Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
L'éternel sous-sol
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean Vigo
- Ville : EPINAY-SUR-SEINE
- Classe : 4ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : F93
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Camille Balaudé
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Pour ce projet à la croisée de l’histoire et de l’archéologie et afin de permettre à la classe d’appréhender les Catacombes de Paris dans une perspective interdisciplinaire, F93 a souhaité proposer au groupe une double expertise réunissant d’une part celle d’une archéologue et d’autre part celle d’un historien. Le binôme d’intervenants ainsi constitué se composera de Lila Monti et Gaëtan Bonnot.
Lila Monti est doctorante en archéologie funéraire et urbaine à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Dans sa thèse intitulée : “Pas de deux entre la ville et ses morts - Approche anthropobiologique des interactions entre le tissu urbain et le paysage fune raire du Ve au XIIIe siècle - Enquête transdisciplinaire” elle travaille sur les liens entre le paysage funéraire et la construction de la ville au Moyen Âge en menant une analyse transdisciplinaire, mêlant archéologie urbaine, archéo-thanatologie, sociologie de la ville, histoire et géographie contemporaine.
Gaëtan Bonnot est professeur agrégé à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne rattaché à l’équipe du Pôle Informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire. Il a soutenu en 2022 sa thèse intitulée : « Des traces aux échos d’une révolte. Études sur la Jacquerie de 1358 ». Ses recherches portent sur l’histoire politique, sociale et culturelle de la fin du Moyen Âge. Membre de nombreux comités scientifiques, il prépare actuellement un article pour les Actes du Congrès national des sociétés historiques et scientifiques intitulé : « Fonder une mémoire officielle des crises du milieu du XIVème siècle.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Lila Monti propose à la classe de porter un regard sur l’un des aspects plus spécifiques de son travail de recherche l’archéo-thanatologie. Tandis que certains éléments se décomposent et s’évanouissent, d’autres perdurent. Le squelette, lui, est la seule partie du corps humain qui se conserve longtemps après la mort. C’est grâce à sa longévité que l’on peut remonter le temps pour tenter de reconstituer l’identité et des éléments de la vie d’une personne décédée il y a des milliers d’années. Cependant c’est une tâche sensible et délicate. Comment procéder ? À travers la découverte des méthodes d’analyse et l’étude, les élèves récoltent des indices. Le squelette humain devient alors une carte qui, si l’on dispose des bons outils, nous permet de comprendre sa trajectoire.
Gaëtan Bonnot souhaite faire comprendre à la classe que la genèse des Catacombes de Paris est indissociable de celle des cimetières, eux-mêmes conditionnés par la philosophie de la mort au moyen Age. Pour faire comprendre cette histoire au groupe il propose de montrer comment l’historien effectue un assemblage à partir d’éléments initialement dispersés : témoignages, sources publiques, éléments matériels… Il s’agira ainsi, pour Gaëtan Bonnot, de faire travailler les élèves à la façon d’historiennes et d’historiens afin de reconstituer l’histoire singulière des sous-sols de Paris.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le projet propose aux élèves de découvrir les catacombes de Paris à travers le regard croisé d’un historien et d’un archéologue. Il alterne ateliers en classe, visites sur site et travail d’enquête autour de l’histoire de paris, de l’archéologie et des pratiques funéraires. Les élèves apprennent à analyser des vestiges, comprendre les transformations urbaines et réfléchir aux enjeux éthiques liés aux restes humains. Le parcours se conclut par une exposition au collège valorisant leurs recherches et productions.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec l’équipe éducative, les intervenants et le chargé de projets F93 se fera en amont mais aussi tout au long des séances. La première rencontre avant le début du parcours servira à élaborer un déroulé en fonction des thèmes, des spécificités du travail de recherche des intervenants, des attentes pédagogiques des enseignants et des attendus du projet. Y sera également discutée la sortie de terrain sous les Catacombes de Paris, moment clé du parcours, à concevoir en cohérence avec l’évolution des séances. Ces rencontres seront l’occasion de réfléchir aux supports les plus pertinents à utiliser lors des séances pour permettre aux élèves de s’approprier au mieux les enjeux du projet. L’ensemble sera ensuite adapté au fur et à mesure du parcours lors des points réguliers qui seront faits à l’issue de chaque étape. Enfin, l’ensemble des supports, mais aussi des suggestions faites par chacun pour enrichir le parcours, sera disponible dans un Padlet créé par le chargé de projets pour faciliter la communication et le partage des ressources entre les enseignants et les intervenants.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que les intervenants collaborent avec F93 et ils n’ont jamais mené de parcours CAC auparavant. Le parcours CAC “L’éternel sous-sol ” est lui-même complètement nouveau.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les deux premières séances (6H) de l’atelier sont consacrées à l’histoire des Catacombes et aux représentations qu’elles suscitent. À partir d’un échange collectif, les élèves expriment leurs connaissances et imaginaires liés au monde souterrain, aux ossuaires et à la mort. L’historien introduit ensuite le contexte du Paris de la fin du XVIIIe siècle marqué par la saturation des cimetières urbains et les problèmes sanitaires. À travers un corpus composé de textes d’archives, plans, gravures et sources iconographiques, les élèves cherchent à comprendre pourquoi les autorités décident de fermer certains cimetières et de transférer les ossements, comment la création des Catacombes s’inscrit dans une transformation plus large de la ville et dans une nouvelle gestion de l’espace urbain et funéraire.
