Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Ma ville idéale - Stains
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Barbara
- Ville : STAINS
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Tasvu- Université Populaire du Cinéma (TASVU-UPCINÉMA)
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Salomé Bazin
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- TASVU – Université Populaire du Cinéma développe depuis 2004 des projets de création cinématographique et d’éducation à l’image en Seine-Saint-Denis, en lien avec des structures culturelles du territoire (Cinéma L’Écran à Saint-Denis, Cinémas 93, le 6B). L’association accompagne des publics variés dans des démarches de création audiovisuelle participative, mêlant film documentaire, fiction, animation et installation. Depuis 2025, elle développe également des parcours à destination des établissements scolaires dans le cadre du dispositif La Culture et l’Art au Collège. Salomé Bazin et Fabien Guillermont coordonnent au sein de TASVU des projets de création situés sur les territoires de Seine-Saint-Denis, fondés sur une pratique de terrain et une co-construction avec les habitant·es.
Fabien Guillermont est réalisateur de films documentaires, artiste plasticien et intervenant en ateliers de création depuis plus de quinze ans. Son travail articule cinéma documentaire, co-création et pratiques plastiques (cartographie, maquettes, installations), qu’il utilise comme outils d’enquête et de mise en récit du réel. Il a réalisé plusieurs documentaires auprès de réfugiés (EXODOS, Les statues de Fortaleza) et de mineurs non accompagnés (Petit Prince, Botanique Sabari). Il a mené de nombreux ateliers de co-création, notamment des classes allophones, des jeunes exilé·es et des publics en situation d’apprentissage du français, développant des méthodes adaptées aux contextes linguistiques et culturels spécifiques. À Stains, il assure l’ensemble des ateliers de création auprès des élèves.
https://fabienguillermont.com/
Salomé Bazin, vidéaste et réalisatrice, assure la co-conception artistique et la coordination globale du dispositif “Ma ville idéale” menée avec Fabien au sein de TASVU. Son travail autour de la déambulation, du field recording, de la photographie urbaine et des cartographies sensibles nourrit les méthodologies communes aux différents territoires. Elle n’intervient pas directement à Stains, mais accompagne le projet en lien avec le parcours mené à Villemomble, dans une logique de résonance entre les expériences.
Le projet “Ma ville idéale”, initié en 2025 au collège Jean Moulin à Aubervilliers, a permis aux élèves UPE2A de produire une cartographie sensible de leur environnement et un film collectif à partir de déambulations, d’interviews et de dispositifs plastiques. Les élèves y développent une parole située sur leur cadre de vie, articulant expérience personnelle et lecture collective du territoire.
En 2026-2027, la reconduction du projet à Stains, Bobigny et Villemomble permet de déployer un protocole commun de lecture croisée des territoires. Chaque parcours conserve son ancrage local tout en entrant en résonance avec les autres, afin de faire émerger un récit pluriel des transformations urbaines à l’échelle de la Seine-Saint-Denis. Les parcours sont conçus collectivement au sein de TASVU, tout en conservant des écritures singulières propres à chaque intervenant·e et à chaque contexte urbain. La mise en relation de ces expériences nourrit une recherche artistique au long cours autour des manières d’habiter la ville, des parcours migratoires et des transformations urbaines qui traversent la Seine-Saint-Denis. Le projet “Ma ville idéale” est ainsi devenu, pour les deux réalisateurs, un terrain d'exploration sur la mémoire de lieux en transformation et les processus de co-création avec des enfants allophones. Il devient un projet artistique en soi, qui s’alimentera des multiples expériences créées au fil des ans et des parcours, des élèves rencontrés, et des terrains sillonnés, pour porter un témoignage sur les mutations urbaines et humaines en cours en Seine-Saint-Denis.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Ce parcours est conçu conjointement par Salomé Bazin et Fabien Guillermont, dont les pratiques complémentaires (cinéma documentaire, arts visuels et création située) structurent la mise en œuvre du projet. Salomé Bazin interviendra auprès de la classe UPE2A de Villemomble ; Fabien Guillermont mènera des parcours à Stains et Bobigny. Une restitution commune en fin d’année permettra de mettre en relation les productions réalisées dans les différentes villes et de croiser les expériences des élèves à l’échelle des territoires traversés.
