Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Qu'est-ce que tu vois?
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Christine de Pisan
- Ville : AULNAY-SOUS-BOIS
- Classe : autre
|
Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : F93
|
Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Camille Balaudé
|
1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Photographe, réalisatrice, commissaire d’exposition et directrice artistique, Laure Flammarion a suivi une formation de philosophie à la Sorbonne avant d’intégrer l’Ecole Supérieure d’Études de Cinéma / ESEC, puis les Arts Décoratifs. Ses films documentaires suivent des artistes et photographes dans leurs pérégrinations ou des grands collectionneurs qui parlent de leur rapport aux œuvres. Ils ont été projetés dans des musées et festivals à travers le monde. Basée à Paris, elle poursuit un travail de commissaire d’expositions par le biais du label Honoré Visconti, avec une programmation artistique dans lesquelles les médiums, les générations et les notoriétés diverses se côtoient. Par sa programmation, Laure Flammarion cherche à casser les codes et encourage ses collaborateurs, artistes et commissaires, à faire un pas de côté, à expérimenter. Dans ce cadre, elle publie des éditions limitées qui viennent compléter ses projets. Laure Flammarion monte par ailleurs des événements artistiques temporaires de grande envergure dans lesquels elle dirige les équipes et mène de front une proposition globale allant du décor, au lieu, aux contributions artistiques et scénario.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le projet « Qu’est-ce que tu vois ? » réunit plusieurs des approches qui mobilisent Laure dans ses recherches, à savoir montrer des œuvres sous un nouvel angle, démocratiser l’art en valorisant une approche personnelle (celle des élèves ici), tout en poursuivant une dimension pédagogique et de transmission qui l’anime depuis longtemps. En effet, en parallèle de ses activités, elle enseigne à l’IESA à Paris et participe bénévolement à des associations de soutien scolaire pour des collégiens de Saint-Denis le soir et encore en participant à une association aidant les collégiens à trouver des stages de 3ème intéressants et variés. Elle jouit ainsi d’une expérience pédagogique envers le type de public qu’elle devra accompagner déjà riche et construite autour d’une grande flexibilité et d’une écoute attentive des élèves. Son excellente connaissance de l’art et de ses institutions fera d’elle un soutien expert précieux pour le groupe, à même de l’emmener vers des pistes fertiles.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Les œuvres exposées à la Bourse du Commerce, Paris sont le point de départ d’une expérience commune qui sera restituée en vidéo. Ce parcours propose en effet, entre visites préparatoires, réflexions, écriture, temps de tournage dans le musée et processus de montage collaboratifs, de livrer en sons et en images, le regard que les élèves posent sur les œuvres de la collection du musée.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Un premier temps d’échange permet au coordinateur et à l’intervenante de se rencontrer avec la chargée de projet de F93 autour des grands axes du projet définis auparavant ensemble : chacun pourra revenir sur ses objectifs pédagogiques, de découverte de domaines (histoire de l’art / cinéma), de méthodologie et d’aboutissements … dans le but d’agréger ces objectifs pour trouver une articulation cohérente et fluide. C’est l’occasion de faire le point sur les connaissances, les capacités et les besoins spécifiques du groupe, les projets menés en parallèle par la classe, de faire coïncider leur programme avec le calendrier du projet et vice versa, d’envisager l’implication d’autres enseignants, parents ou élèves, susceptible d’être pertinente. Une seconde réunion, en début de projet, impliquant cette fois l’équipe du musée partenaire dont bénéficie ce projet, permettra également de faire correspondre les ambitions du projet avec la réalité du site et de saisir toutes les opportunités qu’il offre aux élèves pour leur donner le maximum d’outils de compréhension et un accès facilité pour les mettre en totale confiance. À ces réunions, se pose aussi la question des sorties qui seraient pertinentes au regard du profil de la classe, des souhaits des enseignants et du contenu du projet. Grâce aux retours des enseignants et du musée, l’intervenante pourra jauger le degré de difficultés des activités prévues, et les adapter ; les enseignants pourront quant à eux mener un travail complémentaire hors séances pour appuyer certaines notions indispensables à la bonne compréhension du projet. Les échanges incessants tout au long de l’année entre l’intervenante, les enseignants et la chargée de projet permettent des réajustements constants. Les temps d’analyse critique en cours de parcours permettront d’adapter, de modifier, de refaire le point si nécessaire, aux vues des retours des élèves.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Laure Flammarion a déjà mené deux CAC avec F93 : le CAC « Territoire de l’Art » en 2017 avec le collège Jules Michelet de Saint-Ouen, et plus récemment en 2025/26 le même projet CAC, « Qu’est-ce que tu vois ? » avec le collège Albert Camus à Neuilly sur Marne. Ce dernier projet mené avec le musée de l’Orangerie a été une réussite pour les deux parties et Laure a souhaité renouvelé sa candidature pour mettre son expérience au profit d’un nouveau public, un dispositif ULIS, en découvrant une nouvelle collection d’art.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séance 1 (2h)
Présentation de l’intervenant, du musée et des objectifs. Échanges “qu’est-ce qu’une œuvre ?” Préparation d’une grille d’observations pour la visite guidée à venir et consignes pour photos de repérages.
