuelles et typographiques associées aux mouvements politiques et aux luttes d’émancipation. Nourri par son intérêt pour les productions graphiques issues de contextes de résistance, qu’il s’agisse des imprimés clandestins de la Seconde Guerre mondiale, des affiches militantes ou des slogans liés aux luttes sociales du front populaire, l’artiste propose aux élèves d’explorer la puissance des mots et des images dans des contextes historiques marqués par l’engagement. Dans le cadre des 90 ans d’anniversaires du Front populaire, les élèves seront amenés à travailler sur un corpus de références issues de ces périodes, notamment à partir de documents d’archives accessibles via Gallica (BnF). Ce travail de recherche, mené en lien avec l’enseignant·e d’histoire et le parcours culturel, permettra d’identifier des slogans, titres de presse ou formes visuelles caractéristiques des mouvements de résistance et des conquêtes sociales (congés payés, droits des travailleurs, accès aux loisirs). À partir de cette matière, les élèves entreront dans un processus de création inspiré des techniques artisanales de l’époque. Ils expérimenteront différentes formes d’écriture graphique, slogan, typographie, composition simple, en cherchant à produire des images lisibles, efficaces et engagées. Le travail portera notamment sur la relation entre texte et image, le choix des mots, leur mise en forme et leur impact visuel. Les ateliers mobiliseront des techniques de production accessibles et concrètes, telles que le pochoir, l’impression à la gomme ou la peinture, en écho aux modes de fabrication des affiches et tracts clandestins. Cette approche rejoint la pratique de Pablo Cots, attachée au fait main, à la récupération et à une esthétique directe, issue des cultures urbaines et du graphisme DIY. Au-delà de la réalisation d’affiches, le parcours permettra aux élèves de comprendre comment les formes graphiques participent à la construction de discours politiques et à leur diffusion. Ils apprendront à observer leur environnement visuel, à constituer une banque d’images, à développer une idée à partir de croquis, puis à la traduire dans un format final en tenant compte des contraintes de composition et de lisibilité. À travers ce travail, Pablo Cots transmet aux élèves son intérêt pour la typographie comme outil de sens et d’action : le choix d’une forme de lettre, d’un mot ou d’une couleur n’est jamais neutre, mais participe à la manière dont un message est perçu et partagé. Les élèves sont ainsi invités à produire des images qui, à leur échelle, prolongent cet héritage des formes graphiques engagées, en rendant visibles des idées, des valeurs ou des mémoires.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le parcours propose à une classe de 3e du collège Jean de Beaumont (Villemomble) d’explorer les formes graphiques liées aux luttes sociales du Front populaire et aux mouvements de résistance. À partir d’archives (affiches, tracts, presse), les élèves conçoivent leurs propres visuels. En mobilisant typographie, dessin et techniques d’impression, ils développent une pratique artistique engagée et une compréhension du pouvoir des images

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Pablo Cots a déjà mené plusieurs parcours dans le cadre du dispositif Culture et Art au Collège. Il est intervenu auprès d’une classe de 6e au collège Elsa Triolet à Saint-Denis, ainsi qu’auprès d’une classe de 3e au collège Gabriel Péri à Aubervilliers. Dans ce cadre, il a proposé des ateliers de linogravure et de pochoir autour des formes graphiques liées aux mouvements de résistance, permettant aux élèves d’explorer les liens entre création visuelle et engagement historique

