Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Crazy volant

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Honoré de Balzac
  • Ville : NEUILLY-SUR-MARNE
  • Classe : 5ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : F93
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Camille Balaudé

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Félix Chameroy est architecte diplômé d’état de l’école d’architecture de Paris-Malaquais. Il a par ailleurs reçu une formation en école d’art à Jérusalem, laquelle vient teinter sa démarche et notamment les réalisations produites avec le collectif qu’il a fondé « Dynamorphe ». Ainsi, à la frontière des arts plastiques, de l'architecture et de l'artisanat, Félix Chameroy travaille autour de confections complexes de volumes, objets volants et toiles tendues ; tant pour des expositions ou festivals que des résidences de création, ouvrant ainsi des collaborations avec des performeurs, scénographes, musiciens. Pensé et vécu comme un laboratoire expérimental, « Dynamorphe » accorde une place primordiale à la fabrication : d’où les nombreuses compétences de Félix Chameroy en modélisation, couture bâche ou tissu, confection d’armatures légères, assemblage bois, architecture interactive, jusqu’à l’élaboration de brevets. En tant qu’intervenant principal, il pourra assurer l’ensemble des opérations de la chaîne de production nécessaire à la confection de cerfs-volants avec la classe. Selon lui, chaque nouvelle création se doit de différer des précédentes de par son approche exploratoire ; aussi entend-il aborder ces notions avec les élèves à travers de nombreuses manipulations et expérimentations de formes, couleurs, matières…qui rendront leurs cerfs-volants pour le moins originaux et personnels.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Même si la fabrication de cerfs-volants n’est pas la principale activité de Félix Chameroy, ses diverses conceptions de structures aériennes ont ainsi été pensées pour que leurs systèmes de montage, hybrides et légers, soient facilement reproductibles, par exemple par des collégiens. En effet, son excellente connaissance du jeune public, acquise lors des nombreux ateliers qu’il mène quotidiennement dans des écoles d’architecture comme dans des maternelles, le conduit à imaginer des protocoles de travail qui respectent les contraintes de départ, tout en restant des systèmes ouverts dans lesquels chacun peut s’exprimer et expérimenter. Un autre aspect de son approche personnelle sera partagé avec le groupe dans ce parcours : l’attention au paysage dans lequel le cerf-volant évolue. Car si Félix crée des objets gonflables ou volants avec lesquels interagir, c’est pour que les usagers questionnent à travers ces espaces vivants les frontières entre nos environnements bâtis et naturels. Par ces espaces en mouvement, il entend mettre le public dans des situations aussi instables et fragiles que celles dans lesquelles notre milieu naturel se trouve. Ce projet de création avec des collégiens devient par là même un outils pédagogique propice à l’éveil des consciences sur les questions environnementales.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le cerf-volant est ici décliné à travers une première découverte de modèles simples, préfabriqués et ultralégers dont l’analyse et l’utilisation conduiront les élèves à croiser les lois physiques de l’air : équilibre, masse, surface porteuse. La seconde approche met l’accent sur la création. Aux élèves d’imaginer des structures volantes capables de déborder les modèles préétablis, en faisant intervenir une large gamme de formes et de matériaux. À l’issue des ateliers, les créations s’envoleront lors d’un rassemblement général.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Un premier temps d’échange permet à l’enseignant et à l’intervenant de se rencontrer avec la chargée de projet de F93 autour des grands axes du projet définis auparavant ensemble : chacun pourra revenir sur ses objectifs pédagogiques, de découverte d’un métier et de ses outils artistiques et techniques, de méthodologie et d’aboutissements… dans le but d’agréger ces objectifs pour trouver une articulation cohérente et fluide. C’est l’occasion de faire le point sur les connaissances des élèves en matière de technologie et d’histoire de l’art, sur les projets menés en parallèle par la classe, et de faire coïncider le calendrier du projet avec l’articulation des cours, d’envisager l’implication des enseignants d’autres disciplines pour les prendre pleinement en compte, par exemple l’enseignant de mathématiques sur la partie qui couvrira la géométrie induite dans les patrons à dessiner, ou l’enseignant de physique sur les rapport poids / résistance /forces aérodynamiques. À cette réunion, se pose aussi la question des sorties qui seraient pertinentes au regard du profil de la classe, des souhaits des enseignants et du contenu du projet. Grâce aux retours de l’enseignant, l’intervenant pourra jauger le degré de difficultés des exercices prévus, et les adapter ; l’enseignant pourra quant à lui mener un travail complémentaire hors séances pour appuyer certaines notions indispensables à la bonne compréhension du projet. Les échanges incessants tout au long de l’année entre les intervenants, l’enseignant et la chargée de projet permettent des réajustements constants. Les nombreux temps d’analyse critique en cours de parcours permettront d’adapter, de modifier, de refaire le point si nécessaire, au vu des retours des élèves.