Séance 2 (2h) Retour sur la visite guidée : rédaction individuelle sur ce qui a le plus intéressé, marqué (émotions, questions, sens). Mise en commun à l’oral pour tenter de définir la singularité de leur regard, des pistes à creuser.
Séance 3 (2h)
Langage cinématographique: qu’est-ce qu’un plan, une séquence, un cadre…? A partir d’extraits de films qu’elle visionne, la classe définit les effets que cela produit.
Séance 4 (2h)
Prémisses d’un projet : le groupe s’accorde sur les premières pistes à explorer. Par groupes, les élèves écrivent leur scenario pour leur thème, réfléchissent au son et images. Mise en forme d’un storyboard et présentation aux autres groupes. On répartit les missions de chacun pour le 1er tournage.
Séance 5 ( 4h au musée)
Les groupes réalisent leur projet, aidés de l’intervenante qui veille à laisser aussi une marge d’expérimentations filmiques. Puis des exercices sont proposés à chaque groupe (faire un traveling, filmer un détail, l’hors-champ, des effets de flous…) pour compléter l’approche.
Rencontre avec un professionnel du musée. Debrief commun et point sur ce que chacun aimerait approfondir.
Séance 6 (2h)
Visionnage des rushs, choix des séquences. Ecriture des scènes manquantes, préparation du second tournage.
Séance 7 (4h musée)
Les groupes tournent et finalisent leurs films. Prise d’images avec tout le groupe permet d’explorer d’autres espaces et œuvres du musée qui ne font pas partie de la sélection initiale. Mise en commun et retour sur expérience.
Séance 8 (2h)
Pré-montage collectif du/des films : on consigne les indications pour déterminer un ordre, on sélectionne les prises de vue, quid de la bande son ?, des crédits ?, des titres sont rajoutés ou discutés.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- La classe se rendra à plusieurs reprises au musée pour filmer les œuvres ; à ces temps d’atelier menés sur site donc, s’ajoutera une première visite à part entière pour découvrir le musée, sans l’intervenante. Cette visite guidée avec médiatrice permettra aux élèves d’appréhender les collections du musée en bénéficiant du discours construit à leur intention par les équipes en charge des publics du musée. Ils pourront également observer le public en présence, les attitudes et habitudes qu’il partage ou pas, comprendre l’architecture, les pièces maitresses ou le fonctionnement du lieu. Cette visite guidée d’1h30 donnera un excellent contexte et une première présentation complète du musée aux élèves et leur permettra d’échanger ensuite sur une base commune pour construire leur projet.
