Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Cabinet de curiosités photographiques

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Aime et Eugenie Cotton
  • Ville : LE BLANC-MESNIL
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Emilio Chiofalo est un photographe basé à Paris. Formé à l’Université Paris 8 où il obtient un master en photographie et en art contemporain, il s’intéresse à la photographie documentaire avant de se tourner progressivement vers les potentialités plastiques offertes par le médium photographique. Entre portraits, paysages et abstraction, sa pratique interroge la relation entre l’imagination, la perception et la matérialité photographique. À travers une approche expérimentale, mêlant procédés numériques et argentiques, Emilio Chiofalo explore la plasticité mouvante de la photographie, entre abstraction et figuration. Son travail a déjà été exposé en France (Mains d’œuvres, galerie Derniers jours, Biennale de l’Image Tangible) et à l’étranger : au Rotterdam Photo Festival, Pays-Bas ainsi qu’à la Toma Gallery, Daegu, Corée du Sud. Membre du collectif EeZo depuis 2025, il expose la même année son travail à l’Espace Longue Vue à l'Île-Saint-Denis. En complicité avec l’artiste plasticien Tomas Amorim, il interroge la matérialité de l’image photographique, et en particulier la possibilité de créer des images en volume, en relief ou sur des surfaces accidentées. Jusqu’où est-il possible d’aller ? Avec son collectif, il a également exposé en février 2026 à la Galerie Porte B à Paris. L’exposition intitulée « Afterglow » explorait la lumière comme une matière vivante. Au printemps 2026, il exposera son travail à la Galerie Plateforme (Paris) dans le cadre de « Survivances ». Cette exposition collective interrogera ce qu’il reste des matériaux usagés ou marqués par le temps et quel langage plastique et photographique inventer à partir de ces supports ? Ses recherches au carrefour de la photographie et des neurosciences sont soutenues par une unité de l’INSERM. Il a d’ailleurs entamé en 2026 une collaboration avec l’Institut du cerveau (Hôpital de la Salpêtrière - Paris). Dans ce cadre, il continue son exploration de la « plasticité » et de la relation entre l’image photographique et les organismes vivants : étude à partir d’imageries radio, développement d’organoïdes à partir de cultures de levures. Il poursuit la mise au point de diverses techniques expérimentales : développement de photogrammes à l’encre, inspirés de l’imagerie neuronale, transférés sur tissu photographique ou encore du levurogramme faisant intervenir une levure dans le procédé photosensible comme dans l’altération du support. Soutenu également par la Capsule (Le Bourget) depuis 2024, il présentera le résultat de ses recherches artistiques à l’occasion d’une sortie de résidence prévue conjointement avec son collectif à l’automne 2026. « Mon travail explore la notion de plasticité comme une capacité commune au cerveau et à la photographie à se transformer, à se reconfigurer et à produire de nouvelles formes. J’aborde l’image photographique comme un organisme vivant, en mutation constante, où la matière, les dispositifs techniques et la perception se façonnent mutuellement ».
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • « L’image devient un cerveau : un milieu actif, ouvert et instable, traversé par des forces d’altération et de recomposition. Dans cette perspective, les techniques que j’emploie m’amènent à perdre volontairement le contrôle du processus de création. J’élabore des protocoles ouverts, où le hasard et les réactions physico-chimiques de la matière jouent un rôle déterminant dans l’émergence des formes et dans la manière dont elles sont perçues. » C’est sur la base de ses recherches photographiques en cours que l’artiste a imaginé sa proposition d’atelier à destination du dispositif ULIS du collège Aimé et Eugénie Cotton de Blanc-Mesnil. Le photographe les invitera à participer à une expérience photographique durant laquelle ils.elles seront initié.es à la composition des images et à l’établissement de protocoles créatifs en laboratoire. Tout d’abord, il s’agira d’exercer l’imagination et de saisir cette idée de plasticité de manière concrète. À travers des exercices ludiques tels le « cadavre exquis photographique », les élèves s’initieront à la composition visuelle : comment, à partir du collage de différentes images découpées, créer de nouvelles images et de nouvelles significations ? Ces exercices pourront s’effectuer collectivement ou par petits groupes. Une seconde phase consistera à collecter la matière première photographique à travers des exercices de prise de vue réalisé dans l’environnement proche à l’appareil numérique. Il ne sera pas nécessaire de se déplacer très loin pour recueillir une matière photographique exploitable. Les élèves cerneront en priorité les objets disséminés dans le collège. Insolites ou plus quotidiens, leur plasticité sera examinée de près. Une fois collectée, cette matière sera traitée en chambre noire, lieu dans lequel les élèves mèneront leurs expérimentations et détourneront les usages traditionnels de la photographie. Ils définiront leurs propres protocoles de création. Ainsi, en fonction de leurs