Les troisième (3H) et quatrième séance (3H) préparent puis accompagnent une première visite des Catacombes. L’archéologue montre que ce site est également un espace construit par les carriers. Les élèves apprennent à observer les galeries, piliers, inscriptions et marques d’outils comme de véritables sources archéologiques permettant de reconstituer les usages du sous-sol parisien. Une initiation aux méthodes de l’archéologie — observation, relevés topographiques, analyse des structures et carnet de terrain — permet de répartir les rôles avant la visite. Lors de cette immersion sur site, les élèves réalisent observations et relevés.
Les cinquième (2H) et sixième séance (2H) sont consacrées à l’étude des ossements comme sources historiques et biologiques. À travers un atelier d’analyse ostéologique, les élèves découvrent comment les chercheurs déterminent l’âge, le sexe, certaines pathologies ou les conditions de vie d’un individu à partir de son squelette. Ils comprennent comment l’archéologie funéraire permet de reconstituer le portrait des populations anciennes et de mieux connaître leur quotidien, leur santé ou leurs pratiques sociales.
Enfin, les deux dernières séances (4H) ouvrent une réflexion sur les enjeux éthiques liés à l’étude des restes humains. Les élèves s’interrogent sur le statut des ossements : objets d’étude scientifique, éléments patrimoniaux ou dépouilles à respecter. Cette réflexion prépare une seconde visite des Catacombes durant laquelle ils finalisent leurs observations avant une restitution collective du projet et des recherches menées tout au long des séances
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Des sorties seront organisées pendant le parcours afin de visiter des lieux patrimoniaux en lien direct avec la thématique abordée en atelier et de faire découvrir aux élèves l’univers professionnel des intervenants. La classe se rendra tout d’abord aux Catacombes de Paris lors d’une première visite d’étude. Les élèves y découvriront l’histoire de ce site unique, comprendront les transformations du sous-sol parisien et observeront l’organisation de l’ossuaire. Cette immersion leur permettra d’appréhender concrètement le travail de terrain mené par les spécialistes du patrimoine et de l’archéologie.
Dans un second temps, une visite pourra être organisée au Pavillon de l’Arsenal, centre d’urbanisme et d’architecture consacré à l’évolution de Paris. Cette sortie permettrait d’offrir aux élèves une lecture élargie des transformations de la ville, notamment à travers des maquettes, plans et dispositifs pédagogiques. Toutefois, cette option reste conditionnée à la réouverture du site, actuellement en travaux, dont le calendrier à l’horizon 2027 demeure incertain.
Dans le cas où cette visite ne pourrait être maintenue, une sortie de substitution sera proposée au Musée Carnavalet, consacré à l’histoire de Paris. Cette visite permettra de mettre en perspective les observations réalisées sur le terrain avec des collections patrimoniales variées (objets, maquettes, documents d’archives). Les élèves pourront approfondir leur compréhension des évolutions urbaines de la capitale, analyser différents types de sources et établir des liens entre les périodes historiques étudiées et les transformations du territoire.
L’ensemble de ces sorties permettra aux élèves d’enrichir leurs connaissances, de développer leurs capacités d’observation et d’analyse, et de mieux comprendre les méthodes d’enquête propres à l’histoire et à l’archéologie, en articulant apports théoriques et expériences concrètes.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et de débat, animés conjointement par les intervenants et les enseignants, occupent une place centrale dans le parcours. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances, d’approfondir les thématiques abordées et de construire une réflexion critique sur le projet en cours. Des intervenants ponctuels peuvent également enrichir ces échanges.
