Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

Voyages et métamorphoses

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Marais de Villers
  • Ville : MONTREUIL
  • Classe : 6ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Les mains Sonores
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Sérine MAHFOUD

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • C’est par l’étude du piano que Sérine entame sa pratique artistique. Après l’obtention d’un Diplôme d’Étude Musical au Conservatoire à Rayonnement Régional puis d’un Diplôme Supérieur à l’École Normale Alfred Cortot, Sérine entre à la Haute École de Musique de Genève. Dans un désir profond de créer des projets qui mêlent texte et musique, Sérine entreprend des études de Lettres à l’Université Paris-Nanterre et obtient une double licence Humanités et Art. Elle continue sa formation au sein du Master professionnel Mise en scène & dramaturgie de Nanterre, en partenariat avec Théâtre Ouvert à Paris, Centre National des Dramaturgies Contemporaines. En parallèle de sa formation, elle est sélectionnée pour participer à de nombreuses Académies Internationales comme au Festival d’Aix-en-Provence – Women Opera Makers auprès de Katie Mitchell, ou encore l’Académie Internationale de Mise en scène (T&M) à Nîmes dirigé par Antoine Gindt. Fort de sa double formation en théâtre et musique, Sérine travaille régulièrement sur des productions d’opéras et de théâtres. Elle assiste notamment Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma sur la création mondiale de Georges Benjamin, Picture a Day Like This, programmé au Festival d’Aix en Provence, à l’Opera Comique ou encore au Teatro San Carlo. En 2024, elle a été l’assistante à la mise en scène de Denis Marleau sur le spectacle Terrasses, écrit par Laurent Gaudé et produit au Théâtre National de la Colline. Site internet : https://www.opera-comique.com/en/shows/picture-a-day ; https://www.colline.fr/spectacles/terrasses En février 2026, elle a mis en scène une version revisitée de l’opéra Lakmé, produit à l’Opéra National de Bordeaux. Elle est actuellement en création de son prochain spectacle qui sera produit aux Théâtres de la Ville du Luxembourg au printemps 2027. Site internet : https://www.opera-bordeaux.com/opera-lakme-revisited-74032#a-propos ; https://theatres.lu/lemondeestinjuste En parallèle de ses créations artistiques, Sérine est très engagée dans un travail artistique auprès des jeunes issus des quartiers prioritaires. Elle conçoit et met en scène des spectacles interprétés par des jeunes en Seine-Saint-Denis (93), Paris (75) et des Hauts-de-Seine (92). Site : https://www.lesmains-sonores.fr/actions
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Musicienne, metteuse en scène et autrice, Sérine Mahfoud développe un travail pluridisciplinaire qui fait dialoguer écriture, théâtre, musique et vidéo. Son univers, mêlant engagement intime et dimension poétique, interroge les notions d’identité, de transmission, d’exil et de mémoire, souvent à travers le récit personnel. Ces outils – écriture, improvisation théâtrale, création musicale et vidéo – sont des prolongements sensibles de l’interprète. Sérine les mobilise non comme des disciplines isolées, mais comme des langages complémentaires permettant à chacun de déployer son imaginaire, d’élargir son vocabulaire expressif et d’explorer la pluralité de son identité. Ce sont précisément ces dimensions que nous souhaitons mettre à disposition des élèves. L’écriture, dans le travail de Sérine Mahfoud, est pensée comme un espace d’émancipation. Elle permet à chacun d’affirmer sa voix et sa langue, de revendiquer son histoire, son droit à la rêverie, de prendre la parole dans un monde où celle-ci est parfois niée ou rendue inaudible. Dans ce projet, elle sera utilisée comme point de départ : écrire sur soi, sur sa famille, sur une épopée vécue ou rêvée, sur un départ ou un retour. L’improvisation théâtrale viendra donner chair à ces récits, en développant chez les élèves la spontanéité, l’écoute, la présence scénique et la liberté du jeu. Cette pratique est centrale dans la pédagogie de Sérine, car elle permet de développer l’empathie, de créer sans filtre dans un cadre de bienveillance, de puiser dans son vécu tout en se déplaçant dans la fiction. La musique, autre axe fondamental de son travail, introduit une réflexion sur le rythme – du corps, de la parole, de la narration. Qu’elle soit vocale ou instrumentale, elle accompagne le surgissement de l’émotion, structure les récits et permet de se connecter à des souvenirs ou des sensations souvent indicibles par les mots seuls. Enfin, la vidéo – outil que Sérine Mahfoud intègre régulièrement à ses créations – permettra aux élèves d’explorer d’autres formes de restitution : capsules documentaires, témoignages, fictions courtes ou récits visuels. Cela ouvrira un autre rapport au récit, plus introspectif, plus fragmentaire aussi, et permettra d’atteindre des élèves dont la parole scénique pourrait être plus fragile.