Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Du und Ich

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean-Baptiste Corot
  • Ville : LE RAINCY
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Captive
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Charlotte Dufranc

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Christophe Herreros développe un travail à la frontière du cinéma et de l’art contemporain, avec une attention particulière portée aux récits, aux présences, aux visages, et à la manière dont une personne se raconte ou se laisse apparaître à l’image. Après Jack Haven en 2021, un court-métrage docu-fiction, puis Petit ruban en 2023, il prépare actuellement un premier long métrage, Y’a pas d’amour. Son travail circule entre formes documentaires, fiction et recherche plastique, avec toujours cette envie de faire exister des personnages à la fois très concrets et un peu insaisissables.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Ce parcours prolonge directement cette recherche. Il s’agit ici de travailler avec les élèves autour du portrait filmé : comment filmer quelqu’un, comment faire entendre une voix, comment laisser apparaître une personnalité, mais aussi comment chacun se présente au monde à travers des attitudes, des mots, des gestes, des vêtements, une façon de parler ou de se taire. Le lien avec Jack Haven se situe là : dans cette zone où le réel n’est jamais brut, où il passe toujours par une mise en forme, un récit, une manière d’apparaître. Avec cette classe germaniste, le projet prend une dimension supplémentaire : les élèves pourront réaliser des portraits parlés en allemand à partir de correspondants, réels ou imaginés à partir d’échanges, de descriptions, de voix, de fragments biographiques. L’allemand devient alors une langue de portrait, une langue pour dire quelqu’un, l’approcher, le décrire, inventer son image et sa présence.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce parcours invite les élèves à réaliser des portraits filmés entre documentaire et fiction. À travers l’écriture, le tournage et le montage, ils découvrent comment les images en mouvement, les choix de mise en scène et le point de vue peut façonner un récit intime.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le parcours est co-construit en amont à travers plusieurs temps d’échange entre l’intervenant et l’équipe enseignante, afin de définir les axes de travail, les objectifs pédagogiques et les modalités d’intervention les plus adaptées à la classe. Porté par la structure Captive, le projet s’appuie sur une coordination et un accompagnement permettant d’assurer la cohérence du parcours, le partage des enjeux et la bonne articulation des différentes étapes. Cette collaboration favorise une inscription du projet dans la durée et dans la dynamique de l’établissement. Tout au long du parcours, des échanges réguliers entre l’intervenante et l’enseignant·e référent·e permettent d’ajuster la progression des séances en fonction des avancées du groupe et des besoins identifiés. L’intervenant accompagne également l’appropriation des outils et des notions abordées, afin de permettre une continuité du travail en dehors des temps d’intervention. Cette co-construction favorise une approche transversale du projet, en lien avec les enseignements, et contribue à son ancrage dans la vie de la classe.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Oui. Christophe Herreros a déjà mené plusieurs parcours CAC lors des éditions précédentes. En 2024/2025, il a conduit un parcours CAC au collège Collège Joséphine Baker "Re-faire son cinéma". En 2025/2026, il a mené deux parcours CAC : l’un au Collège Jean-Baptiste Corot au Raincy "Der Himmel über uns (De nous, au-dessus le ciel)", et l’autre au Collège Joliot Curie à Pantin "Extra-Réel". Le renouvellement de sa candidature est motivée par les résultats très positifs de ces expériences précédentes, tant dans l’implication des élèves que dans la qualité des échanges et des productions réalisées au cours des ateliers. La collaboration avec le collège Jean Baptiste Corot qui a débuté pendant la mise en place d'une résidence IN SITU donne, cette année encore, un résultat très positif pour les élèves et les enseignants.