Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Théâtre sur rails
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Irène et Frédéric Joliot Curie
- Ville : PANTIN
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : La Nef
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Valentine Bonnet
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Guillaume Renaudin travaille actuellement à la création de Bougie, une pièce de théâtre à l’origine de ce parcours CAC. Une première phase d’écriture a eu lieu à La Nef en novembre 2025. La suite du projet se déroulera à l’Espace Périphérique en septembre 2026, avec un travail d’écriture et de mise en scène.
Parallèlement, une collaboration est en cours avec le collectif Arcadabra, basé en Belgique, pour le développement d’un jeu physique intitulé « Culturisk », prévu pour fin 2026.
Le projet Circuit Radio (jeu physique) est également en développement au sein de l’association Rhizome (Avalon).
Enfin, une exposition personnelle est prévue à la galerie Bureau Vitrine (Charlotte Marabelle), à Bastille, les 4 et 5 juillet 2026, autour des thématiques de la nature morte, du latex et de la machine.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Au-delà de la thématique de l’atelier, plusieurs aspects typiques de la pratique artistique de Guillaume Renaudin seront mobilisés avec les élèves. Cette pratique plastique est issue des arts visuels. La méthodologie à l’œuvre dans ce parcours CAC est la même que dans la pratique de Guillaume Renaudin. Son travail s’appuie sur l’observation d’objets existants, leur détournement, ainsi que sur un travail de dessin par la forme. Il s’agit ensuite de produire, reproduire et transformer ces formes simples.
L’atelier mobilise également l’approche de la narration visuelle à l’œuvre dans les créations de l’artiste : les élèves sont invités à construire un récit à partir d’une image fixe, puis à le déployer dans le temps. Le travail de la lumière, central dans la pratique de Guillaume Renaudin, sera exploré comme outil dramaturgique, permettant de transformer la perception des objets.
Enfin, la dimension performative et collective du projet — coordination des gestes, rapport au rythme et au regard du spectateur — fait écho à ses recherches autour de dispositifs scéniques hybrides, entre installation et théâtre d’objets.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Mêlant histoire de l’art, photographie, découpage et manipulation d’objets, ce projet propose aux élèves d’explorer la relation entre image, lumière, perspective et narration. Partant de l’étude de la nature morte, les élèves sont amenés à transformer à expérimenter un dispositif scénique : le Théâtre sur rails (dispositif permettant d’animer des décors et des objets grâce à un système de cadres-décors, de rails et de contrôleurs). En conclusion du parcours, les élèves présentent à La Nef des scénettes qu’ils ont mises en scène sur la machine à rails.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Une première présentation du projet a été réalisée auprès du professeur référent, Nicolas Martin, qui a par ailleurs l’habitude d’emmener ses élèves à La Nef pour assister à des sorties de résidence. Cette première prise de contact a permis d’identifier les axes de collaboration.
À la suite de cette présentation, Nicolas Martin a réuni plusieurs membres de l’équipe pédagogique autour du parcours CAC (professeure de mathématiques, professeurs d’arts plastiques et chef d’établissement). Une réunion de travail s’est ensuite tenue en présence de La Nef et de l’artiste afin de co-construire le projet avec l’ensemble des partenaires. Ce temps d’échange a permis de définir collectivement les contours du parcours, de préciser le contenu des séances ainsi que les thématiques abordées, en prenant en compte l’expertise des enseignants impliqués et leurs attentes.
Cette rencontre a également permis à l’artiste de visiter les espaces du collège afin de mieux appréhender son futur contexte de travail. En vue du dépôt de la demande, l’ensemble des éléments du projet a été rassemblé dans un document partagé, consultable et modifiable par toutes les parties prenantes, permettant un suivi collectif de son élaboration.
À la rentrée scolaire 2026/2027, un groupe de travail sera mis en place afin d’établir le calendrier des interventions, préparer les supports pédagogiques nécessaires aux séances et poursuivre l’ajustement du projet. Le contenu du parcours restera souple afin de pouvoir évoluer tout au long de sa mise en œuvre, en fonction des besoins et envies de la classe, ainsi que des enseignants.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Non, l'intervenant Guillaume Renaudin n'a pas mené de parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes, mais il a déjà mené des projets de médiation avec d'autres publics.