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Voyages et métamorphoses est un parcours artistique autour des récits initiatiques et des transformations personnelles. À partir d’un travail autour des contes, puis d’un travail documentaire (récits familiaux, culturels et personnels), les élèves explorent les notions d’identité, de mémoire et de transmission à travers l’écriture, le théâtre, la musique et l’image.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • L’enseignante impliquée dans le projet est Anna Beller, professeure de français. L’artiste intervenante principale est Sérine Mahfoud, metteuse en scène, musicienne et autrice, dont le travail pluridisciplinaire mêle écriture, théâtre et création sonore. Afin d’accompagner les élèves dans la découverte du récit initiatique et des notions de transmission et de métamorphose, l’association EthnoArt interviendra ponctuellement aux côtés de Sérine Mahfoud au début du parcours. Cette collaboration permettra d’apporter un éclairage complémentaire sur les récits fondateurs, les imaginaires du voyage et les questions d’héritage culturel d’un point de vue sociologique. Ces interventions nourriront la réflexion des élèves sur la manière dont un récit personnel peut être transformé en matière artistique et théâtrale. Le projet repose sur une véritable dynamique de co-construction entre l’équipe artistique et l’équipe pédagogique. En amont du parcours, plusieurs temps de préparation permettent de définir ensemble les objectifs pédagogiques, les contenus des ateliers et les liens avec les enseignements menés en classe. Ce travail commun favorise la mise en place de passerelles entre les pratiques artistiques, les œuvres étudiées et les compétences travaillées dans le cadre du programme de français de 6e. Tout au long de l’année, un ensemble de ressources est partagé avec les élèves et les enseignant·es : extraits de textes, supports iconographiques, références théâtrales et musicales, outils d’écriture et documentation artistique. La compagnie met également à disposition différents éléments scénographiques, accessoires et matériaux nécessaires aux temps de création et de restitution. La méthodologie du parcours s’organise autour de plusieurs grandes étapes complémentaires : 1. Temps de préparation et d’échange entre l’équipe pédagogique, les intervenant·es et les familles afin de présenter le projet et d’en définir les modalités de mise en œuvre. 2. Mise en place d’un cadre de travail collectif et bienveillant, à travers des exercices de groupe, des discussions et des temps de pratique favorisant l’écoute et la confiance. 3. Exploration des thématiques du parcours — voyage, métamorphose, héritage, récit de soi — grâce à des ateliers d’écriture, d’improvisation, de théâtre et de création sonore ou visuelle. 4. Construction progressive de la restitution, en travaillant la dramaturgie, la mise en scène, l’espace, les objets et les formes de narration choisies par les élèves. 5. Temps de répétition et restitution finale, permettant aux élèves de présenter collectivement leurs créations devant les familles, les équipes éducatives et, si possible, d’autres classes du collège.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Pour la troisième année consécutive, Sérine Mahfoud souhaite poursuivre son engagement dans les parcours CAC. Elle a déjà mené deux parcours à la cité scolaire Henri Wallon à Aubervilliers (2025 et 2026), ainsi qu’un parcours avec le collège Aretha Franklin à Drancy (2026). Ces expériences, particulièrement riches sur les plans artistique, pédagogique et humain, ont renforcé sa volonté de renouveler des projets de création en milieu scolaire. Cette nouvelle candidature s’inscrit dans la continuité de ce travail de transmission et de création collective. Le partenariat avec le collège Marais-de-Villiers est né de la rencontre avec Anna Beller, professeure de français, sensible aux projets précédemment menés par Sérine Mahfoud et à l’approche artistique développée par la compagnie. Cette collaboration est également portée par les liens déjà existants entre la compagnie et la ville de Montreuil, notamment avec le Théâtre Public de Montreuil (TPM), partenaire de longue date des Mains Sonores. Ce projet permet ainsi de renforcer un ancrage territorial déjà solide et d’inscrire le parcours dans un réseau culturel local dynamique, propice aux échanges et aux collaborations artistiques.