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Première partie. Introduction : Le portrait au cinéma (4h) La première partie de l’atelier permet aux élèves de découvrir différentes formes de portrait à travers des échanges, des visionnages d’extraits et de premiers exercices de tournage. Les élèves découvrent les notions de cadrage et de distance (gros plan, plan rapproché, plan large) et observent comment le choix du cadre transforme la perception d’une personne. Des temps de visionnage collectif permettent de développer progressivement une attention commune au regard, au temps et à la portée signifiante de la mise en scène. Deuxième partie : Écriture des portraits (4 h) Ces séances sont consacrées à l’écriture des portraits. À partir de discussions, de jeux d’écriture et d’exercices d’écoute, les élèves élaborent de courts textes autour de souvenirs, d’objets, de lieux importants, d’habitudes ou de personnes réelles ou imaginées. Le travail porte autant sur la parole personnelle que sur l’invention et la manière de faire exister quelqu’un par les mots. Dans le cadre de la classe germaniste, certains portraits sont également écrits en allemand autour des correspondants afin que la langue devienne une matière sensible, sonore et adressée. Les élèves enregistrent ensuite certaines voix et commencent à imaginer les images qui pourront accompagner ces textes. Troisième partie : mise en scène et tournage (10 h) Cette partie est consacrée à la préparation concrète (repérages, accessoires, dialogues, mise-en-scène) et au tournage des portraits filmés. Les élèves mettent en scène et dirigent leur portrait (des groupes de 3 à 4 élèves par portrait). Ils prennent en main les outils audiovisuels et réalisent les différentes propositions qu’ils auront imaginé (entretien, portrait silencieux, voix off, portrait indirect à travers des objets ou scènes du quotidien) . Ils apprennent à organiser un tournage, à construire un cadre, à travailler la lumière, le son et la relation entre la caméra et la personne filmée. Il est nécessaire de donner le temps à chaque groupe de mettre en place un travail précis sans précipitation. Le travail collectif occupe une place importante : chacun circule entre plusieurs rôles ( filmer, être filmé, enregistrer, proposer, ajuster ) afin de participer pleinement au projet. Les temps de visionnage réguliers permettent d’affiner les intentions de mise en scène et de développer un regard critique et sensible sur les images produites. Quatrième partie : montage et post-production (2 h ) La dernière étape de l’atelier est consacrée au visionnage des rushes, au choix des plans et à une initiation au montage. Les élèves découvrent comment un portrait se construit aussi dans le rythme, les associations entre image et son, les silences et les durées. Ils finalisent collectivement les portraits réalisés avant un temps de projection et d’échange autour de l’expérience vécue et du regard porté sur les autres et sur soi-même.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Le parcours pourra être enrichi par trois sorties en lien avec le projet. Une sortie au cinéma permettra aux élèves de découvrir un film en écho aux questions du portrait, de la mise en scène et du regard, selon la programmation en cours. Une visite d’exposition offrira l’occasion d’élargir la réflexion autour de l’image, du visage et de la représentation de soi à travers la photographie ou l’art contemporain. Enfin, une sortie à École nationale supérieure Louis-Lumière permettra aux élèves de découvrir les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi que les différentes étapes de fabrication d’un film.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et d’échange seront animés conjointement par l’intervenant et l'équipe enseignante tout au long du parcours. Ils permettront aux élèves de revenir sur les images réalisées, de questionner les notions de représentation, de mise en scène et de regard, et de développer progressivement une réflexion critique autour du travail mené. Ces temps seront également mis en place pour préparer et faire des retours avant et après chacune des sorties prévues.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Le parcours se clôturera par un temps de restitution permettant de partager les portraits réalisés avec les autres élèves de l’établissement, l’équipe éducative et les familles. Cette présentation sera accompagnée d’un temps d’échange et de bilan afin que les élèves puissent revenir sur leur expérience, les choix réalisés pendant l’atelier et ce qu’ils auront découvert autour de la fabrication des images, du regard et du travail collectif.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves seront engagés à chaque étape du parcours. Ils ne seront pas seulement devant la caméra : ils seront aussi ceux qui regardent, qui écoutent, qui posent des questions, qui cadrent, qui proposent, qui inventent. Le travail du portrait demande justement cette circulation des rôles. Chacun pourra expérimenter différentes places : être filmé, filmer un autre, écrire quelques phrases de portrait, travailler une voix, choisir un costume ou un détail, imaginer une situation, réfléchir à ce qu’on veut montrer ou non. Le parcours s’appuiera aussi sur quelques temps d’analyse d’images et d’extraits, de façon simple et accessible, pour ouvrir le regard des élèves sur différentes manières de faire portrait. Des références venues du cinéma, de la vidéo ou d’une culture plus pop, par exemple Andy Warhol dans 66 Scenes from America, ou d’autres formes brèves où une attitude, une voix ou une image publique suffisent à raconter quelqu’un viendront nourrir la pratique sans l’alourdir. Le projet cherche à faire du tournage un espace de confiance, d’essai et de découverte, où les élèves prennent part à la fabrication des images et comprennent peu à peu que filmer quelqu’un, c’est déjà construire une relation, mais aussi proposer un regard.