Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Paroles intimes

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Lucie Aubrac
  • Ville : VILLETANEUSE
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Louise Bartlett est journaliste de presse écrite (web et papier) ainsi que directrice éditoriale. Maîtrisant plusieurs langues dont l’anglais (dont c’est la langue maternelle), elle mène par ailleurs une activité de traductrice. Depuis 2002, elle a essentiellement travaillé pour des médias associatifs : d’abord pour place-publique.fr, un site internet dédié aux initiatives citoyennes, puis en tant que rédactrice en chef des magazines du pôle médias du Groupe SOS : les trimestriels Interdépendances, Le nouveau consommateur, Respect Mag et le Journal du sida. Elle est expérimentée en direction de conférences de rédaction, commandes, corrections et validations des contenus de journaux. Elle a conçu des sites web, nouvelles formules et hors-séries en presse papier. Après un détour par la production audiovisuelle en tant que directrice d’écriture, elle devient, en 2015, la responsable éditoriale de mediaeducation.fr, plateforme dédiée à l’éducation aux médias et à l’information, et du site journaldusida.org dédié à la lutte contre le VIH et plus largement la santé sexuelle. Elle assure encore aujourd’hui la responsabilité éditoriale de ce site. En 2023, elle mène une résidence de journalisme pour la communauté de communes EBER (Entre Bièvre et Rhône, 38), en bibliothèques, lycée pro et centre social, avec une conférence sur l’histoire médiatique du VIH et des ateliers sur la santé sexuelle au lycée. Pour consulter son travail : https://www.journaldusida.org/ https://www.bpi.fr/education-aux-medias-et-a-linformation/ https://leblog-lmcamp.reseau- ecume.fr/edition-2023/le-projet-2023/ https://mediaeducation.fr/
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Journaliste expérimentée dans le champ de la lutte contre le VIH et de la santé sexuelle, ainsi qu’intervenante en éducation aux médias, Louise Bartlett propose aux élèves de 3e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse un projet de création médiatique autour de la santé sexuelle. Celui-ci pourra prendre la forme d’un journal ou d’un fanzine mêlant articles, interviews, illustrations, photographies et collages. Ce projet invite les élèves à explorer différentes thématiques liées à la vie affective et relationnelle : puberté, relations (amicales, familiales, amoureuses, sexuelles), préférences amoureuses (droits des personnes LGBT+ et prévention des discriminations), ainsi que les droits des enfants et les ressources existantes. Dans un premier temps, ils et elles seront amené·es à se poser des questions, à effectuer des recherches et à s’informer à partir de sources variées et adaptées à leur âge : documents de Santé publique France, presse jeunesse, ouvrages thématiques destinés aux adolescent.es mais aussi à travers des rencontres et entretiens avec des professionnel·les (médiateur·ices en santé, sexologues, artistes, auteur·ices…). Un travail d’analyse critique leur permettra de qualifier ces sources (associatives, médicales, médiatiques…) et d’en vérifier la fiabilité. Dans un second temps, les élèves participeront à une conférence de rédaction au cours de laquelle ils et elles choisiront les sujets qu’ils et elles souhaitent traiter, en définiront les angles et réfléchiront collectivement à la forme de leur production. Ces temps d’échange, en petits groupes puis en classe entière, favoriseront la prise de parole, l’écoute et le débat. Ils permettront également de questionner leur rapport à l’information et à la thématique abordée. Les élèves mèneront ensuite un travail d’écriture et de création : rédaction d’articles, réalisation d’interviews, production de contenus visuels et réflexion sur la mise en page. L’objectif est de concevoir un média accessible, adapté à un public adolescent, abordant des sujets qui les concernent directement avec un vocabulaire approprié et des informations fiables. Le projet permet ainsi aux élèves de s’informer elleux-mêmes tout en devenant acteurs et actrices de la diffusion de connaissances auprès de leurs pairs. Le média final pourra être diffusé au sein du collège et constituer un véritable outil pédagogique de sensibilisation à la vie affective et relationnelle.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Louise Bartlett propose aux élèves de 3e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse de les initier aux techniques et reflexes journalistiques propres à la presse écrite en leur permettant de créer un fanzine sur la thématique de la vie affective, relationnelle et sexuelle. Objectif : comprendre et transmettre des informations vérifiées et fiables à travers des recherches documentaires, interviews et rencontres de professionnels.