Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Stand up ta voix !

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Henri Wallon
  • Ville : AUBERVILLIERS
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Hicham Boutahar est comédien, metteur en scène et pédagogue. Formé au Conservatoire de Bobigny puis à la Classe Égalité des Chances de la MC93, il poursuit son parcours à la Comédie de Saint-Étienne, auprès de Julie Deliquet et des Collectif In Vitro, de Lorraine de Sagazan, David Bobée et Rébecca Chaillon. Il prolonge cette formation par Master 2 de recherche sur les niveaux de réel dans la fiction décoloniale en partenariat avec l'ENS -Théâtre de Lyon sous la direction d'Olivier Neveux. À sa sortie d'école, il rejoint l'équipe de Tamara Al Saadi pour deux spectacles, Brûlé·e·s et Istiqlal. Ces premières collaborations confirment une manière d'habiter le plateau qui ne sépare pas l'interprétation de la réflexion : chaque rôle est pour lui une occasion d'enquêter, de se frotter à des réalités qu'il ne connaît pas encore. En tant qu'acteur, il collabore avec Johanny Bert, Ambre Kahan, Jules Bisson, Leah Lapiower, Jeanne Lazar, Ludmilla Dabo, David Lescot et Aurélie Van Den Daele. En 2025, Théâtre Ouvert l'invite à co-écrire Braver les Orages pour la 10e édition du Festival du Jamais Lu. En 2021, il fonde le Collectif des Diplomates, avec lequel il met en scène À Ceux Qui Doutent, un thriller horrifique sur la multiculturalité, créé en 2024 au Théâtre de la Croix-Rousse puis au Théâtre Sylvia-Monfort. En 2025, il écrit et met en scène Hchouma Blues, une pièce sur les rapports entre la jeunesse des quartiers populaires et l'institution policière. L'écriture naît d'une démarche d'enquête : il rencontre des policiers, des chercheur·euse·s en sciences politiques et des avocats spécialisés dans les violences policières, autant de voix qui traversent le texte sans le réduire à un document. Le spectacle, lauréat du Prix du Public au concours du Théâtre 13, paraît en mai 2025 aux éditions Esse Que. Il est actuellement en tournée et sera présenté cet été au Théâtre des Carmes dans le cadre du Festival d'Avignon. En lien étroit avec ses créations, il mène également des ateliers auprès de jeunes dans plusieurs structures partenaires de son collectif : le T2G de Gennevilliers dans le cadre du programme Dix Mois d'École et à l'Opéra avec le Lycée Martin Luther King, le Collectif 12 à Mantes-la-Jolie, le Théâtre 13 à Paris. Ces temps de travail prolongent les questions qu’il soulève sur scène en les confrontant à l'expérience directe des publics concernés. Il est actuellement en cours d'écriture sur deux nouveaux projets. Le premier prend explore l'addiction aux jeux d'argent dans les bars-tabacs PMU avec un décollement vers le fantastique, en convoquant le « Sheitan » (diable) au comptoir. Le deuxième est un seul en scène qu'il portera lui-même, documentant sa tentative de débuts dans les comedy-clubs franciliens. Pour nourrir l'écriture, il prévoit de participer à des scènes ouvertes de stand-up. Il entend ainsi s'emparer des codes du genre de l'intérieur, par la pratique, avant de les subvertir en les croisant avec ceux du théâtre public : méta-théâtre, incarnation, bascule dans la fiction, décollement poétique.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • C'est à partir de sa propre pratique de comédien, d'auteur et de metteur en scène qu'Hicham Boutahar propose aux élèves de la classe 3ème du collège Henri Wallon, un projet au cœur de la prise de parole et de l'humour comme outils d'expression. Il s'agira pour la classe de découvrir comment le stand-up, registre populaire et immédiatement accessible, peut devenir un espace d'écriture, de jeu et de regard critique sur le monde, en lien direct avec la démarche qu'il développe dans ses propres créations, où l'enquête de terrain, la fiction et le politique se combinent pour donner voix à des réalités peu représentées sur les scènes institutionnelles. À travers ce projet, il invitera les jeunes à interroger ce qui les fait rire, ce qui les touche, ce qui les révolte, et à en faire la matière d'une parole