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • À travers le portrait, le parcours permettra d’aborder concrètement les questions d’égalité Femmes-Hommes, en s’intéressant à la manière dont chacun se présente à l’image et rejoue parfois, sans s’en rendre compte, des attitudes, des rôles ou des codes très installés. Le travail sur les corps, les voix, les postures, les vêtements et les façons d’occuper l’espace aidera les élèves à repérer ces représentations, à les questionner et à imaginer des façons plus libres d’apparaître. Sur le plan méthodologique, le projet s’appuiera sur une alternance entre observation, échange et pratique. À partir d’images, d’extraits ou d’exercices simples, les élèves seront amenés à mettre des mots sur ce qu’ils voient, puis à expérimenter eux-mêmes différentes manières de filmer et de se présenter. Une attention particulière sera portée à la circulation des rôles, à l’équilibre de la parole et à la place de chacun dans le groupe, afin que le cadre de l’atelier porte lui aussi cette exigence d’égalité.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Le projet s’appuiera sur une organisation simple et attentive aux ressources utilisées : tournages réalisés principalement dans le collège, usage de matériel limité et réemploi d’objets ou de vêtements déjà présents. Cette approche permettra aux élèves d’expérimenter une manière de créer des images de façon concrète, inventive et responsable.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles sont invitées à entrer dans le parcours, d’abord lors d’un temps de présentation, puis au moment des temps forts, notamment la restitution finale. Leur présence donne au travail des élèves une vraie adresse et permet de partager plus largement ce qui s’est construit pendant l’atelier. Cette implication passe par des formes simples : voir les portraits réalisés, découvrir le chemin parcouru, et parfois faire circuler un souvenir, un objet, un vêtement ou un récit en lien avec le travail. L’idée est que ce projet ne reste pas seulement dans la classe, mais qu’il ouvre aussi un espace de rencontre et de partage avec les familles.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Même si le parcours ne prévoit pas de dispositif spécifique particulièrement innovant, une restitution finale sera organisée afin de valoriser le travail des élèves dans un moment convivial réunissant les familles, les équipes éducatives et les autres élèves de l’établissement. Ce temps de partage permettra de découvrir les portraits réalisés et d’échanger autour de l’expérience menée pendant l’atelier.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours s’inscrit dans les axes du projet d’établissement liés à l’ouverture culturelle, à l’éducation à l’image et à la citoyenneté. À travers la réalisation de portraits filmés, les élèves développent leur regard critique, leur capacité d’écoute, la coopération et le respect des singularités. Le travail autour des représentations, des rôles et de l’image de soi permet également d’aborder les questions d’égalité filles-garçons et de vivre-ensemble. Le projet fait dialoguer pratique artistique, cinéma et expression orale, notamment dans le cadre de la classe germaniste où certains portraits seront réalisés en allemand autour des correspondants. Il a vocation à s’ouvrir à l’établissement grâce à des temps de visionnage, de partage et à une restitution finale associant d’autres classes, l’équipe éducative et les familles.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Oui. L’ENT du collège pourra être utilisé comme espace de suivi et de valorisation du projet : partage d’étapes de travail, carnet de bord du parcours, diffusion de photographies de tournage ou d’extraits, et information des familles autour de la restitution finale.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet de CAC entre parfaitement dans la thématique de 4ème “se raconter”. En termes plus techniques de langue, le projet permettra en particulier de travailler la compétence d’expression orale en continu, et plus particulièrement l’aspect “Mettre en voix son discours par la prononciation, l’intonation et la gestuelle adéquates.”. Par ailleurs, puisqu’il s’agira d’une prise de parole préparée et non improvisée, le travail autour des portraits sera l’occasion d’entraînement à l’expression écrite, et ce en plusieurs phrases, ce qui correspond à l’attendu du cycle 4 “Mobiliser les outils pour écrire, corriger, modifier son écrit.”

Application MICACO | Date : 01/07/2026