Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
L'éternel sous-sol
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Joséphine Baker
- Ville : SAINT-OUEN
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : F93
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Camille Balaudé
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Pour ce projet à la croisée de l’histoire et de l’archéologie et afin de permettre à la classe d’appréhender les Catacombes de Paris dans une perspective interdisciplinaire, F93 a souhaité proposer au groupe une double expertise réunissant celle d’un historien et celle d’une archéologue. Le binôme d’intervenants ainsi constitué se composera de Florian Julien, et de Lila Monti.
Florian Julien est doctorat en histoire contemporaine, à l’Université Paris 8.
Ses recherches portent sur les carrières souterraines du Bassin parisien au XIXe siècle.
Une partie de sa thèse concerne en l'occurrence l'usage des carrières comme ossuaires ou charniers informels au XIXe siècle, des catacombes de Paris à l'enfouissement de corps lors des périodes de crise. Ayant suivi une double licence histoire-archéologie, il est en contact régulier, lors de congrès avec le monde archéologique. Ce qui nous semble particulièrement porteur pour ce projet qui a pour ambition de faire dialoguer histoire-archéologie. Enfin Florian est engagé dans une démarche de valorisation de la recherche et de partage des résultats hors du monde académique.
Lila Monti est doctorante en archéologie funéraire et urbaine à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Dans sa thèse intitulée : “Pas de deux entre la ville et ses morts - Approche anthropobiologique des interactions entre le tissu urbain et le paysage fune raire du Ve au XIIIe siècle - Enquête transdisciplinaire” elle travaille sur les liens entre le paysage funéraire et la construction de la ville au Moyen Âge en menant une analyse transdisciplinaire, mêlant archéologie urbaine, archéo-thanatologie, sociologie de la ville, histoire et géographie contemporaine.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Les travaux de recherche de Florian Julien se situent au cœur des thématiques qui vont être abordées pendant le parcours “L’éternel sous-sol ”. Dans le cadre de ce projet, il souhaite montrer aux élèves comment en reconstituant l’histoire matérielle,
sociale des catacombes on peut éclairer les conditions de production de la ville moderne. Florian souhaite également les guider dans une démarche de recherche qui est celle de l’historien au quotidien : du travail sur les sources écrites aux nombreuses archives disponibles.
Lila Monti propose à la classe de porter un regard sur l’un des aspects plus spécifiques de son travail de recherche l’archéo-thanatologie plaçant les restes du défunt au centre du discours. Tandis que certains éléments se décomposent et s’évanouissent, d’autres perdurent. Le squelette, lui, est la seule partie du corps humain qui se conserve longtemps après la mort. C’est grâce à sa longévité que l’on peut remonter le temps pour tenter de reconstituer l’identité et des éléments de la vie d’une personne décédée il y a des milliers d’années. Cependant c’est une tâche sensible et délicate. Comment procéder ? À travers la découverte des méthodes d’analyse et l’étude, les élèves récoltent des indices. Le squelette humain devient alors une carte qui, si l’on dispose des bons outils, nous permet de comprendre sa trajectoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le projet propose aux élèves de découvrir les catacombes de Paris à travers le regard croisé d’un historien et d’un archéologue. Il alterne ateliers en classe, visites sur site et travail d’enquête autour de l’histoire de paris, de l’archéologie et des pratiques funéraires. Les élèves apprennent à analyser des vestiges, comprendre les transformations urbaines et réfléchir aux enjeux éthiques liés aux restes humains. Le parcours se conclut par une exposition au collège valorisant leurs recherches et productions.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec l’équipe éducative, les intervenants et le chargé de projet F93 se fera avant le début du projet puis tout au long des séances. Une première rencontre permettra de définir ensemble un déroulé adapté aux besoins des élèves d’ULIS, en tenant compte des thèmes du projet, des pratiques des intervenants et des objectifs pédagogiques des enseignants. Une attention particulière sera portée à l’accessibilité des contenus et à la progressivité des apprentissages.
La sortie aux Catacombes de Paris, moment important du parcours, sera préparée en amont afin d’anticiper les conditions d’accueil, de déplacement et de compréhension pour les élèves. Elle sera pensée en lien avec les séances menées en classe, avec des supports adaptés (documents simplifiés, images, pictogrammes, maquettes, etc.).
Les temps de préparation permettront également de choisir des outils pédagogiques variés et accessibles, favorisant la compréhension et la participation de tous les élèves (manipulations, supports visuels, travail en petits groupes, verbalisation accompagnée).
Le parcours sera ajusté progressivement grâce à des temps d’échange réguliers entre les enseignants et les intervenants, afin de s’adapter au rythme des élèves et à leurs besoins spécifiques.