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Atelier 1 (2h) : Premier contact avec les élèves. Une attention particulière est portée à l’instauration d’un cadre relationnel bienveillant, basé sur l’écoute, le jeu et la liberté d’expression, afin que chacun·e puisse se sentir pleinement impliqué·e et reconnu·e comme acteur·rice du projet. Cette première phase s’appuie sur des exercices collectifs visant à développer la cohésion du groupe et l’esprit de coopération. Atelier 2 (2h) : Comment écrire un conte ? Nous travaillons progressivement l’appropriation des codes du récit initiatique. À partir de différentes lectures, les élèves sont amené·es à découvrir la structure du conte, à travers des ateliers d’écriture et/ou de narration orale. Ateliers 3 et 4 (2h + 2h) : Dans la continuité de l’atelier précédent, les élèves sont invité·es à apporter un objet, une photographie ou une œuvre filmique évoquant pour eux la notion de « voyage initiatique », en lien avec un souvenir personnel ou une personne proche. À partir de ces éléments, ils et elles entament un travail d’écriture et de réflexion autour du conte qu’ils souhaitent raconter, ainsi que de sa forme. Ateliers 5 et 6 (2h + 2h) : Après avoir développé leurs récits individuels, les élèves travaillent désormais en groupe afin de : mettre en commun leurs histoires et identifier des liens ou résonances entre les différents récits ; réfléchir aux modalités de mise en forme de leurs contes : manière de raconter, distribution des rôles, nombre d’interprètes nécessaires. L’objectif est d’imaginer collectivement une forme artistique qui rassemble ces différentes histoires et qui sera présentée lors de la restitution finale. Les élèves peuvent mobiliser divers médiums pour construire leur « voyage initiatique » : théâtre, vidéo, écriture, musique, photographie ou peinture, selon leurs envies d’exploration. Une visite du lieu de restitution est également envisagée afin de leur permettre de découvrir le cadre professionnel dans lequel ils et elles seront amené·es à présenter leur travail. Atelier 7 (2h) : Cristallisation de la forme finale de restitution. Les élèves travaillent à la mise en théâtre des productions collectives et construisent une trame dramaturgique cohérente, pensée pour le regard du public. Atelier 8 (2h) : Poursuite du travail de mise en scène, en approfondissant les questions liées à l’espace, aux décors, aux costumes, ainsi qu’à la fluidité et à la cohérence entre les différentes propositions. Atelier 9 (2h) : Répétition générale dans les conditions proches de la restitution finale. Atelier 10 (2h) : Présentation de la création devant les familles des élèves et, si souhaité, devant d’autres classes du collège. La restitution est suivie d’un goûter et d’un temps d’échange final.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Le parcours comprend trois sorties culturelles, réparties tout au long de l’année, pour un total d’environ 10 heures. Ces temps de découverte permettront aux élèves d’approfondir les thématiques abordées dans le projet — construction de soi, identité, récits initiatiques et interculturalité — tout en entrant dans l’univers professionnel des artistes, leur processus de création et la diversité des formes théâtrales contemporaines. 1. Théâtre Municipal Berthelot – programmation 2026/2027 non communiquée à ce jour. Cette sortie permettra aux élèves de découvrir un lieu de création et de diffusion du spectacle vivant proche de leurs lieux de vie. 2. TPM à Montreuil – Avec les pieds Mise en scène par Jeanne Desoubeaux (28 janvier au 6 février 2027). Résumé : Un acacia qui pousse au milieu de la table, en plein dîner de famille… Mêlant théâtre et musique, Avec les pieds offre un conte à la fois drôle et tendre, qui raconte comment l’irruption de l’Autre dans nos vies bouscule nos repères et peut tout transformer. Ce spectacle fait directement écho aux thématiques du parcours, notamment la transformation, les relations familiales, le déplacement des repères et la manière dont un récit intime peut devenir matière théâtrale. Le dialogue entre musique et théâtre viendra également nourrir la réflexion des élèves sur les formes artistiques hybrides qu’ils expérimenteront durant les ateliers. 3. Sortie-atelier au musée de l’Homme : Quels échanges dans un monde globalisé ? Observer des objets représentatifs de différents modes de vie pour sensibiliser les élèves à la diversité des cultures et à leurs influences mutuelles, et aborder par ce biais la globalisation, puis participer — sur le modèle d’un car rapide sénégalais exposé — à la décoration d’un car à grande échelle sur les murs de l’atelier. Cette sortie permettra aux élèves d’interroger les notions de circulation culturelle, d’héritage et d’identité au cœur du projet. Elle ouvrira également une réflexion sur les récits de déplacement, les échanges entre les cultures et les formes artistiques issues de contextes multiples. Chaque sortie sera accompagnée d’un temps de préparation en classe et, si possible, d’un bord plateau ou d’une rencontre avec les équipes, afin de mieux comprendre les choix de mise en scène, le passage de l’intime à la scène, et le métier de créateur·rice dans le spectacle vivant.