Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Photos va bien
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Eugène Carrière
- Ville : GOURNAY-SUR-MARNE
- Classe : 4ème
|
Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : F93
|
Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Camille Balaudé
|
1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Après une licence en Médias Audiovisuels (Madrid 2004-2009), Mercedes Cosano a suivi un Cycle d’Enseignement Supérieur en Création de Cinéma et Télévision ; tout en continuant à nourrir sa passion pour la photographie, pratique à laquelle elle s’est initiée dès ses 16 ans de manière autodidacte. En 2010 elle intègre le Master de Photographie de Concept et Création à l’école de Photographie EFTI (Madrid, 2010) dont elle est sortie Major de Promotion.
Grace à sa maîtrise des appareils photo argentiques et numériques, sa maitrise des techniques du développement argentique (chambre noire, cyanotype, stenopé, rayogramme, papier salé) elle développe un travail singulier et hybride.
Depuis 2018 ses projets artistiques s’orientent vers la photographie argentique et les mélanges des techniques avec des thématiques marines et des éléments de la nature.
Depuis janvier 2019 Mercedes travaille avec le Musée d’Orsay et Musée de L’Orangerie à Paris comme enseignante de photographie et techniques argentiques pour adultes et enfants. C’est avec le Musée d’Orsay qu’elle commence en 2021 un projet d’ateliers de photographie pour les hôpitaux et les prisons en France qu’elle poursuit encore aujourd’hui
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Mercedes Cosano souhaite articuler la rencontre avec la classe autour de deux grands principes : pratiquer et dialoguer.
Pratiquer la photographie autour de techniques pionnières, confronter la pratique de technique historique aux enjeux contemporains de la photographie. Pour Mercedes la photographie passe par le « faire » ; pour comprendre un processus il faut l’expérimenter.
Mais aussi par le dialogue. Dialoguer avec la classe en lui soumettant des séries photographiques et des séries de questions s’y rapportant : Certaines personnelles « Quelles sont les images qui vous plaisent, et pourquoi ? » « Que vous racontent-elles ? »….
Certaines plus analytiques « Comment les photographies peuvent-elles rendre compte d’un territoire ? », « Voyez-vous de l’art dans ces images ? ». Comment le photographe a t’il composé son image ? »…
C’est dans cet aller et retour entre pratique et échange qu’elle propose de déployer le travail avec le groupe.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- À l’occasion des deux cents ans de la photographie, ce projet propose aux élèves d’explorer l’histoire et les pratiques de l’image à travers une résidence d'une semaine Aux Instants Chavirés de Montreuil. Encadrés par des professionnels, ils découvrent des techniques anciennes et contemporaines, analysent des images documentaires et produisent leurs propres photographies. Le parcours articule expérimentation, réflexion et création autour de la représentation du territoire. Il se conclut par la conception d’une exposition collective valorisant leurs productions.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques, les intervenants et les chargés de projets F93 se fait en amont puis tout au long du projet. Une première réunion permet de définir ensemble les objectifs, d’adapter le déroulé aux besoins des élèves et de préciser l’organisation des ateliers, des sorties et de la restitution, en cohérence avec les attentes pédagogiques. Les intervenants présentent également leur démarche artistique et leurs références afin de partager un cadre commun de travail avec l’équipe enseignante. Des ajustements réguliers sont ensuite effectués au fil du projet lors de points d’étape, en fonction de l’évolution du groupe. Un Padlet collaboratif est mis en place dès le début du parcours. Il centralise l’ensemble des ressources (documents, références photographiques, consignes, planning, productions intermédiaires) et permet un suivi partagé entre enseignants et intervenants. Cet outil facilite la communication, la continuité pédagogique et l’appropriation du projet par tous les acteurs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que l’intervenante collabore avec F93 et elle n’a jamais mené de parcours CAC auparavant. Le parcours CAC “Photos va bien ”complètement nouveau.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- En amont de la semaine de travail Aux Instants Chavirés de Montreuil l’intervenante photographe rencontre les élèves en classe pour présenter son travail et les grands objectifs du parcours (2h)
1ère matinée : Expérimenter les techniques pionnières (4H)
Cette première phase, résolument expérimentale, est conçue comme une série exercice permettant aux élèves de se réapproprier les procédés historiques de la photographie.
Ils expérimenteront notamment :
• le photogramme (image sans appareil),
• l’anthotype (procédé à base de pigments naturels photosensibles),
• le cyanotype (tirage bleu caractéristique),
• le sténopé (appareil photographique rudimentaire sans objectif).
