Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

Naître sur scène

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Lucie Aubrac
  • Ville : VILLETANEUSE
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Bili Bellegarde est chanteuse et artiste de cabaret,et ancienne professeure de français. En 2018, elle forme le duo musical Namoro, avec lequel elle sort un premier album Cassia Popée (Atypik Music), ainsi que deux EP, Xtra Caxxia (Grimalkin Records) et Balaclava, parus entre 2021 et 2023. Depuis Namoro tourne avec Marie Darrieussecq pour une lecture musicale de son roman Fabriquer une femme, présentée notamment à la Maison de la Poésie et au Musée de l’Orangerie au TNB à Rennes et au festival Ô les beaux jours à Marseille. En 2019, elle rejoint la troupe du cabaret parisien Madame Arthur, où elle se produit régulièrement sous le nom de scène Bili l’arme à l’œil. Deux ans plus tard, elle cofonde le cabaret La Bouche à Paris, aux côtés de Mascare, Soa de Muse et Grand Soir. Ensemble, ils et elles performent dans différents lieux, notamment à La Nouvelle Ève, au Théâtre de l’Atelier, le CDN d'Orléans, et au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon ou prochainement au Carreau du Temple. En 2024, Bili sort son premier EP solo Dyke, qui célèbre un lesbianisme lyrique, pop et malicieux. En 2025, elle participe au spectacle Give It to Me, un musical orchestré par La Rata autour des figures féminines et féministes de la musique populaire, dont la première est donnée à La Maroquinerie. En 2026, elle joue une série de dates de son solo piano/voix Dyke coécrit avec Mascare aux Trois Baudets à Paris . Parallèlement à son travail de scène, Bili anime depuis 2025 des ateliers d’écriture de chansons, notamment au Théâtre de la Croix-Rousse et dans le cadre du Paris l’été et accompagne en tant que formatrice au Théâtre Public de Montreuil, des participant·es débutant·es dans la création d’un spectacle de cabaret, présenté en juin 2026. Elle est en résidence à la Villa Médicis en avril 2026,, où elle collabore avec l’autrice Eiltza Gueorguieva à une lecture performée de son roman en cours d’écriture. Elle écrit actuellement un roman et développe un podcast à partir de son solo show.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le projet proposé à la classe de 4e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse s’inscrit pleinement dans la démarche artistique de Bili. Chanteuse et artiste de cabaret, elle invite les élèves à partager un parcours de création autour du récit de soi et de l’expression de l’identité par la chanson. À partir de l’écoute et de l’analyse de chansons et de numéros de cabaret mêlant humour, lyrisme et narration personnelle, les élèves réfléchiront à la manière dont les chansons racontent des histoires d’amour, d’identité et de normes sociales, notamment autour des rôles de genre. En effet, le cabaret se veut avant tout un espace de création, d’imaginaire et d’expression personnelle. Héritier d’une longue tradition artistique mêlant plusieurs arts, il est un lieu où les normes se transforment, où les identités se réinventent et où chacun.e peut expérimenter librement différentes facettes de soi. Dans le projet proposé par Bili, les élèves sont donc invité.es à réécrire des chansons de leur répertoire tout en incarnant des personnages singuliers qui pourront s’affranchir des cadres habituels en empruntant des références artistiques larges et en laissant une part importante à leur imagination. Le cabaret devient alors un terrain de jeu artistique où les codes peuvent être détournés, amplifiés, mélangés : voix, corps, costumes, attitudes… L’artiste les accompagnera pour laisser place à la création d’une figure unique, poétique ou décalée. Les ateliers alterneront exercices de corps et de voix, échanges collectifs et temps d’écriture autour de la réécriture de chansons, permettant aux élèves de transformer des textes pour y inscrire leurs propres expériences et questionner les stéréotypes présents dans les paroles. Aussi, en amenant la question d’identité à travers la représentation, le jeu et la création, le sujet des discriminations sera abordé par le détour grâce à l’expérience sensible et créative. En effet, en donnant aux élèves la possibilité d’explorer des identités multiples dans un univers de spectacle féérique, Bili ouvrira un espace où les représentations de genre pourront être questionnées de manière indirecte et ludique. L’enjeu ne sera pas de catégoriser, mais d’imaginer, de composer, de déplacer les regards et de se raconter autrement. Le projet se conclura par un cabaret collectif où les élèves interpréteront leurs chansons réécrites accompagné.es d’une musicienne.