Dès la première séance, un temps d’échange est consacré à la présentation des enjeux historiques, archéologiques mais aussi éthiques liés aux Catacombes de Paris. Les élèves sont invités à s’interroger sur le statut des restes humains : s’agit-il d’objets d’étude, de vestiges patrimoniaux ou de traces de vies passées ? Ce questionnement permet d’introduire des notions essentielles telles que le respect des défunts, la mémoire collective et les choix de mise en valeur du patrimoine. Les intervenants, les enseignants et le chargé de projet F93 explicitent également la démarche du projet et la complémentarité des approches (historique, scientifique, patrimoniale).
À l’issue de la première visite, un temps de retour réflexif permet aux élèves de confronter leurs ressentis et leurs observations. Ils sont amenés à distinguer ce qui relève de l’émotion, de la connaissance et de l’interprétation. Ce moment favorise la prise de parole et l’élaboration d’une pensée nuancée, notamment autour de questions sensibles : peut-on exposer des restes humains ? pourquoi les conserver ? comment transmettre cette histoire aujourd’hui ?
Tout au long du parcours, des temps de débat permettent également d’aborder les responsabilités liées au travail de l’historien et de l’archéologue : comment interpréter des traces du passé sans les déformer ? quels choix sont faits dans la conservation et la présentation des vestiges ? quelle place donner aux différentes mémoires ? Ces échanges contribuent à développer l’esprit critique des élèves et à les sensibiliser aux enjeux citoyens du patrimoine.
Enfin, un dernier temps de réflexion collective permettra au groupe de dresser le bilan du projet, de mesurer l’évolution de leur regard sur les Catacombes et sur l’archéologie funéraire, et de partager les questionnements éthiques qui auront traversé le parcours. Ce moment vise à consolider les apprentissages tout en valorisant la capacité des élèves à formuler une pensée personnelle, argumentée et respectueuse.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- À la fin du parcours, une restitution sous forme d’exposition des productions de la classe a lieu au collège ; différentes phases d'étude, photos reconstituant l’ossuaire, croquis, analyses commentaires des élèves. Cet ensemble est rassemblé et présenté dans des vitrines afin de partager la démarche de la classe.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le projet place les élèves au cœur d’une démarche participative en les impliquant comme apprentis historiens et archéologues. À partir de documents d’archives, d’observations de terrain et de relevés réalisés lors des visites, ils participent à toutes les étapes de l’enquête : analyse de sources, formulation d’hypothèses, collecte de données et interprétation. Le travail en groupes avec répartition des rôles (analyse documentaire, relevés, croquis, observations) favorise l’implication de chacun et la complémentarité des compétences. La restitution finale sous forme d’exposition valorise leur travail et leur permet de transmettre leurs connaissances à l’ensemble de la communauté éducative.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Les réflexions menées autour des pratiques funéraires et des sociétés passées peuvent être l’occasion d’aborder la place des femmes et des hommes dans l’histoire et dans les recherches archéologiques. Même si la thématique n’est pas centrale, l’égalité filles-garçons sera prise en compte dans la mise en œuvre du projet. Une attention est portée à la répartition équitable des rôles et à la participation orale de tous les élèves lors des travaux de groupe et des échanges. Les interventions croisées de professionnels (historien, archéologue) permettent également de valoriser la mixité dans les métiers scientifiques et culturels.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- F93 a mis en place depuis plusieurs années un certain nombre de mesures spécifiques liées à la transition écologique. L’équipe est invitée à réguler sa consommation en énergie en limitant le chauffage des bureaux à 19°C (et en limitant l’usage de la climatisation aux situations exceptionnelles de grandes chaleurs l’été). Les lumières et les ordinateurs sont par ailleurs systématiquement éteints quand ils ne sont pas utilisés. Le tri des déchets a par ailleurs été mis en place. Une sensibilisation aux bonnes pratiques numériques a également été menée afin de ne pas stocker ou envoyer des documents trop lourds. Les déplacements de l’équipe se font la grande majorité du temps en transports en commun, sauf quand ce n’est pas possible pour des raisons logistiques et/ou de planning. Dans le cadre des projets que nous menons, notamment lors des restitutions, nous privilégions le réemploi de matériaux que nous avons déjà utilisés et qui sont en réserve ou que nous trouvons dans les stocks des établissements. Dans la mesure du possible, les sorties proposées aux classes s’effectuent en transports en commun, et l’utilisation de l’ENT et des supports numériques est privilégiée à l’impression de documents papiers quand cela n’est pas un frein pour l’apprentissage des élèves. Enfin, nous intégrons dans notre programmation des projets consacrés à la transition écologique.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Lors de la réunion parents-professeurs du premier trimestre, F93 et les intervenants présentent aux parents le thème du projet, le parcours des intervenants, le déroulé, les sorties qui seront menées par leurs enfants et les conditions de la restitution finale. Les intervenants pourront évoquer les motivations de ses interventions en classe, et le chargé de projet de F93 présentera les engagements de F93 envers les collégiens à travers les projets CAC, ainsi que la manière dont les projets sont conçus et leurs enjeux. Les temps forts seront aussi explicités, avec la possibilité pour les parents de s’impliquer dans le projet à certains de ces moments. Toutes les informations seront mises sur l’ENT et leur permettront de suivre pas à pas le déroulement de l’atelier.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Après la première rencontre avec les intervenants, une fois la thématique introduite, les élèves sont invités à échanger avec leurs familles autour de leurs représentations des Catacombes, du Paris souterrain, mais aussi des pratiques funéraires, des lieux de mémoire et des traditions liées aux morts selon les cultures familiales. Ils peuvent recueillir souvenirs de visites, récits transmis, habitudes culturelles ou questionnements personnels afin d’enrichir le travail mené en classe et de confronter différents regards sur ces sujets universels. Cet échange a pour objectif de placer les élèves dans un rapport personnel au projet, en montrant que derrière la démarche historique et archéologique se jouent aussi des dimensions intimes, culturelles et familiales.