À Stains, le parcours s’ancre dans un territoire où la ville se construit sur des sols encore marqués par des friches et d’anciens paysages maraîchers, interrogeant la disparition progressive du vivant au profit du bâti. Le projet prend appui sur l’environnement du collège Barbara, construit récemment dans le cadre du projet des Tartres Sud, au milieu de terrains vagues, routes en chantier, nouvelles constructions et zones d’activités. Autour de l’établissement, de nouveaux bâtiments apparaissent progressivement, donnant parfois l’impression d’une ville surgissant sur un espace sans histoire préalable. Les élèves évoluent ainsi dans un paysage en cours de fabrication, dont les usages, les circulations et les limites changent rapidement.
Fabien partira de cette sensation de “ville en train d’apparaître” pour amener les élèves à s’interroger sur ce qui existait auparavant sur ces espaces. Les déambulations les mèneront vers l’histoire agricole et maraîchère du territoire, longtemps constitutive de l’identité de Stains et du nord de la Seine-Saint-Denis. La découverte du Clos-Saint-Lazare et de la cité-jardin permettra également d’aborder d’autres moments de l’histoire urbaine locale, à travers un modèle d’habitat social intégrant jardins et espaces collectifs. Ils permettront aux élèves d’observer les différentes couches historiques qui composent aujourd’hui le paysage de Stains et la manière dont la ville a progressivement gagné du terrain sur la nature.
À proximité du collège, la ferme urbaine Zone Sensible constituera un autre point d’appui. Ce lieu, associant agriculture, pratiques artistiques et réflexion écologique, permettra aux élèves d’observer des formes de cohabitation entre espaces cultivés et développement urbain. Sa présence au milieu d’un territoire fortement urbanisé prolongera leurs questionnements autour de la disparition des terres agricoles, de la place du vivant dans la ville et des équilibres possibles entre nature et urbanisation. Ces réflexions nourriront ensuite la conception collective de leur “ville idéale”.
Dans les ateliers, Fabien Guillermont mobilisera des outils issus du cinéma documentaire, du field recording et des pratiques de cartographie sensible. Les élèves réaliseront prises de vue, captations sonores, interviews et relevés sensibles des espaces traversés. Le travail de l’image abordera les notions de cadre, de hors-champ et de point de vue, tandis que les enregistrements sonores développeront une attention particulière aux ambiances, aux circulations et aux usages des lieux explorés. Les déplacements dans l’espace seront envisagés comme des expériences sensibles engageant le corps, l’écoute et l’observation. Le parcours cherchera ainsi à faire de cette ville en transformation un espace d’expérience sensorielle, où filmer, enregistrer et se déplacer deviennent des manières d’éprouver un territoire encore instable.
Avec une classe UPE2A, cette démarche prend une dimension particulière. Les élèves sont invités à explorer des lieux qu’ils fréquentent quotidiennement mais connaissent encore peu, afin de construire progressivement un rapport personnel à leur nouvel environnement de vie. Le projet cherche à faire émerger des récits, des usages et des imaginaires dans des espaces qui leur semblaient jusque-là anonymes ou sans histoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Les élèves UPE2A exploreront le quartier de leur collège à Stains comme un espace en construction, entre nouveaux aménagements et traces d’un ancien paysage maraîcher. À travers des déambulations et des rencontres filmées, ils apprendront à observer les transformations urbaines et historiques du territoire. La création d’une cartographie sensible de leur ville idéale leur permettra de questionner la place du vivant dans la ville et de développer un regard personnel sur leur environnement.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Fabien Guillermont et Salomé Bazin ont rencontré en avril 2025 l’enseignante référente du parcours afin de co-construire les premières orientations du projet. Cet échange a permis d’identifier les enjeux pédagogiques liés à la classe UPE2A ainsi que les premières pistes d’exploration du territoire de Stains (trajets quotidiens des élèves, espaces autour du collège, zones en transformation visibles depuis les parcours).