Enfin, l’ensemble des supports (documents adaptés, photos, productions des élèves) ainsi que les idées pour enrichir le projet seront partagés sur un Padlet. Cet espace facilitera la communication entre les adultes et permettra un suivi clair et accessible du projet.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que les intervenants collaborent avec F93 et ils n’ont jamais mené de parcours CAC auparavant. Le parcours CAC “L’éternel sous-sol ” est lui-même complètement nouveau
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Les deux premières séances (6H) de l’atelier sont consacrées à l’histoire des Catacombes et aux représentations qu’elles suscitent. À partir d’un échange collectif, les élèves expriment leurs connaissances et imaginaires liés au monde souterrain, aux ossuaires et à la mort. L’historien introduit ensuite le contexte du Paris de la fin du XVIIIe siècle marqué par la saturation des cimetières urbains et les problèmes sanitaires. À travers un corpus composé de textes d’archives, plans, gravures et sources iconographiques, les élèves cherchent à comprendre pourquoi les autorités décident de fermer certains cimetières et de transférer les ossements, comment la création des Catacombes s’inscrit dans une transformation plus large de la ville et dans une nouvelle gestion de l’espace urbain et funéraire.
Les troisième (3H) et quatrième séance (3H) préparent puis accompagnent une première visite des Catacombes. L’archéologue montre que ce site est également un espace construit par les carriers. Les élèves apprennent à observer les galeries, piliers, inscriptions et marques d’outils comme de véritables sources archéologiques permettant de reconstituer les usages du sous-sol parisien. Une initiation aux méthodes de l’archéologie — observation, relevés topographiques, analyse des structures et carnet de terrain — permet de répartir les rôles avant la visite. Lors de cette immersion sur site, les élèves réalisent observations et relevés.
Les cinquième (2H) et sixième séance (2H) sont consacrées à l’étude des ossements comme sources historiques et biologiques. À travers un atelier d’analyse ostéologique, les élèves découvrent comment les chercheurs déterminent l’âge, le sexe, certaines pathologies ou les conditions de vie d’un individu à partir de son squelette. Ils comprennent comment l’archéologie funéraire permet de reconstituer le portrait des populations anciennes et de mieux connaître leur quotidien, leur santé ou leurs pratiques sociales.
Enfin, les deux dernières séances (4H) ouvrent une réflexion sur les enjeux éthiques liés à l’étude des restes humains. Les élèves s’interrogent sur le statut des ossements : objets d’étude scientifique, éléments patrimoniaux ou dépouilles à respecter. Cette réflexion prépare une seconde visite des Catacombes durant laquelle ils finalisent leurs observations avant une restitution collective du projet et des recherches menées tout au long des séances
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Des sorties seront organisées pendant le parcours afin de visiter des lieux patrimoniaux en lien direct avec la thématique abordée en atelier et de faire découvrir aux élèves l’univers professionnel des intervenants. La classe se rendra tout d’abord aux Catacombes de Paris lors d’une première visite d’étude. Les élèves y découvriront l’histoire de ce site unique, comprendront les transformations du sous-sol parisien et observeront l’organisation de l’ossuaire. Cette immersion leur permettra d’appréhender concrètement le travail de terrain mené par les spécialistes du patrimoine et de l’archéologie.
Une seconde sortie sera organisée à la Crypte archéologique de l’île de la Cité. Ce site permettra de prolonger et de consolider les apprentissages à travers l’observation de vestiges antiques conservés in situ, dans un cadre muséographique accessible et structuré. Les élèves pourront ainsi mieux comprendre la stratification historique de Paris, établir des repères chronologiques et s’initier à la lecture de vestiges archéologiques. Une attention particulière sera portée à l’accompagnement des élèves afin de favoriser leur compréhension, leur engagement et leur participation active, en lien avec les besoins spécifiques du groupe.
L’ensemble de ces sorties permettra aux élèves d’enrichir leurs connaissances, de développer leurs capacités d’observation et d’analyse, et de mieux comprendre les méthodes d’enquête propres à l’histoire et à l’archéologie, en articulant apports théoriques et expériences concrètes.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et d’échange, animés par les intervenants et les enseignants, occupent une place importante dans le parcours. Ils permettent aux élèves de mieux comprendre les thèmes abordés et de donner leur avis, à l’oral comme à l’écrit, dans un cadre rassurant. Des intervenants ponctuels peuvent également participer à ces moments.