Une seconde visite viendra enrichir la deuxième partie du projet dédiée au film. La classe se rendra à la Cinémathèque pour une séance sur un dispositif technique qu’elle pourra rejouer lors de ses temps de capture vidéo au musée : le plan séquence. Grâce à cet atelier les élèves verront quelques-uns des plans-séquences les plus marquants de l'histoire du cinéma, véritables prouesses techniques et esthétiques, et se construiront ainsi un bagage de références cinématographiques. De La Sortie des usines Lumière à Gravity d'Alfonso Cuaron, de La Soif du Mal d'Orson Welles à US Go Home de Claire Denis, filmer une séquence en un seul et même plan est un défi que nombre de cinéastes relèvent tout au long de l'histoire du cinéma. L'atelier revient sur les enjeux et contraintes de ces prises de vue : découpage, construction d'un espace et d'un temps réaliste ou artificiel, prouesse des mouvements de caméras, évolutions techniques.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- A la fin de chaque séance un bref temps sera destiné à une analyse critique de la réalisation du projet en cours, invitant les élèves à s’interroger et à s’approprier les nouveaux concepts abordés, l’orientation du projet et les objectifs de la prochaine séance, favorisant la parole individuelle et la réflexion collective. Ce temps permettra à l’intervenante de préparer au mieux la suite en tenant compte des zones de flou, des intérêts des élèves, de leurs points forts à solliciter et des points faibles à travailler pour qu’ils s’investissent de la manière la plus efficace et gratifiante. D’autres temps de réflexion seront l’occasion de préparer en amont les sorties afin que les élèves puissent participer de manière active à chacune de celles-ci et en comprendre les bénéfices à en tirer. Dans le cas de « Qu’est-ce que tu vois ? », la rencontre avec un intervenant supplémentaire, membre des équipes du musée, permettra à la classe de décaler son approche pour une compréhension plus fine des métiers présents au musée et des rapports que ces personnes entretiennent au quotidien avec les chefs d’œuvre, encore différents de ceux du public ; ce temps de réflexion enrichira la discussion du groupe sur ce que les élèves désirent dire et montrer de ces œuvres, et les aidera à mieux situer leur rapport aux œuvres en tant qu’adolescents. Il pourra s’agir d’un régisseur, d’un agent de sécurité, de l’iconographe…qui chacun à sa façon renseigneront sur les coulisses de l’établissement. À ce stade, le discours de cet intervenant supplémentaire permet également un recul sur la production des élèves et relance d’autres pistes qui peuvent insuffler un nouvel élan au projet, au moment où il s’affine et se finalise. Enfin, un temps de réflexion de 2h en classe, dédié cette fois à la préparation de la restitution commune aux trois classes, sera crucial pour son bon déroulement: comment accompagner les images filmées lors de leur diffusion ? Quels invités et quelles manières de les mettre à contribution lors de cette rencontre finale ? Comment articuler les travaux des classes entre elles ? Cette restitution sera aussi un temps du bilan collectif lors duquel demander aux élèves si leur rapport aux œuvres a évolué au cours du projet, ce qui a changé, à cause de quoi, posant ainsi quelques clés de médiation à partager, en retour d’expérience, aux équipes du musée.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- En fin de projet, les classes impliquées se rejoignent le temps d’une projection commune dans un cinéma partenaire ou l’un des musées partenaires. Les équipes éducatives et les parents sont conviés et chaque classe introduit sa démarche avant de diffuser son film. Des membres de chaque musée sont invités pour l’occasion, rebondiront sur ces représentations insolites de leurs chefs d’œuvres. Verront-ils les œuvres autrement grâce à ces films de néophytes ? Y décèleront-ils des pistes pour s’adresser à un public adolescent d’une autre manière ? Ce temps d’échange laissera les paroles des jeunes se mêler à celles des experts dans une perspective d’enrichissement mutuel.