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L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le parcours propose aux élèves 20h d’expérimentations plastiques, visuelles ainsi que des temps de manipulation pour explorer la composition d’image, la mise en scène d’objets et la narration collective.
Séance 1 : Nature morte (2h)
Découverte et analyse collective de différentes natures mortes, des peintures classiques aux images contemporaines. Chaque élève réalise ensuite un autoportrait à partir d’objets personnels ou disponibles en classe, photographié et imprimé.
Séance 2 : La perspective, de la 2D à la 3D (2h)
Présentation du dispositif de "Théâtre sur rails" par l’artiste et premiers échanges autour d’images fixes. Les élèves décomposent puis recomposent leur autoportrait à l’aide de formes simplifiées (technique des papiers découpés).
Séance 3 : La perspective, de la 2D à la 3D (2h)
Introduction à la perspective à partir d’exemples picturaux historiques et d’une réflexion sur la narration par les objets. Les élèves expérimentent la mise en espace de leur autoportrait en le recomposant sur différents plans.
Séance 4 : Travail de la lumière (2h)
Découverte du clair-obscur à travers l’analyse d’œuvres. Par groupes, les élèves composent une image collective à partir de leurs objets personnels et expérimentent différents effets lumineux.
Séance 5 : Raconter une histoire (2h)
À partir de références vidéo, les élèves découvrent les principes du synopsis et imaginent collectivement une courte narration. Chaque groupe prépare une suite d’actions qui donnera lieu à un storyboard photographique.
Séances 6, 7 et 8 : Théâtre sur rails (6h)
Découverte du théâtre sur rails et initiation aux outils de manipulation (rotation, déplacement, torsion, précision du geste). Les élèves mettent progressivement en mouvement leur histoire et réalisent leurs premiers essais chorégraphiés.
Séance 9 : Préparation de la restitution (2 à 3h)
En classe ou à La Nef, les élèves présentent leurs scènettes, finalisent leur mise en scène et préparent collectivement la restitution finale. Un musicien accompagne leurs mises en scène.
Séance 10 : Restitution à La Nef (2h)
Présentation publique des créations réalisées tout au long du parcours.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Le programme des sorties dépendra des programmations des lieux culturels, qui ne sont pas encore connues. Les sorties envisagées sont les suivantes :
- Une visite guidée et une sortie de résidence à La Nef pour découvrir une autre manière de pratiquer le théâtre d’objet : étape de travail de Chevillé au cœur, de la cie Sans Soucis, le vendredi 29 janvier à 11h. (2h)
- Visite guidée de l’E-Lab dédié aux jeux vidéo de la Cité des Sciences et de l’industrie (2h)
- Un spectacle visuel de théâtre physique / marionnette / théâtre d’objet à la MC93, pour découvrir une salle de spectacle de proximité au rayonnement régional voire national (2h)
- Assister à une étape de travail de l’artiste Amandine Lécuyer, qui a collaboré avec Guillaume Renaudin et développe une pratique proche, entre théâtre et cinéma, basée sur l’observation et le détournement des objets. (2h)
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et débats seront animés conjointement par l’artiste, La Nef et les enseignants. Ils mobiliseront aussi des intervenants extérieurs qui pourront enrichir le projet. Ces temps, prévus en alternance avec les séances de pratique, permettent aux élèves de contextualiser leur expérience, d’enrichir leurs références artistiques. La dimension théorique occupe une place importante dans ce parcours, qui évoque différentes techniques plastiques et contient de nombreuses références à l’histoire de l’art et de l’image (nature morte, perspective, clair-obscur, papiers découpés, images publicitaires, références cinématographiques).
Une rencontre avec une artiste céramiste (2h) permettra d’ouvrir une réflexion autour de la couleur, de la matière, en écho aux expérimentations plastiques menées durant le parcours.
Une visite de l’atelier de Guillaume Renaudin à Montreuil (2h) permettra aux élèves de découvrir son univers de création, ses outils, son processus de fabrication ainsi que le travail des artisans occupant également l’atelier.