Dès la première séance, un temps d’échange est proposé autour des enjeux historiques, archéologiques mais aussi éthiques liés aux Catacombes de Paris. Les élèves sont amenés à se poser des questions simples et concrètes : que voit-on dans les Catacombes ? à qui appartenaient ces ossements ? comment doit-on se comporter face à eux ? Ces échanges permettent d’aborder des notions importantes comme le respect des défunts, la mémoire et la manière dont on conserve et montre ces lieux aujourd’hui. Les intervenants et les enseignants présentent également le projet et expliquent leur rôle de façon claire et accessible.
Après la première visite, un temps de retour est organisé pour permettre aux élèves d’exprimer leurs ressentis et de revenir sur ce qu’ils ont observé. Ils sont accompagnés pour mettre des mots sur leurs émotions et distinguer ce qu’ils ont vu, compris ou ressenti. Des questions adaptées sont proposées pour nourrir la réflexion : est-ce un lieu comme les autres ? pourquoi conserve-t-on ces ossements ? comment peut-on en parler aujourd’hui ?
Tout au long du parcours, des temps d’échange permettent d’aborder de manière progressive le travail de l’historien et de l’archéologue. Les élèves découvrent qu’il s’agit d’observer, de se poser des questions et d’essayer de comprendre sans inventer. Ils réfléchissent aussi aux choix faits pour conserver et montrer les vestiges, et à l’importance de respecter les traces du passé.
Enfin, un dernier temps collectif permet de faire le bilan du projet. Les élèves sont invités à revenir sur ce qu’ils ont appris, sur l’évolution de leur regard et sur les questions qu’ils se posent encore. Ce moment valorise leur participation et leur permet d’exprimer une pensée personnelle, dans le respect des autres et des sujets abordés.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- À la fin du parcours, une restitution sous forme d’exposition des productions de la classe a lieu au collège ; différentes phases d'étude, photos reconstituant l’ossuaire, croquis, analyses commentaires des élèves. Cet ensemble est rassemblé et présenté dans des vitrines afin de partager la démarche de la classe.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le projet place les élèves au cœur d’une démarche participative en les impliquant comme apprentis historiens et archéologues. À partir de documents d’archives, d’observations de terrain et de relevés réalisés lors des visites, ils participent à toutes les étapes de l’enquête : analyse de sources, formulation d’hypothèses, collecte de données et interprétation. Le travail en groupes avec répartition des rôles (analyse documentaire, relevés, croquis, observations) favorise l’implication de chacun et la complémentarité des compétences. La restitution finale sous forme d’exposition valorise leur travail et leur permet de transmettre leurs connaissances à l’ensemble de la communauté éducative.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Les réflexions menées autour des pratiques funéraires et des sociétés passées peuvent être l’occasion d’aborder la place des femmes et des hommes dans l’histoire et dans les recherches archéologiques. Même si la thématique n’est pas centrale, l’égalité filles-garçons sera prise en compte dans la mise en œuvre du projet. Une attention est portée à la répartition équitable des rôles et à la participation orale de tous les élèves lors des travaux de groupe et des échanges. Les interventions croisées de professionnels (historien, archéologue) permettent également de valoriser la mixité dans les métiers scientifiques et culturels.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- F93 a mis en place depuis plusieurs années un certain nombre de mesures spécifiques liées à la transition écologique. L’équipe est invitée à réguler sa consommation en énergie en limitant le chauffage des bureaux à 19°C (et en limitant l’usage de la climatisation aux situations exceptionnelles de grandes chaleurs l’été). Les lumières et les ordinateurs sont par ailleurs systématiquement éteints quand ils ne sont pas utilisés. Le tri des déchets a par ailleurs été mis en place. Une sensibilisation aux bonnes pratiques numériques a également été menée afin de ne pas stocker ou envoyer des documents trop lourds. Les déplacements de l’équipe se font la grande majorité du temps en transports en commun, sauf quand ce n’est pas possible pour des raisons logistiques et/ou de planning. Dans le cadre des projets que nous menons, notamment lors des restitutions, nous privilégions le réemploi de matériaux que nous avons déjà utilisés et qui sont en réserve ou que nous trouvons dans les stocks des établissements. Dans la mesure du possible, les sorties proposées aux classes s’effectuent en transports en commun, et l’utilisation de l’ENT et des supports numériques est privilégiée à l’impression de documents papiers quand cela n’est pas un frein pour l’apprentissage des élèves. Enfin, nous intégrons dans notre programmation des projets consacrés à la transition écologique.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Lors de la réunion parents-professeurs du premier trimestre, F93 et les intervenants présentent aux parents le thème du projet, le parcours des intervenants, le déroulé, les sorties qui seront menées par leurs enfants et les conditions de la restitution finale. Les intervenants pourront évoquer les motivations de ses interventions en classe, et le chargé de projet de F93 présentera les engagements de F93 envers les collégiens à travers les projets CAC, ainsi que la manière dont les projets sont conçus et leurs enjeux. Les temps forts seront aussi explicités, avec la possibilité pour les parents de s’impliquer dans le projet à certains de ces moments. Toutes les informations seront mises sur l’ENT et leur permettront de suivre pas à pas le déroulement de l’atelier.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Après la première rencontre avec les intervenants, une fois la thématique introduite, les élèves sont invités à échanger avec leurs familles autour de leurs représentations des Catacombes, du Paris souterrain, mais aussi des pratiques funéraires, des lieux de mémoire et des traditions liées aux morts selon les cultures familiales. Ils peuvent recueillir souvenirs de visites, récits transmis, habitudes culturelles ou questionnements personnels afin d’enrichir le travail mené en classe et de confronter différents regards sur ces sujets universels. Cet échange a pour objectif de placer les élèves dans un rapport personnel au projet, en montrant que derrière la démarche historique et archéologique se jouent aussi des dimensions intimes, culturelles et familiales.