adressée à un public. Les ateliers s'organiseront autour d'une progression allant de la découverte du stand-up comme forme artistique à la création collective. Comme dans ses propres spectacles, les jeunes seront d'abord invité·es à partir d'eux-mêmes et de leur expérience : écriture de blagues, récit d'anecdotes, construction d'un « personnage » qui leur ressemble. Ils·elles seront ensuite amené·es à travailler avec les outils qui sont au cœur de sa pratique de metteur en scène (le rythme, s’adresser au public …) afin d'affiner leur présence scénique et de trouver la juste distance entre eux·elles et leur matériau. Dans un dernier temps, comme dans son propre travail de subversion des codes, il s'agira d'introduire un décollement du registre stand-up vers d'autres formes : chœur, musique, bascule dans la fiction, pour dire ce que les blagues ne disaient pas. La démarche pédagogique d'Hicham Boutahar part systématiquement du vécu et de la parole des participant·es pour y tisser ses propres questionnements artistiques autour de l'humour, de la représentation et de la prise de risque collective. En partageant ses outils de création et la façon dont il a façonné son propre rapport à la scène, il rend tangible le lien entre démarche artistique personnelle et engagement collectif. En donnant à chacun·e un rôle actif dans l'écriture, le jeu et la restitution, les ateliers font de la prise de parole un espace de confiance en soi, de coopération et d'affirmation au sein du groupe.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Hicham Boutahar auteur, metteur en scène et acteur propose un projet d’atelier sur le stand up en s’appuyant sur lesdits trois pans de sa pratique artistique. Les élèves seront accompagné.e.s dans l’exercice de la prise de parole humoristique en scène. Ecriture et improvisations permettront un travail au plateau sur des sujets qui les touchent, les concernent et/ou les font réagir pour valoriser la parole de chacun.e. Le parcours culturel viendra soutenir ces apprentissages et découvertes.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • C’est la première fois que Hicham Boutahar et Citoyenneté Jeunesse proposent un parcours. Celui-ci a été conçu en fonction de l’actualité de l’artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1 – Rencontre et premières improvisation (2h) Cette séance est consacrée à la présentation du projet et à la découverte du groupe. À travers des exercices d’improvisation, les élèves et l’artiste font connaissance en travaillant autour de la thématique de la blague. Ce premier travail permet d’aborder la prise de parole, la narration et la relation au public. Séance 2-3 : Ecriture : écrire et raconter une blague (demi-groupe-2h) Les séances alternent travail d’écriture et passage au plateau. Chaque élève choisit une blague ou une situation comique, puis commence à l’écrire et à la structurer. Au plateau, les élèves travaillent la prise de parole, la gestion du silence, le rythme et l’adresse au public, avec ou sans micro. L’objectif est de comprendre que raconter une blague est déjà une forme d’écriture et d’interprétation. Séance 4 – Le collectif au service de la blague (demi-groupe- 2h) Le travail d’écriture se poursuit pendant qu’au plateau, le groupe met en scène la blague racontée par un élève : pendant qu’un élève raconte, les autres incarnent les personnages, les situations ou les images évoquées. Comment le collectif peut soutenir la parole individuelle et enrichir une narration ? Séance 5 – Travail du chœur (2h) Le groupe-classe travaille comme un chœur : lecture collective d’un texte, travail sur la respiration commune, l’écoute et le rythme. Il s’agit d’explorer différentes manières de parler ensemble, en évitant l’uniformité, en cherchant des variations, des intentions, et en introduisant une dimension d’humour dans le travail choral. Séance 6 – Rencontre avec une stand-uppeuse professionnelle (2h) Une stand-uppeuse (Camille Fievez pressentie) intervient auprès des élèves. Elle présente son parcours et son métier, puis écoute les premières propositions des élèves et leur donne des retours sur