Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Résister par l'imaginaire
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Georges Politzer
- Ville : MONTREUIL
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Théâtre Public de Montreuil
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Audrey Saoli
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Nabil Berrehil est comédien, formé au Conservatoire de Rouen puis à l’École Supérieure d’Art Dramatique de Paris, en parallèle d’une licence Arts du spectacle à Sorbonne Nouvelle.
Il développe aujourd’hui son parcours entre théâtre de création et écritures contemporaines. Il a notamment joué dans Prendre soin d’Alexander Zeldin, Auberlywood de Koumarane Valavane, Richard III mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo et Frédérique Loliée, ainsi que Le Iench d’Eva Doumbia, spectacle accueilli au Théâtre Public de Montreuil. En 2025, il participe également au court métrage L’Aigle de la route de Ludovic Giraud.
La transmission occupe une place essentielle dans sa pratique. Il intervient actuellement auprès des élèves de 6e du Collège Politzer, avec la perspective de les accompagner jusqu’en 5e, dans une démarche de continuité du parcours artistique. Il place au cœur de son travail le texte et le jeu, en proposant aux élèves une approche sensible des œuvres par l’interprétation, l’improvisation et l’expérimentation collective.
Son travail avec Le Iench nourrit particulièrement cette démarche. Les questions d’identité, de construction de soi, de rapport au collectif et de prise de parole qui traversent la pièce font écho à plusieurs thématiques centrales du travail mené au collège. À travers cette attention portée aux textes contemporains, Nabil Berrehil fait du théâtre un espace de réflexion, d’expression et d’émancipation, pensé comme un outil de construction individuelle et collective.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le parcours Résister par l’imaginaire s’inscrit directement dans la démarche de Nabil Berrehil, qui articule pratique de plateau, écritures contemporaines et transmission. Son travail de comédien, notamment autour de Le Iench, nourrit une attention particulière aux questions d’identité, de rapport au collectif et de prise de parole.
Avec les élèves, il met le texte et le jeu au cœur du travail, en proposant une approche sensible des œuvres par l’interprétation, l’improvisation et l’expérimentation collective. En prenant appui sur Nocturne (Parade) de Phia Ménard, il accompagne les élèves dans la mise en forme de leur imaginaire, en leur donnant des outils pour transformer perceptions, émotions et réflexions en matière scénique. Le théâtre devient ainsi un espace d’expression, de construction de soi et d’invention collective.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Résister par l’imaginaire est un parcours artistique et pédagogique mené par Nabil Berrehil avec des élèves de 5e, dans le cadre des classes théâtre du collège, autour de Nocturne (Parade) de Phia Ménard. Il explore l’imaginaire comme outil de création, de lecture du réel et de résistance poétique et politique. Par le théâtre, le corps et l’expérimentation collective, les élèves transforment images, sensations et récits en formes scéniques autour du souffle, de la matière et de la métamorphose.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Ce projet se construit en co-construction et en interdisciplinarité avec les enseignant·es de français, d’histoire-géographie, d’EPS et d’éducation musicale. Il se tisse étroitement avec l’équipe des relations aux publics du Théâtre Public de Montreuil, qui en assurera la coordination tout au long de l’année.
Le parcours débutera en octobre afin de rythmer l’année par des rendez-vous réguliers, articulant sorties au spectacle, temps de médiation et ateliers de pratique. La réflexion portera sur les thèmes de l’imaginaire, de la transformation, du souffle, du collectif et des formes de résistance, en lien direct avec Nocturne (Parade) de Phia Ménard. Ces enjeux pourront être abordés de manière transversale dans les différentes disciplines, en croisant lecture d’œuvres, travail du corps, attention à l’espace, à la matière et à la relation entre geste artistique et monde contemporain.
Rôle de chacun·e :
• En amont des spectacles : présentation en classe par l’équipe des relations aux publics du Théâtre Public de Montreuil. Ces temps permettront de situer les œuvres, d’introduire leurs thématiques et de préparer le regard des élèves à partir d’outils de médiation adaptés.
• En aval des spectacles : échanges avec les équipes artistiques à travers des bords de plateau ou des temps de rencontre en classe, afin de prolonger l’expérience de spectateur·rice et de mettre des mots sur les perceptions et questionnements suscités.
• Les enseignant·es assureront le suivi en classe et mettront en relation les œuvres vues, les ateliers de pratique et les contenus disciplinaires. En français, un travail pourra être mené autour du récit, de l’image et de l’écriture sensible ; en histoire-géographie autour des représentations, des rapports entre société et création ; en EPS autour du corps en mouvement, de l’espace et de la présence collective.
