Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
A mon endroit
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Claude Debussy
- Ville : AULNAY-SOUS-BOIS
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Mathilde Mourier est designer, artiste et pédagogue. Diplômée d'un Master en Recherche et Innovation par le design de l'École de Condé en 2011, elle développe depuis plus de dix ans une pratique du design social fondée sur la co-construction, l'expérimentation et la transmission. Son parcours se construit au croisement du terrain et de la création : collectivités, établissements scolaires, institutions culturelles, centres de santé et acteurs de la recherche ont nourri une approche qui relie enjeux écologiques, sociaux et culturels à des formes concrètes de transformation.
Au fil de sa pratique, Mathilde Mourier conçoit des outils collaboratifs, des formats de co-design et des ateliers collectifs favorisant l'implication des parties prenantes et l'émergence de récits partagés. Sa démarche ne sépare pas la conception de la transmission : chaque projet devient un espace d'apprentissage mutuel, où la designer se place autant en facilitatrice qu'en créatrice. Elle a ainsi mené de nombreux formats pédagogiques hybrides mêlant ateliers, publications et dispositifs participatifs. Cette posture, construite sur la durée, lui a permis de tisser des collaborations solides avec une grande diversité d'acteurs institutionnels et associatifs.
Mathilde enseigne aujourd'hui à l'École Strate, où elle accompagne des étudiant·es en Master Design Transition(s) sur des projets articulant recherche, terrain et posture éthique du designer. Elle y transmet des outils de collecte, de facilitation et de co-design adaptés à des situations concrètes, en encourageant une réflexion approfondie sur le rôle social et politique du design contemporain. Cet enseignement prolonge et nourrit en retour sa propre pratique, dans un dialogue constant entre transmission et création.
En parallèle de cela, elle a fondé le Collectif Dehors, un projet transdisciplinaire dédié à l'espace public et au soin du vivant. Cette démarche articule photographie, prises de son, cartographie sensible et édition, et prend forme à travers des fresques participatives, des installations urbaines et des récits collectifs. Le collectif développe des projets ancrés dans les contextes locaux, prenant la forme de déambulations, d'arpentages sensibles et d'ateliers de création menés avec des publics variés. Le Collectif Dehors collabore avec des collectivités telles que la Ville d'Ivry sur Seine, inscrivant ses actions dans des dynamiques territoriales et des enjeux de transformation de l'espace partagé.
Dans son travail de production artistique personnelle, Mathilde Mourier poursuit une exploration des relations entre l'humain et son environnement en développant des séries d'images et d'éditions qui interrogent les notions de trace, de mémoire et d'attention portée aux territoires, en particulier en milieu rural. Ces recherches donnent lieu à des projets d'exposition, d'installations et d'objets éditoriaux conçus comme des espaces de récit et de circulation des regards.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- C'est à partir de sa propre pratique de designer et d'artiste que Mathilde Mourier propose aux élèves de l’ULIS du collège Debussy, Aulnay-sous-Bois, un projet au cœur de l'exploration sensible du territoire. Il s'agira pour la classe de découvrir comment la création artistique peut devenir un outil pour observer, raconter et habiter autrement son environnement quotidien, en lien direct avec la démarche qu'elle développe au sein du Collectif Dehors et dans ses projets de production personnelle, où photographie, cartographie sensible, texte et édition se combinent pour donner à voir ce qui passe inaperçu dans les espaces habités. À travers le projet À mon endroit, elle invitera les jeunes à interroger la notion de territoire comme espace vécu, perçu et partagé et un lieu où se construisent les formes de citoyenneté.
Les ateliers s'organiseront autour d'une progression allant de la découverte de la démarche artistique de Mathilde Mourier à la création collective. Comme dans ses propres projets participatifs, les jeunes seront d'abord invité·es à sortir du cadre de la classe pour aller à la rencontre de leur territoire : déambulations, observations guidées, prises de vue, recueil de témoignages et cartographies dessinées en extérieur. Ils·elles seront ensuite amené·es à travailler avec les outils plastiques et narratifs qui sont au cœur du langage visuel de l'intervenante, à savoir le travail en strates, les jeux de calques, les superpositions et le dialogue entre images et mots, afin de construire des représentations singulières et collectives de leurs espaces vécus. Comme dans sa propre pratique éditoriale, la restitution prendra la forme d'objets conçus collectivement, faisant de chaque élève le co-auteur d'une œuvre commune.
La démarche pédagogique de Mathilde Mourier part systématiquement de l'expérience et du vécu des participants pour y tisser ses propres questionnements artistiques autour de la trace, de la mémoire et de l'attention portée aux territoires. En partageant ses outils de création et la façon dont ils ont façonné son propre regard sur le monde, elle rend tangible le lien entre démarche artistique personnelle et engagement collectif. En donnant à chacun·e un rôle actif dans la récolte, la représentation et la restitution, les ateliers font de la création un espace de confiance en soi, de prise de parole et de reconnaissance de soi comme acteur ou actrice de son territoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Mathilde Mourier invite les élèves à explorer leur territoire à partir de leur point de vue singulier. Elle les initiera à des pratiques plastiques accessibles (photographie, cartographie sensible, travail en strates et superpositions) pour construire un récit collectif de leurs espaces du quotidien, affirmant que chaque regard est une prise de parole légitime.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que Mathilde Mourier mène un parcours CAC en partenariat avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité de l’artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le projet s'articule autour de 10 séances de 2h (20h au total). Il propose aux élèves d'explorer leur territoire à partir de leur point de vue singulier, en combinant déambulation, pratiques plastiques et narration collective pour produire un objet éditorial commun.