l’écriture, le rythme, la présence scénique et la relation au public. Séance 7 – Réécriture et retravail au plateau (demi-groupe) (2h) Les élèves retravaillent leurs textes en tenant compte des retours. En demi-groupe, certain.e.s retravaillent l’écriture pendant que les autres passent au plateau pour affiner l’interprétation, le rythme, la posture et l’adresse. Séance 8 – Travail corporel et dynamiques de groupe (2h) Le travail se déplace vers le corps et le mouvement : création d’un passage collectif en musique, exploration de différentes dynamiques de groupe Cette séance permet de construire une écriture scénique collective. Séance 9 – Mise en forme du spectacle (3h) Toutes les matières travaillées (blagues individuelles, passages choraux, mouvements collectifs, musique) sont réunies et structurées pour la forme finale. Séance 10 – Filage et finalisation (3h) La stand-uppeuse revient pour assister au filage et apporter ses derniers retours sur les textes, le rythme, la présence scénique et l’enchaînement des séquences en vue de la présentation publique

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les programmations de nos partenaires culturels n’étant pas toutes arrêtées, voici les pistes à ce jour : - Une sortie en comedy-club sera organisée dans la mesure des possibilités d’accueil, en complicité avec Hicham Boutahar et des stand-uppeur.euse de sa connaissance : Des lieux comme le Panam Art Café, le Madame Sarfati et/ou le Jamel Comedy Club sont pressentis. Si cela se confirme avec Camille Fievez, nous pourrons également aller la voir se produire sur scène. Enfin, si de son côté Hicham Boutahar fait des passages, ils et elles seront conviés à venir le voir. - « Autothérapie » en janvier au Théatre de la Bastille par et avec Mackenzy Bergile en lien avec le festival Faits d’hiver : Mackenzy Bergile, franco-haïtien, plonge dans l’histoire de la colonisation, de la ségrégation et de l’esclavage. Au fil de ce solo, il dessine un autoportrait à la fois intime et politique. En mots et en mouvements, s’inspirant du spiritisme haïtien qui pense l’histoire comme un processus cyclique en forme de spirale, il cherche la beauté dans le chaos. - « A l’ombre du réverbères » en février au Théâtre du Rond-Point par Bertrand Kaczmarek / Enzo Verdet/ Redwane Rajel : De la prison à la scène, voici l’histoire d’une existence sauvée par l’art. Dans ce récit poignant à la première personne, mis en scène par Enzo Verdet, Redwane Rajel, homme aux mille vies, raconte sa reconstruction à travers le théâtre. Et/ou - « Paris et Miki » par et avec Michael De Cock au Théâtre du Rond-point en avril : Version stand-up de son livre Seule l’imagination peut nous sauver, ce seul en scène à haute teneur participative s’interroge sur les vertus démocratiques de la culture tout en nous entraînant dans un récit croustillant. Une déambulation nocturne aux côtés de Paris Hilton, qui traverse allégrement les continents… - « CYRANO » de E.de Rostand, mise en scène Marie Mahé au Théâtre de la Tempête en mars 27 : Véritable déclaration d’amour à la poésie et au théâtre, le Cyrano de Marie Mahé puise sa force dans le pouvoir des mots et l’influence qu’ils peuvent avoir sur nos vies. Dans cette mise en scène, la langue de Rostand tient le rôle principal et laisse résonner toute la profondeur et les complexités de chacun des personnages. Marie Mahé continue son travail d’exploration des groupes, de la place de l’individu dans ces constellations sociales et du poids des apparences. En dépassant les archétypes, ce spectacle s’adresse tout particulièrement à la jeunesse en posant la question des complexes qui nous habitent et des différences qui peuvent devenir des forces.