Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Trouver sa voix, toute la lumière sur les SEGPA
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Federico Garcia Lorca
- Ville : SAINT-DENIS
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Captive
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Charlotte Dufranc
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Charlotte Dufranc est réalisatrice et monteuse, formée en cinéma documentaire à l’Université Paris Diderot. Son travail se situe à la croisée de la création documentaire, du développement de projets et de la transmission.
Elle développe actuellement un long métrage documentaire et réalise régulièrement des courts métrages, en explorant des formes ancrées dans le réel et attentives aux récits individuels. Son travail s’intéresse aux expériences sensibles, aux trajectoires de vie et à la manière dont celles-ci peuvent se déployer dans une écriture cinématographique. Le montage y occupe une place importante, comme outil de structuration du récit et d’élaboration du sens.
En parallèle de son activité artistique, elle conçoit et anime depuis plus de dix ans des ateliers de réalisation auprès de publics variés (scolaires, jeunes en insertion, amateurs). Elle accompagne les participant·e·s à toutes les étapes de création, de l’émergence des idées jusqu’à la finalisation des films, en développant une pédagogie fondée sur l’écoute, l’expérimentation et la valorisation des regards singuliers.
Son travail s’inscrit dans une volonté de faire du cinéma un espace d’expression, de réflexion et de mise en récit du réel, accessible à toutes et tous.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Ce parcours a été imaginé conjointement par l’enseignant et l’intervenante afin de proposer un projet en lien étroit avec le vécu des élèves de SEGPA dans un collège de Saint-Denis.
Il s’articule autour d’une réflexion autour de la colère, envisagée comme une émotion individuelle et un phénomène social. Les ateliers abordent l’identification et l’expression des émotions, les fonctions de la colère, sa gestion et sa transformation, ainsi que sa place dans l’histoire à travers des figures engagées comme Rosa Parks, Nelson Mandela ou Simone Veil.
Le parcours se déploie en plusieurs étapes : exploration personnelle, analyse collective, ouverture culturelle, puis réalisation d’un film documentaire mêlant témoignages, mises en scène et archives.
Ce projet s’inscrit dans la démarche de Charlotte Dufranc, dont le travail documentaire accorde une place centrale aux récits intimes et aux réalités sociales. Les élèves sont ainsi amenés à s’approprier des outils propres au cinéma documentaire (témoignage, observation, mise en récit) pour transformer leur expérience en objet de création.
La thématique apparaît particulièrement pertinente pour des élèves confrontés à des contextes générant frustration et tensions. Le projet vise à leur permettre de mieux comprendre cette émotion et de la transformer de manière constructive, à travers un cadre de travail bienveillant et une démarche artistique valorisante.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le parcours CAC mené avec une classe de 5e SEGPA du Collège Federico García Lorca propose une réflexion autour de la colère à travers le cinéma documentaire. Les élèves réaliseront collectivement un court métrage mêlant témoignages, archives et mises en scène. Le projet vise à valoriser leur parole, développer leur créativité et favoriser une ouverture culturelle et citoyenne.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Le parcours repose sur une étroite collaboration entre l’intervenante et l’équipe pédagogique. Une réunion préparatoire en amont permet de définir les objectifs, les modalités d’intervention et les ajustements nécessaires en fonction du groupe d’élèves.
Des points réguliers sont organisés tout au long du projet, à l’issue des séances, afin d’échanger sur le déroulement, d’ajuster les contenus et de garantir une continuité pédagogique. Ces échanges sont complétés par des communications écrites et un suivi en classe assuré par l’enseignant entre les interventions, permettant de renforcer les apprentissages et de faire le lien entre les différentes étapes du parcours.
Cette collaboration s’appuie sur une relation de confiance déjà établie à la suite d’un premier projet mené conjointement avec succès. Cette expérience a permis de construire des repères communs et de développer des approches pédagogiques complémentaires et cohérentes.
Le renouvellement de ce partenariat s’inscrit ainsi dans une volonté partagée de proposer un projet exigeant et adapté aux élèves, fondé sur une dynamique de co-construction, d’écoute et d’ajustement continu.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Oui. Charlotte Dufranc a déjà mené plusieurs parcours d’éducation à l’image dans le cadre de dispositifs CAC, notamment en partenariat avec Cinémas 93. En 2021/2022, elle a porté un parcours intitulé “Nos paysages : à la manière d’Alice Diop”, puis en 2024/2025 un projet à destination des publics SEGPA à Saint-Denis autour de la thématique “Raconter la ville et se raconter”.