Des heures de cours d’arts plastiques (2h à 4h) pourront être dédiées à certaines notions abordées pendant le parcours : la nature morte, le clair-obscur.
Des séances de français (2 à 4h) pourront également permettre de prolonger la réflexion sur les objets et leur pouvoir évocateur : étude de textes de Francis Ponge et autres auteurs surréalistes, étude des mouvements littéraires réaliste et naturaliste ; exercices d’écriture liés au projet : s’entraîner à la description et au récit bref.
À l’issue de la restitution à La Nef, un temps de bilan collectif et informel (1h) permettra d’échanger et de partager des ressentis sur le parcours, l’expérience vécue…
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le format de la restitution se veut volontairement souple car il s’adaptera au déroulement du projet et aux dynamiques de la classe. La restitution pourrait donc se dérouler à La Nef et consister en un court spectacle, composé des 6 scénettes mises en scène et interprétées par les élèves sur le Théâtre sur rails. Cette présentation sera suivie d’un temps d’échange de type « bord plateau » durant lequel les élèves pourront relater leur expérience à leur public.
Suivra enfin un temps de bilan collectif permettant aux élèves de s’exprimer et revenir sur le parcours, en présence de Guillaume Renaudin, leurs professeurs et La Nef.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le parcours place les collégiens au cœur du processus de création en s’appuyant sur une pédagogie active, participative et progressive. Dès les premières séances, les élèves sont invités à mobiliser leur propre univers à travers la mise en scène d’objets personnels. Par la suite, les travaux en petits groupes permettent de garantir une participation active et une bonne répartition des rôles.
Le parcours a été pensé comme un cadre souple, pouvant s’adapter aux dynamiques de la classe, aux besoins spécifiques des élèves et aux propositions émergentes en cours de projet. Il s’agira d’une réelle co-construction, dans le respect des droits culturels que l’artiste, le professeur et l’équipe de La Nef défendent.
La restitution finale, organisée en présence des familles et d’autres élèves, constitue également un temps de valorisation des participant·es, de leur prise de parole et de leur appropriation du projet.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- L’approche de ce parcours intègre de manière transversale les enjeux liés à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cela se manifeste par une attention constante portée aux interactions verbales et aux postures dans les ateliers, au choix des représentations dans les contenus utilisés comme ressources ainsi que dans les contenus produits par les élèves, et à la valorisation équitable de toutes les contributions. En effet, les références artistiques et culturelles mobilisées s’attachent à rendre visibles des figures féminines et masculines variées, contribuant à une approche plus inclusive et critique des images et des récits.
Les intervenants veilleront à questionner les stéréotypes de genre et à inciter la création d’histoires inclusives. La méthode pédagogique vise à créer un espace sécurisant et égalitaire, où la parole de chacun est écoutée et respectée, en sensibilisant les élèves à la diversité des parcours, des modèles et des voix dans le secteur artistique. Le travail en groupe favorise une répartition équitable de la parole, des responsabilités et des tâches, encourageant chacun·e à expérimenter différents rôles (mise en scène, manipulation, écriture, technique).
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- A La Nef comme dans l’approche artistique de Guillaume Renaudin, une attention particulière est portée aux enjeux de transition écologique. Le parcours valorise une démarche sobre inspirée de pratiques artisanales et expérimentales. Les élèves travaillent principalement à partir d’objets du quotidien ainsi que de matériaux simples (papier, lumière, éléments récupérés), ce qui transmets et valorise une logique de réemploi. Cette démarche permet de sensibiliser les élèves à des formes de création plus autonomes, accessibles et durables.
Par ailleurs, le projet invite à porter un regard nouveau sur les objets du quotidien et leur usage, et donc sur notre environnement matériel.
Tout au long du parcours, nous serons vigilants à éviter le gaspillage, organiser les déplacements en cohérence avec ces enjeux...