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Louise Bartlett a déjà réalisé 3 parcours Agora en 2023-2024, 2024-2025 et 2025-2026 avec Citoyenneté Jeunesse. Le premier portait sur la création d’un média autour de la liberté d’expression. Le deuxième était sur la thématique de la ville de demain à travers la création d’un journal bilingue. Lors de la troisième année de collaboration, Louise a proposé de créer un journal sur la santé sexuelle, une thématique dont elle est spécialiste. C’est sur cette même thématique que nous voulons renouveler sa candidature en ouvrant davantage les débats, échanges et les sensibilisations autour des questions LGBTQIA+. En effet, cette première expérience avec des collègien.nes du collège Pablo Neruda de Saint-Denis nous a permis de nous rendre compte des éléments qui nécessitaient d’être davantage accompagnés auprès des élèves pour lutter notamment contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle. C’est un axe que nous privilégierons cette année avec la classe de 3e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse, tout en faisant un focus sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, à la demande de l’équipe pédagogique.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Séance 1, 2H -Présentation du projet de la journaliste des élèves. -Démarche journalistique et déontologie : se poser des questions, chercher des réponses auprès de sources diverses, distinguer information et opinion, remarquer les émotions que peuvent susciter certaines informations, distinction objectivité / subjectivité et la subjectivité honnête. -Exercice autour des informations essentielles à l’aide de brèves. Séance 2, 2H Revue de presse thématique abordant la santé sexuelle à destination d’ados. Cette séance permet de se renseigner, soulever des questions, comparer diverses sources d’information. Elle favorise aussi la prise de parole des élèves, par un travail en petits groupes, puis restitution en classe entière. Séance 3, 2H : -Débat mouvant, sur la base de questions / remarques des élèves lors de la précédente séance -Brainstorming sur les sujets à développer en lien avec le thème de la santé sexuelle et des orientations sexuelles : des questions que les élèves se posent, les informations qui leur semblent utiles, nécessaires, à partager avec des pairs. Séance 4, 2H -Temps pour les élèves d’en noter encore, sur des papiers supplémentaires (possibilité d’anonymat). -En « équipes », collecte d’informations, à l’aide de livres mis à disposition, ainsi que du corpus d’articles consultés lors de la séance 2. Les élèves seront invités à noter les informations qu’ils estiment importantes à retenir et transmettre, ainsi que les questions qu’ils se posent (pour préparer de futures interviews et recherches d’informations. Séance 5, 2H -Bases de l’interview : poser les questions, écouter et prise de notes -Préparation de questions pour des interviews de professionnels Séance 6, 2H : Rencontre avec un.e médiateur en santé ou sexologue. Interview de ce professionnel, à partir des questions préparées Séance 7, 2H -Poursuite de la recherche et sélection d’informations pour les articles, si possible au CDI pour avoir des accès aux ordinateurs pour faire des recherches complémentaires pour les articles Séance 8, 2H : Rappel de la ligne éditoriale. Précision angles, adaptation des sujets si nécessaire. Rédaction des articles Séance 9 et 10 4h: Rédaction – ajout de précisions, compléments d’information, suite relecture et retours intervenante. Réalisation de dessins, collages. Choix de photos / images, rédaction de légendes.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • - Un atelier « petits journalistes » à la rédaction des journaux de Playbac Presse, à Paris. Présentation de Mon Quotidien et des différentes étapes de fabrication. Choix de plusieurs sujets d’actualité pour la création du journal avec les jeunes. Rédaction et illustration de ces sujets. Impression du journal exceptionnel. Chaque élève repart avec un exemplaire. Cet atelier permettra aux élèves de découvrir toutes les étapes et métier au sein de la presse écrite et son système de fonctionnement. - Visite d’un planning familial ou d’un centre de santé sexuelle proche du collège. Cela pourra être l’occasion d’y faire des interviews de professionnels ou un reportage, selon les angles et formats choisis par les élèves. - Un spectacle vivant autour de la notion de consentement pourra être envisagé comme ouverture à la fin du projet, une fois que les élèves seront à l’aise avec cette notion et en capacité d’assister à un spectacle sur cette thématique. Nous porterons une attention particulière à la programmation des théâtres avec lesquels nous avons l’habitude de travailler pour nous assurer de l’adaptabilité de la proposition à un public adolescent et préparer au mieux les élèves.