Sa démarche artistique et pédagogique, fondée sur une approche sensible du réel et une grande capacité d’adaptation aux publics, nous semble particulièrement pertinente pour ce nouveau projet. Elle intervient depuis de nombreuses années auprès de publics variés (collégiens, jeunes en situation de fragilité, mineurs isolés, adultes), en collaboration avec différentes structures telles que Cinémas 93, Belleville Citoyenne, La Sierra Prod, les Cinémas Indépendants Parisiens, la Cinémathèque Robert Lynen ou encore Métropop’.
Par ailleurs, Charlotte Dufranc mène actuellement un parcours CAC avec une classe de SEGPA au sein du collège Garcia Llorca “Déjouer le regard”, en collaboration avec l’enseignant porteur du présent projet. Cette expérience, inscrite dans le dispositif Toute la lumière sur les SEGPA, s’est révélée particulièrement positive, tant du point de vue de l’implication des élèves que de la qualité des échanges (le projet est en cours de tournage et sera terminé à la fin du mois de mai)
Elle est également en résidence avec les Cinémas Indépendants Parisiens dans le collège Jean-Baptiste Clément de Belleville, aux côtés de Mahsa Karampour, ce qui témoigne de son engagement continu dans des dispositifs d’éducation à l’image et de sa capacité à s’inscrire dans des projets de territoire.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit la volonté de reconduire un projet, avec une nouvelle classe et une nouvelle thématique. Le choix de travailler autour de la colère apparaît particulièrement pertinent pour des élèves de SEGPA, souvent confrontés à des difficultés d’expression et à des situations générant frustration et tensions.
L’expérience acquise permettra ainsi de proposer un cadre de travail adapté, bienveillant et structurant, favorisant l’engagement des élèves dans une démarche de création documentaire exigeante et valorisante, en lien direct avec leurs réalités et leurs questionnements.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le planning suivant est élaboré sur la base de 36 heures, ce parcours s’inscrivant dans le cadre d’un projet CAC augmenté.
Séance 1 (2h) : Présentation du projet et du dispositif artistique. Initiation au cinéma documentaire et à ses spécificités : filmer le réel, point de vue, différence entre fiction, documentaire et reportage. Premiers échanges autour de la thématique de la colère : représentations, définitions, expériences.
Séance 2 (2h) : Travail collectif autour des fonctions de la colère : à quoi sert-elle, dans quelles situations apparaît-elle, quels effets produit-elle ? Projection d’extraits de films documentaires abordant des situations de conflit ou de lutte. Discussions et premières pistes de réflexion communes.
Séances 3 et 4 (2x2h) : Ateliers d’expression (orale, écrite, artistique) autour de la colère : situations vécues ou imaginées, mise en mots et en images, travail sur les sensations corporelles. Mise en commun progressive et émergence de premières idées de récits à filmer.
Séances 5 et 6 (2x2h) : Initiation à la prise de vue et de son. Découverte du matériel, travail sur le cadrage, les mouvements et les valeurs de plan. Exercices pratiques à partir de mises en situation liées à la colère (scènes jouées ou rejouées).
Séance 7 (2h) : Écriture collective du projet de film. Définition des axes : témoignages, scènes rejouées, situations du quotidien. Élaboration d’un début de storyboard et réflexion sur les dispositifs de mise en scène.
Séances 8 et 9 (2x2h) : Repérages dans l’environnement proche du collège à Saint-Denis. Identification de lieux et de situations à filmer. Rencontres éventuelles avec des personnes ressources. Tests d’images et échanges collectifs.
Séances 10, 11 et 12 (3x2h) : Tournage (1ère session). Réalisation d’interviews (élèves volontaires, anonymat possible), captation de scènes rejouées et d’images d’ambiance.
Séance 13 (2h) : Ouverture culturelle : travail autour de la colère dans l’histoire à travers des figures engagées et des luttes sociales. Écriture de textes ou de voix off en lien avec ces exemples.
Séance 14 (2h) : Enregistrement des voix (témoignages, textes), choix de musiques et réflexion sur le sens global du film et le message porté.
Séances 15 et 16 (2x2h) : Initiation au montage et à la postproduction. Découverte du logiciel, sélection des images, construction progressive du récit filmique.