Au cours du parcours, les familles pourront être associées à certains temps forts et conviées à la restitution finale organisée au collège sous forme d’exposition.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet “éternel sous sol” s’articule parfaitement avec trois axes majeurs du projet d’établissement du collège Jean Vigo, notamment : 1) Axe 1 : Faire réussir tous les élèves en prenant en compte les particularités. En présentant avec patience une discipline, l’archéologie à la classe, le parcours permet à tous les élèves, y compris ceux qui éprouvent des difficultés de s’investir et de réussir. 2) Axe 2 : Faire de l’établissement un lieu de bienveillance et d’épanouissement pour tous. Le parcours est construit autour d’un projet de restitution qui implique non seulement la classe qui y participe mais aussi l’ensemble des autres groupes qui seront amenés à s’intéresser au travail de leurs camarades (cf. restitution). 3) Axe 3 : ouvrir le collège sur l’extérieur. En associant divers intervenants au parcours et en organisant des sorties sur le terrain, le projet répond tout à fait à cet objectif.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’espace numérique de travail sera utilisé comme un centre de ressources virtuel dédié au projet, grâce à une page spécifique que le chargé de projets, les enseignants et les intervenants créeront et alimenteront régulièrement. De nombreuses ressources y seront déposées au fil du parcours : documents d’archives, plans des Catacombes, photographies, relevés, croquis, hypothèses de travail et comptes rendus de visites. Durant les séances en classe, les élèves pourront s’appuyer sur ces supports et y ajouter leurs observations ou productions. Après chaque sortie, ils mettront en ligne notes, images, analyses et conclusions. À l’issue du projet, chaque classe disposera ainsi de l’ensemble des ressources nécessaires pour préparer la restitution finale. Les familles pourront également consulter cet espace afin de suivre l’évolution du parcours, tout comme l’ensemble de la communauté éducative.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le parcours est en lien avec le programme d’histoire
Les élèves travailleront les compétences suivantes :
• Se repérer dans le temps : situer chronologiquement des grandes périodes historiques ; ordonner les faits les uns par rapport aux autres et les situer dans une époque ou une période donnée.
• Raisonner, justifier une démarche et les choix effectués : poser des questions, se poser des questions ; formuler des hypothèses ; vérifier ; justifier (domaine du socle 1, 2
• Comprendre un document : identifier le document et savoir pourquoi il doit être identifié, extraire des informations pertinentes pour répondre à une question
• Pratiquer différents langages en histoire et en géographie : utiliser des cartes analogiques et numériques à différentes échelles, des photographies de paysages ou de lieux.
Plus particulièrement, le projet fera des échos au programme de géographie et plus particulièrement au Thème 4 : le monde habité dans lequel il s’agit d’étudier : la répartition de la population mondiale et ses dynamiques ; la variété des formes d’occupation spatiale dans le monde.
L’atelier pourra aussi faire des liens avec les programmes en sciences, notamment dans les volets :
* « expliquer les besoins variables en aliments de l’être humain » : établir une relation entre l’activité, l’âge, les conditions de l’environnement et les besoins de l’organisme
* « décrire comment les êtres vivants se développent et deviennent aptes à se reproduire : identifier et caractériser les modifications subies par un organisme vivant (naissance, croissance, capacité à se reproduire, vieillissement, mort) au cours de sa vie
* « identifier les enjeux liés à l’environnement » : relier le peuplement d’un milieu et les conditions de vie.
Application MICACO | Date : 01/07/2026