Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Ombres en famille

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Gisèle Halimi
  • Ville : AUBERVILLIERS
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Esther Sironneau est une artiste comédienne et metteuse en scène qui évolue dans le champ de la marionnette et du théâtre d’ombres. Formée au Cours Simon à Paris, elle mène une carrière à la fois au théâtre et au cinéma sous la direction de Jean-Pierre Jeunet, Valérie Garencq, et Régis Wargnier ainsi qu’à la télévision ou elle travaille sur des séries et des productions motion capture pour Canal+. Elle intègre en tant que comédienne - marionnettiste la Compagnie Xzart avec laquelle elle joue dans plusieurs spectacles jeune public. Elle collabore également avec Alain Duvergne, le créateur des marionnettes des Guignols, pour plusieurs programmes enfants diffusés sur la chaîne Fox kids ; cette expérience marque profondément sa pratique artistique, en mettant en lumière l’exigence physique, corporelle et technique que requiert la manipulation des marionnettes. En 2016, elle fonde la Compagnie Bloom, une structure artistique basée au Pré-Saint-Gervais qui associe le théâtre, le burlesque, la magie et l’art de la marionnette. À travers ces formes, la compagnie cherche à déformer le réel, pour en révéler l’aspect féerique ou tragique, et interroger le monde par le prisme du sensible. Depuis 2018, elle est également artiste associée de la Compagnie Daru-Thémpô, compagnie de création et diffusion attachée à une structure artistique et culturelle plus vaste consacrée aux arts de la marionnette comprenant un pôle départemental (Thempô) et une fabrique de culture régionale (Le Manipularium) . Elle interprète plusieurs spectacles avec cette compagnie basée dans l'Essonne : ainsi « Où est le Nours ! » et « Zoé dans les nuages » actuellement en tournée. Aujourd’hui, elle est également en tournée de sa dernière création « Anta dit Non ! », spectacle de marionnette et de théâtre d’ombres librement adaptée de « Aseta », une courte pièce écrite par Catherine Anne en 1996 pour Amnesty International ; et poursuit également la tournée de « C’est chouette ! », spectacle de Théâtre d’ombres pour les tout-petits. Elle est par ailleurs en pleine création de son nouveau projet de spectacle théâtre marionnettes et ombres : inspiré de la pièce de Jon Fosse « le nom » , elle y explore des thèmes universels comme les relations familiales et leurs non-dits, l’émancipation et la quête d’identité des enfants pour devenir adultes à part entière. C’est autour de cette création en cours que Esther souhaite engager un projet d’atelier avec la classe UPE2A du collège Gisèle Halimi à Aubervilliers.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Esther Sironneau souhaite explorer avec la classe les différentes techniques de théâtre d’ombres, technique ancestrale aux multiples influences qui permet de produire et d’installer une ambiance particulière, tout en conférant une dimension poétique visuellement forte : « J’aimerais leur faire ressentir la puissance des émotions crées par la lumière et l’ombre car les ombres ont une capacité unique à incarner l’invisible, le subconscient. Quoi de mieux que l’ombre pour exprimer un refus d’obéir, un rejet, une colère, une joie… sans être dans la lumière, en étant caché » Elle souhaite ainsi grâce à la puissance émotionnelle de l’ombre, permettre recherche poétique et décalée pour exprimer sentiments et émotions tout en préservant la pudeur des élèves allophones. En effet, elle a maintes fois constaté que le fait d’être derrière un écran donnait le sentiment d’être moins exposé , ouvrant ainsi plus de liberté d’expression et d’engagements à ces adolescents. Dans un second temps, après quelques expérimentations ludiques permettant de saisir techniques principales et enjeux de la discipline, elle abordera la « grammaire » du théâtre d’ombre : « Je leur parlerai donc du rythme de l’ombre et ainsi j’engagerai leur corps à se mouvoir pour qu’ils puissent explorer face à l’écran les richesses de l’ombre » Ombres corporelles avec rencontre de son ombre, expérimentations du « grand et petit », fabrication de masques et prothèses pour en modifier les profils et formes … des exercices et passages individuels puis en groupe permettront aux