Séance 17 (2h) : Visionnage du premier montage et échanges collectifs. Ajustements, identification des éléments manquants.
Séance 18 (2h) : Tournage complémentaire (2ème session) si nécessaire, finalisation du montage et choix du titre du film.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Une première sortie prendra la forme d’une représentation théâtrale ou chorégraphique dans une structure culturelle de proximité telle que MC93, Théâtre Gérard Philipe, La Villette ou Le Centquatre-Paris. Le spectacle sera choisi selon les programmations scolaires et permettra d’aborder la thématique du projet à travers d’autres formes artistiques (théâtre, danse, performance), tout en sensibilisant les élèves à la diversité des écritures contemporaines.
Une deuxième sortie sera proposée aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis afin de découvrir ce qu’est une archive et comment elle peut être utilisée dans un travail documentaire. Cette visite permettra aux élèves de comprendre les enjeux de conservation de la mémoire et d’effectuer, si possible, des recherches autour d’une période historique, de figures engagées ou de luttes sociales évoquées durant le parcours.
Enfin, une visite de l’École nationale supérieure Louis-Lumière permettra aux élèves de découvrir les différents métiers du cinéma et de l’audiovisuel (image, son, montage, réalisation, postproduction). Cette immersion viendra compléter le travail pratique mené durant le parcours et participera à une ouverture vers les parcours de formation et les métiers artistiques et techniques.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ce travail vise à engager les élèves dans une réflexion progressive autour de la thématique de la colère, tout en leur permettant de découvrir la démarche artistique de la réalisatrice et les enjeux du cinéma documentaire.
Charlotte Dufranc consacrera plusieurs temps d’introduction aux notions nécessaires à l’élaboration du film : les relations entre réel et fiction, les dispositifs de captation de la parole (témoignage, entretien), les choix de mise en scène, ainsi que les questions de point de vue, de subjectivité et de représentation dans le cinéma documentaire. Les élèves seront amenés à réfléchir à la manière dont une émotion intime peut être mise en récit et transformée en objet de création collective.
Ces temps de réflexion seront prolongés et approfondis par l’enseignant tout au long du parcours. En amont de chaque intervention ou sortie culturelle, un travail préparatoire sera mené en classe afin de contextualiser les thématiques abordées, de faire émerger des questionnements et de créer des liens avec les enseignements disciplinaires (français,, histoire-géographie, arts plastiques). À l’issue des ateliers, projections, spectacles ou visites, des temps de retour et d’analyse permettront aux élèves de mettre en mots leurs ressentis, de prolonger les réflexions engagées et de réinvestir les notions abordées dans le cadre scolaire.
Les sorties culturelles et les projections d’extraits de films documentaires constitueront ainsi des supports de réflexion et d’échange venant nourrir l’écriture du film, mais aussi une réflexion plus large autour des émotions, des inégalités, des formes d’engagement et des représentations sociales.
Cette articulation constante entre pratique artistique, réflexion collective et enseignements permettra de donner du sens au parcours et d’inscrire les élèves dans une démarche active d’analyse, de création et d’ouverture culturelle.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Une restitution publique du film réalisé dans le cadre du parcours sera organisée en fin d’année dans un lieu partenaire du territoire (médiathèque, salle culturelle ou cinéma partenaire selon les possibilités d’accueil). Ce temps de projection, pensé comme un moment convivial et fédérateur, réunira les élèves, leurs familles, les équipes pédagogiques et les partenaires culturels associés au projet.
Cette restitution permettra de valoriser le travail mené tout au long de l’année et de mettre en lumière l’implication des élèves dans un processus de création collective. Elle constituera également un espace d’échange autour des thématiques abordées dans le film et de l’expérience vécue par les participants.
Le film pourra également être diffusé au sein de l’établissement ainsi que sur les supports numériques du collège et des partenaires culturels, afin de permettre un partage plus large du projet avec la communauté éducative et les familles.
Enfin, un temps de bilan et d’échange sera organisé avec les différents partenaires du parcours afin de revenir sur les différentes étapes du projet, les apprentissages développés et les expériences partagées tout au long de l’année.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le projet repose sur une démarche pleinement participative, impliquant les élèves à toutes les étapes du processus de création. Habituée à mener des projets documentaires co-construits avec différents publics, Charlotte Dufranc développe une méthodologie fondée sur l’écoute, l’expérimentation collective et la valorisation de la parole des participant·es. Les élèves sont ainsi associés à la réflexion initiale, à l’élaboration du contenu, aux choix artistiques, ainsi qu’à la réalisation technique du film (écriture, tournage, prise de son, jeu, montage).