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents et tuteurs des élèves seront invités à assister à la restitution finale qui se déroulera à La Nef. Ce moment incluera également un échange avec le public, au cours duquel les élèves pourront témoigner de leur expérience. Par ailleurs, les familles seront informées et associées au fil du parcours via les canaux de communication du collège (ENT, journal scolaire), et pourront, si elles le souhaitent, participer à certaines sorties ou visites.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Les élèves étant invité·es à composer leur autoportrait à partir d’objets – entre autres – personnels, ils peuvent impliquer leur famille en amont de la composition, ou encore évoquer leur environnement et histoire familiaux. Cela permettra d’ouvrir un espace de dialogue à la maison autour des pratiques artistiques et des apprentissages.
La restitution finale est vraiment pensée comme un temps de partage et constitue un moment privilégié de rencontre entre élèves, enseignants, artistes et familles. Par ailleurs, le projet peut intégrer des temps de valorisation intermédiaires (présentation d’étapes de travail, impressions, échanges informels) afin d’associer les familles tout au long du processus.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Ce parcours s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement, notamment ceux liés à l’ouverture culturelle, à la coopération entre élèves et à l’éducation à la citoyenneté. En effet, le projet du collège Joliot Curie fixe en Objectif 2 du premier axe de « développer une politique d’ouverture culturelle ambitieuse ». pour « permettre à chaque élève de s’inscrire dans un parcours artistique et culturel » lié au « territoire ».
En proposant une pratique artistique collective, ce parcours CAC favorise le développement des compétences sociales et relationnelles des élèves, tout en valorisant leur singularité et leur capacité d’expression.
Le parcours participe également au volet culturel de l’établissement en renforçant les liens avec des structures artistiques du territoire telles que La Nef et en multipliant les occasions de rencontres avec des artistes et des œuvres contemporaines, également basés sur le territoire proche.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’Espace Numérique de Travail est mobilisé tout au long de l’année. Les élèves tiennent un carnet de bord numérique qui retracera notamment toutes les étapes du projet. Par ailleurs, les outils numériques seront aussi utilisés pour valoriser le projet, notamment via la publication de contenus sur l’ENT du collège.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- En français, le projet mobilise les compétences liées à la compréhension et à la production de récits. Les élèves travaillent l’écriture de textes courts à partir de situations visuelles, élaborent un synopsis, imaginent des dialogues et développent leur capacité à décrire avec précision. D’un point de vue littéraire, le motif de la Nature morte permet d’aborder une variété des genres : description de tableaux (comme dans les salons de Diderot ou de Baudelaire) ou description insérées dans des romans, participant ainsi à la construction d’une interprétation (par exemple dans la littérature réaliste du XIXème siècle). Le motif de la Nature morte en littérature prend également un tour poétique dans certains poèmes en prose de Francis Ponge, ou ironique comme dans certaines descriptions de Lautréamont, de Raymond Roussel, ou d’Alain Robbe-Grillet. Enfin le regard critique est également aiguisé avec certaines descriptions de Nathalie Sarraute, ou certains articles de Roland Barthes.
En 5è précisément, la Nature morte peut s’inscrire comme un miroir du héros dans la perspective des « destins romanesques » autant dans l’héroïsme que dans la banalité.
Quant au dispositif de théâtre sur rails, il est adapté également dans le projet « Expérimenter et jouer au théâtre : sens dessus dessous ». Un décor mobile permet de saisir l’évolution d’une intrigue reflétée par le dispositif scénique, voire renversée dans un acte suivant, liée à la question du « dominant et dominé » pointée par le programme.
Le projet fait par ailleurs écho à des notions de mathématiques puis qu’il permet d’aborder de manière concrète des notions liées à l’espace et à la géométrie. Le travail sur la perspective engage une réflexion sur les rapports d’échelle, les proportions, les plans (premier plan, arrière-plan) et la représentation en trois dimensions sur un support bidimensionnel. Les activités de découpage et de recomposition mobilisent également des compétences en géométrie plane (formes, organisation dans l’espace.
Les élèves abordent également des compétences inhérentes au programme d’arts plastiques puisqu’ils sont amenés à s’exprimer via différents médiums (photographie, collage, installation, mise en scène), à explorer les notions de lumière, de composition, de point de vue... Ils sont amenés à analyser et produire des images tout au long du parcours, en s’appuyant sur des références issues de l’histoire de l’art.
Application MICACO | Date : 01/07/2026