jeunes d’explorer les possibles de l’ombre. Esther les accompagnera également dans la fabrication de « silhouettes » à manipuler en ombres , ainsi que dans la manipulation de matières tels que des tissus et des objets pour en exploiter les rendus ….avant de les engager dans la construction de leur propre création sur la famille : « Pour travailler les relations dans la famille, et exprimer les tensions ou les non-dits, le théâtre d’ombres est tout à fait approprié car il permet d’exprimer de manière poétique, puissante et avec du recul des relations passionnées, des situations de blocages, de non-dits que l’on peut retrouver au sein de chaque famille. Les silhouettes leur permettront de mettre à distance leurs émotions, ils seront le vecteur et non l’acteur. Cette démarche permettra donc d’exprimer ou d’extérioriser leurs sentiments sans mis à nue directe. Mettre en scène des situations familiales en théâtre d’ombres permet de reconnaître et nommer des émotions (colère, attachement, incompréhension, affection) et de les transformer de manière symbolique. »

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet propose de travailler sur la famille avec les outils du théâtre d’ombre. Les élèves seront accompagné.e.s dans l’initiation à cette pratique, en proposant idées et histoires sur le thème afin de créer leur petite forme spectacle autour du thème des familles . Le parcours culturel viendra soutenir découvertes et apprentissages sur le thème et la forme travaillés.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Oui Esther Simonneau a mené deux parcours CAC avec Citoyenneté Jeunesse en 25-26 en lien avec sa création « Anta dit non » : l’un avec groupe Ulis du collège Politzer de Bagnolet, l’autre avec une classe UP2A du collège Jean jacques Rousseau du Pré-Saint-Gervais.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Chaque séance dure 2H Séance 1 : Introduction au théâtre d’ombres. • Histoire et évolution • Découverte des différents types : ombres corporelles, avec silhouettes, avec rétroprojecteur, avec les torches • Coloration des ombres • Exercices seuls ou à plusieurs. Séance 2 : Jouer avec son ombre • Exploration libre et dirigée face à une source lumineuse. • Rencontre avec son ombre. • Jeu d’ombres ( mains, accessoire..) • Découverte du gigantisme, du rétrécissement, du dédoublement. • Différencier ce qui est agi de ce qui est vu par les spectateurs. Séance 3 : Retranscription des émotions et introduction du thème de la famille • Comment exprimer une émotion, un état en théâtre d'ombres • Coordination d’actions : Illusion du contact, transformation de l’ombre, coordination des actions à plusieurs. • Explorer les relations familiales entre parents, frères et sœurs, conflits, solidarité… en utilisant les techniques du théâtre d’ombres (réutiliser le gigantisme, le flou, le rétrécissement…) Séance 4 : Les silhouettes et leurs manipulations • Découverte de la manipulation des silhouettes • Construction de masque en profil • Interaction entre la manipulation sur la table et sur l’écran. Travail avec les torches. • Construction de décor, sur la table lumineuse et jeu des silhouettes sur l’écran. • Explorer les relations familiales … en utilisant les silhouettes • Introduction de l’écriture d’un scénario. Séance 5 : Écriture de scénario sur le thème de la famille • Constitution des groupes de travail • Début d’écriture de leurs histoires • Choix de la ou les techniques employées pour exprimer l’histoire • Comment l’exprimer • Recherches d’idées, de musiques, de décors, de personnages • Construction de prototypes de silhouettes • Recherches et essais sur l’écran Séance 6 : Poursuite des recherches et écritures des histoires • Échauffement pour que le groupe se concentre • Travail en groupes de travail précédemment constitués • Mise en ombres des scénarios écrits et constitution d’un story-board (on transforme les mots en images) • Recherche musique, décors. • Construction de silhouette, de masques • Recherches et essais sur l’écran Séance 7 : Début de création collective • Échauffements • finalisation la construction des silhouettes et des décors, le story-board • recherche de la musique en lien avec écran • Retours et changes sur les choix de mise en scène Séance 8 : Poursuite de la création collective • Échauffement • Organisation et mise en place de la création collective (on organise se qui se passe derrière l’écran) – rôle de chacun.e , placements selon passages et scènes individuelles et collectives, gestion de la musique … Séance 9 et 10 : Mise en place de la restitution de la création collective • Échauffements • Filages • Installation de la salle et de l’écran pour présentation publique