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens entre ateliers et parcours culturel, il est consacré à : - la présentation du projet avec la/le chargé(e) de projets – la présentation des sorties et les retours sur les différentes activités du parcours culturel. – des temps d’échange avec l’intervenant D’autres temps forts pourront être mis en place en classe, parmi les idées suivantes : - Intervention.s d’une stand-uppeuse professionnelle en classe, en complicité avec Hicham : Camille Fievez, gagnante de « Comedy Class », émission de révélation de talents en stand-up portée par Eric Judor et Ramzy Bedia. Elle pourrait être sollicitée au cours du travail et au moment du rendu final - En écho au spectacle « Autothérapie » , intervention « L’esclavage, la France » de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage : après une présentation générale de la FME (structure, objectifs, raisons d’être, actions et ressources, la seconde partie de l’intervention consiste en un jeu autour de la thématique « Des siècles d’esclavage et de résistance » : jeu type Time’s Up avec appropriation des grandes dates et figures. Dans une dynamique ludique et collaborative, l’objectif est ici d’être capable de repérer les grandes étapes de l’histoire de l’esclavage

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Présentation du travail devant un public au collège et si possible et selon la progression des élèves et les envies de chacun.e dans un lieu extérieur autre restant à définir le cas échéant en lien avec l’artiste. A cette occasion de représentation, les élèves expérimentent la scène, la relation au public et la dimension collective du spectacle vivant. Familles, communauté éducative et partenaires seront conviés.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves. L’artiste a pensé cet objectif comme indissociable de sa pratique, démarche et des ateliers. Il souhaite ainsi partager sa démarche de création et ses propres découvertes en cheminant avec la classe : « Les élèves seront inclus dans le processus qui est le mien de découverte des règles du stand-up et de son écriture. Je me mettrai à leur niveau en leur expliquant mon projet, à savoir me lancer dans les comedy-clubs pour ensuite venir le raconter dans un spectacle. Leur participation sera au centre de l’atelier, puisque ce sera de leur travail qu’il s’agira. Ils travailleront à transformer leurs petites hontes en fiertés par leur traduction immédiate en matière à jouer et à rire. Il faudra y mettre d’eux-mêmes et prendre la chose à cœur, afin qu’ils en ressortent avec la sensation de pouvoir le faire et une considération multipliée pour ce que les autres ont donné. Ils seront absolument impliqués dans la réalisation de leurs travaux et dans celle des autres, dans une dynamique d’amélioration constante de chaque passage dans l’objectif de la présentation. »

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Hicham Boutahar souhaite faire de « l’égalité hommes femmes » un des axes privilégiés possibles : « Des thématiques comme l’égalité femmes-hommes seront au centre de nos préoccupations. Le fait que le travail concerne des passages individuels conduira nécessairement les élèves femmes à prendre toute la place nécessaire et à s’affranchir des regards masculins. La présence ponctuelle d’une stand-uppeuse accompagnera cet aspect : l’exemple qui leur sera présenté sera celui d’une femme qui prend la parole et fait rire, pour aller contre le cliché que le stand-up est un milieu masculin et briser la répartition genrée, dominée par les hommes, de la parole. »

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire) Outre la participation des familles au temps de valorisation finale pour assister à la restitution de la classe, nous pourrons inviter parents et/ou entourage volontaire à nous accompagner lors d’une sortie comedy-club , si les élèves présent.e.s en sont d’accord.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Hicham Boutahar propose de mettre au centre de son projet d’atelier théâtral l’expérience des élèves, en les encourageant à utiliser et questionner le rire. Ils seront ainsi pleinement acteurs d’un projet élaboré par eux, dont ils décideront des thématiques et sujets. Dans le projet d’établissements du collège Henri Wallon, nous avons constaté que la réussite des élèves était en partie lié à leur engagement dans les projets pédagogiques proposés. Parmi les objectifs de “l’Axe 1/Réussite des élèves,” le projet “Stand-up ta voix!” permettra de “développer les compétences orales et d’autonomie