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • L‘intervenant a déjà mené un projet CAC avec F93, le projet sur l’architecture gonflable « Ligne d’Air », au collège Tillion de Livry-Gargan, en 2022-23. La thématique proposée cette année résonne parfaitement avec ses intentions actuelles de renouveler sa pratique grâce à des champs disciplinaires proches du gonflable mais qui embrassent toutefois leurs propres défis techniques et spécificités.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le serpent-volant (3 séances de 2h) - Avec l’intervention d’un spécialiste, le groupe explore 2 000 ans d’histoire du cerf volant grâce à des vidéos et documents techniques (premières pratiques des pêcheurs d’Asie du Sud Est aux usages récents militaires ou scientifiques). - Sont introduites les notions de géométrie, de poids, de vitesse, de forces aérodynamiques que le vent exerce sur une voilure ; par des petits exercices et dessins la classe discerne pourquoi un cerf volant tient en l’air. - Différents modèles sont présentés ( monofil, pilotable, porteur) puis les élèves manipulent des petits aérodynes acrobatiques dans le gymnase pour faire l’expérience des notions abordées, et de l’aspect chorégraphique. Cerf-volistes en herbe (2 séances de 3h) - Formation de groupes. Chaque équipe choisit son type de cerf volant (statique ou pilotable) sa forme (géo¬métrique, figurative, composée), son envergure à travers croquis et schémas. L’intervenant les accompagne pour intégrer la dimension technique (dièdre, queue, poignées, armature…) et transformer ces idées en premiers patrons papier. (3h) -Chaque groupe réalise une maquette à petite échelle afin d’identifier les réglages à améliorer et d’affiner la proposition. Vient la dimension esthétique : sélectionner matériaux, couleurs, motifs, accessoires pour créer un ensemble cohérent et original, à personnaliser. (3h) La tête en l’air (2 demi-journées de 4h) - Transformation des idées de chaque groupe en plans à échelle réduite, puis une fois validé par l’intervenant, sur papier à taille réelle pour créer le patron. Des kits sont distribués comprenant les pièces nécessaires à la fabrication des aérodynes (toiles, connecteurs, scotch armé, enrouleurs, bride etc..). Des élèves reportent le patron sur la surface choisie, d’autres découpent ou commencent l’assemblage. -Dans la cour, à tour de rôle, ils vont vérifier que l’ensemble fonctionne et opèrent les modifications et finitions qui s’imposent. Vient ensuite l’organisation de l’événement final et la répartition des postes de chacun (quel ordre de passage, quel parcours ou figures, quelle durée etc… ?) et la confection des modes d’emploi qu’ils distribueront.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • - Une première sortie est organisée à la Cité de l’architecture à Paris : après un parcours dans les collections permanentes du musée, la classe profite d’un atelier maquette, outil indispensable à l’architecte : si elle permet d’appréhender le volume, c’est aussi un formidable moyen pour expérimenter les matériaux et s’interroger sur leurs propriétés et leurs assemblages. Après l’observation et l’étude de quelques projets présentés dans le musée, l’atelier est l’occasion pour les élèves de mettre en œuvre une démarche de conception en articulant contraintes et imagination qui sera un bon exercice à appliquer ensuite en classe. - En fin d’année la classe se rend au festival de cerf-volant de Marines, 95 : elle y découvre une exposition sur les cerfs-volants de différents pays et époques, et profite d’ateliers d’initiations pour tester des aspects qu’ils n’ont pas vu en classe. C’est l’occasion de découvrir les cerfs-volants d’un pays à l’honneur et d’admirer les performances de cerf-volistes, de les interroger sur la fabrication et les spécificités de leurs cerfs-volants, et bien sûr de s’inspirer des chorégraphies et mouvements à l’œuvre pour leur propre restitution.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Tout au long de l’avancement du projet, des moments seront destinés à venir en complément de l’atelier générer de nouvelles discussions, favorisant la parole individuelle et la réflexion collective. Plusieurs temps de réflexion permettront ainsi des débats en classe entière sur : - la manière de rendre l’approche des élèves originale (en convoquant des matériaux inhabituels, des motifs ou assemblages inédits, des qualités de vols) : - l’aspect environnemental affiché de certains artistes qui utilisent des matériaux naturels et conçoivent leurs cerf-volant in situ, à travers des exemples d’expositions et interventions qui peuvent inspirer la classe. Chaque sortie fera également l’objet d’un moment où l’équipe et les élèves se poseront la question de ce qu’ils ont vu et replaceront la visite ou l’atelier dans la problématique du projet en classe. Des temps d’analyse critique inviteront la classe à prendre du recul sur le projet lui-même, pour s’assurer : - que l’articulation et la progression du projet soit claire et redonner les objectifs - qu’elle s’approprie bien les nouveaux concepts abordés. Un temps de réflexion de 2h sera entièrement dédié à la bonne préparation de la restitution et notamment de l’aspect organisationnel de la manifestation finale (y aura-t-il des juges, une compétition, des catégories de vols (haut, bas, stable etc…de la musique…). Il faudra également lors de cette séance préparer la présentation orale finale pour introduire l’ordre de passage et les équipes, et partager les expériences de vis-à-vis de cet exercice de longue haleine. Enfin, un temps de bilan, en clôture de la manifestation permettra revenir sur les difficultés, les surprises et découvertes induites par la démarche.