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- L’atelier entier est pensé pour être des plus interactifs : des échanges individuels et collectifs ponctuent les séances, la parole est libre et partagée pour mettre les élèves dans un autre dispositif d’apprentissage et de valorisation, une attention particulière est portée au rythme et à la variété des activités, et un projet commun au groupe les aidera à se fédérer et s’entraider. Par ailleurs, la nature même du projet invite les collégiens à affirmer leur point de vue et exercer leur regard critique, en plaçant leurs propositions de lecture et monstration des œuvres au cœur de la démarche, et en le soumettant en fin de projet à l’appréciation d’experts du musée invités à la projection du film. L’interprétation, la sensibilité, l’intérêt ou même le désintérêt des élèves pour certaines œuvres seront de précieux éléments révélateurs des expériences réelles que ce public peut vivre au contact des collections d’art, et seront traités en tant que tels. D’autre part, comme le projet bénéficie d’un partenariat privilégié avec un grand musée parisien où les élèves se rendent à plusieurs reprises, notamment pour y filmer les œuvres, ces séances de tournage seront pour eux une opportunité rare de s’approprier les lieux, de s’y sentir chez eux et légitimes. Lors de ces moments, ils devront s’emparer de leurs rôles et missions, distribués en fonction de leurs atouts et envies, ce qui leur permettra de s’approprier ces séquences (qui filme, qui présente, qui déclenche, qui parle ?). La finalité du projet les mettra dans une approche réflexive sur leurs propres rapports aux œuvres qui évoluera au fur et à mesure du projet. Une attention particulière sera accordée à les mettre en confiance et à les rassurer sur leurs impressions personnelles, toutes aussi valables les unes que les autres, pour produire un discours sensible.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La thématique de l'égalité Femmes-hommes sera au cœur du projet puisque les intervenants pourront mettre l'accent sur les artistes femmes des collections, souvent considérées comme des figures secondaires dans l’histoire de l’art. De même, les élèves seront amenés à requestionner la manière de voir différenciée en fonction du genre et à se demander par exemple si les garçons et les filles de la classe sont attirés par les mêmes œuvres, ou en parlent de la même manière ? Ils pourront ainsi discuter des observations des sociologues qui ont pu montrer que dans les musées, on portait volontiers l'attention des filles sur les couleurs et la sensibilité, tandis que les garçons sont davantage amenés à regarder la composition, les mouvements dans les tableaux etc.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- F93 a mis en place depuis plusieurs années un certain nombre de mesures spécifiques liées à la transition écologique. L’équipe est invitée à réguler sa consommation en énergie en limitant le chauffage des bureaux à 19°C (et en limitant l’usage de la climatisation aux situations exceptionnelles de grandes chaleurs l’été). Les lumières et les ordinateurs sont par ailleurs systématiquement éteints quand ils ne sont pas utilisés. Le tri des déchets a par ailleurs été mis en place. Une sensibilisation aux bonnes pratiques numériques a également été menée afin de ne pas stocker ou envoyer des documents trop lourds. Les déplacements de l’équipe se font la grande majorité du temps en transports en commun, sauf quand ce n’est pas possible pour des raisons logistiques et/ou de planning. Dans le cadre des projets que nous menons, notamment lors des restitutions, nous privilégions le réemploi de matériaux que nous avons déjà utilisés et qui sont en réserve ou que nous trouvons dans les stocks des établissements. Dans la mesure du possible, les sorties proposées aux classes s’effectuent en transports en commun, et l’utilisation de l’ENT et des supports numériques est privilégiée à l’impression de documents papiers quand cela n’est pas un frein pour l’apprentissage des élèves. Enfin, nous intégrons chaque année dans notre programmation CAC des projets consacrés à la transition écologique, que ce soit leur thème principal ou l’une de leurs thématiques secondaires.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents seront conviés en début de projet pour rencontrer l’intervenant, la chargée de projet et découvrir ce que les élèves vont faire en classe. Ils pourront alors s’informer et découvrir les outils permettant de suivre le projet (ENT, padlet, carnets) mis à jour régulièrement. Ils seront également conviés aux sorties proposées, pour encadrer, et seront ainsi en plein cœur des discussions et du travail en train de se faire. Invités bien sûr, à la restitution en fin d’année, leur présence mettra fortement en valeur le travail accompli par les élèves et favorisera l’estime de soi des élèves.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Grâce aux visites récurrentes de la classe au musée, on peut espérer que des conversations aient lieu dans les familles qui permettent de raconter l’expérience vécue par les élèves, et l’exceptionnel accès qu’ils auront lors de la journée de fermeture du musée, seuls, aux contacts de célèbres chefs d’œuvres. Lors de la restitution finale, les parents seront invités à assister à la projection du film de leurs enfants et à l’échange avec les équipes du musée qui s’en suivra. Ce moment permettra également aux invités du musée et à l’équipe encadrante de sensibiliser les parents à la fréquentation des musées, ouverts à tous (eux compris) et à leur capacité à accueillir un public totalement novice tant pour l’accompagner s’il le souhaite, que pour le laisser vivre l’expérience à sa manière. Ces messages, porté par le discours des élèves à travers le projet permettront de prolonger les effets de la démarche jusque dans les foyers, en tentant d’ouvrir des accès à ce public dionysien souvent réfractaire.