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet de Bili Bellegarde invite les élèves de 4e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse à créer un cabaret collectif à travers un parcours de création mêlant écriture, mise en voix et jeu. Les élèves réécrivent des chansons de leur choix pour y inscrire leurs récits et incarner des personnages singuliers. À travers cet espace d’imaginaire, ils et elles explorent la notion d’identité et questionnent les représentations de genre de manière sensible et ludique.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • C’est la première fois que l'artiste Bili Bellegarde mène un parcours la Culture et Art au collège(CAC) avec le département de la Seine-Saint-Denis.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Atelier 1 (2h) : Présentation du projet et du travail de l’artiste. Échange avec les élèves sur comment ils se présenteraient à leur tour. Puis, activité d’échauffement, corps et voix : ludique pour apprendre à se connaitre. Atelier 2 (2h) : Écoute de chansons et de leurs réécritures. Visionner des extraits de travail d’artistes de cabaret (Panel entre humour, lyrisme, etc). Échange avec les élèves sur leurs ressentis et leur compréhension des numéros. Présentation de l’objectif du projet Atelier 3 (2h) : Par groupe de deux : choix de chansons + justification de leur choix et réécriture d’un couplet + un refrain (travail à la table). Puis, restitution devant la classe des chansons originales et de leurs réécritures + retour pour améliorations. Prendre le temps de faire s’exprimer les élèves sur pourquoi ils et elles ont choisi cette chanson et le thème de leur réécriture. Atelier 4 (2h) : Réécrire d’une chanson en entier SEUL.E. Temps de recherche de la chanson. Temps d’identification des thématiques voulant être abordées : quoi raconter de soi, pourquoi et comment ? Puis, activités ludiques exercices de théâtre. (Toujours en lien avec leur choix de chansons et de thèmes). Atelier 5 (2h) : Échauffement vocal et corporel pour faire corps tous et toutes ensemble. Créer de la confiance dans le groupe. Puis, temps d’écriture. Atelier 6 (2h) : Écriture suite et fin. Restitution à la classe. Temps d’échange, de retours. Atelier 7 (2h) : Rencontre avec la pianiste. Échauffements. Chanter en groupe. Atelier 8 (2h) : Échauffement. Apprendre à chanter seul.e accompagné.e par une instrumentiste. Réflexion autour d’un accessoire ou costume qu’ils et elles aimeraient porter ET se choisir un nom de cabarettiste. Atelier 9 (2h) : Réfléchir ensemble à un ordre de passage pour organiser la dernière séance « cabaret ». Répétitions avec la pianiste. Séance 10 (2h) : Échauffement. Filage avec les costumes avant la restitution.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Nos partenaires culturels franciliens ne sont présentement pas tous en mesure de communiquer une programmation définitive à l’heure de déposer le présent dossier. Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours : - Balade urbaine dans le quartier de Montmartre, berceau du cabaret en France, avec la guide philosophe Anouk Colombani autour du parcours « Montmartre Populaire ». Un focus sur la naissance des cabarets et de leur essor au sein du quartier sera présenté aux élèves pour comprendre le contexte historique et social de cette forme artistique. - Visite d’un cabaret ou d’une salle de spectacle (en cours d’identification avec l’artiste) pour en découvrir les coulisses, la régie technique, les loges, le plateau et rencontrer différents métiers qui y sont associés. - Visite de l’atelier et rencontre du couturier et styliste Brahim Djibrine. - Selon la programmation de nos partenaires, un spectacle de cabaret adapté à la tranche d’âge des élèves sera proposé. Dans la mesure du possible, nous tenterons d’emmener les élèves voir Dyke, le spectacle de Bili Bellegarde (programmé en 2027 à la maison des Métallos). Atelier d’une journée Pop en chœur à la Philharmonie de Paris. Les musiques actuelles peuvent aussi se pratiquer sous forme chorale ! Cet atelier propose de revisiter les tubes de musiques actuelles en version a cappella, à travers différentes techniques comme les Cicles songs de Bobby McFerrin (chant collectif où le rythme se vit avant tout dans le corps : par la marche, exploration la pulsation et l'énergie commune)