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • En amont des ateliers, les élèves auront mené un premier travail de recherche en lien avec leur professeur d’histoire, à partir de consignes définies avec l’artiste. Séance 1 (2h) : Présentation et réflexion collective Présentation du travail de Pablo Cots et des enjeux du projet. À partir de documents visuels, les élèves engagent une discussion collective autour des notions de slogans, de symboles et de messages. Un brainstorming permet de faire émerger des mots-clés, des idées et des références. Séances 2 et 3 (4h) : Recherches graphiques et premiers croquis Les élèves présentent les mots et slogans. Des références graphiques sont projetées afin d’ouvrir des pistes de réflexion. À partir de cette matière, les élèves réalisent des croquis simples, Les premières compositions sont ensuite sélectionnées et adaptées à un format d’affiche. Séance 4 (2h) : Initiation au pochoir (tests) Découverte de la technique du pochoir à partir d’exemples et de supports vidéo. Poursuite par des exercices pratiques Premiers essais de mise en œuvre. Séance 5 (2h) : Création des fonds (tests) Réalisation de fonds colorés sur papier , en expérimentant différentes techniques (aplats, textures, projections). Ce travail prépare les supports destinés aux essais de pochoir. Séance 6 (2h) : Tests d’impression au pochoir Mise en pratique de la technique sur les fonds réalisés. Les élèves expérimentent les effets visuels, testent les couleurs et prennent conscience des contraintes techniques liées à l’impression. Séance 7 (2h) : Analyse et passage au format final Temps de débrief collectif autour des productions réalisées : identification des réussites, des difficultés et des choix graphiques pertinents. Séance 8 (2h) : Réalisation des pochoirs finaux Les élèves reportent leur composition définitive sur bristol, affinent leur dessin et procèdent à la découpe du pochoir. Un travail de précision est attendu pour garantir la qualité des impressions. Séance 9 (2h) : Création des fonds définitifs Réalisation des fonds en grand format, avec une diversité de techniques (éponge, projection, pinceau, bombe, dégradés). Production - plusieurs variations afin d’explorer des combinaisons visuelles. Séance 10 (2h) : Impression des affiches finales Application des pochoirs sur les supports préparés. Chaque élève réalise plusieurs affiches, en variant les couleurs et les effets. Ce temps permet d’aboutir à une série d’images graphiques finalisées, inspirées des codes des affiches et imprimés engagés

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties proposées dans le cadre de ce projet visent à approfondir la connaissance de la Résistance et des luttes d’avant-guerre. Elles contribuent également à développer les capacités des élèves et à les ouvrir à de nouvelles formes de stimulation, afin de consolider leurs acquis historiques, à travers des ateliers, des visites de musées et des rencontres. -Visite du musée d’Histoire Vivante de Montreuil, possède un fond d’archives d’affiches On envisage de visiter l’exposition « 1936, nouvelles images, nouveaux regards sur le Front populaire », richement illustrée de plus de 50 images et présentée en 15 panneaux, offre un aperçu synthétique de l’exposition. -Résister à travers le médium photographique, avec des expositions pressenties au BAL et au Jeu de Paume. -Visite au musée de la libération de Paris, musée Jean Moulin en partenariat avec le mémorial du mont Valérien. On propose un parcours inter-musées avec le Mémorial national du mont-Valérien pour découvrir les destins des membres du groupe Manouchian et l’engagement des étrangers dans la Résistance au tour de l’affiche rouge. Outil de propagande nazie, raciste et antisémite, l’Affiche rouge représente des membres du groupe Manouchian, choisis « parce qu’à prononcer [leurs] noms sont difficiles* », et pour réduire les actions de la Résistance à des actes de banditisme. -Musée de la Résistance Nationale de Champigny L’histoire de la Résistance se raconte au travers d’objets, de photos et de documents illustrant les parcours d’hommes et de femmes ayant combattu en France contre l’Occupation et l’État français. -Visite d’exposition à la BNF à l’occasion de l’anniversaire du front populaire. La BNF proposera une exposition sur le thème du front populaire à travers les « affiches du fond Gallica».

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • -Une intervention Annie Mako, philosophe abordera la question de la liberté Au Musée de la Résistance nationale, une rencontre est envisagée avec Xavier Aumage, archiviste du musée. Cette intervention permettra d’aborder le fonds photographique du journal « Le Matin », constitué par plusieurs acteurs majeurs de la presse parisienne et nationale au XXe siècle. Ce corpus, produit notamment dans les locaux du boulevard Poissonnière et de la rue du Faubourg Poissonnière à Paris, offre un regard précieux sur la fabrication et la diffusion des images dans le contexte historique étudié. Une visite-atelier intitulée « Souviens-toi ! La Libération » sera également proposée à la Bibliothèque nationale de France. Munis d’un carnet de « reporters de guerre », les élèves parcourront les collections pour observer, documenter et croquer des objets patrimoniaux. À la manière de journalistes, ils sélectionneront un document, mèneront une enquête à partir des ressources disponibles (notamment numériques), puis produiront un article ou une analyse iconographique. Ce travail sera restitué à l’oral, en partageant un regard personnel sur ces témoignages historiques. Tangui Perron est depuis trente ans l'un des principaux spécialistes des rapports entre mouvement ouvrier, syndicalisme et cinéma.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution de ce travail sera organisée au sein du collège, offrant aux élèves l’occasion d’expliquer leur démarche au public invité : communauté éducative, élèves et familles. À cette occasion chaque élève réalise une ou deux affiches en variant les couleurs et les effets, afin d’aboutir à une série d’images graphiques finalisées, inspirées des codes des affiches et des imprimés engagés.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. La proposition de Pablo Cots s’inscrit dans ce processus d’implication et d’inclusion où les élèves sont amenés à interagir les uns avec les autres pour réaliser des créations individuelles tout en s’aidant et en s’appuyant sur les conseils et le regard de leurs camarades.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Enfin, nous veillerons également à sensibiliser, autant que possible, au rôle et à la place des femmes dans les mouvements de résistance mais aussi dans le monde du graff. Ceci dans le but de bousculer les idées selon lesquelles les femmes seraient absentes de certains domaines artistiques et / ou historiques afin que l’Histoire ne se raconte plus seulement au masculin.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant desrestitutions sur le territoire) D’autres initiatives ou bonnes pratiques pourront être mises en place suivant le déploiement du projet, la dynamique de classe et les possibles (appel aux parents pour compétences particulières, atelier ouvert…)

