Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

À la rencontre de l’Autre

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Lucie Aubrac
  • Ville : LIVRY-GARGAN
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Née en Martinique et ayant grandi en France, Elodie martial est une photographe autodidacte depuis plus de dix ans. Elle est diploméediplômée en photo-journalisme à l’EMI (École des médias et de l’information) en 2022. Photographe autodidacte depuis plus de 10 ans, elle se spécialise dans le reportage et le documentaire. Influencée par son identité de femme afro-caribéenne, ses projets explorent des spaces dont elle s’imprègne pour construire des récits intemporels et mémoriels. Elle cherche à transmettre son regard sur des thématiques sociales, environnementales, urbaines ou rurales, qui forment la base de ses recherches photographiques. En 2023, elle devient lauréate du programme Transat des Ateliers Médicis où elle y développe le photo-documentaire « Ô Mes Aïeux », un projet basé sur la mémoire des personnes afro-caribéennes. En 2024/2025, le dispositif Vacances Culturelles de la DAC de la Martinique puis de la Guadeloupe lui permettent de poursuivre ce projet. Il est d’ailleurs selectionné dans différents festivals (W XOOL à Aubervilliers, FEMI en Guadeloupe, Les Mains Gauches à Marseille). En 2025, elle a été lauréate du prix Utopi·e #4, qui valorisent les artistes LGBTQIA+ lors d’une exposition collective. Elodie Martial travaille actuellement sur un projet documentaire d’archivage, basé sur la mémoire des personnes seniors afro-caribéennes. Ce travail traite essentiellement de la sauvegarde de récits personnels et collectifs. Elle l’a développé en Martinique, île française d’Amérique centrale dont elle est originaire, puis en Guadeloupe. De là, deux films photo-documentaires ont déjà été réalisés. Par la suite, elle prévoit de se rendre en Guyane, mais aussi d’étendre son projet à d’autres contextes historiques dans l’arc antillais. Son objectif est d’aboutir à une exposition photographique mêlant photographie, vidéo et audio, autour de la mémoire des personnes seniors afro-caribéennes. Pour voir son travail : https://linktr.ee/elodiemartial
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Elodie Martial propose d‘accompagner les élèves dans la fabrication d’un film photo-documentaire mêlant portrait photographique et des témoignages sonores autour du thème de la Rencontre de l’autre. Dans une démarche à la fois journalistique et intergénérationnelle, les élèves seront invité·es à interviewer des personnes de leur entourage et un·e intervenant·e extérieur, faire leurs portraits et assembler le tout en un récit documentaire, pensé pour être exposé. Le parcours proposé s'appuie directement sur la pratique photojournalistique d'Élodie Martial, en particulier sur son travail de collecte et d'archivage de récits de personnes trop souvent invisibilisées dans les médias, au cœur de son projet Ô Mes Aïeux. Cette démarche, à la fois documentaire, mémorielle et engagée, constitue le fil conducteur du travail mené avec les élèves. Plusieurs aspects de son travail seront particulièrement sollicités lors des ateliers. Tout d'abord, sa pratique de l'interview et de la captation sonore, qui implique un travail de préparation, d'écoute et de posture : savoir formuler des questions ouvertes, adopter une attitude bienveillante face à l'interlocuteur, capter une parole dans son authenticité sans la déformer. Les élèves seront amené·es à expérimenter ces compétences en menant eux-mêmes des interviews enregistrées. Son travail repose également sur une analyse critique des médias et des représentations. En partant de plusieurs vécus, expériences et témoignages, les ateliers inviteront les élèves à mettre en parallèle ce que renvoient les médias de certaines populations, ce que pense le groupe concerné et ce qui est ressenti individuellement. Le projet se place résolument du côté de celles et ceux surreprésentés négativement, mais dont les temps de parole dans les médias grand public restent très faibles. Cette dimension sera au cœur des premières séances, à travers le décryptage de photographies, d'articles et d'interviews vidéo, afin de comprendre les mécanismes qui influencent la fabrique de l'information et la construction des récits visuels. Créer leurs propres histoires constitue ainsi pour les élèves une forme de contre-analyse de l'impact des médias sur leurs perspectives collectives et individuelles : une démarche de déconstruction. Enfin, Élodie Martial mobilise dans sa pratique une exigence déontologique forte, directement issue de sa formation en photojournalisme à l'EMI : recueillir des témoignages par l'enregistrement audio, ne rien modifier à la narration et illustrer, grâce à la photographie, de manière juste et précise. Ces principes seront transmis aux élèves tout au long des ateliers, à travers toutes les phases de fabrication : enquête, captation, sélection, montage et scénographie de la restitution finale. Elle les encouragera au respect de bonnes pratiques en mettant en avant les méthodes, la posture et la responsabilité du regard, afin que chaque élève comprenne que produire un récit, c'est aussi choisir de quelle manière on donne la parole à l'autre.