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à : - La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet. Chaque élève s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un bilan en fin de projet - D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier : - Une séance d’initiation à la démarche ethnologique sur la construction des genres, des rôles sociaux et des systèmes de dominations entre les hommes et des femmes dans les sociétés. - Un atelier d’éducation aux médias autour de la collecte de témoignages et de recherches scientifiques avec la journaliste Emma Roulin autour de son livre documentaire Viv(R)e l’amour. Un focus sur les violences conjugales à l’adolescence sera réalisé lors de cette séance. - Une intervention de Marion Roudy, médiatrice en santé sexuelle et formatrice en prévention santé sur la notion de consentement et d’intimité. - Une projection débat avec le réalisateur de « Dans le noir les hommes pleurent », Sikou Niakaté pour aborder les questions de masculinité et les stéréotypes qui y sont associé. - Une intervention de l’association SOS homophobie pour sensibiliser les élèves aux discriminations liées à l’orientation sexuelle.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Les ateliers aboutiront à la présentation du fanzine à visée pédagogique sur la santé sexuelle au collège. Des exemplaires pourront y être laissé au Cdi et à la médiathèque Annie Ernaux située à côté du collège pour profiter plus largement à différents publics. Cet événement se fera en concertation avec les élèves en petit ou grand comité pouvant aller d’un temps festif avec la classe à une restitution plus grande conviant d’autres élèves, familles, et des personnels de l’établissement, selon le souhait des élèves afin de préserver leur intimité. Des élèves, volontaires porteront la parole de la classe : ils.elles présenteront le projet et répondront aux éventuelles questions du public.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Dans le cadre de ce projet, les élèves sont encouragé·es à participer à chaque étape du projet : s’entrainer à des techniques de base de journalisme, choix des sujets à aborder dans le cadre du thème et du contexte scolaire, réalisation d’interviews, de collecte et sélection d’infos, de mise en forme (reportage photo, écriture d’articles, dessins). Organisation du résultat final (rubriques, sommaire, une…). Leur avis sera toujours demandé, laissant place au débat d’idées. « La démarche journalistique est un excellent support à l’émergence du débat : il faut se poser des questions, chercher des réponses auprès de sources diverses, les organiser, les mettre en forme et les partager. Cette pratique permet de nourrir la curiosité, de développer sa réflexion, son esprit critique, son écoute, et de questionner son rapport aux médias et à l’information. » Précise-t-elle.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Dans le cadre de ce parcours touchant à la santé sexuelle, un sujet pouvant faire émerger des questionnements, remarques et ressentis très personnels, nous veillerons à créer un cadre bienveillant entre les élèves où chacun.e pourra se sentir libre et en sécurité d’exprimer une idée quel que soit son identité de genre. Ce projet sera également l’occasion de rappeler des droits fondamentaux aux élèves concernant la santé sexuelle (droit à l’avortement, accès à a contraception…) mais aussi de les sensibiliser à toutes les formes de discrimination autour du genre ou de l’orientation sexuelle. Aussi, un travail basé sur la recherche d’information et une méthodologie journalistique plus calme que les débats d’opinion polarisés, peut permettre de poser des bases de vive ensemble et un cadre de travail serein et égalitaire pour les élèves.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire) Si des parents travaillent dans le domaine de la santé ils pourraient être interviewés par des élèves - si tout le monde est d’accord. Si des parents ont des réserves sur le sujet abordé - la santé sexuelle -, un temps de discussion pourrait être envisagé, entre eux et un professionnel avec les profs, la journaliste et la chargée de projets de l’association.