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et de débat sont construits conjointement par les enseignant·es, les intervenant·es artistiques et les partenaires du projet. Ils accompagnent les différentes étapes du parcours et permettent aux élèves de développer leur compréhension des œuvres étudiées, de prendre du recul sur leur pratique artistique et d’interroger collectivement les thématiques abordées. Le parcours invite les élèves à explorer les notions de voyage, de métamorphose, de transmission et de construction de soi à partir de récits fondateurs comme L’Odyssée d’Homère et Peau d’Âne de Charles Perrault, mis en dialogue avec leurs propres récits et héritages culturels. Dans un contexte de grande diversité culturelle et linguistique, le projet valorise la pluralité des récits et des appartenances. Les élèves sont encouragé·es à partager leurs références, leurs langues et leurs histoires familiales dans un cadre fondé sur l’écoute et le respect mutuel. Les séances s’organisent autour de trois temps complémentaires : 1. Temps en classe avec les enseignant·es En cours de français, les élèves découvrent les œuvres étudiées et travaillent les caractéristiques du récit initiatique : voyage, épreuve, transformation du personnage, figures héroïques et dimensions symboliques du conte et du mythe. Ces temps développent également les compétences d’analyse et d’expression orale et écrite, tout en ouvrant des échanges autour de la mémoire, de la transmission et de la diversité culturelle. 2. Temps d’atelier avec les intervenant·es artistiques Les ateliers menés par Sérine Mahfoud proposent aux élèves d’expérimenter différentes formes de création : écriture, improvisation théâtrale, création sonore, narration et mise en scène. Les élèves transforment progressivement leurs récits personnels en matière artistique. L’association EthnoArt interviendra ponctuellement afin d’apporter un éclairage complémentaire sur les récits fondateurs, les imaginaires du voyage et les notions d’héritage culturel d'un point de vue sociologique. 3. Temps d’ouverture culturelle et rencontres extérieures Les sorties culturelles et les rencontres avec des artistes, des œuvres ou des structures partenaires permettent aux élèves de découvrir différentes formes de création contemporaine et d’élargir leur regard sur les manières de raconter des histoires au théâtre. Ces temps les préparent également à leur rôle de spectateur·rice en les invitant à analyser les choix de mise en scène et les formes de narration observées.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • À l’issue du parcours, les élèves présenteront le fruit de leur travail sous la forme d’un spectacle regroupant l’ensemble de leurs créations – textes, scènes théâtrales, témoignages sonores ou vidéos – qu’ils auront entièrement imaginés et construits. Cette restitution pourra avoir lieu au TPM, structure partenaire du projet. L’ensemble des élèves du collège sera convié à assister à cette présentation, tout comme les équipes pédagogiques, les familles, et les professionnel·le·s ayant contribué au projet. En amont, un travail de diffusion et d’information sera mené via plusieurs canaux : les réseaux sociaux de la compagnie, l’ENT de l’établissement, et son site internet. À l’issue de la représentation, un temps d’échange permettra aux élèves de répondre aux questions du public, de partager leur démarche de création et les thématiques explorées au fil du parcours. Un moment de retour collectif sera également organisé avec Sérine Mahfoud et la classe pour recueillir les ressentis, évaluer le processus, et identifier des pistes pour de futures actions artistiques et pédagogiques. Une captation vidéo de la restitution sera réalisée afin de conserver une trace durable de l’expérience, à destination des élèves, de leurs proches et de la communauté éducative.