Ces pratiques permettent de faire le lien entre les origines de la photographie et les enjeux contemporains de l’image.
2ème matinée : Portrait d’un territoire – la Seine-Saint-Denis (4H)
À partir d’un corpus de photographies issue des collection de photo du département et documentant la Seine-Saint-Denis, les élèves sont invités à interroger la représentation d’un territoire.
Le travail s’organise autour de questions :
• personnelles :
Quelles images vous touchent ? Pourquoi ? Que racontent-elles ?
• analytiques :
Comment la photographie rend-elle compte d’un territoire ?
Que montrent ces images de la Seine-Saint-Denis ?
Peut-on y voir une dimension artistique ?
La rencontre avec certains photographes permet de recontextualiser les images et d’enrichir la réflexion.
3ème matinée : Rejouer le quotidien (4h)
Les élèves sélectionnent des thématiques issues d’archives photographiques (vêtements, vacances, sport, animaux…).
À partir de ces références, ils réalisent une production photographique en respectant :
• un protocole précis (prise de vue en chambre noire),
• des contraintes de composition (flou, cadrage, posture…),
• des limites de temps et de quantité.
Chaque élève est impliqué dans une mission spécifique.
La séance se termine par un temps de développement en laboratoire, spécialement créer pour l’occasion suivi d’une présentation collective et d’une discussion autour des images produites.
4ème matinée : Concevoir l’exposition finale(4H)
Les élèves construisent une exposition à partir de leurs productions et des images étudiées.
Ils travaillent sur :
• l’accrochage,
• la rédaction de textes,
• le choix d’un titre,
• la conception de supports (catalogue, cartels).
L’objectif est de formuler un regard sensible sur le territoire, dépassant sa simple dimension géographique pour révéler ses identités, ses récits et ses imaginaires.
Cette phase aborde également les aspects professionnels d’une exposition :
• médiation culturelle,
• régie des œuvres,
• logistique (transport, assurance, éclairage),
• budget et organisation.
Enfin, les élèves préparent une présentation orale de leur exposition en vue d’une rencontre avec le public.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Des sorties seront organisées pendant le parcours afin de nourrir le travail autour du récit, de l’écriture et de la narration visuelle. La classe se rendra à la Fondation Henri Cartier-Bresson, où les élèves pourront découvrir des séries photographiques structurées comme des récits. Cette sortie permettra d’interroger la notion d’“instant décisif” et la manière dont une image peut raconter une histoire.
Une seconde sortie sera organisée au Centquatre-Paris, lieu dédié à la création contemporaine sous toutes ses formes, où la photographie dialogue avec l’installation, la vidéo et les pratiques numériques. Les élèves y découvriront des formes de narration visuelle plus actuelles, souvent en lien avec l’écriture, le témoignage ou l’autobiographie.
Ces visites permettront aux élèves de mieux comprendre le travail du photographe comme auteur, et de faire le lien entre image et écriture, en enrichissant leur capacité à décrire, raconter et interpréter.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et de débat, menés par les intervenants et les enseignants, accompagnent chaque étape du parcours. À la fin de chaque matinée, un court temps de retour permet aux élèves de revenir sur les expérimentations réalisées, de verbaliser leurs ressentis et de préciser ce qu’ils ont compris des notions abordées (image, cadrage, lumière, point de vue, intention). Ce moment favorise la prise de parole individuelle dans un cadre collectif et permet d’ajuster les étapes suivantes du projet en fonction des besoins du groupe. Ces échanges réguliers servent aussi à clarifier les objectifs et à donner du sens à la progression du travail. Les intervenants peuvent ainsi adapter leurs propositions en fonction des difficultés rencontrées, des acquis et des intérêts des élèves, afin de maintenir leur engagement dans le processus de création. Des temps spécifiques sont également consacrés à la préparation des sorties, afin d’en comprendre les enjeux et d’adopter une posture active lors des visites. Enfin, un temps final permettra d’analyser les productions réalisées et de revenir sur le chemin parcouru.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Un temps de restitution et de valorisation permet aux élèves de présenter le travail réalisé tout au long du parcours à travers la construction d’une exposition. Ils conçoivent collectivement l’accrochage des images, rédigent des textes d’accompagnement, choisissent un titre et élaborent des supports de médiation (catalogue, cartels). Ce travail les amène à formuler un regard sensible sur le territoire étudié, en dépassant sa seule dimension géographique pour en révéler les récits, les identités et les imaginaires.