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet d’établissement, en cours de réécriture, valorise particulièrement les trajectoires de réussite de tous les élèves en conduisant l’ensemble des élèves de la classe à entrer dans une démarche journalistique, quel que soient leurs profils scolaires, leur rapport à l’écrit et leurs personnalités puisque le format médiatique choisi, le fanzine, permet le développement de multiples types de contenus - articles et illustrations - de taille variée. Ce parcours citoyen s’intègre également pleinement dans l’objectif du projet d’établissement qui cherche à lutter contre toutes les discriminations et le harcèlement au service de l’égalité filles-garçons, du bien-être et de l’inclusion, dans le prolongement de la création en 2025 des élus.e.s égaux-délégué.e.s de chaque classe. Il répond enfin à l’exigence d’assurer une progression dans l’éducation aux médias et à l’information des élèves en favorisant leur questionnement critique et leur maîtrise des outils et des méthodes de recherche d’information et de publication. Les différents temps forts du parcours, rencontres et visites, pourront voir associées à la classe d’autres classes de 3ème ainsi que les élèves engagés.e.s dans l’égalité filles-garçons. Les grands temps forts de l’année seront investis – journée contre les violences faites aux femmes, journée internationale des droits des femmes, journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie - afin de valoriser dans l’ensemble du collège le travail mené par la classe.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Un espace particulier sera consacré à l’évolution du projet sur l’ENT avec la mise à disposition pour les usager.ère.s (élèves, familles, équipes éducatives) de photographies d’étapes de la construction du projet et des différentes actions, sorties et temps forts menés par la classe. La Webradio pourra être exploitée pour un journal de bord radiophonique. Enfin, le fanzine créé sera mis en avant sur l’ENT du collège et son portail esidoc et valorisé sur des réseaux sociaux comme le compte Instagram de l’établissement.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • EMI : Ce parcours s’intègre parfaitement dans les apprentissages développés au long de la scolarité des élèves. Il les place en position d’acteurs du processus journalistique jusqu’à l’objectif final de la publication qui doit intégrer les codes propres à la presse écrite (dont le vocabulaire sera réactivé à cette occasion) et au format spécifique du fanzine en prenant particulièrement en compte le public-cible lecteur qui pourra en l’espèce être aussi bien un collégien de 3ème qu’un parent d’élève ou un membre de l’équipe éducative. La politique documentaire mise en place dans l’établissement intègre les enjeux d’égalité entre les genres et l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ; par conséquent, les nombreuses ressources documentaires et de fiction présentes au CDI seront mobilisées tout au long du parcours, des expositions y seront accueillies (en lien avec le Centre Hubertine Auclert notamment) à destination de toustes les usager.ère.s tandis que les différents genres de la presse écrite seront valorisés, y compris le fanzine, notamment lors de la Semaine de la presse. SVT : Dans le thème du corps humain et de la santé, on demande aux élèves de 3e de développer leur esprit critique en lien avec l’éducation à la sexualité. En effet, il est demandé de former les élèves pour qu’ils aient et transmettent un « comportement responsable dans le domaine de la sexualité […] respect de l’autre, choix raisonné de la procréation, contraception, prévention des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) ». Dans notre collège la construction spiralaire des programmes permet d’aborder ces notions là en 3e. Ils auront étudié le fonctionnement des appareils reproducteurs en 4e et les modalités de la puberté en 6e et 4e. EVARS : De plus, le programme EVARS (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité) a pour objectif que les élèves de 3e « s’interrogent sur le lien entre bonheur, émotions, et sexualité ». Nous travaillerons cette notion dans la thématique des relations et des préférences amoureuses. Dans le programme, on demande aussi aux élèves de « construire une relation réciproque et égalitaire ; savoir reconnaitre et caractériser des contextes de danger et de vulnérabilité ». C’est pourquoi dans ce projet nous travaillerons sur les droits des enfants et les ressources existantes. Enfin le programme souhaite que « les élèves inscrivent la sexualité dans la définition et le respect des droits humains ».

Application MICACO | Date : 01/07/2026