Une nouvelle rencontre est prévue à la rentrée afin de préciser les lieux de sorties, d’ajuster les axes de travail en fonction du groupe, et de fixer le calendrier des séances (octobre 2026 – avril 2027). Ce travail de préparation permet d’ancrer le projet dans le réel de la classe et dans ses évolutions.
En amont du parcours, des ressources pédagogiques seront partagées avec l’enseignant·e afin de lui permettre de s’approprier la démarche artistique et de préparer les élèves. Ces ressources croisent des approches de la marche, de l’espace et de l’écoute, et servent de base à des activités préparatoires en classe (observation du quartier, lecture de cartes, premiers récits de trajet).
L’enseignante introduira le projet auprès des élèves et des familles en début d’année. Des temps d’échange réguliers sont ensuite organisés avec l’intervenant afin d’ajuster les séances au rythme du groupe et aux besoins linguistiques des élèves.
En appui logistique et organisationnel, TASVU – Université Populaire du Cinéma assurera la coordination générale du parcours : suivi du calendrier, organisation des sorties, gestion du matériel et rédaction du bilan final.
Exemples de ressources pédagogiques mobilisées
1. Marcher / lire / cartographier l’espace
Karen O’Rourke, Walking and Mapping
Francesco Careri, Walkscapes
Michel de Certeau, L’invention du quotidien – Arts de faire
David Le Breton, Éloge de la marche
La carte de Bedolina (cartographie préhistorique)
2. Écouter / percevoir les environnements sonores
Murray Schafer, Le paysage sonore
Valeria Luiselli, Desierto Sonoro
Vancouver Soundscape (Murray Schafer)
3. Filmer / représenter la ville comme récit
Jean Rouch & Edgar Morin, Chronique d’un été
Chris Marker, Sans soleil
Chantal Akerman, News from Home
Dziga Vertov, L’Homme à la caméra
Raymond Depardon, Paris / Villes / Cities / Städte
Jean Vigo, À propos de Nice
Fritz Lang, Metropolis
Eric Rohmer, Les métamorphoses du paysage
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- En 2025-2026, Fabien Guillermont a mené avec Salomé Bazin un premier parcours CAC sur la ville idéale au collège Jean Moulin à Aubervilliers auprès d’une classe UPE2A. Cette expérience a permis d’expérimenter une démarche de co-création articulant exploration du territoire, pratiques artistiques et prise de parole des élèves. Ce premier travail a permis de poser les bases d’un protocole de création commun, pensé comme une méthode évolutive et adaptée selon les contextes territoriaux et les publics. Il constitue aujourd’hui un cadre de travail vivant, réajusté à chaque nouveau parcours.
Lors de ce premier parcours, l’équipe enseignante a souligné l’intérêt du dispositif pour l’apprentissage du français en situation réelle, à travers les interviews, les échanges et la production orale. Les élèves ont enrichi leur vocabulaire lié à la ville tout en développant leur capacité à exprimer un point de vue. Les séances de terrain, de captation et de cartographie ont renforcé leur perception de l’espace et nourri un travail collectif aboutissant à une production originale associant film, maquette et restitution publique.
Cette articulation constitue un protocole de création réplicable, pensé comme une méthode adaptable à différents territoires. Forts de cette expérience et de l’intérêt suscité auprès des équipes pédagogiques, ils souhaitent poursuivre et développer ce projet dans d’autres établissements. Cette nouvelle candidature vise à prolonger cette démarche en l’inscrivant dans un travail au long cours sur les récits d’habiter en Seine-Saint-Denis.
Le projet à Villemomble mené par Salomé et celui mené par Fabien à Stains sont conduits en parallèle. Des temps de préparation communs et des échanges réguliers entre les séances permettent d’ajuster le travail en binôme et d’articuler les différentes déclinaisons du dispositif sur les territoires.