Cette étape les initie également aux enjeux professionnels d’une exposition : médiation culturelle, organisation des œuvres, contraintes logistiques (transport, assurance, éclairage) ainsi que gestion d’un projet (budget, coordination, planification). Enfin, les élèves préparent une présentation orale de leur exposition afin de la partager avec un public lors d’un temps de rencontre, favorisant ainsi la mise en valeur de leur démarche et la réflexivité sur l’ensemble du parcours.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le parcours est construit dans une démarche participative et inclusive qui place les élèves en situation d’acteurs à chaque étape. Les activités favorisent la circulation de la parole, les échanges et la construction collective autour des images produites et étudiées. La diversité des propositions permet à chacun de trouver sa place et de s’engager selon ses compétences, ses envies et ses centres d’intérêt.
Une attention particulière est portée à la répartition des rôles tout au long du projet (prise de vue, expérimentation, analyse, écriture, accrochage, restitution), afin de valoriser les initiatives individuelles tout en renforçant la dynamique de groupe. Les élèves sont régulièrement amenés à faire des choix, à proposer des idées et à expérimenter des démarches personnelles, ce qui encourage leur autonomie et leur capacité à s’approprier les contenus. L’ensemble du parcours repose ainsi sur une logique de coopération et d’entraide, où les apprentissages se construisent dans le collectif, par l’expérimentation et la confrontation des points de vue.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La thématique de l’égalité femmes-hommes traverse le parcours, à travers les sujets photographiques et les références proposées. La photographie sera ici une belle occasion d’évoquer la parité et les opportunités partagées, pour les filles comme pour les garçons qui souhaiteraient s’orienter vers ce métier. Les contributions de femmes photographes accompagnent le projet, en lien avec l’histoire de la photographie et des démarches contemporaines. Le travail autour d’archives, françaises ou étrangères, ainsi que d’images récentes, permet de s’interroger sur l’évolution de la représentation des femmes et sur le rôle de la photographie dans ces transformations. Une attention particulière est portée à la participation de tous : chacun expérimente les différentes étapes du projet, sans répartition des rôles liée au genre. Les échanges collectifs permettent enfin de questionner certains stéréotypes et d’encourager une parole libre et respectueuse.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- F93 a mis en place depuis plusieurs années un certain nombre de mesures spécifiques liées à la transition écologique. L’équipe est invitée à réguler sa consommation en énergie en limitant le chauffage des bureaux à 19°C (et en limitant l’usage de la climatisation aux situations exceptionnelles de grandes chaleurs l’été). Les lumières et les ordinateurs sont par ailleurs systématiquement éteints quand ils ne sont pas utilisés. Le tri des déchets a par ailleurs été mis en place. Une sensibilisation aux bonnes pratiques numériques a également été menée afin de ne pas stocker ou envoyer des documents trop lourds. Les déplacements de l’équipe se font la grande majorité du temps en transports en commun, sauf quand ce n’est pas possible pour des raisons logistiques et/ou de planning. Dans le cadre des projets que nous menons, notamment lors des restitutions, nous privilégions le réemploi de matériaux que nous avons déjà utilisés et qui sont en réserve ou que nous trouvons dans les stocks des établissements. Dans la mesure du possible, les sorties proposées aux classes s’effectuent en transports en commun, et l’utilisation de l’ENT et des supports numériques est privilégiée à l’impression de documents papiers quand cela n’est pas un frein pour l’apprentissage des élèves. Enfin, nous intégrons dans notre programmation des projets consacrés à la transition écologique.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents seront associés au projet dès son lancement lors d’un temps de présentation en présence de l’intervenant et de l’équipe pédagogique. Ils pourront y découvrir les objectifs du parcours, son déroulement ainsi que les outils de suivi mis en place (ENT, Padlet, carnets de bord), régulièrement alimentés par les élèves et les intervenants. Ils seront également informés des différentes étapes du projet, notamment des sorties et des productions réalisées en classe. Leur participation à la restitution finale permettra de valoriser le travail des élèves et de renforcer leur estime de soi à travers la présentation publique de leurs réalisations.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles. L’implication des familles est encouragée tout au long du projet, notamment à travers un travail autour des images personnelles et des photographies de famille que les élèves seront invités à apporter de leur domicile. Ces images serviront de point de départ pour des échanges en classe, permettant de croiser mémoire familiale et pratiques artistiques, et de donner une dimension plus intime et concrète au travail mené autour de la photographie. Ces apports personnels favoriseront des discussions entre élèves et familles autour des souvenirs, des usages de la photo et des manières de raconter une histoire en images. Les élèves pourront ainsi faire le lien entre leur propre histoire visuelle et les démarches artistiques explorées dans le projet. La restitution finale, ouverte aux parents, constituera un moment fort de rencontre et de valorisation du travail réalisé. Elle permettra également de sensibiliser les familles aux démarches artistiques et culturelles portées par le projet, et de renforcer le lien entre l’expérience scolaire et le contexte familial.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet s’inscrit dans les axes du projet d’établissement du collège Eugène Carrière à Gournay sur Marne en articulant réussite des élèves, formation citoyenne, autonomie et ouverture culturelle. Il contribue à l’axe 1 en développant des compétences disciplinaires et transversales, notamment à travers la pratique, l’analyse d’images et l’expression orale et écrite.