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet « Qu’est-ce que tu vois ? » s’inscrit pleinement dans les objectifs du collège Christine de Pisan en articulant pratiques artistiques, expression personnelle et ouverture culturelle. À travers la réalisation de vidéos autour des œuvres découvertes, les élèves sont amenés à développer leur capacité d’analyse, leur maîtrise de l’expression orale et écrite ainsi que leur créativité. Le parcours accorde une place importante à la diversité des regards et des sensibilités. Les temps de visite, d’échange et de création permettent aux élèves de confronter leurs interprétations, d’affiner leur esprit critique et de construire progressivement une parole personnelle au sein du groupe. En mobilisant à la fois les outils numériques et les pratiques artistiques, le projet favorise également l’implication des élèves dans une démarche collective exigeante : écriture, tournage, montage et restitution nécessitent coopération, écoute et engagement. Cette dynamique contribue au développement du vivre ensemble et à l’ouverture à des formes culturelles variées. Enfin, les différentes étapes du travail ont vocation à être partagées avec l’ensemble de l’établissement grâce à des temps de valorisation, des échanges avec d’autres classes et une restitution finale, participant ainsi à la vie culturelle du collège.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L'ENT pourra être exploité dans le cadre de ce projet pour répertorier une sélection des œuvres du musée sur laquelle les élèves vont être amenés à travailler ; outre les informations techniques des œuvres, la classe aura ainsi facilement accès à des visuels de qualité et détaillés de ces œuvres, à des articles ou toute forme de littérature sur les œuvres, une banque son propre au lieu, des performances y ayant eu lieu, ou encore au plan des collections qui pourront les aider à prévoir leur cheminement filmique au sein du musée. L’ENT pourra accueillir, tel une banque de données, de nombreuses références filmiques et documentaires qui seront discutées en classe avec l’intervenante, ainsi que toutes les étapes de la production des élèves : les premiers scénarii, les rushs réalisés lors des sessions de captation au musée accompagnés des photos, les entretiens éventuels avec les équipes en place, les sous-titres, les phases de pré-montage etc. Bien sûr, l’ENT sera également utilisé pour répertorier le calendrier des séances, les dates des sorties et de la restitution, et ainsi les communiquer au reste de la communauté éducative et aux parents désireux de suivre le projet ou de s’impliquer même ponctuellement.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet « Qu’est-ce que tu vois ?’ s'inscrit dans le programme d'arts plastiques des cycle 3 et 4 en permettant aux élèves de développer les compétences suivantes : - Expérimenter, produire, créer (Domaine 1,2,4,5): Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu. S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive. Recourir à des outils de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Exploiter des informations et de la documentation, pour servir un projet de création. S'exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs; établir une relation avec celle des artistes, s'ouvrir à l'altérité (Domaine 1,3,5) - Mettre en œuvre un projet (Domaine 2,3,4,5): Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs. Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles. Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique. Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre. Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées. Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires. Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques. Le projet permettra de travailler les compétences du programme de français de cyclé 4 : « Comprendre et s'exprimer à l'oral » : Comprendre et interpréter des messages et des discours oraux complexes, S’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire, Participer de façon constructive à des échanges oraux, Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole (Domaine du socle 1,2, 3), ou encore « Acquérir des éléments de culture littéraire et artistique » à travers un vocabulaire spécifique et des références à mobiliser (Domaine du socle, 1, 5) .
Application MICACO | Date : 01/07/2026