Enfin, une restitution croisée réunira l’ensemble des classes participantes afin de mettre en dialogue les films et les maquettes réalisés. Ce temps commun fait apparaître une lecture partagée et plurielle des territoires traversés à partir des regards situés des élèves.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séance 1 – 2h
Initiation au projet et aux outils de tournage (caméra, micro, perche) + langage du cinéma.
Les élèves réalisent des interviews filmées de présentation à partir d’une carte du monde : d’où ils viennent et leurs déplacements jusqu’à Stains. Chaque élève trace son parcours sur la carte.
Séance 2 – 2h
Appropriation du territoire quotidien à partir d’une carte du quartier et du collège.
Le collège est posé comme point de convergence des parcours.
Devant la caméra, les élèves retracent leur trajet quotidien et le documentent par dessins et post-its sur la carte. Ce travail fait émerger une lecture sensible de leurs déplacements et des espaces traversés.
Séance 3 – 2h
Introduction au field recording et à l’écologie sonore (Murray Schafer).
Écoute d’environnements sonores et découverte de pratiques artistiques liées à l’écoute du territoire.
Préparation de la déambulation et des interviews avec les habitant·es.
Séance 4 – 2h
Première déambulation : du collège à la Cité-Jardin de Stains.
Traversée de paysages en transformation : friches, anciens terrains maraîchers, zones en chantier, immeubles du renouvellement urbain (dont les “serpentins”).
Prises de vue et enregistrements sonores sur le parcours.
Rencontre et interview filmée à la Maison du Temps Libre avec des habitant·es : mémoire du quartier, usages actuels, transformations en cours et à venir.
Séance 5 – 2h
Intervention d’une urbaniste en classe.
Présentation de son travail et des enjeux de fabrication de la ville.
Construction collective des questions en préparation des futures rencontres.
Séance 6 – 2h
Deuxième déambulation : Ferme urbaine de Saint-Denis (Zone Sensible / Parti Poétique).
Prises de son et d’image en autonomie guidée (micro directionnel, photographie).
Rencontre et interview autour des liens entre agriculture, ville et transformation des sols.
Pique-nique sur le parcours.
Séance 7 – 2h
Construction collective de la ville idéale.
À partir des matériaux collectés (sons, images, récits), les élèves formulent ce qu’ils souhaitent transformer, conserver ou inventer.
Élaboration d’un plan collectif de la ville idéale.
Séance 8 – 2h
Fabrication de la maquette de la ville idéale (1).
Conception individuelle des éléments de la ville (bâtiments, infrastructures).
Séance 9 – 2h
Fabrication de la maquette de la ville idéale (2).
Réalisation collective des espaces communs : routes, transports, parcs, signalétique, paysages.
Séance 10 – 2h
Finalisation et mise en récit de la ville idéale.
Tournage de la maquette (plans filmés).
Enregistrement des voix des élèves présentant leur ville idéale et lecture d’un poème collectif préparé en amont.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Les sorties viendront compléter la découverte sensible de la ville de Stains. Elles permettront aux élèves de rencontrer des artistes et des œuvres qui entrent en résonance avec la réflexion menée durant les ateliers pratiques, de découvrir d’appréhender l’espace de la ville par les arts visuels, la performance, l’architecture, l’urbanisme, le patrimoine, l’agriculture urbaine… Les espaces de Stains seront mis en regard d’autres villes. Les élèves seront ainsi incités à approfondir au fil des sorties, leur exploration sensible de la ville. Ils élargiront leur réflexion, chercheront les traces du patrimoine, les formes de cohabitation et la place de la nature dans ces villes.
-Sortie et atelier à La Ferme Urbaine de Saint-Denis, et du collectif Zone Sensible : découverte du potager et de l'agriculture urbaine. Sortie en amont de la déambulation prévue lors de la séance 6, afin qu’ils puissent découvrir les lieux avant d’interviewer ses occupants.