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Ce parcours repose sur une démarche de création collective qui place les élèves au centre du projet artistique. Chaque participant·e est invité·e à devenir pleinement acteur·rice du processus, en apportant ses idées, ses références, ses récits et sa sensibilité. Les intervenant·es et l’enseignante accompagnent cette dynamique en créant les conditions d’un espace de travail bienveillant, propice à l’expression et à l’expérimentation. Dès les premières séances, des temps d’échange et de pratique sont proposés afin d’instaurer une relation de confiance au sein du groupe. À travers des exercices de parole, d’écriture et d’improvisation, les élèves sont amené·es à réfléchir aux grandes thématiques du parcours — la transformation, les héritages, le voyage, la construction de soi — tout en établissant des liens entre les œuvres étudiées et leur propre vécu. Cette approche favorise l’écoute mutuelle, le respect des singularités et la participation de chacun·e. Les ateliers pratiques permettent ensuite aux élèves d’expérimenter différentes formes d’expression : théâtre, écriture, création sonore, vidéo ou travail scénographique. En participant aux choix artistiques et à l’élaboration de la restitution finale, ils et elles développent leur autonomie, leur capacité à coopérer et leur confiance dans la parole collective. Le projet cherche ainsi à faire de la création un espace de rencontre, de dialogue et de construction commune.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La réflexion autour de l’égalité femmes-hommes traverse l’ensemble de notre parcours, aussi bien dans les thématiques abordées que dans la méthodologie de travail mise en place au sein des ateliers. À partir des œuvres étudiées, les élèves sont amené·es à interroger les représentations du féminin et du masculin, à analyser les modèles sociaux transmis par les récits et à questionner les rôles assignés aux femmes et aux hommes selon les époques et les contextes culturels. Le travail mené autour de L’Odyssée, Peau d’Âne ainsi que des témoignages recueillis auprès de leurs proches permettra d’ouvrir une réflexion sur l’évolution des rapports femmes-hommes au fil des générations. Les élèves pourront ainsi observer les transformations sociales et culturelles liées aux questions d’égalité, tout en identifiant les inégalités qui persistent encore aujourd’hui. Cette approche permet d’ancrer ces enjeux dans une réalité concrète, sensible et accessible. La méthodologie du projet accorde également une attention particulière à la circulation de la parole et à l’équilibre des places au sein du groupe. Les temps d’improvisation, de débat et de création collective sont pensés comme des espaces favorisant l’écoute, la coopération et le respect mutuel. Chaque élève est encouragé·e à participer à l’ensemble des dimensions du projet — écriture, jeu, technique, mise en scène — sans répartition genrée des rôles ou des responsabilités, tout en respectant l’égalité entre filles et garçons dans leur participation active. À travers cette démarche, le théâtre devient un outil d’émancipation et de réflexion collective, permettant aux élèves de questionner les stéréotypes, de développer leur esprit critique et de construire des relations plus égalitaires.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La compagnie Les Mains Sonores veille à intégrer des pratiques écoresponsables dans l’ensemble de ses projets artistiques et pédagogiques. Sensible aux enjeux environnementaux contemporains, elle cherche à développer des modes de création sobres et attentifs à leur impact matériel. Dans le cadre de ce parcours, une attention particulière sera portée à la réutilisation des matériaux et des ressources utilisés pendant les ateliers et la restitution. Les éléments de scénographie, accessoires ou costumes proviendront autant que possible de matériaux déjà existants, de récupération ou de structures de réemploi. Cette démarche s’inscrit également dans une volonté de sensibilisation des élèves à des pratiques artistiques plus durables, en montrant qu’il est possible de créer à partir de ressources simples, transformées ou réinventées collectivement. Le projet cherche ainsi à associer création artistique, transmission et responsabilité environnementale.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles occupent une place importante dans ce parcours, notamment parce que le projet s’appuie sur les questions de mémoire, de transmission et de récits personnels. Un temps de rencontre sera organisé en début d’année entre les familles, l’équipe pédagogique et les intervenant·es afin de présenter les objectifs du projet, son déroulement ainsi que les différentes étapes du parcours. Ce moment permettra également d’échanger autour des thématiques abordées et de créer un lien de confiance avec les proches des élèves. Tout au long de l’année, les familles pourront suivre l’évolution du projet grâce à l’Espace Numérique de Travail, qui servira de support de communication et de valorisation des productions réalisées en atelier. Des informations régulières permettront de partager les avancées du groupe et les temps forts du parcours. Les parents seront également invités à assister aux différents moments de restitution et, lorsque cela sera possible, aux sorties culturelles proposées dans le cadre du projet. Leur présence contribue à valoriser l’engagement des élèves et à renforcer les liens entre l’espace scolaire, les familles et la démarche artistique menée collectivement. Enfin, une attention particulière sera portée aux questions de droit à l’image et de diffusion des contenus réalisés durant les ateliers. Les autorisations nécessaires seront recueillies en toute transparence dès le début du projet.