Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

La Troupe inclusive

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean Vilar
  • Ville : LA COURNEUVE
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Théâtre national de la Colline
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Monsieur Simon Fesselier

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Après des études en Arts du spectacle à l’université Paris 8 – Saint-Denis et au sein du cours de Véronique Nordey, elle crée, avec cette dernière, la compagnie Balachova, avec laquelle elle joue en 1999, Iphigénie, ou Le Péché des dieux de Michel Azama. La même année, elle débute au cinéma dans Total Western d’Éric Rochant. Après plusieurs rôles au cinéma et à la télévision, notamment dans Fabio Montale sous la direction de José Pinhéro, Le Doux Pays de mon enfance de Jacques Renard, ou Pédale dure de Gabriel Aghion, elle revient au théâtre avec À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhan et travaille à l’écriture collective de Femmes de paroles, sous la direction de D’ de Kabal. Parallèlement à la comédie, Kahena Saïghi se forme à la danse et se spécialise dans le tango argentin. Elle collabore régulièrement avec la compagnie Annibal Pannunzio à Paris et en Italie et participe à la tournée de Gotan Project en 2003. Après avoir écrit et chorégraphié Ivresse tango, elle participe jusqu’à aujourd’hui à des opéras et comédies musicales en tant que chorégraphe/ metteure en scène. En 2009, elle rencontre Pierre-Yves Chapalain : La Fiancée de Barbe Bleue marque leur première collaboration. Suivront La Source, À l’orée du bois. En 2024, la Colline organise avec la Cie Le Temps qu’il faut, une tournée du spectacle Un apprentissage, dont Kahena Saighi est metteuse en scène, dans une vingtaine de lieux non-dédiés au théâtre, partenaires de la Colline – établissements scolaires, associations du champ social, hôpitaux... Avec la Cie Le Temps qu’il faut, Kahena Saighi est actuellement en création du spectacle Dans les plis de sa langue, dont elle est, avec Pierre-Yves Chapalain, co-autrice, co-metteuse en scène, et interprète.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le travail de la Cie Le Temps qu’il faut aborde, au cours de ses créations (Dans les plis de sa langue, Derrière tes paupières, Un apprentissage.....) des thématiques liées à la construction identitaire, l’exploration des dynamiques familiales, la question de la transmission et de l’héritage... Le spectacle Dans les plis de sa langue, actuellement en création raconte l’histoire d’une jeune fille, Emma, cherchant à trouver sa voie et sa voix en s’affranchissant de l’aura dévastatrice de son père violent décédé, et confrontée à l’étiolement de la mémoire de sa mère. L’écriture de ce spectacle entre en résonance avec la programmation de la saison 2026-2027, qui tire à de nombreuses occasions un fil rouge : la tentative de concevoir son cheminement personnel, la construction individuelle, le cheminement de l’enfance à l’adolescence, l’appréhension du doute. Il fait également écho au travail mené avec les élèves d’ULIS depuis 2 ans : confrontés à une difficulté de se raconter, de se valoriser, de se définir autrement que par leurs difficultés, de trouver leur place au sein de la société, le théâtre et la fiction deviennent un vecteur d’affirmation et d’expression de soi. Le travail mené par Kahena Saïghi en 2025-2026 auprès des élèves portait sur le récit de soi ; l’intervenante continuera de tirer ce fil avec les élèves, en explorant la notion de doute dans toute son équivocité : expression d’incertitude et d’instabilité, mais aussi doute créateur, permettant de se relier à l’Autre, de se questionner sur le monde.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Après une 1ère édition d’un atelier inclusif axé sur le “Récit de soi”, les élèves exploreront la manière dont le doute, notion universelle et prégnante à l’adolescence, peut être un terreau de questionnement sur le monde et sur soi, permettant de se relier à l’Autre. Un dispositif inclusif réunira les élèves d’ULIS et des élèves de classe ordinaire de manière à ce que les singularités de chacun.e soient mises en avant au service de la constitution d’un collectif, explorant tous les enjeux du théâtre : voix, corps, écriture orale, recherche collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • L’enseignant, l’AESH et l’intervenante travaillent depuis deux ans dans le cadre d’un projet CAC. Le partenariat s’appuie sur un lien de confiance mutuelle entre l’équipe pédagogique, les élèves et l’intervenante. Un temps de préparation à la rentrée permettra d’organiser le planning et le format des séances de manière adaptée en fonction des situations des élèves, anciens et nouveaux dans le dispositif ULIS. Au fur et à mesure des sorties aux spectacles et des séances, l’intervenante, les enseignants, l’AESH et le chargé de RP de la Colline échangeront étroitement pour affiner le contenu et la méthodologie, créer des ponts entre le parcours pédagogique et les enjeux artistiques (rédaction et reprise des contenus artistiques en classe, adaptation des séances au programme pédagogique...), toujours dans la perspective de créer le cadre le plus inclusif possible, partant des singularités, troubles et richesses de chacun pour créer une dynamique collective. Le parcours de spectateurs est travaillé de manière à ce que les spectacles vus puissent nourrir le travail en classe, être en résonance avec les programmes pédagogiques, et créer une vraie cohérence et continuité entre la création artistique collective et les enseignements d’ouverture dispensés en classe.