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • En amont, tous les groupes de chaque classe s’attèlent à définir un style et une durée de vol, en vue de la performance finale, puis une répartition des différents passages est décidée ensemble. Enfin, au mois de juin, toutes les classes participantes au projet sont réunies sur un site (Parc du Département de Seine-Saint-Denis ) pour tester et faire voler leurs créations lors d’une rencontre festive : les parents et membres de la communauté éducative des établissements sont conviés pour la journée, et chaque classe prend le micro pour présenter sa démarche et partager son expérience. À tour de rôle, les cerfs-volants sont lancés dans le ciel et effectuent leurs figures aux manettes des élèves-concepteurs.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le projet place les élèves au cœur d’une démarche active d’expérimentation et de création. Organisés en groupes avec des rôles différenciés, les élèves mobilisent des compétences variées et contribuent de manière active et collégiale aux différentes phases de conception et de fabrication. Les collégiens pourront découvrir et s’initier aux outils de représentation propre au design de cerf-volant ainsi qu’aux gestes techniques, se rendant ainsi acteurs de la fabrication des œuvres qu’ils auront conçues. Le parcours aboutit à une restitution collective, au cours de laquelle les élèves présentent leurs créations et les mettent en vol, ce qui nécessitera un réel travail de coordination et cohésion entre eux, pour mieux défendre les couleurs de leur classe aux yeux du public et des autres établissements. Cet événement final viendra cimenter la dynamique de groupe insufflée par le parcours.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Le projet n’aborde pas directement la question de l’égalité femmes-hommes, mais celle-ci est prise en compte tout au long des ateliers. Une attention particulière est portée à la répartition des rôles au sein des groupes (conception, fabrication, tests, présentation) afin de garantir une participation équilibrée et mixtes. Le projet veille aussi à proposer des modèles et références diversifiés qui déconstruisent les normes de genre : en valorisant la présence des femmes à des postes techniques (fabrication, pilotage), la démarche remet en cause les stéréotypes liés aux « loisirs » genrés.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La transition écologique est abordée à travers une réflexion sur les choix de matériaux et des logiques de conception. Les élèves sont amenés à interroger les propriétés des matériaux utilisés (propres pour l’environnement et la santé, récupéré, recyclés ou recyclables, en limitant les chutes et déchets au maximum…). Le projet sensibilise ainsi à une forme de sobriété matérielle, en montrant qu’il est possible de concevoir des objets efficaces avec des moyens simples et limités. Par ailleurs, l’expérimentation repose sur l’utilisation du vent comme énergie naturelle, permettant d’aborder concrètement les interactions entre les objets conçus et leur environnement. Cette approche invite les élèves à penser les liens entre création, ressources et phénomènes naturels. Par ailleurs, F93 a mis en place depuis plusieurs années un certain nombre de mesures spécifiques liées à la transition écologique tant au sein de son fonctionnement (chauffage, tri, pratiques numériques, partage de véhicule de fonction…) qu’au sein des projets menés (réduisant l’usage de car pour valoriser les transports, réduction de l’impression, recyclage des matériaux de restitution…)

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront bien sûr invités, en fin d’année, à la manifestation finale qui réunira toutes les classes, le temps de faire voler les cerfs-volants. Ils pourront apprécier la diversité des productions et les défis techniques bravés par leurs enfants, valorisant ainsi le travail accompli. Ils seront aussi invités à accompagner les sorties qui viendront ponctuer le projet ; ils prendront ainsi part tant à la découverte culturelle en soi, qu’aux moments de réflexion animés par l’équipe pour replacer la sortie dans le contexte du projet, mettre en lumière des liens avec le travail des élèves en cours et s’approprier des références communes. Cet éclairage sera précieux pour évaluer les productions finales et se rendre compte de la démarche conceptuelle abritée derrière chaque objet volant.