• L’artiste intervenant accompagnera les élèves dans la mise en forme de leur imaginaire, en s’appuyant sur le jeu, l’improvisation et l’expérimentation collective. Des échanges réguliers avec l’équipe pédagogique permettront d’ajuster les propositions en fonction de l’avancée du projet.
Le parcours s’ouvrira également à d’autres acteur·rices culturels du territoire. Une sortie à la Maison populaire de Montreuil permettra de croiser les thématiques de l’art visuel et de l’écologie, en prolongeant la réflexion engagée autour de la matière, de la transformation et de notre relation sensible au vivant.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- ui, Nabil Berrehil a mené un parcours CAC en 2022–2023 avec les élèves de 4e du collège Oum Kalthoum, à Montreuil, puis un second parcours en 2025–2026 avec les élèves de 6e du collège Politzer, également à Montreuil.
Il souhaite poursuivre ce travail l’année suivante en accompagnant ce même groupe en 5e, afin d’inscrire le parcours dans une continuité pédagogique et artistique. Le renouvellement de sa candidature est motivé par le lien de confiance déjà construit avec les élèves, l’équipe pédagogique et les partenaires culturels.
Son engagement en Seine-Saint-Denis s’inscrit dans la durée. À travers ces différentes expériences menées à Montreuil, il développe une connaissance concrète du territoire, de ses établissements scolaires et des enjeux de transmission qui y sont liés. Cette continuité permet d’approfondir le travail engagé autour de la prise de parole, de l’imaginaire et de l’expérimentation collective, tout en donnant aux élèves le temps de consolider leur relation à la pratique théâtrale et au Théâtre Public de Montreuil.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séquence 2 (2h) : Corps, souffle et mouvement
Les élèves expérimentent la relation entre le corps, le souffle et l’espace. Par des exercices de déplacement, de rythme et d’improvisation, ils observent comment le mouvement naît d’une impulsion, d’un souffle ou d’une contrainte extérieure. L’objectif est de découvrir le corps comme matière expressive.
Séquence 3 (4h) : Faire naître des images scéniques
À partir de matériaux simples et d’objets du quotidien, les élèves inventent des formes, silhouettes et présences. Ils travaillent collectivement à transformer la matière en image scénique, en explorant les notions d’apparition, de disparition et de métamorphose.
Séquence 4 (4h) : Écriture et improvisation
Les élèves élaborent de courtes situations à partir des images, sensations et émotions traversées dans les premières séances. Par l’improvisation et l’écriture collective, ils expérimentent comment l’imaginaire peut devenir récit, parole et jeu.
Séquence 5 (4h) : Imaginaire, collectif et prise de parole
Cette séance approfondit le travail de composition collective. Les élèves mettent en relation leurs propositions, travaillent l’écoute, l’adresse et la circulation de la parole. Il s’agit de construire une forme commune tout en affirmant des présences singulières.
Séquence 6 (2h) : Préparation de la restitution
Les élèves sélectionnent les matériaux produits au fil du parcours et organisent leur enchaînement. Ils travaillent l’espace, le rythme, les transitions et la cohérence d’ensemble en vue de la présentation finale.
Séquence 7 (4h) : Restitution sur le plateau
La dernière séance est consacrée à une présentation publique du travail mené. Les élèves partagent une forme collective qui met en jeu corps, images, mouvement et parole, et donne à voir le chemin parcouru autour de la puissance de l’imaginaire comme espace d’expression et de création.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- OCTOBRE 2026- Visite découverte du théâtre (2h)
TPM NOVEMBRE 2026 – rencontre métier (1h) TPM
Novembre 2026 — Olalaland de Clémence Jeanguillaume et Lionel Dray au Théâtre Public de Montreuil, suivi d’un bord de plateau (2h).
Janvier 2027 — Influent Mom de Asja Nadjar au Théâtre Public de Montreuil, suivi d’un bord de plateau (2h).
Février 2027 — Nocturne (Parade) de Phia Ménard au Théâtre Public de Montreuil, suivi d’un bord de plateau (2h).
Dates à déterminer : Une sortie à la maison populaire, centre d’art Montreuil (1h)
Une sortie au théâtre Dusnois à determiner (2H)
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et de débat sont co-animés par les intervenant·e·s artistiques, les enseignant·e·s et l’équipe des relations aux publics du Théâtre Public de Montreuil. Ils s’appuient sur des outils d’éducation populaire (débat mouvant, mise en situation, cartographies de points de vue, échanges argumentés) afin de favoriser la prise de parole, l’écoute et la construction collective de pensée.