La méthodologie adoptée part directement de leurs émotions, de leurs expériences et de leurs représentations, en particulier autour de la colère. Cette approche permet de valoriser leur parole et de les placer au cœur du projet, en faisant de leur vécu une matière première de création.
Les élèves sont ainsi amenés à proposer des idées, à construire collectivement une narration, à expérimenter différentes formes d’expression (orale, écrite, corporelle, visuelle) et à prendre des décisions tout au long du processus. Cette implication favorise leur engagement, leur autonomie et leur capacité à coopérer.
Une attention particulière est portée à l’inclusion de tous les élèves, notamment à travers la diversité des rôles proposés (face caméra, technique, écriture, voix off, etc.), permettant à chacun de trouver sa place selon ses appétences et ses compétences. Le cadre de travail, bienveillant et sécurisé, garantit la liberté d’expression tout en respectant les rythmes et les sensibilités de chacun.
En partant de leur expérience personnelle pour construire un objet collectif, ce projet vise à renforcer la confiance des élèves, à développer leur capacité à s’exprimer et à les inscrire dans une dynamique de création valorisante et partagée.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La question de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que plus largement celle des inégalités, est au cœur de la démarche portée par ce projet. La thématique de la colère s’inscrit directement dans ces enjeux, en tant qu’émotion souvent liée à des situations d’injustice, de discrimination ou de rapports de pouvoir.
Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à la place des femmes dans les luttes sociales et politiques. Le parcours permettra notamment d’aborder des figures engagées telles que Simone Veil, Gisèle Halimi ou Assa Traoré, afin de mettre en lumière des parcours de résistance et de résilience.
Les élèves seront ainsi amenés à réfléchir à la manière dont des femmes, comme des hommes, ont pu transformer la colère en levier d’action, contribuant à des avancées sociales et à l’évolution des mentalités. Cette approche permettra d’interroger les stéréotypes de genre, les inégalités persistantes et les formes d’engagement possibles.
Enfin, une vigilance particulière sera portée à l’équilibre des prises de parole et à la participation de toutes et tous au sein du groupe, afin de garantir un cadre inclusif et respectueux, propice à l’expression et à la réflexion collective.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Le projet s’inscrit dans une démarche écoresponsable en privilégiant une production légère : utilisation de matériel déjà disponible, limitation des déplacements en travaillant dans l’environnement proche du collège et réduction des supports papier au profit du numérique.
Par ailleurs, la thématique de la colère permettra également d’aborder des formes d’engagement liées aux enjeux écologiques, en mettant en lumière des luttes environnementales et des figures ayant transformé leur indignation face aux injustices écologiques en actions concrètes.
La transition écologique est ainsi intégrée de manière transversale dans la mise en œuvre du projet.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les familles seront associées aux temps forts du projet, notamment à travers des invitations à des moments de restitution et de valorisation du travail des élèves.
Une projection publique du film réalisé dans le cadre du parcours sera organisée dans une salle proche du collège afin d’y inviter les familles. Ce temps de restitution, pensé comme un moment convivial et fédérateur, réunira les élèves, leurs familles, les équipes pédagogiques et l’artiste intervenant. Il pourra également être élargi à d’autres classes engagées dans des projets similaires, favorisant ainsi les échanges et les rencontres.
Une restitution plus large, à l’échelle régionale, sera proposée en fin d’année scolaire, permettant de valoriser les productions réalisées dans différents territoires et de créer un temps de partage entre jeunes publics, artistes et partenaires.
Par ailleurs, le film sera accessible en ligne (ENT de l’établissement, site et plateforme de diffusion de Captive), afin de permettre aux familles de découvrir et de partager le travail réalisé.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Si les modalités ne sont pas particuièrement innovante, une attention particulière sera apporté à la présence des parents à la restitution du travail.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le parcours Trouver sa voix s’inscrit pleinement dans les axes stratégiques du projet d’établissement du collège Collège Federico García Lorca, en articulant ouverture culturelle, éducation citoyenne et engagement collectif.