-Sortie aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis :découvertes de cartes et de documents photographiques sur les transformations de Stains et de ses environs.
-Visite d’une exposition en arts visuels (photographie, dessins, peinture…) en lien avec la représentation des territoires : exemple : “cartes imaginaires” à la Bibliothèque François Mitterrand ; “Banlieues chéries” au Musée de l’histoire de l’immigration etc - selon le programme de l'année 2026-2027. La sortie sera collective aux deux classes UPE2A menant le parcours de la ville idéale : l'occasion de se rencontrer en amont de la restitution finale.
-Visite d’une exposition sur l’architecture et l’urbanisme à la Cité de l’Architecture : découverte des maquettes : comment se réalisent-elles et pourquoi ? Suivi d’un atelier pratique sur la construction d’une maquette. La sortie sera collective aux deux classes UPE2A menant le parcours de la ville idéale : l'occasion de se rencontrer en amont de la restitution finale.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et de débat viennent ponctuer les différentes étapes du projet en classe. Ils permettent de revenir sur les images, les sons et les situations rencontrées lors des sorties afin de les décrire collectivement, de les mettre en ordre et d’en partager le sens. Ces temps sont organisés sur des créneaux dédiés en classe et animés par l’enseignant·e référent·e, à partir des documents produits (images projetées, extraits sonores, prises de notes des élèves).
En amont des ateliers, les élèves découvrent un ensemble d’œuvres et de films sélectionnés par l’intervenant en lien avec les notions de paysage, d’espace et de représentation de la ville. À partir d’extraits de films, de photographies, de cartes et de créations sonores, ils observent concrètement comment un lieu peut être filmé, enregistré ou représenté. Ils identifient les notions de base du langage cinématographique : point de vue, cadre, plan, relation son/image, champ et hors-champ, en s’appuyant sur des exemples courts commentés et manipulés en classe.
Au fil des déambulations dans le quartier du collège et ses alentours, des retours réguliers en classe sont organisés à partir des rushs vidéo et des enregistrements sonores réalisés par les élèves. Ces séances prennent la forme de visionnages collectifs et d’écoutes guidées. Les élèves décrivent ce qu’ils reconnaissent, ce qu’ils entendent, puis reformulent ensemble les échanges avec les habitant·es. Ces temps sont essentiels dans une classe UPE2A-NSA : ils permettent de travailler la compréhension orale et écrite à partir de situations vécues, et de réutiliser immédiatement le vocabulaire lié à la ville, aux déplacements et aux usages du territoire (dire, nommer, décrire, comparer).
Les matériaux collectés sont progressivement organisés par les élèves sous forme de listes écrites au tableau ou sur feuilles collectives : lieux traversés, éléments observés sur les trajets, espaces en transformation, zones en friche ou en chantier, traces d’anciens usages du sol encore visibles. Ces listes sont complétées et réorganisées au fil des séances et servent de base de travail pour la construction de la ville idéale.
En fin de parcours, un texte collectif est rédigé en classe à partir de ces matériaux. Il est relu, corrigé et enregistré par les élèves, puis intégré au film final comme prolongement direct des expériences de terrain.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le projet aboutira en la création d’une installation composée d’éléments visuels (des cartographies sensibles et idéales), sonores (restitution des enregistrements sonores effectuées durant les parcours dans la ville de Stains), accompagnés de photographies et d'un film documentaire créé par les élèves et qui restituera l'ensemble du projet tout au long des ateliers, des rencontres, des déplacements. Cette installation ainsi que la projection du film seront exposées dans un premier temps au Collège en présence de leurs proches et des élèves des autres classes de l’établissement qui seront invités au “vernissage”. Dans un second temps, nous organiserons une séance de projection dans un cinéma partenaire d’une des trois villes du parcours. Durant une même séance collective, les élèves des trois classes, à Bobigny, Villemomble et à Stains, présenteront leurs films et leurs maquettes aux autres. Ce temps fort est un moment important du projet car il permet non seulement de valoriser le parcours accompli, mais de le partager avec une classe d’une autre ville du département qui a suivi une démarche similaire. C’est l’occasion pour les élèves de se rencontrer, de mettre en commun leur expérience, de découvrir la façon dont les autres se sont emparés du même sujet mais dans un contexte différent, et d’amorcer un débat. Les familles et l’équipe enseignante seront également invitées à cette restitution.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Les élèves de la classe seront partie prenante et acteurs collectifs du processus de création à l’œuvre, mobilisant leurs imaginaires collectif et individuel et les compétences acquises dans le cadre des enseignements disciplinaires. Des temps de discussion seront aussi prévus pour échanger en classe entière et en petits groupes, afin d'amener les élèves à réfléchir à leur rapport au collectif.