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à : - La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet et les photographies des élèves. Chacun.e s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un bilan en fin de projet - D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier : - Une séance de 2h d’initiation à la démarche ethnologique sur la construction des genres, des rôles sociaux et des systèmes de dominations entre les hommes et des femmes dans les sociétés. - Projection débat au collège avec le réalisateur Sikou Niakaté autour de son spectacle « Dans le noir les hommes pleurent » pour interroger les normes et représentations de la masculinité. - Un atelier de lecture de contes avec Contes à Paillettes sera proposé. Ces lectures drags célèbrent la diversité de la société, questionnent les stéréotypes et ouvrent un espace joyeux où chacun·e peut se reconnaître. Et si les contes prenaient un nouveau tournant ? Ici, les princesses se sauvent toutes seules, les héros sensibles osent pleurer et les héroïnes explorent le monde.
Sorcières rusées, grenouilles poilues, aventurières intrépides et princes imparfaits inventent des destins différents, qui donnent envie à chacun·e d’écrire sa propre histoire. Ces lectures pourront être organisées au CDI pour créer un espace propice aux échanges avec les élèves. Il pourra aussi être organisé à la médiathèque Annie Ernaux de Villetaneuse. - Une intervention de Rama Kebe, animatrice en santé sexuelle au sein de l’association CheckPoint Paris pour réaliser un temps de sensibilisation sur les discriminations basées sur le genre et l’orientation sexuelle.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Un temps de restitution sera organisé au collège ou dans une salle de spectacle proche pour permettre aux élèves d’expérimenter jusqu’au bout le processus de création d’un cabaret des loges à la scène. En revanche, cette restitution sera ouverte à un public restreint et choisi par la classe pour permettre à chaque élève de se produire sur scène en confiance et de se sentir libre d’exprimer sa créativité et sa singularité dans un environnement sécurisant, bienveillant et festif en petit comité ! Bili se chargera de faire la MC pour présenter chaque jeune cabarettiste. Il sera possible d’envisager l’enregistrement des chansons des élèves pour garder une trace de ces créations.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Dans le cadre de ce projet, les élèves seront au cœur du sujet, en utilisant leurs références musicales, leurs histoires, et leurs différences qui se complèteront pour faire collectif. L’écriture, le chant les mobiliseront pleinement. L’artiste souhaite accompagner chacun.e dans une exploration individuelle de leur expression artistique pour que chacun.e trouve sa singularité. Bili précise qu’elle souhaite « Parler de ma pratique et de mon vécu avec l’envie de les emmener dans un monde de liberté, de rêve, où on peut être qui l’on est vraiment peu importe d’où l’on vient, ce qu’on aime. »

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Dans le cadre de ce projet, une place importante est donnée à la réflexion sur l’égalité entre les filles et les garçons ainsi qu’aux questions de genre, en s’appuyant sur les spécificités artistiques du cabaret. En effet, à travers l’analyse et la réécriture de chansons connues des élèves, ils et elles seront amené.es à identifier et questionner les stéréotypes de genre présents dans les récits amoureux, les représentations des rôles sociaux et les normes véhiculées par les paroles des chansons. Aussi, Les temps d’échange collectif permettront d’instaurer un dialogue autour des représentations, des inégalités et des discriminations, en s’appuyant sur les récits identifiés dans les ateliers.