Il répond tout d’abord à l’axe visant à assurer la réussite du parcours scolaire et à renforcer l’attractivité du collège, en permettant aux élèves de découvrir le langage cinématographique et de développer des compétences transversales (expression orale et écrite, travail collectif, mise en scène, analyse d’images), tout en les initiant à une démarche artistique et documentaire exigeante.
Le projet rejoint également l’objectif de développer une éducation citoyenne et solidaire, à travers une réflexion autour des émotions, des injustices et des formes d’engagement. En abordant la colère comme une émotion pouvant être transformée en parole, en création ou en action collective, les élèves sont amenés à réfléchir à des enjeux sociaux, aux questions d’égalité et aux différentes formes de lutte et de résistance.
La réalisation collective du film favorisera l’écoute, la prise en compte de l’avis d’autrui, le respect mutuel et le renforcement de la cohésion du groupe. Ce travail contribuera ainsi à construire un climat scolaire plus apaisé, solidaire et bienveillant, en cohérence avec les objectifs éducatifs de l’établissement.
Par ailleurs, le parcours s’inscrit pleinement dans le volet culturel du collège grâce à la découverte du cinéma documentaire, à des sorties culturelles (projection, spectacle vivant, visite des archives et de l’École nationale supérieure Louis-Lumière) ainsi qu’à une ouverture concrète sur les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.
Enfin, la valorisation du travail des élèves à travers une restitution publique contribuera à renforcer les liens entre les familles, les partenaires culturels et l’établissement, tout en donnant une visibilité positive à l’engagement des élèves dans le projet.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT de l’établissement sera utilisé comme outil de communication entre les enseignant·es, les familles et les élèves, mais également comme support de valorisation et de suivi du projet tout au long de l’année.
Le module “Actualités” et/ou un espace dédié permettront de partager régulièrement les différentes étapes du parcours avec l’ensemble de la communauté éducative. Les élèves pourront y publier des comptes-rendus, photographies, extraits de recherches, réflexions personnelles ou retours d’expérience autour des ateliers, des sorties culturelles et des différentes phases de création du film.
Cet espace numérique permettra ainsi de rendre visible l’évolution du projet, de valoriser l’implication des élèves et de garder une trace des découvertes, des échanges et des questionnements suscités par la thématique du parcours. Il contribuera également à renforcer le lien avec les familles, en leur permettant de suivre plus régulièrement le travail mené dans le cadre du projet.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet s’inscrit pleinement dans les enseignements dispensés aux élèves de 5e SEGPA, en proposant un cadre d’apprentissage concret, collectif et valorisant. À travers la réalisation d’un film documentaire autour de la thématique des émotions, de la colère et des formes d’engagement, les élèves développent des compétences variées en lien avec plusieurs disciplines, tout en renforçant leur capacité à travailler en groupe, à s’exprimer et à prendre confiance en eux.
La classe de 5e SEGPA ayant pour vocation d’articuler enseignement général et découverte progressive du monde professionnel, ce parcours permet également une première sensibilisation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Les élèves découvrent les différentes étapes de fabrication d’un film (écriture, image, son, montage, diffusion) et expérimentent concrètement différents rôles au sein d’un projet collectif.
En français, le projet constitue un support privilégié pour travailler l’expression orale et écrite, la construction d’un récit, l’argumentation et l’analyse d’images. Les temps d’échange, d’écriture et de témoignage permettent aux élèves de développer leur vocabulaire, leur capacité d’analyse et leur prise de parole.
En histoire-géographie et enseignement moral et civique, le parcours permet d’aborder les notions d’inégalités, de luttes sociales, d’engagement citoyen et de mémoire collective, à travers des figures historiques et des recherches autour des archives.
En technologie, les élèves sont initiés à l’utilisation du matériel audiovisuel, à la prise de son et d’image ainsi qu’aux bases du montage vidéo, développant ainsi des compétences numériques et techniques.
Le projet entre également en résonance avec les parcours éducatifs de l’élève (parcours citoyen, parcours d’éducation artistique et culturelle, parcours avenir), en favorisant l’ouverture culturelle, la coopération, l’autonomie et la découverte de secteurs professionnels liés au cinéma et à la création audiovisuelle.
Au-delà des compétences disciplinaires, ce projet vise enfin à renforcer l’estime de soi, la capacité d’écoute et l’engagement des élèves dans une dynamique collective et créative, en leur donnant l’opportunité de transformer leurs expériences et leurs réflexions en un objet artistique valorisant.
Application MICACO | Date : 01/07/2026