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Élodie Martial propose aux élèves de s’immerger dans le photojournalisme autour de la question des représentations dans les médias et de la mémoire. Elle les initiera la photographie, la prise d’interview et le montage d’un documentaire photo-sonore en les accompagnant à chaque étape de la création : prise en main, conduite d’entretien, sélection d’images, montage et exposition collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différents acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projet au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Élodie Martial n'a pas encore eu l'occasion de mener un parcours CAC ou AGORA avec Citoyenneté Jeunesse. Il s'agit d'une première candidature.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le projet s'articule autour de 10 séances de 2h. Il propose aux élèves de réaliser un objet photo-documentaire mêlant portraits et témoignages sonores alliant pratique photographique et enquête de terrain. Séquence 1 - Découverte du photojournalisme (4h) Séances 1/2 : Les élèves découvrent les spécificités du reportage photographique et du documentaire à travers le décryptage commenté de photos, d'articles et d'interviews vidéo. Ils sont initiés à la notion de biais dans les médias : comment identifier un angle, une mise en récit visuelle… Un travail d'illustration autour d'une interview écoutée ensemble leur permet d'explorer le lien entre image et parole. Les élèves sont ensuite invités à se familiariser avec le matériel photographique et sonore. Pour la séance suivante, il leur est demandé d'apporter un objet qui leur tiennent à cœur. Séquence 2 - Conduite des interviews et pratique photographique (4h) Séances 3 et 4 : Les élèves se répartissent en groupes et entrent dans le vif du projet. Après un temps d'explication sur le fonctionnement du matériel et les techniques de prise de note, ils·elles mènent des interviews en situation réelle, en s'appuyant sur les objets apportés comme point de départ narratif. L'objectif est de recueillir une parole intime et incarnée, tout en réalisant des portraits photographiques de leurs interlocuteurs. Séquence 3 - Rencontre avec une personne extérieure (2h) Séance 5 : Les élèves préparent en groupe les questions destinées à un.e invité·e, dont le parcours ou la mémoire résonne avec la thématique du projet. Après un temps de préparation collective, ils·elles conduiront l'interview en présence d'Elodie, qui assura également la captation photographique. Cette séance constitue un moment fort du projet : les élèves expérimentent une situation professionnelle réelle, où écoute, rigueur et sensibilité sont également convoquées. Séquence 4 - Sélection des contenus et editing photographique (5h) Séances 6/7 : Les élèves visionnent et écoutent l'ensemble des matériaux récoltés pour sélectionner les plus significatives. En parallèle, ils procèdent à l'editing photographique : choix des images, traitement, mise en dialogue avec les verbatims retenus. Ce travail de sélection est au cœur de la démarche documentaire : il s'agit d'apprendre à choisir, à hiérarchiser, à construire un récit cohérent à partir d'une matière brute et vivante. Séquence 5 - Montage et assemblage (5h) Séances 8/9 : Les élèves assemblent les différents éléments de leur objet documentaire. Les photographies sont imprimées et associées à des verbatims choisis. En parallèle, le montage sonore de l'interview de la personne extérieure est finalisé, tissant le fil conducteur de l'ensemble.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • - Visite au musée national de l'histoire de l'immigration : les élèves découvriront des récits de trajectoires migratoires plurielles, en lien direct avec la thématique du parcours qui est d’aller à la rencontre de l'autre, comprendre ce qui nous lie par-delà les frontières. Ce temps fort permettra aux élèves de situer les témoignages qu'ils et elles recueillent en atelier dans une perspective historique et collective plus large, et d'interroger la manière dont un musée choisit de raconter et de représenter des vies souvent invisibilisées. - Visite de l'exposition « Dana Lixenberg - American images » à la Maison Européenne de la Photographie : cette sortie offrira aux élèves une immersion dans une pratique du photojournalisme documentaire très proche de celle d'Élodie Martial. Dana Lixenberg a passé plus de vingt ans à photographier une même communauté