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les programmations de nos partenaires culturels n’étant pas toutes arrêtées à l’heure de déposer le présent dossier, voici les pistes à ce jour : - Visite- atelier théâtre d’ombres d’Asie au musée du Quai Branly Au cœur des collections d'Asie, les enfants découvrent l’ingéniosité des théâtres d’ombres et la virtuosité des récits traditionnels. De retour en atelier, ils manipulent à leur tour de véritables figurines et animent un extrait du Rāmāyaṇa, célèbre épopée indienne. - Spectacle Dark Circus – compagnie Stereoptyk- en décembre 2026 au theâtre du rond point- le duo fabrique en direct un spectacle tiraillé entre clarté et obscurité, tout en bruitage et musique live. À partir d’un conte écrit par Pef (l’auteur du génial Prince de Motordu), le tandem inspiré nous entraîne dans un film animé conçu à vue à l’aide de marionnettes de papier, de dessins à l’encre ou au fusain, de sable, d’eau et mille autres matériaux. - Visite- atelier contes et silhouettes à la Cinémathèque française : Encadrés par deux intervenants aux studios d'animation, initiation des élèves au filmage image par image pour animer des silhouettes inspirées par des univers graphiques enchanteurs. Des Aventures du Prince Ahmed de Lotte Reiniger, la première cinéaste d'animation du monde, jusqu'aux Princes et Princesses de Michel Ocelot, le cinéma de silhouettes animées a toujours fasciné. Les élèves inventent un conte, dessinent les éléments de décor et manipulent les profils de leurs personnages articulés pour leur donner vie, image par image. - Spectacle « Influent Mum » en janvier 2027 au Théâtre Public de Montreuil : Et si la famille devenait une entreprise ? Que resterait-il de l’intime si tout était à vendre ? Sur scène, une famille d’influenceur·ses performe le bonheur parfait, jusqu’à ce qu’une intruse vienne troubler cette mécanique bien rodée. Des figures grotesques aux corps transformés par des prothèses et parlant un grommelot moderne peuplent ce spectacle d’une inventivité rare. Portée par un univers esthétique foisonnant, un esprit clownesque et un jeu très physique des comédien·nes, Influent Mum livre une satire jubilatoire d’une société en représentation permanente. - un spectacle de marionnettes dans le cadre de la saison 26-27 du Théâtre du Mouffetard Centre Nationale de la Marionnette à Paris – à préciser selon programmation à venir

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens entre ateliers et parcours culturel, il est consacré à : - la présentation du projet avec la/le chargé(e) de projets – la présentation des sorties et les retours sur les différentes activités du parcours culturel. – des temps d’échange avec l’intervenant D’autres temps forts pourront être mis en place en classe, parmi les idées suivantes : - Panorama des arts de la marionnette en classe en lien avec l’équipe du Théâtre Mouffetard pour découvrir les différentes familles de techniques de manipulation à travers des extraits vidéo de spectacles contemporains. - Débat philosophique sur la famille avec Philomoos : les ateliers se déroulent en deux temps comprenant une partie philosophique et une partie créative, rendant la proposition accessible aux UPE2A. Il s’agira de recueillir de premiers ressentis et réflexions des jeunes sur le thème à développer en atelier. - Intervention Ethnoart sur la notion de famille : l’ethnologue interviendra pour déconstruire préjugés et stéréotypes sur la notion en donnant à voir des modèles et fonctionnement singuliers et très différentes selon les cultures et groupes sociétaux. Une sélection d’extraits documentaires ou de fictions accessibles aux élèves allophones permettront de lancer échanges et réflexions avec la classe.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La classe présentera sa création théâtre d’ombre au collège. Familles, communauté éducative et partenaires seront conviés pour assister à cette représentation, suivie d’une session de questions-réponses lors de laquelle le public pourra interroger les élèves sur leur processus créatif, leurs défis et leurs apprentissages. L’occasion d’expliquer et présenter la démarche créative apprise de la construction à la manipulation, de la découverte des possibles de des ombres corporelles à leur expérimentation. Un temps d’initiation avec démonstrations en direct et accompagnement par les élèves pourra être proposé au public à l’issue de ce temps d’échange