envies et de leurs intuitions, les élèves altéreront, déformeront, en un mot façonneront les images avec la lumière et laisseront la place au hasard pour faire émerger de nouvelles réalités visuelles. Les procédés utilisés s’appuieront sur ceux mis au point par l’artiste lors de ses dernières recherches : découpages, pliages et réassemblage de supports négatifs, solarisation, photogrammes, encrogramme ou encore levrurogramme. Dans ce contexte, l’image, loin de constituer un support figé, change et se transforme par choix ou par accident. Ces transformations sont une source inépuisable de création et agissent sur nos perceptions. Les élèves sélectionneront les images photographiques les plus marquantes et celles les plus à même de créer le trouble dans notre perception du réel. Tel un cabinet de curiosités photographiques, ces travaux seront présentés au public à l’occasion d’une exposition.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Il s’agira pour les élèves d’expérimenter en laboratoire des procédés chimiques sur support photographique. Dans la veine des recherches récentes de l’artiste, les élèves innoveront à la fois sur les sujets traités mais aussi sur le type de supports afin d’aboutir à objets photographiques non identifiés. Ces objets constitueront une sorte de cabinet de curiosités photographiques interrogeant les perceptions et le rapport au réel.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et ses objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. Dans le cadre de ce projet, les différentes étapes ont été conçues de manière à répondre aux réalités et besoins spécifiques des élèves inscrits dans le dispositif ULIS. La démarche photographique proposée dans les ateliers se voudra concrète, intuitive et favorable à l’expression de la créativité des élèves quelle que soit leur situation. De même, les activités programmées dans le cadre du parcours culturelles auront été repérées dans un souci d’accessibilité maximale.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • L’artiste a déjà mené un projet CAC avec l’association en 2025-2026. Le projet proposait d’expérimenter, en laboratoire, des procédés chimiques sur support argentique afin de transformer visuellement le matériau photographique initial et jouer avec nos perceptions. Le présent parcours est relié à l’actualité de résidence de l’artiste. Il s’agira toujours de conduire, dans un laboratoire, des expérimentations sur support argentique. Cependant, l’artiste souhaite varier à la fois les sujets photographiés et les supports afin que cela corresponde à l’évolution de ces recherches sur la matérialité de l’image photographique. Les techniques de pliage/découpage/réassemblage sur support négatif, d’encrogramme et de levrurogramme seront notamment testées.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1 (2h) : Présentation de l’atelier et introduction à la perception visuelle. Visionnage de photographies jouant sur la perception de celui ou celle qui les regarde. Comme jouer avec les perceptions grâce à l’image ? Premier exercice ludique revisitant le « cadavre exquis photographique » : sur la base d’un corpus de photos, les élèves recomposent des images grâce à l’assemblage et au collage de photos issues de différentes sources. Séance 2 (2h) : À l’aide d’appareils photo numériques, les élèves réalisent des prises de vue au sein du collège à la recherche d’objets insolites. L’accent sera mis sur leur plasticité en vue de collecter une matière première photographique suffisamment riche et variée. Séances 3 et 4 (2x2h) : En classe, retour sur les images réalisées lors de la séance précédente. Les élèves choisissent les images qui leur paraissent les plus originales. Dans une deuxième partie, les élèves découvrent le procédé argentique. Initiation au tirage d'une photographie en chambre noire. La classe est divisée en deux afin de permettre une rotation optimale des activités effectuée en laboratoire. Séances 5, 6, 7 et 8 (4x2h) : La classe sera divisée en groupes afin de permettre une rotation entre les activités en laboratoire et les créations en salle. Dans la chambre noire ou en salle, les élèves approfondissent diverses techniques expérimentales : La solarisation : la technique consiste à « brûler » un tirage argentique à l’aide d’une projection de lumière. Le photogramme : l’image réalisée sans appareil photo à partir d’objets, formes et ombres disposés sur du papier argentique photosensible. L’encrogramme : un dessin à l’encre est réalisé sur du papier transparent. Il sert ensuite comme négatif dans le laboratoire argentique. Le pliage /découpage/réassemblage / collage sur support négatif. Par ailleurs, la technique du levurogramme sera testée. Elle consiste à créer une culture de levure sur un papier photosensible et de laisser évoluer l’image photographique puis figer la solution. Selon les envies, la faisabilité et le temps imparti, une des techniques susmentionnées pourra être réitérée afin de finaliser la production. Séance 9 (2h) : Les élèves discutent autour des résultats des diverses expériences puis sélectionnent collectivement les curiosités photographiques qu’ils.elles souhaitent dévoiler. Séance 10 (2h) : Préparation de l’accrochage dans un espace du collège (ou autre lieu partenaire comme La Capsule, sous réserve). Les œuvres pourront prendre la forme de tirages simples mais aussi de tirages « en volume » selon la technique de pliage sur support qui aura pu être éprouvée. Derniers préparatifs de montage de l’exposition dans le lieu choisi.