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Lors de la restitution du projet, les parents sont conviés à assister à la mise en air de tous les cerfs-volants réalisés par les classes participantes. Durant cet après-midi, des stands seront animés par les élèves qui auront confectionné des mini kits avec un mode d’emploi simplifié pour les parents qui souhaitent apprendre à faire un cerf-volant. Cet exercice aura pour objectif de sensibiliser les parents à la prouesse technique réalisée par les élèves tout autant qu’à la qualité formelle de la production, grâce aux outils et techniques du design d’objet acquis au cours du projet. Les parents participants seront invités à faire voler leur aérodynes, guidés et conseillés par les élèves, alors devenus médiateurs.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le projet « Crazy-volant » accompagne les objectifs du collège Honoré de Balzac en favorisant l’imagination, l’expression créative et l’engagement des élèves dans une démarche de projet collective. En concevant des structures volantes originales, les élèves développent leurs capacités d’invention, leur sens de l’initiative ainsi que leur aptitude à articuler réflexion technique et recherche esthétique. Le travail mené autour des formes, des matériaux et du mouvement permet aux élèves d’explorer différentes manières de créer tout en découvrant les principes scientifiques qui rendent possible le vol. Cette approche transversale encourage la curiosité, l’expérimentation et la confiance dans l’expression d’idées personnelles. Le projet contribue également au développement des compétences citoyennes à travers les temps d’échange, de fabrication et de coopération nécessaires à la réalisation des créations. Enfin, la restitution finale et les temps de valorisation du parcours permettront d’associer l’ensemble de la communauté éducative et de mettre en lumière l’investissement des élèves.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Pour ce projet, on peut imaginer que l’ENT serve à plusieurs niveaux : 1/ pour sensibiliser la classe aux domaines mobilisés (le monde du cerf-volant bien sûr, mais aussi ceux de l’architecture, du design aérien et des arts plastiques qu’il croise), grâce à une base de données mêlant références historiques et créations actuelles. 2 / L’espace numérique de travail accueillera également un classement plus technique cette fois des typologies de cerfs-volants existants, à travers lesquelles les élèves pourront naviguer librement lors de la phase de conception et trouver des orientations et indices pour combiner formes, surface, mouvement qui les aiguillera dans leur choix. 3/ Il abritera les documents de diverses natures produits par les élèves au fur et à mesure du parcours (croquis, plans, patrons, intentions esthétiques et les vidéos de tests de vols, en fin de projet…). Il doublera ainsi le cahier de projet (physique) des élèves d’un support virtuel destiné à expliciter la démarche suivie à l’ensemble de la communauté éducative et aux parents. 4/ Enfin, les consignes de fabrication expérimentées par la classe feront l’objet d’une vulgarisation, sous forme d’un mode d’emploi, pour créer en autonomie un cerf-volant avec des matériaux simples. Ce mode d’emploi sera explicité lors d’atelier conduits à-par les élèves eux-mêmes au moment de la restitution finale, à l’attention du public présent, et mis en accès libre sur l’ENT, dans l’idée d’éveiller la créativité de chacun à travers la réalisation d’un objet qui porte les valeurs d’un design peu coûteux, légère et extrêmement ludique.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet “Crazy Volant” s’appuiera sur le programme de « Technologie » du cycle 4 qui répond à plusieurs compétences associées à cette matière : - Imaginer des solutions en réponse aux besoins, matérialiser une idée en intégrant une dimension design : Identifier un besoin et énoncer un problème technique ; identifier les conditions, contraintes et ressources correspondantes dans une logique d’écoconception, qualifier et quantifier simplement les performances d’un objet technique existant ou à créer. - Imaginer, synthétiser et formaliser une procédure, un protocole ; - Participer à l’organisation de projets, la définition des rôles, la planification (se projeter et anticiper) et constitution d’un cahier des charges. Il fait écho à la compétence « Décrire les liens entre usages et évolutions technologiques des objets et des systèmes technique » Le projet se situe également à la croisée des chemins entre l’enseignement des arts plastiques des cycles 3 et 4 en mobilisant des compétences multiples. Les élèves seront amenés à s’exprimer et à expérimenter, produire, créer, et mettre en œuvre un projet, analyser la pratique artistique, ici du design aérien. Les domaines 1, 3 et 5 du socle commun de compétences seront mobilisés. Ces mêmes domaines seront à l’épreuve lorsque les élèves devront se repérer dans l’histoire des arts pour situer la démarche dans une filiation, en identifiant les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques. Enfin, en écho au programme de mathématiques et à la géométrie, le projet renforcera les thèmes « Grandeurs et mesures » et « Espace et géométrie ».

Application MICACO | Date : 01/07/2026