L'ensemble du projet repose sur leur participation active et leur envie de découvrir les différents médiums abordés et le paysage qui les entoure. Ils seront à la fois réalisateurs et acteurs, dessinateurs et urbanistes, maquettistes et bruiteurs, cartographes et rêveurs.
Les enjeux d'inclusivité sont inhérents au dispositif UPE2A. Les élèves ont besoin de se rencontrer les uns les autres, et d'apprendre à parler une langue commune. Par la pratique et le faire ensemble, ils vont former un groupe, dans lequel vont se rejouer tous les questionnements de l'intégration et du vivre ensemble. La dimension inclusive s'inscrit dans la conception même des dispositifs d’ateliers, pensés comme autant de modules créatifs permettant à chaque élève de trouver une place et un moyen d’expression. Le projet implique que chaque élève puisse s’exprimer en fonction de ses envies et de sa sensibilité artistique.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La cartographie sensible consiste en la restitution subjective des perceptions des lieux de la ville traversés avec les élèves. Nous aborderons les ateliers de cartographie sensible en travaillant notamment avec une approche genrée. Nous éveillerons les élèves à cette problématique de l'espace genré dans la ville lorsque nous aborderons des trajets domicile-collège (espaces publics, transports…) et pour la création de leur ville idéale. Nous leur proposerons de réfléchir à l’expérience de la ville entant que femme et en tant qu’homme pour identifier les différences et réfléchir à des solutions qui seront proposées dans leur maquette.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Particulièrement à Stains, à travers les sorties et les déambulations effectuées, nous proposerons aux élèves de réfléchir sur la place de la nature et du vivant en ville. Cet axe sera central dans le parcours, et renforcé par la visite des parcs, jardins, et espaces naturels dans la ville. Elle nourrira la réflexion sur les transformations urbaines de la ville au cours de son histoire et sur la façon d’intégrer la nature dans la ville aujourd'hui.
Par ailleurs, une sensibilisation sera menée sur l’impact des pratiques de production (réduction des matériaux consommables, réemploi de cartons et matériaux recyclés pour la maquette, mutualisation du matériel technique). Les déplacements et sorties seront effectués autant que possible à pied ou en transport collectif. L’ensemble du projet s’inscrit ainsi dans une démarche de création attentive aux enjeux environnementaux contemporains.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents sont invités à une présentation du projet en début d’année ainsi qu’à participer aux moments clés du parcours (sorties, restitutions, etc.). Tasvu - UPCinéma encourage les enseignant·es et les élèves à transmettre aux familles les informations essentielles concernant le projet dès la première réunion avec les parents d’élèves. Ce rendez-vous permettra de répondre à leurs interrogations et de mobiliser chacun autour d’un projet commun et pluridisciplinaire. En fin de parcours, les familles seront conviées à une restitution locale pour découvrir l’installation réalisée collectivement.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
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Les parents d’élèves seront régulièrement informés sur le projet par le biais du module “Actualités” de l’ENT de l’établissement. Nous espérons que cette expérience artistique soit l’occasion pour les élèves primo-arrivants de découvrir leur nouvel environnement et qu’ils pourront à leur tour transmettre leurs connaissances acquises des divers lieux découverts à Stains à leurs familles.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le collège situé en REP+ fait partie du plan 800 collèges et toute la communauté éducative est mobilisée pour permettre à tous nos élèves d’acquérir et de maîtriser les savoirs fondamentaux ainsi que les compétences nécessaires à la réussite de leur parcours scolaire.