Séquence 1 - Ce qui fait territoire : observer et récolter (6h)
Séances 1, 2 et 3 : Mathilde Mourier présente sa démarche artistique et les notions de territoire vécu et de point de vue situé à travers des exemples d'œuvres et de projets de design social. Les élèves engagent une première discussion sur ce que représente « leur endroit » : un lieu familier, un trajet, un coin du quartier. Une déambulation guidée à l'extérieur de l'établissement leur permet d'observer, de photographier et de prendre des notes sensibles sur leur environnement proche. Ils récoltent des fragments : images au polaroid ou à l'appareil photo thermique, témoignages oraux, croquis de carte, détails glanés au sol ou sur les murs. Ces matériaux bruts constituent la matière première du projet.
Séquence 2 - D'ici à nous : représenter et raconter (8h)
Séances 4, 5, 6 et 7 : De retour en classe, les élèves entrent dans la phase de représentation. Mathilde les initie à un travail en strates : jeux de calques transparents, tampons, superpositions d'images et de mots, grilles de lecture individuelles et collectives. Chaque élève construit sa propre carte sensible de territoire, en associant fragments visuels, verbatims et traces graphiques. Un temps de verbalisation régulier permet à chacun de formuler son intention et de partager son regard. Les productions individuelles entrent progressivement en dialogue pour composer un récit collectif, pluriel et non hiérarchisé.
Séquence 3 - Terrain commun : assembler, mettre en forme et restituer (6h)
Séances 8, 9 et 10 : Les élèves assemblent l'ensemble des productions pour concevoir un objet éditorial collectif (affiche, carte dépliante ou livre de papiers pliés) valorisant à la fois les regards singuliers et la cohérence d'ensemble. Mathilde les accompagne dans les choix de mise en page, de sélection des images et des textes, et dans la préparation d'une restitution ouverte aux familles et à la communauté éducative. Ce temps final est aussi un moment réflexif : les élèves présentent eux-mêmes leur démarche, expliquent leurs choix et mesurent le chemin parcouru entre la première déambulation et l'œuvre collective produite.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- - Un spectacle en lien avec le territoire, la ville, l’environnement selon la programmation : par exemple, on pourra découvrir « La Danse des menhirs » en décembre au théâtre Jacques Prévert : Ambre et son père travaillent dans une caverne pour trouver des pierres précieuses... Une quête qui s'appuie sur les récits mythologiques autant que sur les métamorphoses de la nature.
- Découverte d'un laboratoire urbain ou citoyen à Paris : Cette sortie offrira aux élèves une immersion dans un espace de production et d'expérimentation où des acteurs travaillent à inventer, transformer et raconter les espaces du quotidien. En observant ces dispositifs en situation réelle, les élèves pourront mettre en perspective leurs propres observations de terrain et nourrir leur démarche créative. Cette rencontre avec des pratiques professionnelles proches de celles de Mathilde Mourier constituera un temps d'inspiration fort, en lien direct avec les enjeux du projet.
- Visite d’une exposition selon la programmation, on privilégiera une approche sensible du territoire, comme dans l’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes à la BnF François-Mitterrand.
- Visite-atelier aux archives départementales sur le thème : Aulnay-sous-Bois de la campagne à la ville.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- - Une présentation du projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse, pour situer le cadre du dispositif CAC et expliciter les objectifs artistiques et citoyens du parcours.
- Des temps d'échange réguliers au fil des ateliers, animés conjointement par Mathilde Mourier et l'enseignant·e référent·e, pour revenir sur les productions en cours, préparer les sorties et nourrir la réflexion autour des notions de représentation, de mémoire et de responsabilité du regard journalistique.
- Un temps de bilan collectif en fin de parcours pour recueillir les retours des élèves, récapituler les étapes traversées et débattre de ce que le projet a transformé dans leur manière de regarder les médias et de se raconter.
- Conférence d’histoire des arts en classe sur le thème : « les arts dans l’espace public ». Les élèves pourront y découvrir la diversité des formes d’expression dans l’espace public, du street art au théâtre, des interventions aux dispositifs intégrés dans l’urbanisme.