Il rejoint l’axe 2 en favorisant le travail collaboratif, le respect des autres et l’engagement des élèves dans une dynamique collective, participant ainsi à la construction du vivre ensemble et de l’esprit critique.
Le parcours s’inscrit également dans l’axe 3 en renforçant l’autonomie des élèves, leur capacité d’initiative et leur implication dans un projet de création. Enfin, il participe à l’axe 4 en favorisant l’ouverture culturelle à travers les sorties et la restitution, qui valorise les productions des élèves et contribue au rayonnement du collège.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’Espace Numérique de Travail du collège sera utilisé comme un véritable outil de suivi, d’organisation et de valorisation du projet. Il permettra de centraliser l’ensemble des ressources mobilisées : références photographiques, images étudiées en atelier, consignes de travail, ainsi que documents liés aux techniques et aux démarches abordées. Tout au long du parcours, des temps réguliers d’analyse, de sélection et de synthèse seront organisés en classe afin d’accompagner les élèves dans la structuration de leur travail. À l’issue de ces temps, ils seront amenés à publier sur l’ENT des productions commentées (choix d’images, séries, essais photographiques, textes courts explicatifs), permettant de rendre lisible leur progression et leurs intentions. Cet espace servira ainsi de mémoire du travail collectif, en valorisant les étapes successives du projet et en rendant visibles les processus de création autant que les réalisations finales. L’ENT facilitera également la communication avec les familles et l’ensemble de la communauté éducative, en diffusant le calendrier du projet, les informations sur les sorties et les temps forts, ainsi que les éléments de préparation à la restitution finale.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet « Photos va bien » s’inscrit en priorité dans le programme d’arts plastiques des cycles 3 et 4, en mobilisant des compétences liées à l’expérimentation, à la production et à la création. Les élèves sont invités à tester, choisir et adapter différents procédés et outils photographiques, qu’ils soient anciens ou contemporains, en fonction d’une intention simple de création. Ils développent progressivement leur rapport à l’image en expérimentant, en observant les effets produits et en verbalisant leurs ressentis. Ils apprennent également à utiliser des outils de prise de vue et de fabrication d’images, tout en exerçant un regard attentif sur leurs productions et celles de leurs pairs (Domaine 1, 2, 3, 5).
Le parcours engage également les élèves dans une démarche de projet collectif. Ils participent à la conception, la réalisation et la présentation d’une exposition photographique, en intervenant sur différentes étapes : sélection des images, organisation de l’accrochage, production de textes simples et élaboration de la mise en espace. Cette démarche leur permet de s’impliquer dans un travail commun, de faire des choix, de les expliquer et de donner du sens à une production partagée (Domaine 2, 3, 4, 5).
En français, le projet renforce les compétences d’expression orale et écrite à partir des images : décrire ce que l’on voit, expliquer une action ou une intention, raconter une expérience vécue et présenter un travail devant un groupe. Il contribue également à l’enrichissement du vocabulaire lié à l’image, aux formes, aux couleurs et aux émotions (Domaine 1, 2, 3).
Enfin, le parcours peut faire écho aux enseignements d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, en abordant de manière accessible la question des représentations des territoires, de la mémoire et de la circulation des images dans la société. Les élèves sont ainsi amenés à mieux comprendre que les images construisent des regards sur le monde et à développer progressivement leur esprit critique.
Application MICACO | Date : 01/07/2026