Au cours du parcours, les familles pourront être associées à certains temps forts et conviées à la restitution finale organisée au collège sous forme d’exposition.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement du collège Josephine Baker en articulant réussite scolaire, formation citoyenne et ouverture culturelle. Il contribue à l’axe 1 « Un collège, lieu d’apprentissage et d’épanouissement » en développant les compétences disciplinaires et transversales des élèves, leur autonomie et leur engagement dans les apprentissages. La démarche de projet favorise la coopération, l’initiative ainsi que l’expression orale et écrite.
Il répond également à l’axe 2 « Un collège, lieu de construction de la citoyenneté » en renforçant le vivre ensemble, le respect d’autrui et l’engagement collectif. Les élèves sont amenés à coopérer, débattre, exercer leur pensée critique et prendre des responsabilités. Le projet s’inscrit ainsi dans le parcours citoyen et favorise l’égalité, la tolérance et la lutte contre les discriminations.
Il rejoint aussi l’axe 3 « Un collège qui donne envie de se cultiver, s’ouvrir à l’autre et se dépasser » en s’ouvrant à l’ensemble de l’établissement. Restitutions, rencontres avec d’autres classes, expositions, sorties ou partenariats extérieurs permettront de valoriser les productions des élèves et de créer des liens avec d’autres projets du collège.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’espace numérique de travail sera utilisé comme un centre de ressources virtuel dédié au projet, grâce à une page spécifique que le chargé de projets, les enseignants et les intervenants créeront et alimenteront régulièrement. De nombreuses ressources y seront déposées au fil du parcours : documents d’archives, plans des Catacombes, photographies, relevés, croquis, hypothèses de travail et comptes rendus de visites. Durant les séances en classe, les élèves pourront s’appuyer sur ces supports et y ajouter leurs observations ou productions. Après chaque sortie, ils mettront en ligne notes, images, analyses et conclusions. À l’issue du projet, chaque classe disposera ainsi de l’ensemble des ressources nécessaires pour préparer la restitution finale. Les familles pourront également consulter cet espace afin de suivre l’évolution du parcours, tout comme l’ensemble de la communauté éducative.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le parcours s’inscrit dans les enseignements d’Histoire-Géographie des cycles 3 et 4. Il permet aux élèves de travailler la compréhension de documents à partir de supports variés (textes courts, plans simples, images, photographies) en lien avec les Catacombes de Paris. Les élèves apprennent à observer, repérer des informations essentielles et comprendre ce que montrent les documents.
Le projet permet également d’aborder les transformations de Paris au fil du temps. À partir d’exemples concrets, les élèves découvrent que la ville a changé, notamment dans son sous-sol, et comprennent que ces évolutions répondent à des besoins (se loger, circuler, gérer les morts, améliorer les conditions de vie). Ils construisent ainsi des repères simples dans le temps et dans l’espace.
Les élèves sont placés en situation d’enquête, à leur niveau : ils observent des vestiges, se posent des questions et proposent des réponses à partir de ce qu’ils voient. Cette démarche favorise la curiosité, l’attention et la capacité à réfléchir à partir d’indices.
Enfin, le projet permet d’aborder la notion de patrimoine de manière concrète : pourquoi conserve-t-on ces lieux ? que nous apprennent-ils sur le passé ? Les élèves sont amenés à comprendre que ces traces doivent être respectées et qu’elles participent à la mémoire collective.
Application MICACO | Date : 01/07/2026