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Kahena Saighi a mené 4 parcours CAC depuis 2021, et 2 parcours CAC au sein du même Collège Jean Vilar – En 2023-2024 auprès des seuls élèves du dispositif ULIS, en 2024-2025 dans un dispositif inclusif avec les ULIS et des élèves de classe ordinaire. Le renouvellement de ce lien de confiance entre l’intervenante, l’équipe pédagogique et l’établissement scolaire permet d’inscrire une dynamique inclusive dans un temps long, de faire évoluer cet atelier d’année en année afin de valoriser le travail théâtral des élèves, et la singularité des élèves en situation de handicap, de manière pérenne au sein du Collège.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les interventions de Kahena Saighi seront majoritairement regroupées sur 6 journées banalisées de 4h, réparties à hauteur de 2 journées consécutives dans une même semaine, sur 3 semaines consécutives, au mois de mars. Ce format correspond à une résidence inclusive de création artistique, les journées banalisées favorisant l’immersion des élèves dans un véritable contexte de création, d’expression, et de rencontre entre eux. Les six jours de résidence ritualiseront des échauffements et exercices de préparation du corps et de la voix visant à donner des repères aux élèves qu’ils puissent s’approprier, à créer un collectif dans lequel chacun.e trouve sa place et son endroit d’expression singulier, constitue troupe. – Exercice d’écoute du collectif : marcher dans l’espace et, sans se concerter, un.e élève prend l’initiative de s’immobiliser en faisant un geste, qui doit être imité de manière fluide et immédiate par les autres élèves. – Exercices d’écriture orale : en binômes, les élèves racontent l’un à l’autre une anecdote, inventée, réelle, ou mêlant vérité et fiction, qui sort de l’ordinaire. Ensuite, en binôme sur scène, chaque élève restitue l’anecdote qu’il a recueillie. Ensuite, en petits groupes, les élèves continuent l’histoire avec des éléments fictionnels ou réels, pour interroger le rapport à l’imaginaire et à la réalité. Ces séances s’enrichiront d’exercices inspirés des spectacles vus au long du parcours de spectateurs. À l’issue des 4 premiers jours de résidence, une trame dessinée par l’intervenante sera partagée avec les élèves, qui déterminera les contours des répétitions des 2 jours restants, tendant vers la restitution finale. En amont de cette résidence, à l’issue de chacune des 3 sorties au spectacle, Kahena Saighi retrouvera les élèves dans la salle théâtre du Collège pour un atelier de retour sensible au plateau d’1h. Cet atelier amène les élèves à exprimer les émotions et souvenirs saillants qu’ils ont retenu du spectacle, et à transformer ce qu’ils ont vu en pratique théâtrale, à engager leur corps et leur expression pour restituer ce à quoi ils ont assisté. Cette séance est également importante pour que les élèves s’approprient le dispositif théâtral de l’intervenante en amont de la résidence en elle-même, et se rencontrent entre eux par la pratique, de manière introductive.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • · Celle qui doute, écrit, interprété et mis en scène par Isabelle Lafon (du 12 novembre au 12 décembre 2026 au Théâtre de la Colline, en Petite salle) Isabelle Lafon, artiste sensible habituée des plateaux de la Colline, souhaite partager avec le public ses questionnements, à elle et aux personnages qui l’habitent. Qu’est-ce que douter ? Isabelle, 60 ans, souhaite faire du stand-up, mais est de plus en plus en proie au doute. Keto, géorgienne de 84 ans, a le culot d’exprimer ses désirs sans le moindre doute. Madeleine, 16 ans, est amoureuse, mais personne n’est en mesure de répondre à ses questions sur le sujet. Chez Isabelle Lafon, le réel et la fiction s’entremêlent, et les différentes voix que nous abritons en nous, contradictoires, fragiles, touchantes, parviennent à résonner. · Un spectacle programmé au Centre Culturel Houdremont, à la Courneuve · Un spectacle programme au Théâtre Gérard Philipe, à Saint-Denis, programmé par Julie Deliquet, nouvellement nommée à la direction du Théâtre de la Colline