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Nos partenaires culturels franciliens ne sont présentement pas tous en mesure de communiquer une programmation définitive à l’heure de déposer le présent dossier. Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours : Une exposition d’Emilio Chiofalo dans le cadre de sa sortie de résidence à La Capsule (Le Bourget) à l’automne 2026. Complété par une autre exposition photographique à la Capsule, en fonction de la programmation du lieu en 2026-27. Une activité autour de l’exposition « La photographie japonaise depuis 1945 » qui sera présentée à la Bibliothèque Nationale de France/BNF. En fonction du programme proposé en 2026-27. Le BNF conserve une collection emblématique de photographies japonaises riche de plus de 2000 tirages. Tantôt ancrée dans le réel à travers des reportages, la photographie japonaise valorise également les sensations et atmosphères dans des oeuvres à la composition expérimentale et d’une grande sophistication de tirage. Ou une autre exposition photographique proposant un regard pertinent sur la notion de perception du réel. Des structures comme le Jeu de Paume, la MEP ou la Fondation Henri Cartier-Bresson sont pressenties. Dans la même optique, une activité dans le cadre du festival « Circulation(s) » (Le Centquatre) sera proposée, selon la programmation du festival en 2027. Un atelier d’initiation technique, au FabLab / Le Carrefour numérique de la Cité des Sciences et de l’industrie. Par exemple, l’atelier « Incrustation numérique » : Les élèves se familiarisent avec un logiciel de retouche d’image et apprennent à réaliser une incrustation numérique à l’aide d'outils d’intelligence artificielle. Selon les programmations prévues en 2026-27, des visites dans d’autres lieux présentant la photographie sous un angle contemporain et expérimental seront proposées : « La vie d’une œuvre », parcours de visite croisé Fondation Fiminco / réserve du Frac Ile-de-France.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré à : - La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet. Chaque élève s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées : - Une intervention du photographe Philippe Bréson, photographe plasticien et enseignant en école d’art. Spécialisé dans la photographie argentique, il reviendra avec les élèves sur l’émergence de la photographie et du procédé argentique. Sur la base d’extraits visuels issus de l’histoire de la photographie et de son propre travail. - Un atelier proposé par le collectif braquage, spécialisé dans le cinéma expérimental. Atelier intitulé « interventions sur pellicule » : les élèves réalisent un film sans caméra, en travaillant directement sur du film en 16mm : dessins, grattages, jeux de couleurs et abstraction, animation de formes. En fin d’atelier, le film réalisé collectivement est projeté. - Un bilan de fin de projet qui permettra de recueillir le retour d’expérience des élèves, se remémorer les différentes étapes du projet, d’échanger sur des moments ou des ressentis particuliers.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Une présentation des productions photographiques des élèves aura lieu au collège ou dans un autre lieu comme La Capsule au Bourget (sous réserve, à confirmer). Un vernissage sera organisé pour présenter les œuvres en présence des familles, de la communauté éducative, d’autres classes. Les élèves auront l’occasion d’expliquer leur démarche et de revenir sur les étapes ayant jalonné le projet. D’autre part, un moment de bilan sera organisé afin de revenir avec les élèves sur le chemin parcouru tout au long du projet.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Dans le projet proposé, l’artiste œuvrera à ce que les élèves trouvent leur juste place dans un processus créatif bienveillant et horizontal. Cela se traduira par leur pleine participation au sein d’un processus artistique immersif et expérimental favorisant l’autonomie et la créativité. Les ateliers mais aussi les étapes du parcours culturel seront pensées comme autant d’espaces inclusifs, où chaque élève pourra expérimenter librement, indépendamment de sa situation et de ses éventuelles difficultés.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Ils.elles sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Dans ce projet, la question de l’égalité femmes-hommes pourra être abordée de manière transversale dans les contenus visuels partagés (exemples d’artistes femmes). Il s’agira de visibiliser une pluralité de figures artistiques souvent sous-représentées dans les discours traditionnels, tout en questionnant les stéréotypes de genre présents dans la construction des images. D’autre part, l’équipe veillera à ne pas reproduire des schémas genrés. mixité des groupes, répartition équitable (rôles, tâches, prises de parole)