des élèves” et d’”encourager la participation des élèves aux projets valorisants”. Sur le plan de “l’Axe 2/ Climat scolaire, citoyenneté et égalité”, nous remarquons que "des enjeux persistent autour du respect des règles, du harcèlement et de l’égalité filles-garçons” : le projet d’Hicham Boutahar propose justement d’accompagner la parole des femmes, en les aidant à se faire entendre même dans des lieux largement dominés par les hommes comme le milieu du stand-up. Enfin, si notre établissement propose une grande offre culturelle, celle-ci ne touche pas tous les élèves et nous souhaiterions pouvoir élargir nos actions, avec, pour un des objectifs de “l’Axe 4/ Ouverture culturelle, internationale et partenariale”, celui de “favoriser la curiosité, la mobilité et l’estime de soi par l’accès à l’art, au patrimoine et au monde”. Engager l’intégralité d’une classe dans ce projet théâtral c'est offrir la possibilité à tous d’accéder à une forme de reconnaissance et d’écoute nécessaire à la réussite. Nous espérons pouvoir faire rayonner le projet au sein de la cité scolaire, mais aussi auprès des familles, pour mieux les “impliquer dans la dynamique de l’établissement”.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail pourra être utilisé pour avoir recours à des outils tels que le cahier multimédia où les élèves peuvent consigner texte, images, mais aussi enregistrement sonore sur un même support. Un carnet de création et de spectateur pourra être réalisé sous cette forme.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Français Le projet permettra aux élèves de travailler l’oral et certaines compétences spécifiques au cycle 4 : improvisations individuelles, activités en demi-groupe de mise en scène ou lecture collective d’un texte. Tous ces dispositifs seront l’occasion de consolider les compétences « Raconter une histoire (connaître les techniques du discours oral) » et « Exprimer ses sentiments ». Les ateliers d’écriture d’un texte comique permettront de travailler une compétence centrale du cycle 4 : «Adopter des stratégies et des procédures d’écriture efficaces ». La séance de relecture et de réécriture du texte comique sera l’occasion de sensibiliser les élèves au travail du brouillon qui constitue une pratique cruciale pour l’écrit que les élèves ont bien souvent du mal à intégrer. Enfin, ce projet résonne fortement avec l’objet d’étude « Se raconter, se représenter ». Y sont étudiées les formes de l’autobiographie (ainsi que leurs visées), les questions de l’autoportrait et de l’écriture du souvenir. Arts plastiques Offrant un cadre d’enseignement pratique interdisciplinaire, le projet d’Hicham Boutahar permettra d’aborder “la relation du corps à l’espace et à la production artistique”. Les élèves devront se demander comment utiliser l’espace scénique pour mettre en scène, mais aussi comment moduler le temps et l’envisager comme une matière plastique. Les compétences mises en œuvre en cours d’arts plastiques pourront être poursuivies et étendues au projet théâtral (Expérimenter, produire, créer. Mettre en œuvre un projet. S’exprimer, analyser sa pratique, celles de ses pairs ; établir une relation avec celles des artistes, s’ouvrir à l’altérité) EMC Le projet s’inscrit dans les attendus de fin du cycle 4 en EMC, en particulier « Identifier, comprendre les différents sentiments, leurs registres d’expression pour développer, en les exprimant et en les régulant, ses émotions et ses sentiments permettant une capacité d’écoute et d’empathie ». Les élèves, par leurs prestations valorisant « les petites hontes en fiertés » pourront renforcer l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Le Stand up, poussant les élèves à construire, en amont du passage en scène, une réflexion concernant ce qu’ils vont exprimer, leur permettra d’exercer leur liberté d’expression. De facto, le projet permet d’aborder la question de l’engagement, le programme d’EMC du cycle 4 insistant sur l’objet d’enseignement : « Les formes d’engagement : politique, social, associatif. Penser l’engagement comme acte individuel et collectif ».

Application MICACO | Date : 01/07/2026