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • – Il sera inclus dans le parcours, un temps pour parler en classe des métiers du théâtre avec le chargé des relations publiques, ainsi qu'une visite du théâtre et de ses coulisses. – Des sensibilisations auront lieu au préalable de chaque sortie au spectacle, portées par les équipes de relations avec les publics : o Simon Fesselier, chargé des relations avec les publics en situation de handicap du théâtre de La Colline, assurera les temps de présentation du Théâtre de la Colline et des différents corps de métier du théâtre, ainsi que la présentation du spectacle Celle qui doute d’Isabelle Lafon. Présent à chaque étape du projet, il articule les liens entre les sorties aux spectacles, les ateliers de pratique et les temps de médiation. o Les chargés de RP du Théâtre Gérard Philipe et du Centre Houdremont seront sollicitées pour une sensibilisation en classe avant la sortie au sein de leur structure, afin que les élèves identifient différents interlocuteurs.    – Philippe Guyard et Lou Dujeancourt, responsables de l’ANRAT – Association Nationale de Recherche et d’Action Théâtrale, acteur de référence pour l’éducation artistique et culturelle, seront partenaires du projet. A l’issue de chaque sortie au spectacle, le lendemain ou surlendemain de retour en classe, juste avant l’atelier de retour sensible au plateau, l’ANRAT interviendra pour mener une analyse chorale avec les élèves (1h) : cette méthode d’éducation populaire permet, à partir des souvenirs individuels et observations factuelles, de dégager du sens commun et d’aiguiser le regard du spectateur. Ces séances permettent de nourrir la réflexion des élèves, et de les préparer à mettre du sens sur ce qu’ils créeront collectivement en résidence. Des échanges réguliers entre l'équipe pédagogique et l’intervenante, entre les différentes étapes du projet assureront l’articulation entre le travail pédagogique en classe et le contenu artistique des ateliers. La thématique du projet artistique est aussi construite en écho au programme scolaire, afin que les références mobilisées en classe puissent abonder la création artistique collective.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Deux temps de restitution seront organisés : Un premier dans la salle théâtre du collège Jean Vilar, devant un public d’élèves, d’enseignant·e·s et de l’administration scolaire, sensibilisés au préalable à la démarche de création. La deuxième restitution se déroulera dans la Petite salle du Théâtre de la Colline, précédé d’une journée de répétition en immersion dans des conditions de plateau professionnelles, et d’une création lumière spécifique. Ces conditions de représentation, devant un public de proches des élèves (familles et ami·e·s), valoriseront d’autant plus le travail des élèves et leur permettront d’approcher les enjeux de la création artistique professionnelle, et ses différentes composantes techniques. Un pot convivial sera organisé à l’issue avec les familles, pour célébrer l’implication des élèves et permettre aux parents d’exprimer leurs impressions sur le parcours artistique de leur enfant.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le dispositif de création mis en place par Kahena Saighi dans le cadre de la troupe inclusive part systématiquement des élèves. Différents protocoles d’écriture de plateau, ou exercices créés en résonance avec les spectacles vus, mettent les élèves en situation de s’exprimer de la manière la plus naturelle et évidente pour elles et eux : par le corps, par l’oral, par l’écrit... Les problématiques liées à des difficultés de mémorisation, d’écriture, de lecture ou de compréhension sont systématiquement prises sous l’angle de la situation de jeu. L’inclusion est permise et encouragée en partant des situations individuelles des élèves et de ce qu’ils apportent à la création. À partir de la matière artistique issue des élèves eux-mêmes, l’intervenante articule une trame dramaturgique pour la restitution d’une forme théâtrale. La troupe inclusive cherche à faire progressivement prendre conscience par les élèves de la manière dont ils sont auteur·ice·s du spectacle, que leurs individualités y sont représentées, au service d’un collectif, et donc de la manière dont ils sont également acteur·ice·s de l’inclusion de toutes et tous dans le projet. Ainsi, les élèves ne sont plus appréhendés selon leur niveau scolaire, selon qu’ils soient en classe dite “ordinaire” ou en dispositif d’inclusion, mais comme membre du groupe ayant un récit singulier à porter.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Une attention particulière sera portée à la manière dont les spectacles vus déconstruisent les stéréotypes genrés, et dont les éléments personnels partagés par les élèves dans le cadre de la création sont mis en perspective critique. Le rôle des enseignant·e·s et intervenant·e·s sera d’assurer un cadre évitant le jugement mutuel, et favorisant la réflexion sur la construction sociale des rôles genrés.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Le théâtre national de La Colline est engagé dans une démarche de développement durable depuis plus de dix ans. Cet engagement se concrétise, entre autres, par des actions telles que la végétalisation du théâtre, l’optimisation énergétique des éclairages et notamment le remplacement progressif de l’ensemble du parc lumière par des ampoules LED, une attention particulière portée par le théâtre au réemploi, au recyclage et au don de ses décors ainsi que la mise en place d’une action volontariste en matière de tri des déchets grâce à son partenaire Le Petit Plus. Dans le cadre du parcours, une attention particulière sera portée à la sensibilisation des élèves aux questions de développement durable, à travers notamment le réemploi des accessoires et costumes utilisés les années précédentes mais aussi une attention particulière au tri des déchets.