- Un atelier philo-création proposé par l'association Philomoos autour de la question « Pourquoi et comment rêver la ville de demain ? » : À mi-chemin entre philosophie et urbanisme, cet atelier invite les élèves à penser la ville et les espaces du quotidien comme des constructions collectives et politiques, avant de réinventer un quartier à partir d'un plan ou de photographies urbaines. Ce temps de recul philosophique viendra nourrir et mettre en perspective le travail de terrain engagé avec Mathilde Mourier.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- La restitution prendra la forme d'une exposition-installation collective ouverte aux familles, aux pairs et à la communauté éducative, organisée au sein de l'établissement ou dans un espace partenaire du territoire. Les productions des élèves seront disposées dans l'espace de manière à inviter le public à circuler entre les regards et à traverser les territoires recomposés par chaque groupe. Les élèves seront eux·elles-mêmes passeur·se·s de leur travail : ils·elles présenteront leur démarche, expliqueront leurs choix de représentation et guideront le public à travers les strates de leur création. Ce temps de médiation par les pairs constitue un moment fort de prise de parole et de reconnaissance.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Dans le cadre de ce parcours, l'implication des élèves est centrale dès la première séance. Ce sont eux qui choisissent les fragments de territoire à documenter, les mots à retenir, les images à superposer. Les dispositifs en strates et en calques sont conçus pour que chaque contribution trouve sa place sans hiérarchie des compétences, favorisant l'inclusion de tous les profils. Lors de la restitution finale, les élèves endosseront pleinement le rôle de médiateur·ices, présentant eux-mêmes leur démarche et guidant les familles à travers l'espace qu'ils auront contribué à construire.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Dans le cadre de ce parcours, la thématique de l'égalité femmes-hommes sera intégrée à travers la notion centrale de « point de vue situé » : en invitant chaque élève à légitimer son propre regard sur le territoire, le projet interroge les mécanismes qui déterminent qui a le droit de parler, d'occuper l'espace et de se raconter. Une attention particulière sera portée à l'équité des prises de parole au sein des groupes, notamment lors des temps de verbalisation et de présentationLes dispositifs en strates et en superpositions, pensés pour valoriser chaque contribution sans en effacer aucune.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Ecogestes au quotidien
Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, ..
2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées.
3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité.
Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties.
Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant.
Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets
La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés.
Ici, on fera d'abord par des choix matériels concrets : utilisation de papier recyclé et de supports récupérés, réemploi des chutes et des matériaux entre les séances.
Le travail en strates et en superpositions proposé en atelier valorise le geste de réemploi : on revient sur une image, on la recouvre, on la transforme plutôt que de recommencer à zéro. Cela participe à une éducation sensible à la ressource et à l'attention portée aux matériaux.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Ici, la restitution proposant un temps de création partagé entre les parents et les élèves sera de plus proposé lors de la restitution, plaçant les élèves dans une position de pédagogues. De plus, les élèves seront libres de proposer une figure parentale à représenter dans la fresque.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins, et les chargé.es de projet peuvent être associé.es.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Dans le cadre de ce parcours, les familles seront invitées à s'impliquer à plusieurs moments. Elles pourront être sollicitées comme personnes ressources lors de la phase de récolte : partager un souvenir lié à un lieu, un endroit important, une histoire de territoire. Les objets produits par les élèves pourront être rapportés à la maison, prolongeant le projet au-delà de la classe.
La restitution finale constituera le temps fort de cette implication : les familles seront invitées à découvrir les productions de leurs enfants et à les entendre présenter eux-mêmes leur démarche, dans un espace qu'ils auront contribué à construire.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet A mon endroit fait écho au volet culturrel du projet, mais aussi au volet sur la construction de la citoyenneté.
Volet culturel :
Faire participer les élèves du dispositif ULIS à un projet culturel visant à découvrir des techniques et des pratiques artistiques nouvelles et qu’ils ne pratiquent pas.
Travailler le parcours culturel de ces élèves au travers d’un projet et de la rencontre avec le monde artistique (sorties / travail avec un artiste …)
Rendre compte d’un travail artistiques au sein de l’établissement pour le mettre en valeur (expositions / ENT )
Volet citoyenneté :
Au travers du travail autour du portrait apprendre à s’accepter et à accepter le regard des autres.
Mettre en avant le dispositif ULIS via la mise en place d’un projet artistique et d’une restitution au sein de l’établissement.
Découvrir les élèves du dispositif ULIS avec leurs spécificités et les accepter au sein des classe d’inclusion ( présentation du projet …)
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Les différentes étapes / séances et sorties pourront être présentées dans des articles sur l’ENT du collège. La restitution fera également l’objet d’un article permettant une visibilité pour toute la communauté éducative et les familles .
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Ce projet permettra de construire des liens pédagogiques en interdisciplinarité avec les objectis suivants :
maitrise de la langue :
- Réussir à s’exprimer à l’oral
- Exrpimer son ressenti et ses émotions
- S’exprimer face au groupe classe
- Etre capable de produire un récit à l’oral et à l’écrit
- Ecrire un récit en respectant les bases d’orthographe et de syntaxe
- Comprendre une consigne et l’appliquer
Sciences
- Utiliser un objet technique (appareil photo / photogramme )
- Comprendre le fonctionnement de cet objet
- Réaliser une affiche explicative sur le fonctionnement
Histoire géographie
- Comprendre l’urbanisation
- Lire une carte ou un plan
- Comprendre l’espace et son environnement
Arts plastiques :
- Utiliser et manipuler des images
- Travailler les gestes plastiques
- Découverte de la pratique artistique au travers de sorties et visite de musée.
Application MICACO | Date : 01/07/2026