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste oour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves. Dans le cadre de ce projet avec la classe UPEEA du Collège Gisèle Halimi à Aubervilliers, les élèves sont engagé.e.s dans un travail de création d’une petite forme théâtre d’ombre sur la famille. De l’histoire à raconter aux techniques pour ce faire, ils et elles seront impliqué.e.s à chaque étape du processus : choix attachés au récit et à la construction des personnages et mise en scène soutenue par les techniques spécifiques du théâtre d’ombre. Le travail individuel et collectif jouera un rôle essentiel : « écouter, regarder, interpréter une ombre, c’est aussi apprendre à reconnaître l’autre dans sa singularité. Les ateliers permettront aux adolescents de s’exprimer, de réfléchir à leur vécu, de créer ensemble, dans un cadre ludique, tout en questionnant un sujet de société de leurs points de vue. » En lien avec l’équipe pédagogique, une attention particulière sera portée sur l’accessibilité et l’appropriation des contenus par les élèves du groupe UPEAA.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Ce projet interroge la perception de soi et d’autrui en s’appuyant sur le théâtre d’ombres, un médium qui permet de jouer avec les apparences, les représentations et les points de vue. En transformant le corps en image, en silhouette ou en forme abstraite, les élèves expérimentent différentes manières de se représenter et de représenter les autres, filles et/ou garçons. Ainsi, le projet valorisera l’expression personnelle, la diversité des points de vue et la capacité à questionner les normes. « Le travail autour de l’ombre permet de prendre de la distance avec son image réelle, souvent influencée par des normes sociales, culturelles ou médiatiques. En s’affranchissant des codes habituels (apparence physique, genre, posture sociale), les élèves peuvent explorer d’autres identités possibles, déplacer les rôles et questionner les stéréotypes, notamment genrées. »

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire) Les familles seront invitées à la restitution qui pourrait être présentée avec l’idée d’un échange à sa suite ….. « Pour renforcer leur engagement, on pourrait les inviter à partager des histoires ou des traditions familiales qui entreraient dans le thème du spectacle. Les parents pourraient par ailleurs pourquoi participer à une séance atelier pour apprendre eux aussi à manipuler aux côtés de leurs enfants. On pourrait demander aux familles de venir faire un journal de bord, en prenant des photos pour monter une exposition sur la création du spectacle.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours artistique "Ombres en famille" s'inscrit dans plusieurs axes essentiels du projet académique, déclinés dans le projet d'établissement 2024-2027. • Renforcer la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de l’expression orale : conditions de l'autonomie pour tous et toutes. Les ateliers d'écriture et la création d'un spectacle vivant ainsi que les rencontres et visites inscrites dans le parcours amènent les élèves EANA, scolarisés en UPE2A, à développer leur expression orale et écrite, à exprimer leurs émotions, à parler d'elles et d'eux, à construire des récits, ainsi quà échanger et débattre pour élaborer le spectacle. L'apprentissage de la langue française est au service de toutes les disciplines. • Ouvrir à des expériences culturelles et artistiques . Réfléchir à la place de l'art dans la société, aux diverses approches qui peuvent nourrir la création, développer la sensibilité artistique de chaque élève, sa réflexion et les échanges culturels au sein de la classe/du collège, poser un autre regard sur notre histoire commune. Le collège se donne pour objectif de permettre à chaque élève de faire au moins une visite