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias. Dans le cadre du parcours proposé, une attention particulière sera portée à la nature des ressources utilisées dans les procédés de traitement photographique. Dans la mesure du possible, des alternatives moins chimiques (solutions, tirages) seront utilisées pendant les expérimentations en chambre noire.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues : • Organisation d'un temps de présentation du projet, auquel les familles seront conviées. Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Dans l'axe intitulé « Ouverture culturelle et les partenariats » qui vise à favoriser l'égalité et l’accès de tous les élèves à la culture ainsi que le développement d’une démarche de projets interdisciplinaire à destination notamment du dispositif ULIS. La communauté éducative du collège Aimé et Eugénie Cotton souhaite donner une chance de réussite à tous les élèves en intensifiant les projets culturels et citoyens. La culture englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain. Cette démarche mobilise l’enseignant spécialisé, les AESH, ainsi que d’autres enseignant.es (français, Arts plastiques, documentation) dans les cours desquels les élèves sont en inclusion. Sans oublier la vie scolaire (CPE et surveillant.es) et l'infirmière qui pourront participer ponctuellement aux actions menées selon la pertinence et les opportunités. Quel que soit le degré d’implication, la communauté éducative participera à : - La non-exclusion d'aucun élève en raison de son handicap particulier, par le biais d'une démarche projet et des sorties et rencontres d'intervenant.es qu'elle induit. Cette démarche est par ailleurs accompagnée par la commission d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement (CESCE), qui s’inscrit dans le pilotage de chaque établissement scolaire. Dans l'axe intitulé : « Mettre en place une pédagogie adaptée et différenciée » : Le projet répond aux besoins spécifiques des élèves du dispositif ULIS en les impliquant différemment, en les valorisant et en les évaluant sur d’autres critères (créatifs par exemple). Il prend en considération l’hétérogène du dispositif avec la mise en place d'une pédagogie différenciée prenant en compte les réalités et les différentes typologies de handicap des élèves. La pédagogie développée par le projet vise à motiver et faire réussir les élèves, au-delà de leurs situations individuelles, mais aussi à créer une relation plus poussée entre l’école et les parents afin que ces derniers soient mieux associés aux expériences éducatives de leurs enfants.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’équipe éducative a fait le constat que les élèves du dispositif ne maîtrisaient pas suffisamment les outils informatiques. L’utilisation de l’ENT sera ainsi appréhendée comme un moyen de les éduquer à la création et à la diffusion de contenus lié à leur projet. L’ENT pourra héberger des photos réalisées au cours du projet, de courts écrits voire même des visuels de l’exposition photo finale. Les contenus seront destinés, en priorité, à la communauté éducative du collège.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet proposé s’inscrira dans la continuité d’une démarche projet initiée depuis plusieurs années visant à faciliter l’ouverture, l’autonomie et aussi l’inclusion des élèves ULIS dans la vie du collège. Grâce à celui-ci, les élèves pourront développer des compétences dans différents champs, au sein du dispositif ULIS ou dans leurs classes respectives (cf. inclusion). En arts plastiques : produire une image porteuse de sens et utiliser des outils de création visuelle afin de développer leur regard et leur sensibilité esthétique. Ils comprendront la composition d’une image : (cadrage, angle de vue, lumière, couleurs). Ils seront sensibilisés aux angles de vue et aux perspectives. Ils reviendront brièvement sur l’histoire de la photographie et sur le procédé argentique. En Français : développement de compétences d’expression en insistant dans un premier temps sur l’oralité. En effet, certains élèves sont non lecteurs et/ou non scripteurs et peuvent se sentir isolés dans leurs difficultés. Il s’agira de : -diversifier et développer les moyens d'expression en mettant l’accent sur les exercices à l’oral (travail de description d’images, de l’environnement proche, des éléments en présence dans une situation donnée, etc.) -décrire, à l’oral comme à l’écrit, en apprenant et en respectant des règles simples et acquérir un vocabulaire. -rédiger de façon simple un court texte d’accompagnement de photographies (légende). - utiliser certains outils (dictionnaire, encyclopédie, fichiers, manuels, etc.) et des méthodes (photolangage par exemple). En sciences / physique : comprendre les principes scientifiques de la photographie, avec un travail sur la lumière, l’optique, les couleurs. Comprendre le procédé argentique (photosensible). En géographie : Travailler sur l’environnement proche, au collège et si possible à immédiate proximité de l’établissement (cf. parc urbain). Étude plus vaste de la région parisienne pour savoir situer Le Blanc-Mesnil par rapport au centre de Paris. Acquisition d’un vocabulaire sur les mobilités (centre/périphérie, trajets, moyens de transports) Apprendre à s’orienter même dans un espace proche et quotidien.

Application MICACO | Date : 01/07/2026