Ces temps sont également nourris par des rencontres régulières avec les artistes des spectacles et les équipes pédagogiques, notamment lors des bords de plateau ou de venues en classe. Ils permettent aux élèves de confronter leurs perceptions, d’approfondir les thématiques abordées dans les œuvres et de relier expérience de spectateur·rice et réflexion critique.
Nous envisageons de faire appel à l'association SEVE pour organiser des ateliers philo en classe.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- >Un temps de restitution publique est envisagé de la forme créée en mai dans le cadre du festival détonnants amateurs au théâtre Berthelot, en confitions techniques et à destination des publics du territoire, des familles et des équips pédagogiques. T
>Bilan écrit avec les élèves en classe si possible avec des échanges libres
>Valorisation sur le site du collège
> Valorisation sur le site internet et les réseaux sociaux du théâtre (avec l’autorisation des élèves et des familles
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- L’implication active des collégien·nes repose sur une démarche participative et inclusive intégrée directement au processus de création. Elle s’appuie sur le jeu théâtral et une écriture de plateau, où les propositions des élèves nourrissent progressivement les formes scéniques.
Les temps d’échanges, de débats et d’improvisation permettent de récolter de la matière (mots, gestes, images, points de vue) qui est ensuite retravaillée collectivement. Cette matière devient un matériau de création vivant, transformé en scènes, en situations ou en fragments de récit.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Le parcours Résister par l’imaginaire, à partir de Nocturne (Parade) de Phia Ménard, adopte une approche intersectionnelle des questions d’égalité, en croisant enjeux de genre, de représentation et de rapport au vivant. Le spectacle lui-même permet d’interroger les systèmes de domination et de transformation des corps, des identités et des récits, dans une perspective où les questions écologiques et sociales sont étroitement liées.
Concrètement, une vigilance est portée à l’égalité filles-garçons dans la composition des groupes de travail, la répartition des prises de parole et les espaces de jeu. Le théâtre est pensé comme un lieu qui rebat les cartes des rôles sociaux, où chacun·e peut expérimenter d’autres positions, voix et présences.
La parité est également recherchée dans les parcours de spectateur·rices, ainsi que dans les temps d’échanges et de débats. Les outils d’éducation artistique et populaire mobilisés (improvisation, écriture de plateau, travail collectif) favorisent une circulation équitable de la parole et une participation active de tou·tes, contribuant à une culture de l’égalité en acte.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La transition écologique est au cœur du parcours, notamment à travers Nocturne (Parade) de Phia Ménard, qui interroge directement la matière, le souffle, la transformation et la récupération comme principes artistiques et dramaturgiques. Le spectacle permet d’aborder de manière sensible les enjeux liés aux ressources, aux circulations de matières et à la fragilité du vivant.
Un temps spécifique d’échange avec la compagnie est prévu, largement consacré aux processus de fabrication du spectacle, aux choix de matériaux, ainsi qu’aux enjeux d’écologie du plateau et du spectacle vivant.
Le projet s’inscrit également dans la démarche globale du Théâtre Public de Montreuil, engagé dans une réflexion sur la transition écologique. Membre du réseau ARVIVA – Arts Vivants, Arts Durables, le théâtre développe une approche responsable face aux enjeux climatiques et à la crise de la biodiversité, à travers une évolution progressive de ses pratiques et de ses modèles de production.
Un groupe de travail interne élabore et actualise une charte d’éco-responsabilité, enrichie en continu par de nouvelles actions mises en place en interne comme en lien avec les artistes et les publics.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…). es familles seront également intégrées au projet. Au début de l'année scolaire, une présentation du projet, de ses objectifs pédagogiques et artistiques, du calendrier et du parcours du spectateur aura lieu auprès des parents d'élèves, par l'enseignante porteuse de projet. Tout au long de l'année, les parents d'élèves et entourage proche pourront suivre l'évolution du projet sur le site internet du collège, via l'espace numérique de travail. L'ENT sera mobilisé pour valoriser le projet d'éducation artistique et le travail et l'engagement des élèves. Si cela est possible, certains ateliers pourront être ouverts aux parents. Ceux-ci seront sollicités pour l'accompagnement des sorties culturelles au Théâtre Public de Montreuil et invités aux séances de préparation et de retour des sorties Enfin, ils seront conviés aux représentations publiques de fin d'année. Ces différents moments permettent d’établir des contacts réguliers et positifs avec les familles hors résultats scolaires ou discipline et renforcent le lien avec les familles. Le théâtre peut offrir un espace de réussite pour des élèves en difficultés scolaires et il est important que les familles puissent envisager ce levier.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
Des restitutions ouvertes et participatives seront organisées en fin de parcours, permettant aux familles de découvrir le travail des élèves sous forme de scènes, d’improvisations ou de dispositifs partagés. Ces temps ne sont pas uniquement des présentations, mais de véritables moments d’échange avec les élèves et les artistes autour du processus de création.