de musée par an et d’assister à au moins un spectacle vivant au cours de ses années collège (axe 3, objectif 1) . • Dialoguer avec les familles pour une prise en compte globale des élèves, pour valoriser le parcours personnel de chaque enfant, pour discuter des attentes scolaires, autour et grâce au projet CAC : chaque élève sollicite l'histoire familiale. L'équipe rencontre régulièrement les familles qui sont invitées à la restitution. • Construire une école pleinement inclusive : Améliorer le climat scolaire pour le bien être de toutes et tous, le collège comme lieu du vivre-ensemble (axe 2, objectif 1). Prévenir et lutter contre les discriminations quelles qu’elles soient : sexisme, racisme, LGBTphobie... Valoriser les différences et prôner la tolérance par rapport aux diffférents modèles familiaux. Valoriser le travail des élèves EANA par la présentation de leur création collective dans le collège, avec l'invitation d'autres élèves au spectacle, par des expositions dans le couloir, des publications dans Le Polyglotte, le journal multilingue du collège et sur le site du collège.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Le cahier de projet est en papier pour une meilleure pérennité mais la communication vers la communauté éducative est principalement numérique : les élèves apprennent à utiliser l'ENT, à envoyer des mails, à faire du traitement de texte. Ils et elles participent à la publication de leur parcours artistique et apprennent à mettre en page leurs articles dans Le Polyglotte. Ils développent des compétences numériques qui leur permettront aussi d'avancer dans PIX (selon leur niveau de classe).
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • En français FLS, les élèves développent l'expression orale et écrite pour se présenter et parler de leur famille. Présenter les membres de sa famille et expliquer les liens de parentés, avec de multiples activités pour acquérir le lexique. Chaque élève construit son arbre généalogique. C'est l'occasion d'acquérir des connaissances en Education Morale et Civique (état civil, etc.). On distingue les liens génétiques et affectifs. On travaille sur les préjugés et les discriminations, à destination des élèves mais aussi des adultes, en observant la diversité des familles (jeu de 7 familles inclusif) et des représentations culturelles de la famille : Qui considère-t-on comme ses frères et sœurs ? comme sa mère ? comme la famille proche ? Tout le monde porte-t-il toujours le même nom dans une famille ? Quelles différences selon que l'on soit une femme ou une homme ? L'étude de contes (texte adapté) permet de travailler la structure du texte narratif, de construire une culture commune, de distinguer personnes et personnages. Les héros et héroïnes de conte offrent une large de gamme de situations familiales douloureuses, dont il est alors plus facile de parler : Le Petit Poucet (abandon), Peau d'âne (inceste), Cendrillon (maltraitance), Raiponce (surprotection)... On réfléchit comment dénouer certaines situations en recourant au théâtre forum. D'autres textes, en littérature jeunesse (pas encore défini) ou dans les programmes (Molière), permettront d'explorer le thème de la famille qui est au programme de cinquième "avec autrui : famille, amis, réseau" et de développer des compétences littéraires attendues en français au collège. Selon l'âge des élèves, on étudiera d'autres récits plus autobiographiques. En créant des masques et des marionnettes, les élèves apprennent le vocabulaire du visage et du corps, ainsi que les émotions que l'on peut exprimer. La rédaction des histoires et des dialogues développent leurs compétences de production écrite. Ils et elles développent leurs compétences orales sur scène pour la restitution finale : phonologie, articulation et expressivité. Ils et elles prennent confiance en elles et eux. Pistes de travail lexical : les familles de mots / le théâtre / le cinéma / l'ombre, la lumière et les couleurs / la photographie avec le négatif et le positif. Le professeur de mathématiques de l'UPE2A se saisit du projet pour travailler l'homothétie (agrandissement, réduction), les symétries, avec le vocabulaire géométrique et le vocabulaire de l'espace. Il travaille des notions d'optique et la synthèse soustractive des couleurs.

Application MICACO | Date : 01/07/2026