L'établissement travaille à un nouveau projet d’établissement autour de quatre axes :
Axe 1 : renforcer la maîtrise de la langue pour apprendre dans toutes les disciplines.
Axe 2 : structurer le raisonnement et améliorer la résolution de problèmes.
Axe 3 : développer les stratégies d’apprentissage et la méthodologie.
Axe 4 : renforcer l’engagement scolaire et réduire les inégalités de réussite.
La pédagogie de projet est particulièrement efficace pour mobiliser la motivation des élèves, à la source du processus acquisitionnel. Le faire est un élément clef de la mémorisation. Le faire ensemble permet de développer les échanges et de construire la co-responsabilité et la
mutualisation des connaissances et compétences.
Les élèves réunis au sein de l’UPE2A pour une période d’un an viennent de territoires souvent très éloignés géographiquement, linguistiquement et culturellement. Leurs habitudes quotidiennes sont bouleversées, leurs repères modifiés. Ce projet leur apprendra à bien observer, comprendre, décrire, occuper et circuler, en somme vivre pleinement au sein des nouveaux espaces qui sont les leurs et les faire vivre aussi.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’enseignante publiera sur l’espace numérique de travail des informations et visuels autour des rencontres avec les différents acteurs culturels de la ville, autour des déambulations effectuées dans Stains et des expositions vues dans les musées. Au fur et à mesure des déambulations, les élèves témoigneront sur l'ENT de leurs parcours dans la ville de Stains et partageront peu à peu une liste collective sur les éléments de la ville observés qu’ils aiment le plus et ceux qu’ils apprécient moins.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Au cours de ce projet les élèves seront amenés à mobiliser leur sens pour décrypter leur environnement et imaginer ensuite un lieu de vie idéal. Pour les rendre acteurs de leurs territoires et les amener à la conception d’une cartographie sensible nous nous fixerons de nombreux objectifs interdisciplinaires.
En Français :
- Construire un lexique multilingue permettant de décrire son environnement.
- Maîtriser les représentations et les structures linguistiques permettant de situer un objet dans l’espace, de se situer par rapport à cet objet dans cet espace, (les différents repères,
l’orientation, les distances, les mouvements…)
- Aborder des textes (chansons, poèmes, extraits littéraires, presse…) sur les différents lieux de vie partagés.
- Rédiger pour décrire son environnement et ses activités dans cet environnement.
- Préparer des questions pour les différents acteurs culturels et habitants du territoire.
- Parler face caméra.
En Histoire-Géographie :
- Se repérer dans l’espace.
- Observer et lire une carte, un plan.
- Réfléchir sur les métropoles, leur évolution, les comparer.
En mathématiques :
- Représenter l’espace en 2D à l’aide de schémas, plans (figuration) : utilisation des outils
de conception géométrique (règle graduée, compas, équerre, repères), calculs
(proportions)
- Représenter l’espace en 3D en réalisant des maquettes.
En sciences : La nature / le bâti
- Se familiariser avec la faune et la flore locale
- Connaître les bâtiments et leurs matériaux de construction
- Réfléchir aux questions environnementales
Arts-plastiques et audiovisuel :
- Fixer ses sensations par l’intermédiaire d’une représentation visuelle : dessin, plan, croquis,
maquette.
- Fixer ses sensations par l’intermédiaire d’une captation sonore et numérique et apprendre à utiliser les outils nécessaires : caméra, enregistreur, appareil photo.
- Libérer sa créativité et donner corps à l’imaginaire d’un lieu. - Collecter des matériaux lors des différentes visites et déambulations.
- Découvrir le genre du documentaire au cinéma.
Application MICACO | Date : 01/07/2026