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • La réunion prévue en début d’année avec les familles nous permettra de leur présenter en détail le calendrier du projet, son déroulement, les intervenant.e.s mobilisé.e.s, ainsi que les différents canaux de communication que nous utiliserons pour partager l’évolution du parcours : ENT, site internet du collège, réseaux sociaux, site de la compagnie, newsletters, courriels, etc. Ce sera également l’occasion de recueillir, dès le lancement des ateliers et en toute transparence, le consentement des parents et des élèves concernant l’utilisation de photos ou vidéos prises durant les séances, afin d’alimenter nos supports de communication tout au long de l’année.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Notre parcours s’inscrit pleinement dans les orientations éducatives et culturelles du collège en favorisant l’ouverture aux cultures, aux langues et aux récits personnels des élèves. À travers la collecte et la mise en partage d’histoires familiales et de mémoires intimes, le projet contribue à développer le respect de la diversité, l’écoute de l’autre et la reconnaissance des identités multiples. Il participe ainsi à l’éducation à la citoyenneté en donnant une place centrale à la parole de chacun·e dans un cadre collectif, créatif et bienveillant. Le projet favorise également une approche transversale des apprentissages en mobilisant des compétences en littérature, théâtre, histoire, expression orale et outils numériques. Les élèves sont amené·es à expérimenter différentes formes de pratique artistique et d’expression, leur permettant de développer leur confiance, leur créativité et leur engagement dans les apprentissages. Enfin, ce parcours a vocation à s’ouvrir à l’ensemble de la communauté scolaire à travers des temps de rencontres, de restitution et de valorisation des productions des élèves. En faisant de l’établissement un lieu de création et de réflexion partagée, le projet contribue à renforcer le lien entre les élèves, leurs histoires et leur environnement scolaire, dans le respect des valeurs de solidarité, d’égalité et de citoyenneté portées par l’École de la République.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail sera utilisé comme un support actif de suivi et de valorisation du travail tout au long du parcours. Comme nous l’avons fait lors de nos précédents parcours, cet outil permettra aux élèves d’y consigner régulièrement leurs avancées sous la forme d’un carnet de bord numérique alimenté avec leurs propres mots, réflexions, productions écrites, visuelles ou sonores. L’objectif est de faire de cet espace un espace d’échange et de communication sur les différentes étapes du projet auprès des parents, des enseignants, de l’équipe pédagogique et de contribuer ainsi à la diffusion et à la visibilité du travail.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le parcours est mené en partenariat avec une professeure de français et s’inscrit pleinement dans les objectifs du programme de français de 6e, notamment autour des thématiques du récit d’aventure, des récits fondateurs et des métamorphoses. À travers l’étude et la pratique de textes issus du patrimoine littéraire, notamment L’Odyssée d’Homère (œuvre au programme de 6ème) et Peau d’Âne de Charles Perrault, les élèves découvrent les grandes caractéristiques du récit initiatique : le voyage, l’épreuve, la transformation du héros et de l’héroïne, ainsi que la construction d’un univers narratif. Le parcours permet ainsi de renforcer leur compréhension des textes littéraires tout en développant leur capacité à lire, raconter, écrire et interpréter des récits. Les ateliers d’écriture et de pratique théâtrale prolongent les apprentissages menés en classe en travaillant les compétences d’expression écrite et orale. Les élèves sont amené·es à imaginer des personnages, structurer un récit, travailler les points de vue, enrichir leur vocabulaire et expérimenter différentes formes de narration. La mise en voix et le jeu théâtral favorisent également la maîtrise de l’oral, l’écoute et la prise de parole devant les autres. En articulant œuvres patrimoniales et récits personnels, le projet permet aux élèves de comprendre comment les grandes histoires fondatrices continuent de résonner avec des expériences contemporaines.

Application MICACO | Date : 02/07/2026