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet d’établissement, en cours de réécriture, valorise particulièrement les trajectoires de réussite de tous les élèves par la mise en place d’un parcours d’éducation artistique et culturel cohérent et ouvert à toutes les formes artistiques tout au long de la scolarité des collégien.ne.s. Il invite également à lutter contre toutes les discriminations et le harcèlement au service de l’égalité filles-garçons, du bien-être et de l’inclusion. Par son approche artistique, ce parcours est de nature à susciter l’engagement de toutes et tous les élèves, indépendamment de leurs résultats scolaires. Les différents temps forts du parcours, rencontres et visites, pourront voir associées à la classe d’autres classes de 4ème ainsi que les élèves engagés.e.s dans l’égalité filles-garçons. Les grands temps forts de l’année seront investis – journée contre les violences faites aux femmes, journée internationale des droits des femmes, journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie - afin de valoriser dans l’ensemble du collège le travail mené par la classe.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Un espace particulier sera consacré à l’évolution du projet sur l’ENT avec la mise à disposition pour les usager.ère.s (élèves, familles, équipes éducatives) de pastilles sonores et de photographies d’étapes de la construction du projet. On amènera également les élèves à assumer un rôle de prescription culturelle sur cet espace avec la valorisation de livres, séries, films ou chansons reflétant particulièrement leurs identités singulières et plurielles. Ces productions pourront aussi être valorisées sur des réseaux sociaux comme un compte Instagram spécifique ou associé à celui de l’établissement.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Information - éducation aux médias et à l’information : Les élèves de 4ème ont bénéficié tout au long de leur année de 5ème de séances d’Éducation aux médias et à l’information assurées par le professeur documentaliste. Dans le prolongement de ces séances en 4ème, nous chercherons tout au long du projet lors de séances annexes avec les autres acteur.rices du projet à questionner les identités exprimées par chacun.e dans le cadre de ses pratiques médiatiques. Ainsi, on conduira les élèves à analyser les identités numériques qu’ils déploient sur les réseaux sociaux ou les plateformes de jeux, les biais de genre, de pression sociale qu’ils véhiculent en lien avec les compétences du cycle 4 «Comprendre ce que sont l’identité et la trace numériques. » mais aussi « Découvrir des représentations du monde véhiculées par les médias. » qui favorisera la réflexion critique des élèves. Par ailleurs, ce projet occupera une place singulière au sein de l’établissement et spécifiquement du CDI du collège par la mise en évidence de ressources, de photographies, de créations visuelles et de podcasts sélectionnés et / ou créés au fil des séances et en prolongement de celles-ci (notamment afin de tenir à jour une chronique médiatique de l’élaboration d’un projet culturel et artistique). Les objectifs pédagogiques sont également liés aux sciences notamment dans le programme de SVT. En effet, il est demandé d’aborder les changements de la puberté, de sensibilisé à l’égalité ainsi qu’au respect mutuel fille-garçon. Ces compétences sont travaillées en cycle 4. Dans notre établissement la construction spiralaire des programmes a mené à aborder ces notions avec les élèves de 4e d’où le choix de faire ce CAC avec des 4e. C’est également dans ce cadre que nous aborderons le sujet des discriminations avec une approche artistique. Par ailleurs, CAC s’inscrit dans le parcours d’éducation à la santé et plus précisément le programme EVARS (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité). Dans le programme il est demandé que les élèves de 4e développent une compréhension critique et respectueuse des relations interpersonnelles et des enjeux liés à la sexualité. C’est dans ce cadre que nous aborderons l’expression de l’identité par la chanson. On leur demande également d’étudier des représentations de la sexualité dans l’espace public et en examiner la dimension égalitaire ou inégalitaire. Ainsi, nous parlerons des histoires d’amour, des normes sociales et du rôle du genre grâce à ce projet.

Application MICACO | Date : 02/07/2026