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet de Pablo Cots s’intègre complétement aux différentes entrées du projet d’établissement du collège Jean de Beaumont. Il fait notamment référence à l'axe II,5 du projet d'établissement : II/ ACCOMPAGNER TOUS LES ELEVES VERS LA REUSSITE 5. Favoriser l’ouverture culturelle et sur le monde Pour répondre aux objectifs éducatifs du socle commun, l'élève doit être sensibilisé à la culture humaniste, avoir des connaissances et des repères, faire preuve de sensibilité, d’esprit critique et de curiosité. Dans le cadre du volet citoyen, la classe aura pour mission de présenter son projet aux autres classes et aux parents afin d’expliciter les objectifs du projet et les différentes valeurs qu’il véhicule. Le parcours s’intègre bien aux différentes compétences du socle commun de connaissance, de compétences et de culture. Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer : comprendre et s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit. Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre : coopération et réalisation de projets Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen : expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres Domaine 5 : les représentations du monde et l’activité humaine : organisation et représentation du monde.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L'ENT est un outil de communication essentiel entre les élèves, les familles et les enseignants. Un journal de bord avec photos à l'appui sera mis en place dès les premiers ateliers. Cela permettra de suivre l'évolution du projet et de constituer une base de données à exploiter pour la restitution finale du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet de Pablo Cots permettra de mettre en application les différents axes des programmes d’arts plastiques, d’histoire, de langues et de français et de mettre en œuvre différentes opérations relevant des savoir-faire indiqués dans le programme de chacune de ces disciplines. Tout d’abord, ce projet prend en compte les processus de création artistique et littéraire, valorise la démarche personnelle de l’élève et développe son regard critique. L’oral prendra aussi une part importante dans ce projet, ainsi les élèves seront amenés à exercer leurs facultés d’expression, d’éloquence et de persuasion. Ils apprendront ainsi à défendre une opinion et à exprimer un choix face à leurs pairs. En arts plastiques : entrée du programme : La représentation ; images, réalité et fiction/ Les images et leurs relations au réel/ La création, la matérialité, le statut de l’œuvre. Dans ce cadre, l’objectif est de montrer à l’élève : • Le statut de l’affiche (œuvre artistique ? outil de communication ?) • Les techniques graphiques (dessin, collage, numérique…) • La diffusion (presse, rue, réseaux) • Le pouvoir des images • Le message et l’intention • Les codes visuels de communication En français : entrée du programme : Agir dans la cité : individu et pouvoir/ Dénoncer les travers de la société Renforcement du travail d’expression écrite et de l’analyse de l’image (Exercices présents dans les sujets du DNB) : Il s’agit dans le cadre de l’analyse d’une affiche de travailler avec l’élève sur l’argumentation visuelle et ses enjeux : • Défendre une idée • Chercher à convaincre ou à faire réagir • Utiliser des procédés (symboles, analogies, exagération) • Renforcer des méthodes de recherche documentaire : savoir relever, trier et synthétiser des informations pour en faire une affiche. En histoire/ EMC : entrée du programme : L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) Les caricatures et affiches sont souvent utilisées pour étudier la propagande, pour analyser les tensions internationales ou la critique politique. Dans ces cadres, l’objectif est de : • Comprendre comment une image transmet un message politique • Identifier les procédés de persuasion (exagération, symboles, stéréotypes) • Développer l’esprit critique face aux médias • Le rôle de la caricature dans le débat démocratique • Les limites de la liberté d’expression (respect, lois, etc.) • La distinction entre information, opinion et manipulation

Application MICACO | Date : 01/07/2026