afro-américaine, construisant un récit au long cours fondé sur la confiance, la durée et la proximité avec ses sujets. En découvrant cette démarche, les élèves pourront réfléchir aux choix éthiques et formels qui fondent un travail. - Spectacle vivant « Autothérapie » de Mackenzy Bergile au Théâtre de la Bastille : dans ce solo, l'artiste franco-haïtien plonge dans l'histoire de la colonisation, de la ségrégation et de l'esclavage en s'inspirant du spiritisme haïtien, qui pense l'histoire comme un processus cyclique en forme de spirale. En mots et en mouvements, il dessine un autoportrait à la fois intime et politique, cherchant la beauté dans le chaos pour soigner les maux du passé et du présent. Ce spectacle fera directement résonner les mémoires afro-caribéennes au cœur du projet et ouvrira un dialogue sur la mobilisation des héritages spirituels et culturels comme formes de résistance et de transmission, ce qui pourra faire écho aux récits recueillis par les élèves auprès des seniors interviewés tout au long du parcours.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion proposés dans le cadre de ce parcours auront pour objectif de permettre aux élèves de s'approprier progressivement les thématiques du projet et d'en saisir les enjeux : - Une présentation du projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse, pour situer le cadre du dispositif AGORA et expliciter les objectifs journalistiques et citoyens du parcours. - Des temps d'échange réguliers au fil des ateliers, animés conjointement par Élodie Martial et l'enseignant·e référent·e, pour revenir sur les productions en cours, préparer les sorties et nourrir la réflexion autour des notions de représentation, de mémoire et de responsabilité du regard journalistique. - Un temps de bilan collectif en fin de parcours pour recueillir les retours des élèves, récapituler les étapes traversées et débattre de ce que le projet a transformé dans leur manière de regarder les médias et de se raconter. - Intervention d'ethnoArt autour des expériences des migrations : à partir des savoirs et méthodes de l'ethnologie, les élèves exploreront les phénomènes migratoires comme processus historiques, sociaux et politiques, à la croisée de trajectoires individuelles et collectives. Cet atelier permettra d'ancrer les témoignages recueillis dans les ateliers dans une réflexion plus large sur la diversité des parcours de vie et sur les représentations de l'étranger·e dans la société française, en résonance directe avec la thématique du projet. - Une rencontre avec Léa Capuano, journaliste radio ayant déjà mené un projet documentaire avec Citoyenneté Jeunesse, viendra enrichir la réflexion des élèves sur le rapport entre identité, prise de parole et visibilité. Ce temps fort, préparé collectivement en amont par les élèves qui formuleront eux-mêmes les questions à poser, constituera également une mise en situation d'interview réelle.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution prendra la forme d’une projection et d’une exposition photographique collective où les élèves présenteront leurs travaux à un public (famille, communauté, pairs). Les portraits photographiques et les séquences audio sélectionnées seront disposés dans l'espace sous forme d'exposition immersive, invitant le public à circuler librement entre les œuvres et à écouter les voix recueillies au fil des ateliers. La projection collective du film photo-documentaire ouvrira ensuite un temps d'échange autour des récits rassemblés et de la question de la mémoire. Ce sera l'occasion pour chaque élève de revenir sur le chemin et d'exprimer ce que cette expérience a transformé dans leur façon de regarder l'autre et de se raconter. La restitution se clôturera par un moment convivial partagé avec les familles et l'équipe éducative.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Dans le cadre du projet, l'implication des élèves se construit dès les premières séances : invité·e·s à décrypter des images médiatiques, à identifier les voix absentes des discours dominants et à formuler les questions qu'ils et elles souhaitent poser en interview. Les ateliers laissent une grande place aux choix individuels pour que chaque élève s'approprie les outils du photojournalisme à partir de son propre regard et de son histoire. Lors de la restitution finale, les élèves endosseront pleinement le rôle d'auteur·ices et de médiateur·ices, présentant le documentaire photo-sonore qu'ils·elles ont eux-mêmes construit.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont formé.e.s à la prise en compte de cette problématique et aux démarches à mettre en œuvre en cas de situations de discriminations ou de violences. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont également sensibilisé.e.s à la question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Chaque parcours inclut des moments spécifiques dédiés à la réflexion et à l'échange sur l'égalité femmes-hommes. Cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée tout au long des ateliers. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ici, selon les figures choisies par les élèves, la question de la lutte pour l’égalité femmes-hommes sera évoquée en ateliers. De plus, dans le cadre du parcours culturel, la découverte du parcours de Nach, nourrie de figures féministes qu’elle évoque dans le spectacle, pourra être un support de discussion. Dans le cadre de ce parcours, cette thématique sera intégrée via le prisme des représentations médiatiques, en interrogeant l'invisibilité des femmes, particulièrement celle des femmes racisées. La formation de groupes mixtes et la vigilance sur les temps de parole contribueront également à créer un espace d'expression équitable.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Ecogestes au quotidien Egagé.es dans le développement durable et la protection de l'environnement l’équipe s’efforce d’appliquer les écogestes aux protocoles de travail. Cela inclut l’attention à la réduction des impressions papier et du Recto verso, l’utilisation de papier recyclé, la réduction de la pollution numérique, le partage du matériel et le réemploi visant à réduire notre empreinte écologique, arrêter les commandes en ligne et privilégier les magasins de proximité, ne pas acheter du matériel jetable, imaginer des alternatives aux goûters industriels et aux aliments emballés dans du plastique dans le cadre des restitutions, .. 2. Audit énergétique des bureaux : nous maîtrisons nos consommations énergétiques (chauffage et utilisation de l’électricité), avec pour ambition de réduire notre consommation de manière constante. Dans nos locaux temporaire les parties communes (couloir, toilettes) ne sont pas chauffées. 3 Transport : nous privilégions pour nos déplacements professionnels les transports en commun, nous proposons et nous prenons en charge le remboursement de la mobilité douce. Dans les cadres des projets les chargée.s de projet n’utilisent les voitures qu’en cas de nécessité. Dans la gestion des déplacements des classes nous essayons de sensibiliser les jeunes à l’utilisation des transports en commun plutôt qu’en car dans le cadre des sorties. Plusieurs membres de l’association ont été sensebilisé.e.s à l’utilisation de « La fresque du climat ». Cette formation accélère la compréhension des enjeux climatiques au niveau mondial pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant. Intégration de la préoccupation environnementale dans nos projets La préoccupation environnementale et l'éco-citoyenneté sont au cœur de nos actions et projets adressés à la jeunesse. Nous considérons cette thématique comme l'une des plus importantes et elle est souvent traitée de manière directe, en étant au cœur même de nos projets, ou de manière secondaire, dans des séquences ou des questionnements associés.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont au cœur des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires. CJ s'engage à partager et mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser la co-éducation, CJ s'efforce d'informer et d'inclure les familles, leur permettant de découvrir l'école autrement que par les traditionnelles remises de bulletins ou convocations. L'objectif est double : permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers d'épanouissement pour leurs enfants, et renforcer le lien entre la famille et l'école. Concrètement, plusieurs actions sont prévues : - Inclusion dans le document de droit à l'image d'une présentation du projet et de l'association, avec un QR code proposant une version orale pour les parents en difficulté de lecture. - Information des familles par courrier sur le projet et invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. - Point projet lors des remises de bulletins, avec possibilité pour les chargé·es de projet d'être associé·es aux réunions parents-enseignant·es. - Invitation aux restitutions, en tenant compte des contraintes horaires et en privilégiant des formats ancrés sur le territoire. Des ateliers de pratique partagés entre élèves et parents, ou faisant appel aux parents comme personnes expertes, pourront également être envisagés selon la dynamique de classe. Dans le cadre de ce parcours, les familles occuperont une place centrale, en cohérence avec la thématique du projet : la mémoire, les récits transmis et la rencontre de l'autre. Les parents pourront aussi être sollicités comme personnes ressources porteur·ses de récits, de langues, de mémoires vives, et devenir des sujets à part entière du travail documentaire mené par les élèves. La restitution finale, sous forme de projection et d'exposition photographique collective, constituera le temps fort de cette implication, plaçant les élèves en position de pédagogues.