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Via l’équipe pédagogique, la démarche d’inclusion du projet sera transmise aux parents à plusieurs reprises au cours de l’année, afin de les impliquer dans la valorisation auprès de leur enfant de la démarche de création artistique dans laquelle ils s’immergent. Les parents et proches sont invités à accompagner les enfants au spectacle, et sont invités à la restitution finale du projet. Partager avec les élèves les différents temps artistiques suscitera des échanges entre parents et enfants sur les liens entre les oeuvres artistiques et le travail dont les élèves sont co-auteurs et co-acteurs.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Partager avec les élèves les différents temps artistiques suscitera des échanges entre parents et enfants sur les liens entre les oeuvres artistiques et le travail dont les élèves sont co-auteurs et co-acteurs.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet permettra d’aborder plusieurs axes du projet d’établissement. Le premier sera de favoriser l’ouverture culturelle, artistique et sur les enjeux sociétaux des élèves en développant un parcours culturel et un travail théâtral reposant sur des écritures et esthétiques théâtrales contemporaines qui abordent des sujets de société forts. L’ouverture sur l’extérieur sera au centre du projet, grâce à la fréquentation de plusieurs institutions culturelles sur des territoires différents et avec des programmations diverses (le théâtre de La Colline, le centre culturel Houdremont, le Théâtre Gérard Philipe) mais également grâce aux spectacles auxquels les élèves assisteront et qui leur permettront de découvrir des réalités culturelles nouvelles à travers des récits qui s’ancrent dans des contextes historiques et géographiques différents et qui traitent de problèmes actuels (violence de notre époque, mémoire, …) L'éducation à la citoyenneté fera partie intégrante de ce projet collectif puisqu'il s'agira de créer les conditions du « vivre bien et ensemble » en travaillant sur le respect mutuel, l’acceptation des différences et la formation des citoyens en devenir que sont les élèves. Ils devront ainsi, pour construire ensemble une production commune, apprendre à travailler les uns avec les autres, à laisser la place ou à la prendre, et à s’écouter. Enfin, les sorties au théâtre et l’apprentissage des « codes du spectateur » qui les accompagnent participeront aussi à cette éducation à la citoyenneté.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT sera enrichi de matériaux (photos, textes, phrases issues des ateliers....) mettant en valeur le parcours des élèves, au sein de l’établissement et auprès des familles et marquant leur progression au fil de l’année.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • L’acceptation et la prise de confiance en soi : Permettre aux élèves de comprendre et accepter leurs différences liées au handicap, pour gagner en autonomie, prendre confiance et progresser. Les accompagnateurs veilleront à mettre en place ensemble un cadre rassurant et bienveillant, pour développer une approche de la gestion des émotions par le jeu théâtral. L’objectif est de prendre conscience de son identité propre, de ses émotions et de les libérer par diverses formes d’expressions – corporelle, vocale. La mise en valeur de leur travail singulier auprès d’autres élèves en classe ordinaire permet de déstigmatiser la position des ULIS au sein de la communauté scolaire. La dimension inclusive du projet permet aux élèves de classe ordinaire et d’ULIS de prendre conscience de ce que chacun·e peut apporter aux autres, compte non tenu de catégories sociales. Capacité à développer son imagination et maîtrise de la langue : Les ateliers de jeu permettront de développer les compétences langagières orales en incluant la relation au corps, tout en renforçant la mémorisation et la confiance en soi lors de la prise de parole en public. Les situations d’improvisation proposées aux élèves permettront d’ouvrir l’imaginaire et de leur donner confiance en leur propre capacité d’invention. Ils pourront ainsi construire une procédure de travail et de structuration de la pensée par la construction de discours oraux ou physiques qui devront tenir compte de l’intelligibilité de leurs actions. Ils leurs permettront également de travailler en coopération avec leurs pairs. Les élèves apprennent à construire leur individualité, en même temps qu’ils construisent un collectif. Les retours après spectacles permettront aux élèves de formuler un avis personnel, à partir d’un ressenti et d’un point de vue face à une œuvre, développant ainsi les qualités d’esprit critique et la capacité à prendre position. Capacité d’expression artistique, notamment par le corps : Ce projet permettra aux élèves d’ULIS, qui sont en difficulté dans la gestion de leur corps, d’améliorer cette compétence et ainsi progresser dans leur processus de latéralisation et d’accès à des activités nécessitant l’usage d’une motricité globale. Ouvrir sur la culture et le territoire : Le parcours de sorties culturelles doit permettre une ouverture sur plusieurs disciplines artistiques et permettra aux élèves d’identifier des lieux culturels de proximité (le centre culturel Houdremont, le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis) comme en région parisienne plus lointaine.

Application MICACO | Date : 01/07/2026