Les élèves seront également invités à tenir un carnet de bord artistique (écrits, dessins, photos, ressentis), consultable à la maison, afin de favoriser le dialogue entre enfants et familles sur leur expérience du projet. Ce support pourra être individuel ou collectif, papier ou numérique.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la
citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de
s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, chantiers d'étape ...). Le projet CAC s’inscrit
pleinement dans l’axe d’ouverture culturelle : “ambition culturelle, rencontrer, apprendre, pratiquer”. Ce projet en partenariat
avec une structure culturelle conduit les élèves à rencontrer les acteurs culturels du territoire, et favorise la pratique artistique,
objectif fondamental de cette classe à option théâtre. Il rejoint également le deuxième du projet d’établissement :
“citoyenneté, engagement, vivre-ensemble” par le thème de la résistance qui interroge la place de citoyen actif dans la société
à tous les âges de la vie, et aussi par la pratique d’une activité artistique qui favorise les compétences d’écoute et de prise en
compte de la parole de l’autre. Enfin, il rejoint évidemment le troisième axe du projet d’établissement “Persévérer pour
réussir” puisque le travail par projet favorise l’implication des élèves, et la pratique artistique et l’expression de soi en jeu, la
valorisation de l’environnement des élèves dans ce projet est un moteur d’investissement et favorise l’expression des
sentiments et donc la persévérance des élèves.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT Webcollège est utilisé de deux façons : d’une part en tant qu’outil de travail collaboratif par les élèves et enseignants
de la classe impliquée, notamment via l’utilisation de dossiers partagés et d’un espace de discussion type forum ; d’autre part
en tant qu’outil de communication à destination de l’ensemble de la communauté éducative, par la publication régulière
d’articles sur la page d’accueil du Webcollège afin de rendre compte de l’avancement du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le parcours Résister par l’imaginaire, construit à partir de Nocturne (Parade) de Phia Ménard, s’inscrit dans les programmes de 5e du cycle 4, autour des notions de récit, de transformation, d’expression de soi et de lecture du monde par les formes artistiques.
En français, il s’appuie sur le travail du récit, de la narration et de l’expression des émotions et des points de vue. Les élèves expérimentent l’écriture de plateau et l’écriture collective à partir de leurs improvisations, en développant leur capacité à raconter, structurer et transformer une expérience en forme théâtrale.
Le projet contribue au développement des compétences du socle commun :
Maîtrise de la langue française : à travers l’écriture, l’oralité, l’improvisation et la mise en mots de l’expérience sensible issue du jeu théâtral.
Culture artistique et humaniste : par la découverte d’une œuvre contemporaine qui interroge la transformation des corps, de la matière et du vivant, et par la rencontre avec des formes scéniques innovantes.
Compétences sociales et civiques : le travail collectif, l’écoute, la coopération et la prise de parole favorisent la construction d’un rapport à l’autre fondé sur le dialogue et le respect.
Autonomie et initiative : les élèves sont impliqués dans un processus de création où ils expérimentent, proposent et construisent collectivement des formes artistiques.
En histoire-géographie et EMC, le parcours permet d’aborder la question des représentations du monde, des récits collectifs, des rapports de pouvoir et des enjeux contemporains liés notamment à l’écologie et aux transformations des sociétés, en résonance avec les thématiques du spectacle.
En EPS, le travail autour du corps, du souffle, du mouvement et de l’espace développe l’expression corporelle, la conscience du geste et la présence scénique.
En éducation musicale, les élèves explorent le rythme, l’écoute, la composition et les dimensions sonores du plateau, en lien avec l’univers sensible de Nocturne (Parade), où le souffle et le vent structurent l’écriture scénique.
Enfin, en EMC, le projet engage une réflexion sur le collectif, la construction de soi, la responsabilité et la place de chacun·e dans un processus partagé, en lien avec les enjeux poétiques et politiques portés par le spectacle.
Application MICACO | Date : 01/07/2026