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Le projet d'Élodie Martial propose plusieurs formes d'implication qui dépassent les formats habituels de participation des familles. La première innovation tient au rôle confié aux parents et proches. Au lieu d'être que de simples spectateurs, les parents sont envisagé·es comme des sujets à part entière du travail documentaire. Porteur·ses de récits, de langues et de mémoires vives, ils et elles pourraient être interviewé·es par les élèves eux-mêmes, dans le respect des principes déontologiques du photojournalisme que l'intervenante transmet tout au long du parcours. Ce renversement place les élèves en position d'enquêteur·es auprès de leur propre entourage. La seconde modalité innovante est la sortie intergénérationnelle au musée de l'immigration, pensée comme un temps de rencontre entre les générations autour d'une histoire et de trajectoires communes. Enfin, la restitution sous forme de projection et d'exposition photographique collective constitue un espace de valorisation publique du travail des élèves, où les familles viennent non pas assister à une présentation scolaire classique, mais découvrir les voix et les visages qu'elles ont elles-mêmes contribué à faire émerger.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet, centré sur la rencontre de l’autre, présente un intérêt pédagogique majeur par la diversité des compétences qu’il mobilise. Il offre aux élèves une opportunité essentielle de s’ouvrir à la diversité et de s’interroger sur les notions de vivre-ensemble, particulièrement fondamentales dans le contexte actuel. Il contribue au développement des compétences psychosociales en favorisant la découverte de parcours de vie variés, l’échange et l’empathie. Les élèves seront amenés à s’immerger dans des récits différents des leurs et à en collecter, tout en développant leur capacité d’écoute et de compréhension. La réalisation d’un film photo constituera un support concret d’apprentissage : elle permettra aux élèves d’expérimenter une démarche artistique, de développer leur esprit critique face aux médias, de renforcer leurs compétences collaboratives et de s’engager dans un travail de création collective. Enfin, son caractère interdisciplinaire en renforce la portée pédagogique. En tant qu’enseignantes d’histoire, de français et d’espagnol, nous intégrerons pleinement ce projet dans nos enseignements afin d’en prolonger les apports et d’assurer une cohérence des apprentissages
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Le collège dispose de plusieurs ressources numériques mobilisables dans le cadre du projet : une salle informatique, un CDI équipé pour la réalisation de podcasts, des tablettes et des enregistreurs MP3. Ces outils pourront être utilisés par les élèves comme supports de travail tout au long du parcours, pour l'enregistrement et le montage des séquences audio ainsi que la conservation et l'organisation des productions réalisées en atelier. L'ENT pourra également servir de fil conducteur entre les séances, permettant aux élèves de suivre l'avancée du projet et d'accéder aux ressources partagées par l'intervenante. Des pistes de valorisation numérique du travail final seront envisagées en concertation avec l'équipe éducative, en complément de la restitution sous forme d'exposition et de projection.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Ce projet s’inscrit dans les thématiques du programme du cycle 4 (Espagnol): "la rencontre avec l'Autre" fait partie des programmes. Nous abordons ce sujet à travers des récits de vie, témoignages... tant en Espagne qu'en Amérique Latine. Apprendre à comprendre l'autre, travailler l'interculturalité... Il y a différents liens avec le programme de français : Les élèves développent leurs compétences de compréhension orale et écrite à travers l’étude de documents authentiques ou adaptés (témoignages, récits d’esclaves, chants comme les spirituals, supports iconographiques). Ils améliorent leur expression orale en décrivant des images, en présentant des symboles de résistance et en rendant compte de leur interprétation. L’expression écrite est mobilisée dans la production de textes courts, récits, messages codés ou descriptions créatives. Ainsi que des récits de voyage, d’exploration et de découverteL, littérature engagée (colonisation, esclavage, discriminations), Théâtre et roman mettant en scène la différence, l’argumentation sur la tolérance et le vivre-ensemble. Ce projet s’inscrit aussi dans le programme d’Histoire : - Grandes découvertes et expansion européenne - Colonisation et décolonisation - Migrations et échanges culturels Enfin, ce projet valorise une pédagogie active et créative, dans laquelle les élèves sont acteurs de leurs apprentissages à travers des productions individuelles et collectives signifiantes.

Application MICACO | Date : 02/07/2026